Fiche député·e

Questions

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Lisa Belluco

Lisa Belluco

Écologiste et Social — Circonscription 8601

Lisa Belluco

Questions posées

285.3/10

26 écrites, 2 au gouvernement

Plus élevé que 53% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

54% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Septembre 2026 (1)
  • 8 septembre 2026 — Lisa Belluco

    👮Sécurité

    Lutte contre la pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs

    Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    Mme Lisa Belluco alerte Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) en France et sur ses conséquences en matière de prévention des noyades et d'apprentissage de la natation. Alors que plusieurs milliers de MNS manquent aujourd'hui sur le territoire, de nombreux demandeurs d'emploi souhaitant exercer ce métier rencontrent encore des difficultés à financer leur formation. Cette situation est paradoxale : les besoins de recrutement sont importants dans les piscines privées comme publiques et en extérieur, tandis que des personnes volontaires ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour accéder à la profession. Cette pénurie risque par ailleurs de devenir encore plus préoccupante avec le dérèglement climatique. Alors que le nombre de noyades en 2026 est en augmentation par rapport à 2025, la multiplication des épisodes de fortes chaleurs peut entraîner une fréquentation accrue des rivières, lacs et autres lieux de baignade naturels, souvent plus dangereux et moins surveillés que les équipements aménagés. La présence de professionnels formés constitue donc un enjeu essentiel de sécurité publique et d'adaptation au changement climatique. Mme la députée demande à Mme la ministre si le Gouvernement entend mettre en place un plan national de formation et de recrutement des maîtres-nageurs sauveteurs, accompagné de moyens financiers supplémentaires pour permettre une réelle attractivité du métier et le financement des formations. Elle lui demande également si le Gouvernement envisage de renforcer les dispositifs de prévention des noyades et de surveillance des lieux de baignade naturels et d'intégrer pleinement l'évolution des pratiques de baignade liée au dérèglement climatique dans les politiques publiques.

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Novembre 2025 (1)
  • 13 novembre 2025 — Lisa Belluco

    👮Sécurité

    Attutude des forces de l'ordre lors de la manifestation à Sainte-Soline

    Ministère de l'intérieur

    QAGRépondue

    Réponse

    ATTITUDE DES FORCES DE L'ORDRE LORS DE LA MANIFESTATION À SAINTE-SOLINE Mme la présidente . La parole est à Mme Lisa Belluco. Mme Lisa Belluco . Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur mais elle pourrait s'adresser aussi au garde des sceaux et ancien ministre de l'intérieur. « Des merdes comme ça, il faut les brûler ! », « Je ne compte plus les mecs qu'on a éborgnés », « Moi, j'ai envie d'aller les tabasser ». (Exclamations sur quelques bancs des groupes EPR, DR et HOR.) Ces propos ont été tenus par des gendarmes lors de la manifestation de Sainte-Soline, le 25 mars 2023. C'est ce que révèlent les images des caméras-piétons des forces de l'ordre diffusées par Libération et Mediapart la semaine dernière. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EcoS et LFI-NFP.) Ces propos sont choquants. Mais ils ont été accompagnés d'actes plus choquants encore, comme des tirs tendus de grenades lacrymogènes et explosives, exécutés volontairement et parfois sur ordre des supérieurs hiérarchiques, alors qu'ils sont interdits car potentiellement mortels. M. Kévin Pfeffer . Quarante-sept gendarmes ont été blessés ! Mme Lisa Belluco . Toutefois, le plus choquant dans cette histoire reste que l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, qui a visionné ces images, n'ait pas jugé bon d'en informer le procureur. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Ce dernier avait pourtant chargé l'IGGN de l'enquête ouverte pour déterminer les circonstances dans lesquelles quatre manifestants ont été gravement blessés. La retranscription des vidéos transmise au procureur n'évoque que très partiellement les faits et en amoindrit la gravité. En cette veille du 13 novembre, nous saluons l'engagement quotidien des membres des forces de l'ordre. Nous affirmons avec d'autant plus de force que ceux parmi eux qui salissent l'uniforme ne devraient pas être au-dessus de la justice. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et LFI-NFP ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR.) Cela devrait être garanti par un contrôle indépendant et transparent. Comment justifier cette retranscription ni loyale ni honnête ? Comment expliquer que le ministre de l'intérieur de l'époque, M. Darmanin, n'ait pas jugé utile d'ouvrir en parallèle une enquête administrative sur ces faits, pourtant dénoncés par de nombreux élus présents lors de la manifestation ? (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et LFI-NFP. – M. Jean-Victor Castor applaudit aussi.) Enfin, comment pouvez-vous garantir l'indépendance du parquet quand le garde des sceaux, supérieur hiérarchique du procureur de la République, était le plus haut responsable du maintien de l'ordre au moment des faits ? M. Darmanin est manifestement en situation de conflit d'intérêts. Dans une démocratie, il aurait déjà démissionné ! (Mêmes mouvements.) En France, messieurs les ministres, participer à une manifestation interdite est sanctionné d'une amende, pas de deux semaines de coma ! Alors pour une fois en Macronie, soyez à la hauteur ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et LFI-NFP ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . Vous vous étonnez du fait que je n'aie pas connaissance, en tant que ministre de l'intérieur, de ces vidéos et de ces faits très graves qui ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête administrative. Or je vous rappelle qu'une enquête judiciaire est en cours à la suite de quatre plaintes. Les vidéos diffusées sont directement issues de cette enquête puisqu'elles ont été saisies par le parquet de Rennes et demeurent à sa disposition. Mme Marie-Charlotte Garin . Pourquoi ces vidéos n'ont-elles pas déclenché une enquête interne avant les plaintes ? M. Laurent Nuñez, ministre . La meilleure preuve de l'indépendance des inspections, dont je rappelle qu'elles sont désormais dirigées par des magistrats – décision prise par Gérald Darmanin lorsqu'il était ministre de l'intérieur –, c'est précisément que je n'ai pas eu connaissance de ces vidéos, qui constituent des éléments de la procédure judiciaire. D'une part, une enquête administrative est en cours s'agissant des faits révélés par ces vidéos ; d'autre part, la justice en est saisie et tranchera pour savoir si ces faits doivent donner lieu à des poursuites. Mme Sandrine Rousseau . Vous pouvez consulter les images des caméras de surveillance de n'importe quel quartier et vous n'avez pas ces vidéos ? M. Laurent Nuñez, ministre . Vous laissez entendre que l'IGGN n'est pas indépendante parce qu'elle n'a pas informé le ministre de l'intérieur. Or elle n'avait pas à le faire : cela s'appelle le secret de l'instruction et il faut le respecter. M. Hervé Berville . Ils n'aiment pas l'État de droit ! M. Laurent Nuñez, ministre . Enfin, je tiens à rappeler que lors de cette manifestation, quarante-huit gendarmes ont été blessés. C'était une manifestation d'une violence inouïe et il lui a été apporté une réponse proportionnée. (Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) M. Benoît Biteau. C'est faux ! M. Laurent Nuñez, ministre . Les faits révélés par les vidéos ont donné lieu à une enquête et, s'il le faut, il y aura des sanctions. (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et HOR ainsi que sur quelques bancs du groupe EPR.)

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Mai 2025 (1)
  • 14 mai 2025 — Lisa Belluco

    👮Sécurité

    Menaces contre des fonctionnaires du ministère de l’environnement

    Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire

    QAGRépondue

    Réponse

    MENACES CONTRE DES FONCTIONNAIRES DU MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT Mme la présidente . La parole est à Mme Lisa Belluco. Mme Lisa Belluco . Monsieur le ministre de l'intérieur, la chasse aux sorcières et les appels au meurtre vont-ils durer encore longtemps en toute impunité ? Depuis des mois, un discours populiste gangrène notre pays. Il fait passer les personnes qui travaillent dans le secteur de l’environnement pour les responsables de tous les maux. La crise agricole serait de leur seule et unique faute. M. Alexandre Dufosset . C'est de la vôtre ! Mme Lisa Belluco . Le but de la manœuvre : masquer l’inaction environnementale et, surtout, que rien ne change. Comment ? En visant les travailleuses et les travailleurs engagés dans la transition environnementale, qu’il est pourtant aujourd’hui vital de mener. Une stratégie vue et revue du bouc émissaire, approuvée par le gouvernement, bien sûr, avec un premier ministre qui considère que le monde agricole est humilié par les agents de l’OFB, et des inspectrices et des inspecteurs de l’environnement que M. Wauquiez, usant de manœuvres bassement électoralistes, a jetés en pâture dans un courrier malsain au possible. La conséquence : un sentiment d’impunité totale. En Loire-Atlantique, l’ancien président de la chambre d'agriculture et de la FDSEA 44 s'en est ainsi violemment pris à une technicienne qui inventoriait des zones humides : « Les personnes comme toi mériteraient d'être égorgées. » Mme Cyrielle Chatelain . Vous vous rendez compte ? Mme Lisa Belluco . Ce sont ses mots. Sans mesurer la gravité des faits, il s’en prend à l’écologie et aux bureaux d’études, qu’il assimile, dans un formidable amalgame, à des structures militantes. M. Julien Odoul et M. Matthias Renault . C'est vrai ! Mme Lisa Belluco . Toujours dans le même département, une technicienne d’un syndicat de bassin versant s’est, elle aussi, fait menacer explicitement alors qu’elle était chargée de l’entretien d’un cours d’eau. Je cite encore : « Les fonctionnaires, faudrait les buter. » Désormais, il devient dangereux pour ces salariés et ces agents publics de faire leur travail. Ils craignent pour leur vie. Monsieur le ministre, pour faire cesser ces violences, pour que disparaisse le sentiment d’impunité, condamnerez-vous ces actes ? Veillerez-vous à ce que cette fraction violente du monde agricole respecte enfin les lois et les personnes ? (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et SOC. – M. Édouard Bénard applaudit également.) Un député du groupe RN . Mangez du comté ! Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Mme Annie Genevard, ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire . Il n'y a pas de sentiment d'impunité chez les uns ou chez les autres, et vous n'avez pas le droit de présenter les agriculteurs sous le jour où vous venez de les dépeindre, c'est-à-dire comme des violents et des irresponsables. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN, DR, HOR et UDR et sur quelques bancs des groupes EPR et Dem. – Exclamations sur les bancs du groupe EcoS.) Vous n'avez pas le droit de généraliser un jugement en l'étendant à une profession si souvent et si injustement mise en cause ! Cela étant, il n'est pas admissible que de tels propos soient tenus par quiconque, et je les condamne avec la plus grande fermeté : les agents de l'État, qu'ils soient des fonctionnaires ou des agents de l'Office de la biodiversité, doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions normales de respect et je condamne les propos que vous rapportez, pour autant qu'ils aient été tenus. M. Alexis Corbière . C'est scandaleux de dire ça ! Mme Christine Arrighi et Mme Sandrine Rousseau . Il aurait fallu commencer par là ! Mme Annie Genevard, ministre . Néanmoins, il faut aussi considérer que le monde agricole est aujourd'hui sous la pression extrême… Mme Sandrine Rousseau . …du réchauffement climatique ! Mme Annie Genevard, ministre . …de jugements parfois très dégradants de la part d'organisations à l'idéologie extrémiste, qui ne reconnaissent pas le travail des agriculteurs. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN, DR, HOR et UDR ainsi que sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.) J'en veux pour preuve les déclarations irresponsables qui ont été tenues, par exemple, à l'égard d'une filière absolument exemplaire comme celle du comté. (Mêmes mouvements.) J'ajoute que l'attitude à l'égard de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur, c'est-à-dire l'obstruction parlementaire, est de nature à alimenter cette violence que je veux combattre… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de Mme la ministre. – Les députés du groupe DR applaudissent cette dernière.) Mme la présidente . La parole est à Mme Lisa Belluco. Mme Lisa Belluco . Je trouve formidable votre capacité à défendre une minorité violente du monde agricole avant même de condamner les propos tenus envers des fonctionnaires de la République ! (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et GDR.)

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