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Restaurer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents

Promulguée

Parcours du texte

Initiateur :Gabriel Attal (EPR)Assemblée nationale

  1. 26 novembre 2024Rapport de commission (Assemblée nationale)Voir le dossier
  2. 13 février 20251ère lectureAdopté
  3. 18 mars 2025Rapport de commission (Sénat)Voir le dossier
  4. 13 mai 2025CMPAdopté

⚠️ Rapport de suivi manquant — cette loi est promulguée depuis plus de 6 mois et nécessite des décrets d’application, mais aucun rapport de suivi (article 145-7 du Règlement) n’a été trouvé dans les données de l’Assemblée nationale.

Conseil constitutionnel Non conformité partielle

Décision n° 2025-886 DC du 19 juin 2025

Saisine : LFI-NFP

Le Conseil constitutionnel a examiné la loi renforçant l'autorité de la justice envers les mineurs délinquants. Sur l'aggravation des peines contre les parents défaillants : le parent reste responsable de son propre comportement (soustraction aux obligations), pas des infractions du mineur, donc le principe de responsabilité personnelle est respecté. Sur la procédure de comparution immédiate pour mineurs de 16 ans : cette nouvelle procédure n'affecte pas les dispositions existantes du code de la justice des mineurs, et le principe fondamental d'adaptation de la justice des mineurs à leur âge et personnalité n'impose pas d'exclure totalement les mesures contraignantes.

🔗 Voir la décision
Application de la loi — 2/2 mesures appliquées (source : Baromètre de l’Assemblée nationale)
  • Article 2, I — Appliqué

    Conditions d'application de l'article 375-1 du code civil relatif à la compétence et au pouvoir du juge des enfants en matière d'assistance éducative Date d'entrée en vigueur de l'article 2 de la loi, et au plus tard le premier jour du sixième mois suivant la promulgation de la loi

    Décret n° 2025-1136 du 28 novembre 2025

    Voir le décret sur Légifrance
  • Article 8, II — Appliqué

    Date d'entrée en vigueur du I de l'article 8 de la loi, et au plus tard le premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente loi

    Décret n° 2025-1256 du 19 décembre 2025

    Voir le décret sur Légifrance

La loi en clair

  • Le problème : Le droit en vigueur ne permet pas toujours de sanctionner un parent pour sa défaillance ayant contribué au passage à l'acte délinquant de son enfant mineur, et les moyens d'inciter les parents à s'investir dans les procédures d'assistance éducative sont jugés insuffisants.
  • Ce que ça change : La loi renforce la responsabilisation des parents de mineurs délinquants et étend la responsabilité civile des parents pour les dommages causés par leurs enfants.
  • Comment : Elle redéfinit le délit de soustraction d'un parent à ses obligations légales (article 227-17 du code pénal) avec une circonstance aggravante et une peine de travail d'intérêt général, crée une amende civile pour les parents ne déférant pas aux convocations du juge des enfants, et étend la responsabilité solidaire des parents pour les dommages causés par leurs enfants.
🔗 Voir le texte intégral
Amendements (177 chargés)

Autres amendements adoptés, par article (25)

Un texte peut recevoir plusieurs centaines d'amendements — pour rester lisible, seuls ceux qui ont été adoptés (donc qui ont effectivement changé le texte final) sont listés ici par défaut.

Article 10 (1)
  • Article 10 — amendement n° 43

    Cet amendement de coordination assure l'application des dispositions de la proposition de loi modifiant le code de la justice pénale des mineurs en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

Article 2 (3)
  • Article 2 — amendement n° 94

    Amendement rédactionnel.

    Adopté

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  • Article 2 — amendement n° 95

    Amendement rédactionnel.

    Adopté

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  • Article 2 — amendement n° 96

    Amendement rédactionnel, qui tire les conséquences du déplacement de la première phrase de l'alinéa 4.

    Adopté

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Article 3 (1)
  • Article 3 — amendement n° 41

    Cet amendement vise à rétablir l'article 3 de la proposition de loi qui a été supprimé en commission. Celui-ci prévoit la responsabilité civile solidaire de plein droit des parents du fait des dommages causés par leurs enfants. Cet article intègre les apports de la jurisprudence récente de la Cour de cassation, qui dans un arrêt 28 juin 2024, a vidé de sa substance la condition de cohabitation actuellement exigée par l'article 1242 du Code civil. Désormais, les deux parents titulaires de…

    Adopté

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Article 4 (4)
  • Article 4 — amendement n° 100

    Amendement de précision rédactionnelle visant à assurer l'application des règles procédurales spéciales devant le juge des libertés et de la détention.

    Adopté

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  • Article 4 — amendement n° 51

    Il est proposé, afin de s’inscrire dans le cadre de la réforme du code de la justice pénale des mineurs et pour répondre aux mêmes objectifs d’accélération du jugement des mineurs, de modifier le cadre actuel de l’audience unique en permettant de déroger au délai de dix jours pour les mineurs de plus de 16 ans, déjà connus de la juridiction pour mineurs et pour lesquels un placement en détention provisoire est requis (audience unique en comparution immédiate).

    Adopté

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  • Article 4 — amendement n° 56

    Il est proposé, afin de s’inscrire dans le cadre de la réforme du code de la justice pénale des mineurs et pour répondre aux mêmes objectifs d’accélération du jugement des mineurs, de modifier le cadre actuel de l’audience unique en permettant de déroger au délai de dix jours pour les mineurs de plus de 16 ans, déjà connus de la juridiction pour mineurs et pour lesquels un placement en détention provisoire est requis (audience unique en comparution immédiate).

    Adopté

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  • Article 4 — amendement n° 97

    Amendement rédactionnel.

    Adopté

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Article 4 bis (1)
  • Article 4 bis — amendement n° 1

    Cet amendement a pour objet de corriger certaines difficultés rédactionnelles ainsi que de mettre en cohérence les alinéas 12 et 13 de l’article 4 bis. L’amendement supprime la référence à la réclusion criminelle qui est erronée puisque la disposition concerne la matière délictuelle et remplace la référence au 1° de l’article L. 433-2 (relatif à la durée de détention provisoire pour les moins de 16 encourant une peine correctionnelle de moins de 10 ans) par la référence au 2° de l’article L.…

    Adopté

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Article 5 (12)
  • Article 5 — amendement n° 13

    Les rédacteurs de cet amendement s’opposent à l’article 5 lequel revoit les modalités d’atténuation de la peine pour les mineurs. Cette mesure méconnait les principes constitutionnels et conventionnels de la justice des mineurs : la primauté de l’éducatif sur le répressif, l’atténuation de la responsabilité pénale des mineurs en fonction de l’âge et la spécialisation de la justice des mineurs. Faire de « l’excuse de minorité » pour les 16-18 ans non plus un principe mais une dérogation…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 33

    Par cet amendement, les député.es du groupe LFI-NFP souhaitent supprimer l'article 5. L'article 5 prévoit des dérogations au principe d'atténuation de la responsabilité pénale des mineurs. Le CJPM permet déjà pour les mineurs de plus de 16 ans un dérogation à l'excuse de minorité, sur motivation expresse du juge saisie et lorsque le juge l'estime nécessaire. Bien que nous nous opposons fortement aux dérogations à ce principe garanti par le CIDE, la rédaction actuelle permet un contrôle étroit…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 40

    Cet amendement rétablit les dispositions permettant d'assouplir les règles d'atténuation des peines pour les mineurs âgés de plus de seize ans, en les encadrant davantage pour les entourer de nouvelles garanties. En effet, la réécriture proposée limite les cas dans lesquels il est dérogé à l'obligation, pour la juridiction, de motiver spécialement sa décision d'exclusion de ces règles en prévoyant que cette dérogation ne s'applique que pour certains crimes et délits graves lorsqu'ils sont…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 40

    Cet amendement vise à supprimer cet article prévoyant la possibilité de dérogation au principe d’atténuation de peine pour les mineurs. En vertu de ce principe, une juridiction ne peut prononcer une peine privative de liberté supérieure à la moitié de la peine encourue par un majeur à l’égard d’un mineur de plus de 13 ans. Cette atténuation de la responsabilité pénale due à l’âge est par ailleurs un principe à valeur constitutionnelle (décisions du Conseil constitutionnel 2002-461 DC, 29 août…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 48

    Comme l’observent Cécile Untermaier et Jean Terlier dans leur rapport présenté en 2019 préfigurant le code de justice pénal des mineurs, « la primauté de l’éducatif sur le répressif et la prise en compte de la personnalité du mineur sont les traits les plus distinctifs de la justice des mineurs ». Cette dimension éducative des sanctions repose sur l’idée selon laquelle le mineur est un être en construction dont le relèvement repose davantage sur la compensation de lacunes éducatives à la source…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 48

    Cet amendement rétablit les dispositions permettant d'assouplir les règles d'atténuation des peines pour les mineurs âgés de plus de seize ans, en les encadrant davantage pour les entourer de nouvelles garanties. En effet, la réécriture proposée limite les cas dans lesquels il est dérogé à l'obligation, pour la juridiction, de motiver spécialement sa décision d'exclusion de ces règles en prévoyant que cette dérogation ne s'applique que pour certains crimes et délits graves lorsqu'ils sont…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 52

    Les travaux d’évaluation du code de justice pénale des mineurs ont mis en lumière les difficultés des juridictions à procéder aux mesures d’investigation sur la personnalité et la situation du mineur et notamment la lourdeur du recueil de renseignements socio‑éducatifs (RRSE). C’est pourquoi, ils ont procédé de le remplacer par une note de situation actualisée lorsque le mineur est déjà suivi par les éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ou qu’il contienne, le cas échéant, les…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 53

    Le présent amendement tire les conséquences de la spécificité de la justice pénale des mineurs. S’attachant à l’application du principe selon lequel le droit pénal est d’interprétation stricte, la Cour de Cassation a écarté, dans un arrêt, l’obligation, pour le procureur de la République de produire un rapport éducatif lorsqu’il saisit le juge des libertés et de la détention en vue du placement en détention provisoire du mineur jusqu’à l’audience prévue devant le Tribunal pour enfants. Elle a…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 54

    Ainsi qu’il a été rappelé dans un amendement déposé pour s’opposer à la création d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs, le recours à l'audience unique doit demeurer exceptionnel par rapport au principe de la césure du procès pénal d’un mineur. En s’inspirant des travaux d’évaluation du code de justice pénale des mineurs menés par Cécile Untermaier et Jean Terlier, l’amendement propose de limiter les cas dans lesquels l’audience en vue de l’examen de la culpabilité peut être…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 55

    Le principe même du code de justice pénale des mineurs est de privilégier la sanction éducative sur la sanction purement répressive, ce qui n’empêche pas les juridictions de prononcer cette dernière dans près de 50% des cas (cf. rapport d’information de Cécile Untermaier et Jean Terlier de 2019 sur la justice pénale des mineurs). La mission d’évaluation menée par les deux rapporteurs en 2023 suggérait de mieux utiliser la période de mise à l’épreuve éducative courant entre les audiences de…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 56

    Le code de justice pénale des mineurs a introduit la césure du procès pénal des mineurs. Les auteurs du rapport d’information portant évaluation du code de justice pénale des mineurs ont mis en lumière les difficultés propres aux appels interjetés à l’encontre des décisions sur la culpabilité lorsque le mineur demeure en attente, en première instance, de l’audience sur la peine. En effet, la césure du procès pénal peut être handicapante lorsque rien n’est prévue pour la juridiction de première…

    Adopté

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  • Article 5 — amendement n° 9

    Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer l'article 5 qui remet en cause le principe de l'atténuation de la peine pour les mineurs. Il n’est pas inutile de rappeler que c’est sous la précédente mandature qu’a été entièrement refondu et réformé le code de la justice pénale des mineurs (loi du 26 février 2021 qui ratifie une ordonnance du 11 septembre 2021) qui a conduit notamment à distinguer durant la procédure, d’une part le jugement sur la culpabilité qui doit…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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Article 9 (1)
  • Article 9 — amendement n° 42

    Amendement de cohérence avec le premier alinéa de l'article L. 521-9 du code de la justice pénale des mineurs, qui fait référence à "la juridiction" et non au "juge".

    Adopté

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Article PREMIER (2)
  • Article PREMIER — amendement n° 60

    En pratique, la condamnation définitive d’un mineur pour plusieurs crimes ou délits est rare au regard des délais de jugement qu’offre notre système judiciaire. S’il est nécessaire de conserver le caractère définitif de la condamnation pour respecter l’exigence constitutionnelle de présomption d’innocence, il est possible d’élargir le champ de l’infraction en modifiant le nombre de condamnations requises. Cet amendement propose donc d’élargir le champ de l’infraction créée aux alinéas 6 et 7 de…

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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  • Article PREMIER — amendement n° 93

    Amendement permettant l'application des dispositions de l'article 1er de la proposition de loi en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna.

    Adopté

    Pas de vote nominal enregistré pour cet amendement — position individuelle non disponible.

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152 autres amendements chargés n'ont pas été adoptés (rejetés, retirés, non soutenus...) et ne sont pas détaillés ici.