Refonder le modèle de financement public des établissements privés sous contrat afin de garantir la mixité sociale en leur sein
En commissionParcours du texte
Initiateur :Paul Vannier (LFI-NFP)Assemblée nationale
- 19 novembre 2024Rapport de commission (Assemblée nationale)Voir le dossier
- Prochaine étape possible : Examen et vote en séance publique à l'Assemblée nationale.
La loi en clair
- Le problème : Selon le texte, les établissements privés sous contrat, financés à plus de 74 % sur fonds publics, ne concourent pas à l'objectif de mixité sociale inscrit à l'article L. 111-1 du code de l'éducation : la part d'élèves issus de milieux très favorisés y est passée de 26,4 % à 40,2 % entre 2000 et 2021, tandis que celle des élèves de milieux défavorisés reculait de 24,8 % à 15,8 % sur la même période.
- Ce que ça change : Le texte propose de conditionner le niveau des financements publics alloués aux établissements privés sous contrat à leur contribution effective à la mixité sociale, mesurée par un indicateur dédié.
- Comment : L'article unique complète l'article L. 111-1 du code de l'éducation pour prévoir que les financements de l'État et les financements obligatoires des collectivités territoriales aux établissements privés sous contrat soient diminués si ces établissements ne contribuent pas à la mixité sociale, cette contribution étant appréciée par un indicateur de mixité sociale (IMS) s'appuyant sur l'indice de position sociale (IPS) de chaque établissement, dont les modalités de calcul et le barème de diminution applicable seraient définis par décret en Conseil d'État.
Amendements (35 chargés)
Autres amendements adoptés, par article (2)
Un texte peut recevoir plusieurs centaines d'amendements — pour rester lisible, seuls ceux qui ont été adoptés (donc qui ont effectivement changé le texte final) sont listés ici par défaut.
Article unique (2)
- Adopté
Article unique — amendement n° 10
La mixité sociale et scolaire constitue un enjeu majeur pour la réduction des inégalités éducatives et le renforcement de la cohésion sociale. Dans ce cadre, les instances académiques de concertation pour la mixité sociale, inscrites à l’article L. 442‑11 du Code de l’éducation, jouent un rôle essentiel en permettant un cadre de dialogue régulier entre les collectivités, les établissements et les autres parties prenantes, pour un ajustement concerté de la carte scolaire et des financements…
Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.
Voir l'amendement sur assemblee-nationale.fr - Adopté
Article unique — amendement n° 8
Cet amendement vise à introduire un nouvel article au sein du code de l’éducation consacrant, de manière législative, l’existence d’une base de données partagée entre l’État et les établissements privés sous contrat. Le protocole du 17 mai 2023 conclu entre le ministère de l’Éducation nationale et le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) prévoit déjà la mise en place d’une telle plateforme de données sur une base volontaire. Cependant, il apparaît essentiel d’apporter un cadre…
Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.
Voir l'amendement sur assemblee-nationale.fr
33 autres amendements chargés n'ont pas été adoptés (rejetés, retirés, non soutenus...) et ne sont pas détaillés ici.