Fiche député·e

Questions

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Bartolomé Lenoir

Bartolomé Lenoir

Union des droites pour la République — Circonscription 2301

Bartolomé Lenoir

Questions posées

305.5/10

23 écrites, 7 au gouvernement

Plus élevé que 55% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

60% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Mars 2026 (1)
  • 24 mars 2026 — Bartolomé Lenoir

    🚌Transport

    Entreprises de transport routier et flambée des prix des carburants

    Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Bartolomé Lenoir appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la situation particulièrement préoccupante des entreprises de transport routier, confrontées à la flambée des prix des carburants. Les transporteurs, notamment dans les territoires ruraux comme la Creuse, évoluent depuis quelques années dans un contexte économique fragile, caractérisé par des marges extrêmement réduites et une concurrence accrue. La hausse récente et continue du prix des carburants vient aggraver une situation déjà critique et vient fragiliser davantage leur modèle économique. À titre d'exemple, le coût d'un plein de 1 000 litres, qui s'élevait il y a peu à 1 700 euros, atteint désormais près de 2 000 euros. Cette augmentation brutale représente une charge supplémentaire significative que ces entreprises, déjà contraintes dans leurs marges, peinent à absorber. Pourtant, ces entreprises disposent d'un niveau d'activité soutenu et répondent à une demande bien réelle. Malgré ce volume de travail, leur équilibre économique est aujourd'hui menacé par l'augmentation continue de leurs coûts d'exploitation, en particulier celui du carburant. Certaines entreprises de transport se retrouvent aujourd'hui au bord de la cessation d'activité et les procédures de liquidation judiciaire se multiplient. Faute de marges suffisantes pour absorber ces hausses, elles pourraient disparaître à court terme alors même qu'elles jouent un rôle stratégique dans le fonctionnement des chaînes logistiques et l'aménagement du territoire. Cette situation soulève également un enjeu stratégique. Le secteur du transport routier constitue un pilier essentiel de l'économie creusoise et nationale. La fragilisation des entreprises nationales pourrait favoriser l'entrée ou le renforcement d'acteurs étrangers au détriment du tissu économique local et national, posant ainsi une question de souveraineté économique. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour soutenir les entreprises de transport routier face à la flambée des prix des carburants, préserver leur équilibre économique malgré un niveau d'activité soutenu et garantir la pérennité de ce secteur stratégique pour les territoires ruraux et la souveraineté nationale. Il souhaite également savoir si des dispositifs fiscaux adaptatifs sont actuellement à l'étude afin d'amortir les effets de la volatilité des prix de l'énergie.

    Réponse

    Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour limiter l'effet de la crise au Moyen-Orient sur les transporteurs et soutenir la filière. Le retour d'expérience du bouclier tarifaire de 2022 a fait évoluer la logique budgétaire du Gouvernement. Au regard du faible impact sur les factures de gaz et d'électricité, il importe à présent d'adopter des mesures spécifiques, ciblées pour répondre à la crise. Rencontrant d'importantes difficultés, les entreprises de transport routier sont directement concernées par ces mesures ciblées. Concernant la hausse des prix des carburants, le Gouvernement a d'ores et déjà annoncé des mesures d'aide à la pompe pour une réponse à court terme à la crise. Au mois d'avril 2026, les transporteurs se sont ainsi vus accordés une aide de 20ct/L de consommation mensuelle moyenne sur les carburants. Pour réaffirmer son soutien aux entreprises de transport routier, le Gouvernement a annoncé le 21 avril reconduire l'aide à 20ct/L au mois de mai. Attentif à la pérennité du secteur de transport routier, le Gouvernement se tient prêt à adapter ces aides en fonction de l'évolution de la crise. Par ailleurs, le Gouvernement est pleinement mobilisé pour amortir les effets de la volatibilité des prix de l'énergie et renforcer la souveraineté énergétique, à travers des mesures déjà mises en place et des réflexions en cours. En ce sens, le Gouvernement s'investit pour l'électrification des usages de façon à aider nos concitoyens à faire face à plus long terme aux crises et aux instabilités du marché. La France étant exportatrice nette d'électricité, avec une production décarbonée à 95%, électrifier les usages permettra de mieux contrôler le prix de notre facture énergétique ainsi que celle des Français et de renforcer la souveraineté énergétique. Un plan massif d'électrification, dans la continuité de la PPE3, est actuellement porté par le Gouvernement et permettra d'accompagner durablement les Français, nos entreprises et nos transporteurs. Le Gouvernement a déclaré, entre autres, un dispositif d'aide à l'achat des véhicules utilitaires légers et poids lourds électriques allant respectivement jusqu'à 9500€ et 100 000€. Des mesures complémentaires seront annoncées au printemps 2026.

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Décembre 2025 (1)
  • 4 décembre 2025 — Bartolomé Lenoir

    🚌Transport

    Transports ferroviaires

    Ministère des transports

    QAGRépondue

    Réponse

    TRANSPORTS FERROVIAIRES Mme la présidente . La parole est à M. Bartolomé Lenoir. M. Bartolomé Lenoir . Ma question s'adresse à M. le premier ministre. La SNCF vient d'annoncer que la ligne de train qui relie Bordeaux à Lyon passera par Paris et ne traversera pas le centre de la France, lequel se retrouve une nouvelle fois oublié par les politiques publiques. Cette décision affaiblira encore les campagnes et leur attractivité. Ironie du sort, elle a certainement été prise par l'ancien président de la SNCF, que vous avez nommé il y a quelques semaines ministre du travail. Elle nous blesse profondément car nous n'avons plus aucun moyen de nous en sortir. Les lignes de train de nos campagnes sont supprimées et la voiture coûte toujours plus cher, les certificats d'énergie augmentant massivement le tarif à la pompe. C'est la double peine ! La voiture est pourtant primordiale pour rendre visite à nos familles, aller travailler, amener nos enfants dans des écoles toujours plus éparpillées, ou simplement nous faire soigner. Depuis plusieurs mois, dans mon département de la Creuse, on ne soigne plus le cancer ; il faut faire plus de deux heures de route, aller-retour, pour se rendre à Limoges. Les conséquences sont terribles. Les campagnes sont un vivier extraordinaire d'initiatives, de compétences et de patriotisme. Elles sont le pilier de notre souveraineté industrielle et alimentaire. Sans les campagnes, la France n'est rien. J'adresse d'ailleurs toutes mes pensées aux éleveurs, victimes d'une gestion catastrophique de la dermatose nodulaire, à qui l'on impose manu militari l'abattage de leurs troupeaux. Comptez-vous permettre l'accès au train dans nos campagnes et baisser les prix à la pompe, monsieur le premier ministre ? Vous incarnez la dernière vague d'une politique du temps d'avant. En se retirant, la marée du macronisme découvre d'un bout à l'autre du territoire le corps bouleversé de la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre des transports. M. Bartolomé Lenoir . Dommage ! M. Philippe Tabarot, ministre des transports . Je répondrai volontiers à votre question, sur sa partie ferroviaire – la desserte entre Bordeaux et Lyon via Massy. Cette nouvelle offre TGV Ouigo, que la SNCF mettra en service mi-2027 est, je le rappelle, librement organisée. Elle s'appuie sur une infrastructure existante, le profil des voies ne permettant pas de faire circuler les trains TGV et intercités dans de bonnes conditions via le Massif central. Merci de me donner l'occasion de le rappeler. Il n'est pas possible de lancer de nouvelles offres de transport ferroviaire du jour au lendemain, a fortiori si elles nécessitent de nouvelles voies ferrées et un nouveau matériel roulant. Je rappelle que la ligne Intercités qui a existé entre Bordeaux et Lyon jusqu'en 2014 était très faiblement fréquentée, en raison du temps de parcours, tout en étant la plus subventionnée de France – de l'ordre de 275 euros par passager, pour un déficit de plus de 100 millions d'euros. La priorité est de régénérer le réseau ferré national. C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité, dans le cadre de la conférence Ambition France Transports, que les investissements dans les infrastructures augmentent de 1,5 milliard d'euros – ils atteindront 4,5 milliards d'euros – afin de ne pas créer une « dette grise » supplémentaire. La mission sur le financement des petites lignes ferroviaires, confiée au préfet François Philizot, traduit quant à elle notre souhait de conserver les lignes de desserte fine du territoire. Nous travaillons notamment à rénover le tronçon entre Montluçon et Gannat, dans l'Allier, et celui qui relie Guéret à Felletin, dans votre département, de concert avec les acteurs mobilisés dans le cadre du plan particulier pour la Creuse 2024-2026. Mme la présidente . La parole est à M. Bartolomé Lenoir. M. Bartolomé Lenoir . Merci pour votre réponse, monsieur le ministre, mais les mots ne suffisent pas. Les réponses concrètes manquent. Que devons-nous faire ? Nous n'avons plus de trains, plus de petites lignes, plus de grandes lignes, plus d'essence – elle coûte une fortune ! Les fins de mois sont de plus en plus difficiles ! Comment fait-on, monsieur le ministre ? (Exclamations sur les bancs du groupe Dem.) M. Erwan Balanant . Il n'y a plus de pain, plus de farine… (Sourires.) Démagogue !

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Octobre 2025 (1)
  • 14 octobre 2025 — Bartolomé Lenoir

    🚌Transport

    Suppression de la liaison aérienne aérienne Limoges-Marseille

    Ministère des transports

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Bartolomé Lenoir appelle l'attention de M. le ministre des transports sur l'annonce de la suppression de la liaison aérienne Limoges-Marseille à compter du 25 octobre 2025. Pour les départements du Limousin (Creuse et Haute-Vienne), parmi les plus enclavés de France, la disparition de cette liaison constituerait une véritable régression en matière de mobilité et d'attractivité. Depuis l'arrêt des vols directs entre Limoges et Paris, les habitants doivent emprunter la ligne ferroviaire POLT dont le trajet nécessite environ 3 h 30 pour rejoindre la capitale. Pour se rendre à Marseille, il leur faut désormais transiter par Paris, ce qui représente une journée entière de transport. La liaison bihebdomadaire Limoges-Marseille est essentielle pour la mobilité des habitants, pour les entreprises, les étudiants, les familles, pour les entreprises locales ayant besoin d'un accès rapide vers le Sud de la France, pour l'attractivité de la région (Creuse, Haute-Vienne), sa capacité à maintenir des liens avec les métropoles, enfin pour le désenclavement d'un territoire rural dont les infrastructures de transport (routes, rail) sont peu densifiées. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir le maintien de la ligne Limoges-Marseille, ou à défaut, pour assurer un service aérien minimal vers le territoire limousin (par délégation de service public, subvention, appel à opérateurs intéressés, partenariats régionaux, etc.).

    Réponse

    L'arrêt de la liaison aérienne reliant les aéroports de Limoges et Marseille en octobre 2025 s'inscrit dans la stratégie de réduction de capacités annoncée par la compagnie Ryanair le 30 juillet dernier. Ryanair a réduit de 13 % sa capacité en France à compter de la saison aéronautique d'hiver 2025, entraînant la suppression de 750 000 sièges par rapport à la saison aéronautique de l'année précédente, l'annulation de 25 lignes et l'arrêt de ses opérations aux aéroports de Bergerac, Brive et Strasbourg. L'ensemble des lignes délaissées par Ryanair, et Limoges-Marseille en particulier, fait partie du marché intérieur de l'aviation en Europe : elles peuvent être exploitées librement par tout transporteur européen. Le marché intérieur français représente environ 150 liaisons aériennes. Les compagnies qui les desservent, françaises et européennes, ont la capacité d'étudier les possibilités de reprise en fonction du potentiel des lignes et des moyens disponibles. La connectivité de Limoges et de sa région n'en reste pas moins dynamique et l'État y apporte un soutien concret. La liaison aérienne entre Limoges et Lyon-Saint Exupéry est exploitée dans le cadre d'une délégation de service public à laquelle l'État contribue financièrement. L'utilisation de cette ligne subventionnée, qui offre deux rotations par jour en semaine et une rotation le dimanche, offre une solution complémentaire à une correspondance à Paris pour rejoindre plusieurs destinations, dont Marseille. En revanche, l'Etat ne disposera pas des moyens de subventionner une liaison aérienne Limoges-Marseille dont l'histoire a montré qu'elle pouvait être exploitée librement par un transporteur sans soutien public. L'État a, en revanche, pris en compte l'impact et la durée des travaux sur la ligne ferroviaire POLT et imposé des obligations de service public entre l'aéroport de Limoges et Paris-Orly du 1er janvier 2026 au 27 mars 2027. Les collectivités locales conduisent actuellement un appel d'offres pour sélectionner une compagnie aérienne pour exploiter cette ligne. A l'issue des travaux actuels, le temps de trajet ferroviaire et la qualité de service seront améliorés entre Limoges et Paris. Conscient de l'importance du maintien de la connectivité de Limoges et de sa région, le Gouvernement restera attentif à favoriser les conditions d'une offre de transport diversifiée et adaptée.

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Mars 2025 (1)
  • 4 mars 2025 — Bartolomé Lenoir

    🚌Transport

    De l'importance de sauver "les petites lignes" ferroviaires

    Ministère auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Bartolomé Lenoir interroge M. le ministre auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture de la ligne ferroviaire Guéret-Felletin. Cette fermeture de ligne va affecter nombre de petites communes du département creusois. Cette voie relie la préfecture et l'unique sous-préfecture de la Creuse et plus largement permet la jonction avec la gare de Limoges, avec la capitale régionale, Bordeaux, mais également avec la ligne POLT (Paris, Orléans, Limoges, Toulouse). Si le devenir des petites lignes est menacé, l'avenir des territoires est en danger. Le désintérêt de l'État est manifeste. Pourtant, le maintien de cette ligne ferroviaire est vital pour le développement économique et touristique du bassin creusois, pour les déplacements de la population, les étudiants des établissements scolaires de renom (lycée agricole d'Ahun, lycée des métiers du bâtiment de Felletin), les actifs, tous les usagers et s'agissant du tourisme, pour la desserte de la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson. De plus, les horaires ne sont pas adaptés aux besoins des usagers et font que le remplissage des trains n'est pas possible. Enfin, le mode ferroviaire étant le plus décarboné, remplacer les trains par des bus comme il est envisagé ne s'inscrit pas dans une démarche écologique. L'État a depuis trop longtemps abandonné les campagnes et doit se réformer afin de pouvoir dégager une capacité d'investissement car c'est bien de cela qu'il s'agit. Il lui demande ce qu'il entend faire pour encourager le transport ferroviaire qui est le mode de déplacement le plus décarboné et engager l'opérateur historique SNCF Réseau à pérenniser cette ligne structurante essentielle au bassin de vie creusois.

    Réponse

    L'État est pleinement attaché au maintien et au développement des transports du quotidien, pour permettre des mobilités durables pour l'ensemble des territoires, notamment dans les zones rurales défavorisées en matière d'offre de mobilité. La ligne ferroviaire Guéret-Felletin emprunte dans sa plus grande partie l'antenne partant de Busseau et se terminant à Felletin, qui fait partie des petites lignes ferroviaires dont les besoins de régénération sont à la charge financière de la Région. Cette disposition est prévue par le protocole d'accord sur l'avenir des lignes de desserte fine du territoire signé entre l'État et la Région Nouvelle-Aquitaine le 22 avril 2021, qui définit les modalités de prise en charge des 1856 km de petites lignes de la région. Les études conduites dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2023-2027 ont permis d'identifier un besoin de travaux de régénération compris entre 50 et 80 M€ pour assurer la poursuite des circulations en toute sécurité sur cette ligne. Pour des raisons budgétaires, ces travaux n'ont pas pu être programmés par la Région. Dans ce contexte, le Gouvernement souhaite que soient explorées toutes les solutions alternatives et éventuelles expérimentations de mobilité rurale pour maintenir un transport collectif qui réponde aux besoins des creusois sur cette liaison essentielle pour les habitants de la Creuse, en concertation avec l'ensemble des acteurs concernés. Cette réflexion a été inscrite au deuxième plan particulier pour la Creuse, qui a été signé le 22 mai dernier. À ce titre, une étude est en cours de lancement sous l'égide de la préfète de la Creuse. L'État n'abandonne aucun territoire de la République et en aucun cas le territoire de la Creuse qui a fait l'objet de deux plans particuliers qui reprennent les priorités et orientations partagées par les acteurs du territoire, en mobilisant les financements de l'État et des partenaires signataires pour y soutenir notamment l'adaptation des services.

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