Fiche député·e

Questions

← Retour au classement
Andy Kerbrat

Andy Kerbrat

La France insoumise - Nouveau Front Populaire — Circonscription 4402

Andy Kerbrat

Questions posées

132.6/10

11 écrites, 2 au gouvernement

Plus élevé que 26% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

54% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Août 2026 (1)
  • 4 août 2026 — Andy Kerbrat

    🏥Santé

    Prise en charge des patients atteints de Covid long/ financement de la recherche

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Andy Kerbrat appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la prise en charge effective des patients atteints de covid long et l'application des dispositions prévues par la loi du 24 janvier 2022 visant à créer une plateforme nationale de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19. Selon les données du Gouvernement, plus de 700 000 personnes souffriraient encore, en France, de symptômes persistants plus de douze semaines après une infection au SARS-CoV-2. Plus de 200 symptômes ont été recensés, parmi lesquels une fatigue chronique, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles cognitifs, des difficultés respiratoires ou encore des troubles du sommeil. Ces manifestations peuvent durablement altérer la qualité de vie, compromettre l'exercice d'une activité professionnelle et entraîner des conséquences sociales et économiques importantes pour les personnes concernées. Les données recueillies par l'association covid long solidarité mettent en évidence une situation particulièrement préoccupante : 40 % des répondants déclarent ne bénéficier d'aucune prise en charge, un malade sur deux est contraint de se faire soigner hors de son département et 54 % n'ont pas été en mesure de reprendre leur activité professionnelle. Par ailleurs, 93 % estiment que les professionnels de santé ne sont pas suffisamment informés sur cette pathologie. Afin d'améliorer la reconnaissance et la prise en charge de ces patients, le Parlement a adopté à l'unanimité, le 24 janvier 2022, une loi créant une plateforme nationale destinée à référencer les personnes atteintes de symptômes post-covid et à organiser leur orientation vers un médecin ou une unité de soins spécialisée. Cette plateforme devait également contribuer au recensement des symptômes et au développement des connaissances scientifiques sur cette affection. Toutefois, plus de trois ans après son adoption, le décret nécessaire à son application n'a toujours pas été publié. Dans sa décision du 1er juillet 2025, le Conseil d'État a d'ailleurs estimé que ce retard excédait le délai raisonnable laissé au pouvoir réglementaire et a enjoint au Gouvernement de publier ce décret dans les douze mois. Cette absence de mise en œuvre continue de pénaliser les patients, qui restent confrontés à une prise en charge très inégale selon les territoires, à un manque de professionnels formés et à une reconnaissance administrative souvent difficile. Les associations de patients attirent également l'attention sur les connaissances scientifiques qui restent insuffisantes, faute d'investissements suffisants dans la recherche et de structuration des parcours de soins. Cette situation entretient l'errance médicale, limite les possibilités d'accès à une reconnaissance au titre des affections de longue durée et prive les pouvoirs publics d'un recensement fiable des personnes concernées, pourtant indispensable pour adapter les politiques de santé publique. Il est urgent que les dispositions prévues par la loi du 24 janvier 2022 soient enfin pleinement appliquées, que les parcours de soins spécialisés soient garantis sur l'ensemble du territoire et que les efforts de recherche soient renforcés afin d'améliorer les connaissances sur cette pathologie, de développer des traitements adaptés et de garantir une meilleure reconnaissance des personnes atteintes de covid long. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer la publication rapide du décret d'application de la loi du 24 janvier 2022, renforcer durablement la prise en charge des patients atteints de covid long et soutenir les travaux de recherche indispensables à une meilleure compréhension et reconnaissance de cette affection.

    🔗 Voir la source
Avril 2026 (1)
  • 7 avril 2026 — Andy Kerbrat

    🏥Santé

    Cancer : face aux maladies politiques, sans données claires, pas d'action claire

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Andy Kerbrat alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, sur l'épidémie de cancers, et plus précisément sur l'explosion des cancers pédiatriques constatée dans son département. M. le député avait déjà tenté d'interpeller Mme la ministre sur la situation critique du dépistage et de la prise en charge du cancer du sein, en déplorant notamment une année d'attente pour une mammographie de dépistage. À ce jour, aucune réponse ne lui a été apportée. Interpellé par le collectif Cancer Colère 44, il appelle désormais l'attention sur une situation particulièrement préoccupante, rapportée par les citoyennes et citoyens de son département. Vingt-cinq enfants ont déclaré un cancer entre mai 2015 et mai 2021, dans un périmètre d'une quinzaine de kilomètres autour de la commune de Sainte-Pazanne. Depuis 2015, il ne se passe pas six mois sans qu'un nouveau cas de cancer pédiatrique soit déclaré sur ce territoire. Les parents, constitués en réseau citoyen, ont répertorié ces drames. Parmi ces 25 enfants, ils recensent : 8 en rémission, 7 décédés, 6 en traitement, 3 sans information et 1 en guérison. L'agence sanitaire de référence, Santé publique France (SPF), n'a retenu que 13 enfants pour l'étude épidémiologique, puis finalement 11 pour le calcul du taux d'incidence, dans ses conclusions de novembre 2019. Le scandale résiderait notamment dans l'exclusion de cancers diagnostiqués chez de jeunes majeurs, sortis de la comptabilisation des cancers pédiatriques par les autorités, contribuant ainsi à minimiser l'ampleur de la situation. Malgré les demandes répétées, les données détenues par les autorités demeurent inaccessibles, et la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) a refusé d'en autoriser la communication, entraînant une saisine du tribunal administratif. M. le député affirme que, bien que les causes de cette augmentation soient diffuses, certaines origines probables sont d'ores et déjà identifiées : pesticides suspectés, habitations et école situées à proximité d'un champ de maïs régulièrement traité au lindane et à la dieldrine, ou encore pollution liée à une ancienne usine de charpentes. Malgré ces éléments, l'enquête officielle a été abandonnée. Ce qui semble constituer un cluster à Sainte-Pazanne est loin d'être un cas isolé. En France, un enfant sur 440 développe un cancer avant l'âge de 15 ans. Selon certaines estimations, 80 à 90 % de ces cancers pédiatriques seraient d'origine environnementale. Cette situation est, selon M. le député, en partie imputable aux choix politiques des gouvernements successifs. L'augmentation de ces cancers est présentée comme une conséquence du système agricole productiviste : laits infantiles Lactalis, jardins contaminés au prosulfocarbe, présence de PFAS dans la banlieue lyonnaise. Autant d'exemples qui illustreraient l'émergence de maladies aux causes profondément politiques. S'y ajoutent des dynamiques de prédation environnementale, notamment dans les territoires d'outre-mer, comme en témoigne le scandale du chlordécone. Le glyphosate, l'acétamipride ou encore le Roundup sont autant de substances dont la mise sur le marché aurait été motivée par des impératifs de rendement économique, au détriment de considérations sanitaires. Les sols, les eaux et les organismes vivants sont désormais tous exposés à ces polluants éternels. Dans ce contexte, M. le député dénonce le fait que le Gouvernement se soumet une nouvelle fois aux lobbys phytosanitaires, avec un projet de loi dit « Duplomb 2 ». Au-delà des mesures favorisant l'élevage concentrationnaire, la dérégulation des normes et le productivisme, et malgré des millions de signatures contre la réintroduction de pesticides nocifs pour les pollinisateurs, le retour de certaines substances controversées est donc annoncé. Cela inclut notamment l'acétamipride, ainsi que d'autres molécules comme le flupyradiflurone, qui agit également sur le système nerveux des insectes. M. le député salue la création d'un « Institut citoyen de recherche et de prévention en santé environnementale » qui s'est constitué en Loire-Atlantique, et qui attend désormais des réponses. À ses côtés et face à l'urgence, M. le député lui demande la mise en place d'un recensement systématique et en temps réel des cancers pédiatriques. Il appelle également à l'élaboration d'une cartographie exhaustive à l'échelle nationale et souhaite connaître le calendrier gouvernemental en vue d'une évaluation des éventuels clusters, et demande par quels moyens elle compte intervenir au plus vite pour protéger les enfants. Enfin, il exhorte le Gouvernement à faire toute la lumière sur la situation de Sainte-Pazanne, à établir les responsabilités et à apporter réparation aux familles concernées. Plus globalement, il l'interroge sur sa volonté de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à ce qu'il qualifie de dérive écologique et sanitaire, notamment au regard des dispositions envisagées dans une future « loi cancers ». Il lui demande également si elle compte en retirer les mesures jugées les plus néfastes pour la santé environnementale.

    🔗 Voir la source
Mars 2026 (1)
  • 10 mars 2026 — Andy Kerbrat

    🏥Santé

    Chemsex : pour des données fiables et une approche de santé publique cohérente

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Andy Kerbrat alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la réduction des risques liés à la pratique du chemsex , ainsi que sur le manque de données officielles permettant d'appréhender l'ampleur de ce phénomène. Un second rapport sur le chemsex , remis au Gouvernement par le professeur Amine Benyamina, confirme l'ampleur des vulnérabilités sociales et sanitaires associées à cette pratique, un an après une proposition de résolution sur le chemsex non-contraignante et aux objectifs flous. En France, entre 100 000 et 200 000 personnes seraient concernées et 40 % d'entre elles déclarent une consommation problématique. Dans la population des personnes pratiquant le chemsex , un tiers d'entre elles déclarent rencontrer des difficultés financières et 36 % rapportent avoir été victimes de violences sexuelles. Certaines estimations issues d'acteurs de terrain font état d'une mortalité préoccupante liée aux overdoses dans ce contexte. Pourtant, les données officielles demeurent lacunaires. L'absence de statistiques consolidées sur les décès ou complications liés au chemsex rend difficile l'élaboration d'une politique de santé publique à la hauteur des enjeux. Dans le même temps, les professionnels de santé et les associations soulignent la nécessité de renforcer les dispositifs de réduction des risques et d'améliorer l'accès aux parcours de soins. Le rapport de M. Benyamina recommande notamment le développement de centres de santé sexuelle disposant de référents chemsex , une meilleure coordination entre santé sexuelle, addictologie et psychiatrie, ainsi que le renforcement des actions de prévention et de maraudes numériques. Dans ce contexte, il lui demande, en premier lieu, si elle entend faire sienne et étudier avec le ministère de l'intérieur l'indispensable décriminalisation des usagères et usagers de drogues dans le cadre festif. Il lui demande si le Gouvernement compte reprendre cette idée telle que proposée au Sénat, qui limiterait la mise en danger de la vie d'autrui et la défiance envers les structures de prise en charge : lorsque l'over-dose survient dans le cadre festif, les pertes de chances sont dues aux peurs des poursuites auxquelles s'exposent les participants qui appellent les secours. Il lui demande également le Gouvernement entend publier des données officielles relatives aux décès et overdoses liés au chemsex afin d'améliorer la connaissance du phénomène et ainsi respecter la volonté du législateur comprise dans la proposition de résolution adoptée l'an dernier ; 'dans quel calendrier il prévoit de renforcer les centres de santé et de médiation en santé sexuelle, dont les professionnels indiquent déjà prendre en charge une part importante de personnes concernées ; si elle envisage de généraliser les dispositifs de réduction des risques et les Haltes Soins Addiction, ainsi que de renforcer la formation des professionnels de santé de premier recours et, enfin, quelles actions elle entend engager pour améliorer la prévention en ligne et renforcer la régulation des contenus facilitant l'organisation ou la promotion du chemsex sur certaines plateformes numériques.

    Réponse

    S'agissant de la connaissance du phénomène, il convient de souligner que le ministère de la santé dispose d'ores et déjà de quelques données substantielles, notamment l'enquête « rapport au sexe » conduite par Santé publique France, l'enquête « attentes et parcours liés au chemsex » ou l'enquête « contexte des sexualités en France ». Ces dispositifs permettent de donner de premières estimations concernant les profils des personnes concernées, les modalités de consommation et les vulnérabilités associées. La mise en œuvre d'une cohorte de suivi de personnes pratiquant le chemsex, menée par l'institut national de la santé et de la recherche médicale, pourra venir compléter ces premières données afin de concevoir et évaluer les interventions à mettre en place. S'agissant des données relatives aux décès et aux overdoses, leur production relève d'une compétence interministérielle qui engage au premier chef les ministères compétents en matière de sécurité et de justice. La feuille de route 2026-2030, qui décline la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030, constitue à cet égard une avancée significative : elle réserve, pour la première fois, un axe entier dédié au chemsex, qui mettra en avant les besoins en matière de formation des professionnels, de renforcement des actions d'aller-vers et de développement des maraudes numériques. Un autre objectif est à terme l'élaboration de parcours de prise en soin des usagers de chemsex. Sur le volet de la prévention et de l'aller-vers, la ministre entend souligner l'importance décisive des actions menées au plus près des publics concernés. Le ministère soutient et finance de nombreuses associations communautaires qui développent des démarches d'aller-vers et de maraudes numériques, adaptées aux espaces et aux modes de sociabilité propres au chemsex. Ces actions permettent d'établir un contact avec des personnes qui ne s'adressent pas spontanément aux structures de soins ou de prévention classiques, et d'orienter celles qui en ont besoin vers des parcours de prise en charge adaptés. Le ministère entend par ailleurs engager un dialogue avec les plateformes numériques concernées afin d'examiner, dans le respect de leurs responsabilités propres, les leviers susceptibles de limiter la diffusion de contenus exposant leurs utilisateurs à des risques sanitaires sérieux. Concernant la protection légale des témoins d'une overdose survenant en contexte festif, communément désignée sous le terme de « loi bon samaritain », le ministère est conscient que la crainte de poursuites judiciaires constitue un obstacle réel à l'appel aux secours et peut être à l'origine de pertes de chances graves. Cette piste d'évolution législative a également fait l'objet d'une proposition du comité de pilotage de la prochaine feuille de route, de façon à travailler conjointement avec le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice, dans le cadre d'une concertation interministérielle. S'agissant de l'offre de soins et de réduction des risques, la politique de réduction des risques et des dommages constitue un pilier fondamental de la santé sexuelle et doit s'exercer dans le cadre d'une démarche résolument non jugeante et non stigmatisante. Quatre centres de santé et de médiation en santé sexuelle sont actuellement en activité sur le territoire national, et cinq nouveaux centres ouvriront dans les prochaines années, répartis sur l'ensemble du territoire. Des actions de formation destinées aux professionnels de santé en contact direct avec ces publics seront par ailleurs mises en œuvre, afin de renforcer les articulations entre santé sexuelle, addictologie et psychiatrie. La ministre réaffirme ainsi la mobilisation du Gouvernement pour traiter le chemsex comme un enjeu de santé publique à part entière, en s'appuyant sur l'ensemble des acteurs (professionnels de santé, associations communautaires, agences sanitaires) et dans le respect de la dignité de chaque personne concernée.

    🔗 Voir la source
Janvier 2026 (1)
  • 13 janvier 2026 — Andy Kerbrat

    🏥Santé

    Compensation des primes Ségur des établissements privés à but non lucratif

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Andy Kerbrat appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le défaut de compensation des primes Ségur aux établissements privés à but non lucratif du secteur sanitaire, social et médico-social. En effet, le 6 août 2024 est intervenue une extension de la prime Ségur aux salariés des établissements privés à but non lucratif du secteur sanitaire, social et médico-social, qui s'applique notamment aux professionnels des structures associatives et privées à but non lucratif de la protection de l'enfance ou de la lutte contre le VIH. Cette extension a été saluée comme une avancée majeure permettant de corriger une injustice historique de ces secteurs souffrant de conditions de rémunérations inadaptées à la pénibilité du travail des professionnels. Cependant, cette mesure, bien que nécessaire, se traduit par un surcoût immédiat et insoutenable pour les associations déjà fragilisées par des financements publics précaires, à ce jour non compensé par l'État. En effet, l'application rétroactive de cette prime au 1er janvier 2024 engendre des déficits structurels pour des structures devant payer ces revalorisations sans obtenir de garantie de compensation de la part des financeurs comme les ARS ou les conseils départementaux, malgré la dépendance complète de leurs budgets de fonctionnement sur des subventions publiques, ces associations assurant un travail d'intérêt général non lucratif pour le pays. À titre d'exemple, dans la lutte contre le VIH, un échantillon de 30 associations interrogées par Sidaction en mai-juin 2025 ont déclaré que le montant cumulé de ces primes concernait 393 salariés pour un budget total de 1 331 000 euros. À noter que seules 6 % des associations déclaraient pouvoir payer cette prime totalement, contre 42 % partiellement et 52 % pas du tout. AIDES, première association de lutte contre le VIH, se voit contrainte de mettre en place un plan de sauvegarde de l'emploi. Ces actions auront un impact négatif direct sur les bénéficiaires, l'épidémie du VIH en France et la santé publique en général. Dans la circonscription de M. le député, aux côtés de la lutte contre le VIH et les addictions, se trouve le secteur de la protection de l'enfance où les structures l'ETAPE et N-D de Bethléem, qu'il a rencontrées récemment, sont particulièrement touchées par ces difficultés financières. Leur syndicat Nexem dénonçait ces non-compensations depuis un an. « Les employeurs associatifs ne sauraient constituer indéfiniment la dernière digue face aux renoncements budgétaires de l'État et des collectivités alors même qu'un tiers des associations gestionnaires connaissent aujourd'hui un déficit chronique ». À la demande des ONG concernées, plusieurs parlementaire de différents groupes (LFI, EcoS, LIOT, PS) ont tenté d'inscrire cette compensation dans le PLFSS mais les services de la séance de l'Assemblée nationale ont jugé ces différents amendements irrecevables. Cette situation place toutes ces structures dans une impasse financière, les contraignant à ne pas appliquer cette prime partiellement ou totalement, à réduire leurs effectifs, à geler leurs embauches, voire à supprimer des actions essentielles pour les personnes accompagnées. Il lui demande donc si elle compte compenser les financements non perçus par les établissements privés à but non lucratif du secteur sanitaire, social et médico-social au titre des revalorisations salariales Ségur annoncées et non versées à date.

    🔗 Voir la source
Décembre 2025 (1)
  • 4 décembre 2025 — Andy Kerbrat

    🏥Santé

    Lutte contre le VIH

    Ministère de l’éducation nationale

    QAGRépondue

    Réponse

    LUTTE CONTRE LE VIH Mme la présidente . La parole est à M. Andy Kerbrat. M. Andy Kerbrat . Lundi, c'était la Journée mondiale de lutte contre le sida. À cette occasion, les associations ont souligné les renoncements du gouvernement en matière de prévention et d’éducation. Or nous ne le savons que trop bien : dans cette lutte, la connaissance est une arme. M. Laurent Croizier . C'est vous qui parlez d'éducation et de prévention ? Quelle honte ! M. Andy Kerbrat . Hier, le tribunal administratif de Paris a tranché : l'État est coupable. Coupable de carence fautive, coupable de violer la loi de 2001 sur l'éducation à la sexualité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est toute une génération qui a été sacrifiée par puritanisme. Cette victoire du Planning familial, de Sidaction et de SOS homophobie, présents dans les tribunes, est un camouflet pour les gouvernements successifs. (Mêmes mouvements.) L’inaction a un prix : celui de la santé des plus jeunes. En dix ans, les contaminations au VIH des 15-24 ans ont bondi de 41 %. Pendant que l'école de la République se tait, les algorithmes parlent. Le vide laissé dans nos classes est rempli par des influenceurs masculinistes, qui prêchent la culture du viol et le refus de toute protection. Le résultat est brutal : l'épidémie repart et l’objectif de l’éradiquer en 2030 s’éloigne. Les associations et les professionnels sont unanimes pour souligner l’urgence à renforcer l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Les séances d'Evars constituent le levier le plus solide pour lutter contre les idées reçues. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Damien Girard applaudit aussi.) Mais vous tremblez encore devant les torchons de l'extrême droite, qui hurlent à l’embrigadement des enfants ! M. Thierry Tesson . Il faut se calmer ! M. Andy Kerbrat . Vous organisez l’impuissance face à ces propagandistes en fragilisant les financements des associations comme le Planning familial… M. Thierry Tesson . La vigie morale ! M. Andy Kerbrat . …alors que les jeunes ont besoin d’écoute, de connaissances et de protection. Combien de féminicides, de viols, d'agressions LGBTphobes et de contaminations auraient pu être évités en appliquant la loi ? M. Emeric Salmon . Parole de dealer ! M. Andy Kerbrat . L’éducation nationale doit être le rempart de la raison face aux fantasmes réactionnaires. Monsieur le ministre, mettrez-vous enfin les moyens pour que les trois séances d'Evars soient correctement enseignées ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent pour applaudir.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale. M. Édouard Geffray, ministre de l'éducation nationale . Le tribunal administratif de Paris a effectivement condamné hier l'État pour sa carence passée. Cependant, vous n'avez pas mentionné que le tribunal a renoncé à prononcer une injonction, au motif que l'État avait pris toutes les mesures pour le présent et pour l'avenir. Vous auriez pu le préciser pour être complet… M. Erwan Balanant . Pour être honnête ! M. Édouard Geffray, ministre . …mais votre temps était limité. Je me permets donc d'apporter ce complément. Après deux ans et demi de travail, nous avons adopté un programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, désormais appliqué dans tous les établissements scolaires de la maternelle jusqu'au lycée. (« Ce n'est pas vrai ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Nous irons voir ensemble ! Ce programme sera appliqué à raison de trois séances par an, conformément à ce que la loi prescrit. Vous avez raison de souligner qu'il s'agit d'un enjeu majeur de santé publique – vous avez rappelé les chiffres concernant les contaminations au VIH. C'est aussi un enjeu en matière de protection de l'enfance puisque, aujourd'hui, plus de 5 % des enfants sont victimes de violences sexuelles intrafamiliales. Quand on parle d'Evars, on parle aussi du consentement. Outre ces programmes communs de la maternelle jusqu'au lycée, l'effort concret accompli cette année pour former et diffuser partout ces contenus… Mme Marie Mesmeur . Ils ne le sont pas ! Vous mentez ! M. Édouard Geffray, ministre . …représente 119 millions d'euros dans le budget de l'éducation nationale. Nous souhaitons ainsi nous assurer que, quels que soient les établissements - publics ou privés sous contrat -, ces programmes sont enseignés ; j'y veillerai. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Mme la présidente . La parole est à M. Andy Kerbrat. M. Andy Kerbrat . Je rappelle qu'une génération entière a été sacrifiée par puritanisme. L'ennemi, c'est l'ignorance – l'ignorance qui invisibilise, qui isole et qui tue. Combattons-la ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Damien Girard applaudit également.)

    🔗 Voir la source
Novembre 2025 (1)
  • 4 novembre 2025 — Andy Kerbrat

    🏥Santé

    Octobre rose : un bilan amer en Loire Atlantique depuis des années...

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Andy Kerbrat alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les délais d'attente des rendez-vous pour une mammographie de dépistage de cancer. Le coup de peinture « rose » appliqué aux structures de santé nantaises en octobre 2025 est une tentative flagrante de masquer la misère et les difficultés réelles. Cependant, ni les efforts cosmétiques, ni même le futur transfert du CHU ne suffiront à améliorer concrètement la prise en charge des patientes et des patients en Loire-Atlantique et particulièrement celle des femmes. En effet pour les Nantaises, Octobre rose est désormais une chimère. Au beau milieu de ce mois de sensibilisation, les rendez-vous de dépistages sont inexistants. En ce mois d'octobre 2025, Ouest France s'alarmait comme en 2023 : « Cancer du sein. En Loire-Atlantique, jusqu'à un an d'attente pour une mammographie de dépistage ». La dégradation de l'offre de soins dans le secteur public s'accélère, créant des délais d'attente de plusieurs semaines ou mois pour des consultations gynécologiques. Simultanément, la multiplication des établissements de santé privés rend l'accès aux soins difficile pour les femmes ne pouvant avancer les frais, au profit d'entreprises exploitant la fragilisation du système de santé public. Cette situation alarmante s'aggrave à cause des politiques mortifères menées par le camp politique de Mme la ministre et avec la complicité de l'ARS. Des Nantaises doivent payer des billets de train ou rouler des heures en voiture pour changer de région pour une mammographie car la réponse au bout du fil est toujours la même : « Allez à Paris, c'est plus rapide ». Le cynisme de cette réponse cache en effet une réalité, celle de l'inégalité face à la maladie. Plus les délais de rendez-vous s'allongent, plus la prise en charge d'un hypothétique cancer du sein est repoussé et plus la perte de chance s'accentue pour la femme atteinte d'un cancer. Il lui demande ce qu'elle compte faire pour garantir aux Nantaises à risque et celle âgées entre 50 et 74 ans le droit à un dépistage du cancer du sein tous les deux ans, comme le recommande la Haute Autorité de santé.

    Réponse

    La prévention et le dépistage du cancer du sein constituent une priorité de santé publique, conformément aux recommandations de la haute autorité de santé prévoyant une mammographie tous les deux ans pour les femmes âgées de 50 à 74 ans. En Pays de la Loire, et en particulier en Loire-Atlantique, les données régionales confirment un allongement significatif des délais de rendez-vous. Le centre régional de coordination des dépistages des cancers fait état d'un délai moyen d'environ six mois, avec des situations pouvant atteindre douze à dix-huit mois selon les territoires. Cette situation s'explique par la charge de travail des radiologues, le manque de personnel qualifié et l'augmentation de la population éligible au dépistage. Face à ces difficultés, le Gouvernement agit avec détermination pour renforcer l'accès au dépistage dans les territoires. Plusieurs chantiers sont engagés : - la revalorisation de l'acte de mammographie, attendue par la profession ; - la modernisation du cahier des charges du dépistage organisé, incluant l'intégration de technologies récentes ; - le renforcement de la formation initiale en sénologie, notamment par l'augmentation des terrains de stage et l'amélioration de l'attractivité de la discipline ; - l'accompagnement des radiologues libéraux non agréés afin de diversifier l'offre disponible sur le territoire. Dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, l'Agence régionale de santé (ARS) a financé, ces trois dernières années, la mise à niveau de cinq mammographes pour un montant total de 970 000 €, dont un équipement installé à Châteaubriant en 2023. Ces investissements contribuent à renforcer les capacités d'imagerie dans les zones les plus sous-dotées. Par ailleurs, la feuille de route nationale « Cancer 2026-2030 » prévoit un renforcement global de l'accès au dépistage en agissant sur la réduction des inégalités territoriales, l'équité d'accès aux examens, l'innovation organisationnelle, la fluidification des parcours grâce au numérique, la prévention et un soutien financier accru pour améliorer l'offre et la disponibilité des créneaux. Ces orientations serviront de cadre à la future feuille de route régionale des Pays de la Loire, attendue en 2026, qui devra cibler en priorité l'amélioration de l'accès à la mammographie en Loire-Atlantique. L'accès aux examens de dépistage dans des délais compatibles avec les recommandations nationales est un objectif constant de l'action publique. L'État poursuivra, avec l'ARS et l'ensemble des acteurs concernés, les efforts engagés pour réduire les délais observés en Loire-Atlantique et garantir l'égalité d'accès des femmes ligériennes à un dépistage régulier et de qualité.

    🔗 Voir la source