Questions

Marie Lebec
Ensemble pour la République — Circonscription 7804
Marie Lebec
Questions posées
30.8/10
1 écrite, 2 au gouvernement
Plus élevé que 8% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
67% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juin 2026 (1)
3 juin 2026 — Marie Lebec
🗂️DiversSommet Choose France
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
SOMMET CHOOSE FRANCE Mme la présidente. La parole est à Mme Marie Lebec. Mme Marie Lebec. Ma question s'adresse à M. le ministre de l'économie et des finances. Depuis 2018, sous l'impulsion du président de la République, la France a fait un choix clair : celui de reconquérir sa souveraineté économique par l'investissement, l'innovation et la réindustrialisation. Ce choix n'avait rien d’une évidence. Pendant des années, notre pays s'était habitué aux délocalisations, aux fermetures d'usines et à l’idée que l'industrie française était condamnée à reculer. Nous avons refusé ce déclinisme. Nous avons aussi refusé le faux choix entre ouverture économique et défense de nos intérêts nationaux. Alors que l’extrême gauche combat chaque investissement et que l’extrême droite instrumentalise la souveraineté sans jamais créer un emploi, nous faisons le choix de l’action, de l'attractivité, de l'industrie et des résultats. Pour la septième année consécutive, la France est la première destination européenne des investissements étrangers. Cette réussite est le fruit d'une politique cohérente, de réformes assumées et d'une stratégie de réindustrialisation engagée depuis près de dix ans. L'édition 2026 de Choose France en apporte une nouvelle démonstration avec un niveau record de 93 milliards d'euros d'investissements annoncés et plus de 15 000 emplois à la clé. Derrière ces chiffres, il y a des usines, des centres de recherche, des infrastructures numériques, des emplois qualifiés et des opportunités pour nos territoires. Il y a surtout une conviction : celle que la France reste une grande nation industrielle, technologique et innovante. Je veux également saluer la nouveauté de cette année, les journées Choose France, qui ont permis à des milliers de nos concitoyens de constater concrètement les effets de cette politique sur le terrain. Car la réindustrialisation n'est pas un concept ; elle se mesure dans nos territoires, dans nos bassins d'emploi et dans la vie quotidienne de nos compatriotes. Monsieur le ministre, alors que certains continuent de contester les conditions mêmes de notre attractivité économique et que d'autres prospèrent sur une vision du déclin français, quels enseignements tirez-vous de cette édition 2026 et, plus largement, comment les annonces se sont-elles concrétisées depuis le lancement de Choose France ? Comment le gouvernement entend-il poursuivre cette stratégie afin de renforcer durablement la compétitivité, l'emploi et la puissance économique de notre pays ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. M. Roland Lescure, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Tout d'abord, madame la députée, merci pour votre fidélité ! Cela fait neuf ans, vous l'avez dit, que Choose France existe et cela fait neuf ans que vous y êtes présente chaque année sans faillir pour accompagner les investisseurs internationaux qui choisissent la France. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Merci à vous, donc, et merci aux autres élus qui étaient là hier pour célébrer cette édition historique. Merci aussi pour tout ce que vous faites depuis dix ans pour accompagner ce mouvement d'industrialisation. Car celui-ci ne s'est pas fait par hasard. Si la France est aujourd'hui, pour la septième année consécutive, le pays plus attractif d'Europe (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) – n'en déplaise aux grincheux –, c'est grâce aux politiques actives qui ont été votées et mises en œuvre. M. Kévin Pfeffer. Et l'emploi ? C'est un échec total ! M. Roland Lescure, ministre. Ainsi, nous disposons d'une électricité décarbonée et peu chère ; le coût du travail a baissé ; les procédures d'installation industrielle se sont accélérées ; les industries vertes ont été accompagnées. Les plus de 90 milliards d'euros d'investissement annoncés hier consacrent une édition historique dans toutes sortes de secteurs. (Mêmes mouvements.) M. Kévin Pfeffer. Et le chômage ? M. Roland Lescure, ministre. Vorwerk, grande entreprise allemande qui fabrique des robots Thermomix à Châteaudun, va produire des millions de pièces supplémentaires. Dans votre département des Yvelines, où je me suis rendu dimanche, Thésée Datacenter va investir 500 millions pour que nous ayons des données souveraines et protégées en France. Avec la ministre Aurore Berger, nous avons posé vendredi la première pierre du projet d'Orano et XTC à Dunkerque. Bref, cela se développe, cela continue… M. Kévin Pfeffer. Incapables ! M. Roland Lescure, ministre. À ceux qui entament un galop d'essai dont ils pensent qu'il va les mener à la magistrature suprême, je demande de bien réfléchir à ce qu'il conviendra de faire pour que ce mouvement exceptionnel se poursuive dans les dix ans qui viennent. La souveraineté industrielle, la souveraineté énergétique, la souveraineté numérique, cela n'arrive pas par hasard, et cela crée de l'emploi. Il faut continuer ! (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)
Janvier 2026 (1)
21 janvier 2026 — Marie Lebec
🗂️DiversDroits de douane
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
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DROITS DE DOUANE Mme la présidente . La parole est à Mme Marie Lebec. Mme Marie Lebec . Monsieur le ministre de l'économie et des finances, après une année de présidence Trump, l'Europe se réveille presque chaque jour au rythme de ses déclarations. Chaque matin peut devenir un jour risqué pour l'Europe, menacée par les décisions trumpiennes. Les déclarations récentes du président Trump, visant à imposer de nouveaux droits de douane de 10 % à huit pays européens, dont la France, au motif de leur opposition à un projet de rachat ou d'annexion du Groenland, sont profondément illégitimes. Elles traduisent une volonté assumée d'utiliser le commerce comme arme politique, y compris contre des partenaires et alliés historiques. À cela s'ajoute la menace d'une taxe de 200 % sur les vins et champagnes français. M. Thibault Bazin . Inadmissible ! Mme Marie Lebec . Que ces taxes s'élèvent à 10 % ou à 200 %, elles marquent la volonté de nous exclure du marché américain et constituent une menace réelle pour nos exportateurs, pour nos filières industrielles et agricoles stratégiques et pour l'emploi. L'Europe ne peut accepter d'être menacée à coups de droits de douane comme on brandit une arme. Dans ce contexte, nous saluons avec force la position du président de la République, qui a appelé à activer l'instrument anticoercition européen. M. Sylvain Maillard . Très bien ! Mme Marie Lebec . Il faut agir. L'Europe, grande puissance économique, ne peut se contenter de subir mais doit être offensive et utiliser pleinement ses outils de défense commerciale. Si c'est nécessaire, alors oui, il faudra recourir à des restrictions d'accès au marché européen, à des mesures de gel sur les investissements ou encore à des réponses tarifaires proportionnées. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR. – M. Jean-Paul Mattei applaudit également.) Comme l'a rappelé notre président de groupe Gabriel Attal dans les colonnes du Parisien , « c'est un test de solidarité et de force pour l'Europe ». En effet, dans sa réponse, l'Europe doit être unie. Pouvez-vous nous préciser les impacts qu'auraient de tels droits de douane sur notre économie et sur nos secteurs les plus exposés ? D'autre part, comment le gouvernement entend-il mobiliser les leviers de l'Union européenne pour que l'Europe réponde fermement aux États-Unis, protège ses intérêts et fasse respecter le droit international ? Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. M. Roland Lescure, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique . Tout d'abord, je tiens à vous remercier, vous, votre groupe et votre président de groupe. Vous faites partie des parlementaires qui, face aux coups de boutoir assénés régulièrement aux frontières orientales de l'Europe, en Extrême-Orient et, depuis un an, en Occident, souhaitent que la France et l'Europe ne courbent pas l'échine. (Rires sur plusieurs bancs du groupe RN.) M. Hervé de Lépinau . Vous êtes des carpettes à Bruxelles ! M. Roland Lescure, ministre . Cette volonté, affirmée par plusieurs hommes et femmes politiques, dans votre groupe et ailleurs, est essentielle, aussi bien aujourd'hui que demain, en 2027 et plus tard. Car la réaction de la France et de l'Europe – tiendront-elles ou courberont-elles l'échine ? – fera l'objet d'un des débats importants à venir. Je me trouvais hier à Berlin avec mon homologue allemand. Pour la première fois, les tarifs commerciaux, qui sont des armes économiques, sont utilisés, vous l'avez dit, à des fins géopolitiques, qui plus est face à des alliés historiques – la France et les États-Unis sont amis depuis deux cent cinquante ans. C'est évidemment inacceptable. Nous devons réagir en tant que Français et en tant qu'Européens mais nous ne sommes pas les seuls concernés : les Anglais, les Norvégiens et demain les Canadiens seront aussi visés par des menaces de ce type. Vous l'avez dit, le président de la République a expliqué clairement que nous ne devions nous priver d'aucun des instruments disponibles – car ils existent – pour affirmer la force de l'Europe et de son marché unique : les accords commerciaux en vigueur, les tarifs votés en Europe et suspendus jusqu'à fin février ou encore l'accord anticoercition que vous avez cité. Rien ne doit être écarté. Nous devons faire feu de tout bois, avec pour objectif premier que cette menace ne soit pas mise à exécution. Nous pouvons encore y parvenir à condition de nous engager, y compris avec les Américains. Le président de la République vient d'annoncer à Davos qu'il souhaitait la tenue d'un sommet du G7. M. Thierry Tesson . Nous ne sommes pas rassurés ! M. Roland Lescure, ministre . À mon niveau, je souhaite réunir les ministres des finances du G7. Nous devons donc nous engager, parler mais aussi résister. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.) Mme la présidente . La parole est à Mme Marie Lebec. Mme Marie Lebec . Le groupe Ensemble pour la République reste pleinement engagé pour une Europe souveraine qui ne se laisse pas intimider, qui sait se défendre et faire respecter ses intérêts face aux pratiques commerciales agressives, d'où qu'elles viennent. Je vous remercie pour votre engagement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – Exclamations et rires sur quelques bancs du groupe RN.)