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👮Sécurité

Proposition de loi visant à faciliter le maintien en rétention des personnes condamnées pour des faits d’une particulière gravité et présentant de forts risques de récidive

Promulguée

Parcours du texte

Initiateur :Jacqueline Eustache-Brinio (UMPPO)Sénat

  1. 11 mars 2025Rapport de commission (Sénat)Voir le dossier
  2. 24 juin 2025Rapport de commission (Assemblée nationale)Voir le dossier
  3. 8 juillet 20251ère lectureAdopté
  4. 8 juillet 2025Rapport de commission (Sénat)Voir le dossier

D'autres étapes ont pu avoir lieu (lecture au Sénat, commission mixte paritaire...) sans faire l'objet d'un scrutin public enregistré à l'Assemblée — seuls les votes recensés ici apparaissent.

⚠️ Rapport de suivi manquant — cette loi est promulguée depuis plus de 6 mois et nécessite des décrets d’application, mais aucun rapport de suivi (article 145-7 du Règlement) n’a été trouvé dans les données de l’Assemblée nationale.

Conseil constitutionnel Non conformité partielle - réserve

Décision n° 2025-895 DC du 7 août 2025

Saisine : LFI-NFP

Le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution l'article 1er de la loi, qui étend les cas permettant une rétention administrative jusqu'à 210 jours. Le législateur n'a pas assuré l'équilibre requis entre la sauvegarde de l'ordre public et la protection de la liberté individuelle, en permettant une rétention très longue sans caractère exceptionnel, notamment pour des infractions non graves ou sans établir une menace actuelle. L'article 2 est également contraire à la Constitution : en rendant automatiquement suspensif l'appel contre les décisions de mise en liberté, sans que le juge du siège puisse se prononcer sur cette suspension, il prive les étrangers d'une garantie procédurale essentielle en matière de privation de liberté et méconnaît l'article 66 de la Constitution confiant à l'autorité judiciaire la protection de la liberté individuelle.

🔗 Voir la décision
Application de la loi — 0/1 mesures appliquées (source : Baromètre de l’Assemblée nationale)
  • Article 9 — En attente

    Date d'entrée en vigueur des articles 1er à 6 et 8 de la loi, au plus tard trois mois après la promulgation de la loi

    Publication éventuelle envisagée en octobre 2025

La loi en clair

  • Le problème : Le maintien en rétention de personnes condamnées pour des faits d'une particulière gravité et présentant de forts risques de récidive se heurterait, selon le texte, à des limites du droit en vigueur.
  • Ce que ça change : Le texte vise à faciliter ce maintien en rétention. Promulgué après adoption avec modifications, il est désormais une loi en vigueur.
🔗 Voir le texte intégral
Amendements (115 chargés)

Autres amendements adoptés, par article (18)

Un texte peut recevoir plusieurs centaines d'amendements — pour rester lisible, seuls ceux qui ont été adoptés (donc qui ont effectivement changé le texte final) sont listés ici par défaut.

Article 2 (4)
  • Article 2 — amendement n° 36

    Cet amendement met en cohérence le champ de l'article 2 avec celui de l'article 1er modifié par l'amendement du rapporteur.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

    Voir l'amendement sur assemblee-nationale.fr
  • Article 2 — amendement n° 52

    Cet amendement prévoit la possibilité de procéder, dans le strict respect de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, à la prise d'empreintes digitales et de photographie d'un étranger sans son consentement lors de son placement en rétention administrative lorsque cette opération constitue le seul moyen de l'identifier.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

    Voir l'amendement sur assemblee-nationale.fr
  • Article 2 — amendement n° 54

    Cet amendement met en cohérence les champs d'application des articles 1er et 2. Il procède à des aménagements rédactionnels destinés à accroître la lisibilité du dispositif en inscrivant les nouveaux cas d'appel suspensif adoptés par la commission dans un alinéa distinct.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

  • Article 2 — amendement n° 59

    L’article 743-22 du Ceseda dispose que dans l’attente du prononcé de la décision d’appel contre une décision de libération d’un étranger condamné à une interdiction judiciaire du territoire pour actes de terrorisme ou qui fait l’objet d’une mesure d’éloignement pour comportement lié à des activités terroristes, cet appel étant automatiquement suspensif, l’intéressé doit être maintenu à la disposition de la justice. L’article 2 de la présente proposition de loi modifié par l’amendement n° 54…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

Article 2 bis (1)
  • Article 2 bis — amendement n° 55

    Cet amendement renforce les garanties procédurales encadrant le relevé des empreintes digitales et la prise de photographie sans le consentement de l'étranger lors de son placement en rétention administrative prévu par l'article 2 bis . La rédaction actuelle prévoit déjà l’information de l’étranger sur les conséquences de son refus et encadre le recours à la contrainte par une autorisation préalable du procureur de la République et la présence de l’avocat. Il paraît nécessaire de compléter ces…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

Article 3 (2)
  • Article 3 — amendement n° 37

    Pour tenir compte de la décision n° 2025-1140 QPC du 23 mai 2025 du Conseil constitutionnel, cet amendement prévoit les conditions dans lesquelles le placement des demandeurs d'asile en rétention administrative est possible.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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  • Article 3 — amendement n° 46

    Cette mesure, inspirée du modèle britannique permettrait de suivre les individus dangereux dans le respect de l’État de droit. Elle répond à l’impératif de sécurité sans recourir à une détention illimitée.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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Article 3 ter (3)
  • Article 3 ter — amendement n° 25

    Par cet amendement, les député·es du groupe LFI-NFP souhaitent supprimer cet article, ajouté en commission et visant à introduire la possibilité, sur décision du juge des libertés et de la détention, d’astreindre au port d’un dispositif de surveillance électronique mobile les étrangers maintenus en rétention pendant une durée supérieure à 90 jours et dont la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée. Une fois de plus, au nom d'un "risque particulier de trouble à l'ordre public", cette…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

  • Article 3 ter — amendement n° 49

    Cet amendement vise à supprimer cet article qui prévoit une nouvelle forme de surveillance à l’encontre d’étrangers ayant atteint la limite maximale de rétention, sans que l’éloignement n’ait pu être exécuté. Il introduit une mesure restrictive de liberté, semblable au placement sous surveillance électronique mobile autorisée en instruction judiciaire, en dehors de toute procédure pénale. La disposition envisagée serait insérée dans le code de procédure pénale, dont la vocation est d’encadrer…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

  • Article 3 ter — amendement n° 60

    L’idée concrétisée par l’article 3 ter d’étendre l’assignation à résidence avec placement sous surveillance électronique au nouveau public susceptible de faire l’objet de l’extension exceptionnelle de la rétention poursuit un objectif de fermeté tout à fait louable : s’assurer que, lorsqu’un individu dangereux a été libéré sans avoir pu être éloigné, l’éloignement reste encore possible moyennant une modalité de surveillance plus resserrée. Elle s’appuie en outre sur un dispositif existant…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

Article 5 (1)
  • Article 5 — amendement n° 38

    Dans sa décision n° 2024-1090 QPC du 28 mai 2024, le Conseil constitutionnel abroge avec un effet différé au 1er juin la deuxième phrase du premier alinéa de l'article L. 813-13 qui ne prévoyait pas, parmi les mentions devant obligatoirement figurer dans le procès-verbal de fin de retenue pour vérification du droit au séjour (RVDS), la mention des heures auxquelles l'étranger avait pu s'alimenter. Le Conseil constitutionnel a estimé que l'absence de cette information privait de garantie légale…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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Article 6 (2)
  • Article 6 — amendement n° 40

    Le présent amendement vise à prendre en compte les dispositions votées par le Sénat en séance publique, afin de permettre leur application outre-mer. S’agissant de Mayotte, il ajuste l’article L. 761-8 du code de code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile applicable à Mayotte pour prévoir que la durée du placement en rétention sera désormais calculée en heures, le délai de cinq jours étant converti en 120 heures. Il permet en outre l’application de la présente loi dans les…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

    Voir l'amendement sur assemblee-nationale.fr
  • Article 6 — amendement n° 61

    Cet amendement vise à permettre d’articuler l’application dans les collectivités à spécialité législative des dispositions de la présente proposition de loi avec celles de l’ordonnance prévue à l’article 80 de la loi du 24 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. En conséquence, les dispositions relatives aux collectivités à spécialité législative sont supprimées.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

Article 7 (1)
  • Article 7 — amendement n° 41

    Cet amendement prévoit l'entrée en vigueur différée de l'article 6 afin d'éviter une entrée en vigueur des différentes dispositions relatives à la rétention administrative plus précoce en Outre-mer qu'en métropole. Il prévoit également une entrée en vigueur différée de l'article 4.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

    Voir l'amendement sur assemblee-nationale.fr
Article PREMIER (4)
  • Article PREMIER — amendement n° 42

    Cet amendement vise à renforcer la protection de celles et ceux qui incarnent l’autorité de la République : élus, agents publics, forces de l’ordre, magistrats et auxiliaires de justice, en intégrant les menaces, violences et actes d’intimidation dont ils sont victimes parmi les infractions justifiant le maintien en rétention.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

  • Article PREMIER — amendement n° 53

    Cet amendement précise le champ d’application de l’article L. 742-6 du CESEDA retenu par la commission des lois en y mentionnant les décisions d'expulsion et d'interdiction administrative du territoire. La mention des actes et comportements à caractère terroriste est supprimée car ces faits sont couverts par le critère de la menace d'une particulière gravité à l'ordre public. Enfin, il est inutile de préciser que l'étranger fait l'objet d'une décision d'éloignement dès lors que c'est…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

  • Article PREMIER — amendement n° 54

    Afin de mieux circonscrire le champ d’application de l’article 1er, le présent amendement suggère de resserrer la possibilité de prolonger la rétention administrative au-delà de 90 jours aux étrangers faisant l’objet d’une interdiction de territoire français (ITF), aux étrangers faisant l’objet d’une mesure l’éloignement et ayant été condamnés définitivement pour certains crimes et délits particulièrement graves limitativement énumérés et aux étrangers présentant une menace d’une particulière…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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  • Article PREMIER — amendement n° 58

    L'article 434-8 du code pénal mentionne, outre les personnes citées dans l'amendement, " toute autre personne siégeant dans une formation juridictionnelle". La rédaction actuelle les exclut. Il paraît plus conforme à la volonté de l'auteur de l'amendement d'inclure l'ensemble des délits de menace ou d'actes d'intimidation lorsqu'ils s'adressent aux personnes mentionnées à l'article du code pénal et donc de supprimer cette énumération restrictive.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

97 autres amendements chargés n'ont pas été adoptés (rejetés, retirés, non soutenus...) et ne sont pas détaillés ici.