Questions

Nicolas Metzdorf
Ensemble pour la République — Circonscription 98801
Nicolas Metzdorf
Questions posées
467.4/10
43 écrites, 3 au gouvernement
Plus élevé que 74% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
80% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juillet 2025 (1)
1 juillet 2025 — Nicolas Metzdorf
🌍InternationalMinorités blanches en Afrique du Sud : position de la France
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
M. Nicolas Metzdorf attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur les déclarations récentes du président des États-Unis, M. Donald Trump, affirmant publiquement que les populations blanches, notamment les Afrikaners et les fermiers boers, seraient victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Ces propos, très largement diffusés sur les réseaux sociaux et repris dans certains médias américains et internationaux, évoquent des violences ciblées et une marginalisation systématique de cette minorité historique du pays. Si ces allégations ne sont pas nouvelles, leur résurgence dans le débat public international, à travers la voix d'un chef d'État, a ravivé une polémique ancienne sur la situation sécuritaire des fermiers blancs, et les tensions raciales persistantes. Les autorités sud-africaines ont vivement réfuté ces accusations, affirmant qu'il n'existe à ce jour ni politique officielle de discrimination à l'encontre des Blancs, ni élément objectif permettant de qualifier la situation de « génocide ». Plusieurs organisations indépendantes et chercheurs spécialisés dans les conflits ethniques ont également mis en garde contre l'emploi de ce terme, jugé inapproprié et potentiellement déstabilisateur dans un contexte social déjà tendu. La France entretient des relations anciennes, profondes et multiformes avec l'Afrique du Sud. Elle y défend des principes clairs en matière de droits humains, de respect des minorités, de sécurité des populations rurales et de promotion du dialogue dans les sociétés pluriculturelles. Il lui demande comment le Gouvernement analyse aujourd'hui la situation dans ce pays, quelle lecture il fait de ces accusations de « génocide » et comment il entend y répondre dans ses échanges bilatéraux et multilatéraux.
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Le 21 mai 2025, des extraits vidéos et des coupures de presse ont été présentés par le Président des États-Unis au Président d'Afrique du Sud lors d'une conférence de presse dans le bureau ovale. D'après les informations du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, ces éléments ont été présentés d'une manière qui les détourne de leur contexte d'origine. En effet, ces coupures de presse présentent des clichés issus de République démocratique du Congo, qui n'ont donc aucun lien avec l'Afrique du Sud. La vidéo qui a été diffusée, où l'on peut voir des rangées de croix blanches s'étendant le long d'une route, ne présente pas les sépultures de « milliers de fermiers blancs » (selon les termes du Président des États-Unis) mais est en réalité un mémorial avec des croix érigées en hommage à un couple de fermiers sud-africains tués en 2020. Le Président des États-Unis a également fait référence, à l'appui de ses allégations sur des persécutions à l'égard de la communauté blanche, à la loi sud-africaine d'expropriation des terres promulguée en janvier 2025. D'après nos informations, cette loi ne cible pas cette communauté en particulier. Par ailleurs, l'Afrique du Sud est un État de droit, dont la législation protège les minorités, et où la conception et la mise en œuvre des lois sont encadrées par le juge. Enfin, les chiffres démentent l'idée de violences qui cibleraient de manière disproportionnée la communauté blanche ou les fermiers blancs. Selon des sources fiables, sur les 27 000 homicides ayant eu lieu en Afrique du Sud entre mars 2023 et mars 2024, moins d'une cinquantaine concernent des fermes, soit moins de 0.2 % du total. Le Président Ramaphosa a cependant reconnu devant son homologue américain un problème de criminalité dans son pays. L'Afrique du Sud connaît des défis, dont la criminalité et les inégalités, mais est aussi une grande démocratie et un marché important pour nos entreprises. Le Gouvernement s'emploie à faire fructifier notre partenariat avec ce pays, qui préside le G20 cette année. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères a reçu son homologue sud-africain pour des consultations bilatérales le 16 mai dernier et le vice-président sud-africain était à Paris la semaine suivante, accompagné d'une importante délégation de ministres et de représentants d'entreprises.
Mai 2025 (1)
20 mai 2025 — Nicolas Metzdorf
🌍InternationalCritères d'accès aux stages proposés par le ministère des affaires étrangères
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
M. Nicolas Metzdorf attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les critères d'accès aux stages proposés par son ministère, qui excluent une partie croissante des étudiants français, notamment ceux inscrits dans des établissements d'enseignement supérieur à l'étranger et ceux qui ne sont pas affiliés à la sécurité sociale française. Actuellement, près de 110 000 étudiants français étudient en dehors de la France. Nombre d'entre eux, malgré leur nationalité française et parfois un parcours remarquable, se voient refuser l'opportunité de réaliser un stage dans une ambassade ou à l'administration centrale du ministère, faute d'être rattachés à un établissement français pouvant émettre une convention de stage conforme au droit national. Cette règle revient à exclure automatiquement des profils souvent très qualifiés, multilingues et disposant d'une précieuse expérience internationale pour la diplomatie française. Bien que le ministère déclare vouloir diversifier ses profils et accroître l'attractivité de ses métiers pour la jeunesse, cette limitation semble peu efficace. Elle ôte aux services diplomatiques des compétences qui pourraient néanmoins améliorer l'image et l'efficacité de la France sur la scène internationale. Il souhaite donc savoir s'il envisage d'ouvrir les conditions d'accès à ses stages, en ajustant ses exigences administratives pour permettre à tous les étudiants, y compris ceux qui sont inscrits à l'étranger, de postuler, tout en assurant le respect des obligations légales et de sécurité.
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Des consultations ont été engagées par la direction des ressources humaines du ministère de l'Europe et des affaires étrangères auprès du Centre de liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (CLEISS). Celles-ci n'ont pas permis, à ce stade, d'identifier une solution permettant d'assurer la couverture sociale d'étudiants inscrits dans des établissements d'enseignement situés hors de France et candidats à un stage dans notre réseau diplomatique à l'étranger. Toutefois, soucieux de permettre aux jeunes Européens d'appréhender au plus près le travail diplomatique, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères prendra prochainement des dispositions afin que les étudiants inscrits dans des établissements situés en Europe puissent avoir accès aux stages en administration centrale de ce ministère (en Ile-de-France ou à Nantes), ainsi qu'au sein des trois représentations françaises ayant leur siège en France : l'OCDE, l'UNESCO et le Conseil de l'Europe.
Octobre 2024 (1)
3 octobre 2024 — Nicolas Metzdorf
🌍InternationalSituation en Nouvelle-Calédonie
Ministère auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
SITUATION EN NOUVELLE-CALÉDONIE Mme la présidente . La parole est à M. Nicolas Metzdorf. M. Nicolas Metzdorf . Hier, monsieur le Premier ministre, lors de votre déclaration de politique générale, les Calédoniens se sont sentis humiliés. M. Hadrien Clouet . Pas tous ! M. Antoine Léaument . Ça dépend lesquels ! M. Nicolas Metzdorf . Face aux voitures détruites, aux maisons brûlées, aux emplois perdus et aux entreprises fermées, ils se sont sentis humiliés parce qu'ils ont dû se protéger eux-mêmes pendant des semaines, des jours et des nuits contre les émeutiers. M. Antoine Léaument . Contre les milices ! M. Nicolas Metzdorf . Ils se sont sentis humiliés parce qu'ils ont été insultés, obligés, pour certains, de quitter leur logement et même parfois la Nouvelle-Calédonie. Ils se sont sentis humiliés parce que vous n'avez pas eu un mot pour eux hier, parce que vous n'avez rien dit sur les aides économiques nécessaires à la relance et au maintien des emplois sur leur territoire. M. Pierre Cordier . Il savait que tu poserais la question ! M. Jean-Yves Bony . Il en a parlé hier ! M. Nicolas Metzdorf . Ils se sont sentis humiliés, monsieur le Premier ministre, parce que vous les avez abandonnés en renonçant au dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Ils se sentent impuissants, lâchés par la République ; ils ont l'impression qu'ils se sont battus pour rien, qu'ils ont résisté pour rien. M. Antoine Léaument . Pas un mot pour les Kanaks ! M. Nicolas Metzdorf . Ma question est donc très simple : considérez-vous que le dégel du corps électoral doit bien avoir lieu en Nouvelle-Calédonie afin d'y rétablir la démocratie ? M. Fabien Di Filippo . Transmettez une copie du discours d'hier à M. Metzdorf ! M. Nicolas Metzdorf . Et envisagez-vous d'activer la solidarité nationale pour sauver les entreprises et les milliers d'emplois qui ont disparu depuis le début des émeutes ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur quelques bancs du groupe Dem.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre des outre-mer. M. François-Noël Buffet, ministre des outre-mer . Hier, à l'occasion de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre s'est exprimé très clairement sur la Nouvelle-Calédonie et sur l'avenir de tous les Calédoniens (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe DR) – tous les Calédoniens, sans exception. La situation est gravissime : après les événements terribles du printemps dernier, une crise sociale et économique s'annonce et notre responsabilité, celle du Gouvernement, est de répondre à l'urgence en apportant une aide immédiate à la Nouvelle-Calédonie. Jusqu'à maintenant, le Gouvernement n'y a pas manqué ; il n'y manquera pas non plus, naturellement, dans les heures et dans les jours qui viennent. Nous nous engagerons aussi dans une démarche beaucoup plus profonde, qui renvoie à l'avenir de la Nouvelle-Calédonie en tant que telle et au projet qu'il faut définir la concernant. Ce n'est pas qu'une question institutionnelle, même si cette dimension, dont il faudra rediscuter, est prise en compte. Nous devrons envisager tous les domaines de ce projet collectif, notamment le volet économique. Comme le Premier ministre l'a rappelé hier, nous installerons rapidement une mission consacrée à la Nouvelle-Calédonie, composée de membres permanents chargés de suivre l'ensemble des dossiers dans un cadre interministériel. Notre seul objectif est l'efficacité : il faut des réponses simples et concrètes, qui permettent à la Nouvelle-Calédonie d'emprunter enfin un chemin positif pour tous les Calédoniens et pour la France. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR. – Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Mme la présidente . La parole est à M. Nicolas Metzdorf. M. Nicolas Metzdorf . Votre intervention ne comporte aucune réponse concrète. Vous n'exprimez pas la volonté d'assurer le dégel du corps électoral et vous n'annoncez aucune somme aux Calédoniens pour la survie de leurs entreprises. C'est décevant ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)