Fiche député·e

Questions

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Eddy Casterman

Eddy Casterman

Rassemblement National — Circonscription 0203

Eddy Casterman

Questions posées

40.9/10

1 écrite, 3 au gouvernement

Plus élevé que 9% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

100% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Décembre 2025 (1)
  • 17 décembre 2025 — Eddy Casterman

    🗂️Divers

    politique industrielle

    Ministère délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'industrie

    QAGRépondue

    Réponse

    POLITIQUE INDUSTRIELLE Mme la présidente . La parole est à M. Eddy Casterman. M. Eddy Casterman . Je veux porter devant la représentation nationale la colère des maîtres-ouvriers de la Fonderie de Sougland. Cette entreprise, la plus ancienne des Hauts-de-France – elle a été créée sous François Ier –, fait la fierté de la Thiérache et de l'Aisne. Ce monument de notre patrimoine industriel, qui a survécu aux convulsions de l'histoire, à la grande dépression de 1929, à deux guerres mondiales et même au quinquennat socialiste de François Hollande, est aujourd'hui menacé par les déboires du macronisme finissant. La signature du crime ? Un simple acronyme, ACI – la si mal nommée Alliance des compétences industrielles. Ce groupe, qui a berné tous les grands de Bercy jusqu'au ministre Ferracci, n'est rien d'autre qu'une énième arnaque qui provoque une catastrophe industrielle. Malgré les alertes de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, votre gouvernement n'a pas voulu voir le fiasco annoncé : le groupe, surendetté, a été placé en redressement judiciaire, une enquête pénale a été ouverte, des salaires n'ont pas été versés et 1 300 emplois sont menacés. Ce désastre s'ajoute à la litanie des fermetures d'usines qui n'épargnent plus aucun territoire : Brandt et ses 700 salariés, que vous avez trahis, ArcelorMittal, NovAsco, Teisseire ou encore Erasteel. Ces coups de poignards dans le dos de nos forces productives sont la conséquence de votre soumission à la folie normative et fiscale et au prix prohibitif de l'énergie et à votre apathie douanière face au dumping chinois. Monsieur le premier ministre, combien de temps refuserez-vous d'entendre la proposition de Marine Le Pen, qui appelle à créer un véritable fonds souverain français, capable d'inciter les épargnants français à investir durablement dans les bases industrielles françaises ? Quand déclarerez-vous l'état d'urgence industriel de la France ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre délégué chargé de l'industrie. M. Julien Odoul . On veut un titulaire, pas un remplaçant ! M. Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'industrie . Je tâcherai de vous répondre avec le même sens de la nuance, monsieur le député. La réindustrialisation mérite qu'on en discute avec sérieux. (« Oh ! » sur les bancs du groupe RN.) M. Hervé de Lépinau . Mais quelle prétention ! M. Sébastien Martin, ministre délégué . Malheureusement, la holding ACI Group a été mal gérée et son redressement judiciaire fait peser des risques sur les entreprises qu'elle regroupe. Chacune d'entre elles fait l'objet d'un suivi méticuleux par les services de Bercy. Nous travaillons à des projets de reprise, voire de développement pour celles qui sont viables. Vous avez évoqué les risques qui pèsent sur la réindustrialisation. Il est vrai que l'invasion de l'Ukraine par la Russie a fait exploser les prix de l'énergie. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Vous avez raison de le rappeler, car je trouve bien facile d'expliquer que l'explosion des prix de l'énergie est liée à l'Union européenne, quand on a du mal avec les systèmes démocratiques et qu'on a soutenu pendant des années le régime de M. Poutine. C'est lui, le premier responsable de l'explosion du prix de l'énergie ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR, DR et Dem. – Vives protestations sur les bancs du groupe RN.) La réindustrialisation mérite mieux que des vociférations. Il faut du sérieux et de la constance. La désindustrialisation qui a touché notre pays pendant des années a été arrêtée. Aujourd'hui, nous avons besoin de combattants et de résistants, pas de personnes qui baissent pavillon à la première difficulté ! Mme la présidente . La parole est à M. Eddy Casterman. M. Eddy Casterman . Vous avez encore débité les mêmes balivernes que d'habitude pour masquer le hold-up fiscal de votre budget et l'échec de votre politique industrielle. Je rappelle que le refus de supprimer la CFE et la C3S, c'est vous ! Que la hausse de la CSG sur le capital, c'est vous ! Que les 24 milliards d'euros de déficit du budget de la sécurité sociale, c'est vous ! Que l'aggravation du déficit de l'État de 9 milliards au Sénat, c'est vous ! En un mot, la faillite de la France, c'est vous ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Plusieurs députés du groupe EPR . Quelle honte ! Menteurs !

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Janvier 2025 (1)
  • 30 janvier 2025 — Eddy Casterman

    🗂️Divers

    Industrie et écologie

    Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche

    QAGRépondue

    Réponse

    INDUSTRIE ET ÉCOLOGIE Mme la présidente . La parole est à M. Eddy Casterman. M. Eddy Casterman . Interdiction des véhicules thermiques en 2035, loi « climat et résilience », directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, directive relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises, directives RED I, RED II, RED III relatives à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables, stratégie « de la ferme à la fourchette », et j’en passe. Toutes ces législations européennes qui condamnent la France et l’Europe à devenir un désert industriel et agricole, sont issues du pacte vert, pour lequel des ONG d’extrême gauche et antinucléaires, comme Friends of Europe, directement missionnées et financées pour cela par la Commission européenne de Mme von der Leyen, ont mené un lobbying auprès des parlementaires européens et des États membres. M. Erwan Balanant . Vous n'avez pas remarqué que ça brûle et qu'il y a des inondations partout ? M. Eddy Casterman . Après le Qatargate , qui avait gravement compromis la vice-présidente socialiste du Parlement européen, place désormais au Greengate. Oui, mes chers collègues, on parle ici d’un pacte de corruption, dont le seul objectif est de saborder nos entreprises et nos agriculteurs, déjà asphyxiés par le tsunami réglementaire et fiscal de la législation nationale. M. Erwan Balanant . Les écolos, vous ne dites rien, là ? M. Eddy Casterman . Grâce à l’action conjointe de Marion Maréchal, Jean-Paul Garraud et Jordan Bardella, les autorités judiciaires ainsi que la présidente du Parlement européen ont été saisis, et la création d’une commission d’enquête a été demandée. Cet activisme salutaire tranche singulièrement avec le mutisme de votre gouvernement qui n’a pas daigné réagir officiellement à ce scandale. Pourquoi un tel silence, madame la ministre de la transition écologique, alors que dans son discours de politique générale, le premier ministre avait fait preuve d'une lucidité bienvenue sur l’impasse que constitue l’écologie de la pénitence et de la décroissance ? « Il faut d’abord savoir ce qu’on veut ; quand on le veut, il faut avoir le courage de le dire, et, quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire », professait Georges Clemenceau. M. Emmanuel Maurel . Laissez Clemenceau tranquille ! M. Eddy Casterman . Aurez-vous le courage de faire entendre la voix de la France sur le scandale du « Greengate » et de demander des comptes à Mme von der Leyen ? Enfin, allez-vous tirer toutes les leçons de ce fiasco bruxellois en demandant, comme l’a fait Jordan Bardella, la suspension immédiate du Green Deal et de toutes ces mesures d’écologie punitive qui menacent notre continent d’un décrochage agricole et industriel sans précédent ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Un député du groupe EcoS . Ils ne doutent de rien ! Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche . Nombre de Français sont en ce moment même victimes d'inondations liées au dérèglement climatique. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) Le département du Pas-de-Calais, où je suis élue, a affronté pendant un an inondation sur inondation. M. Nicolas Meizonnet . Ce n'est pas la question ! Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre . Les Pyrénées-Orientales traversent le pire moment de leur histoire climatique, puisque leur situation est désormais qualifiée de climat désertique. M. Hervé de Lépinau . Répondez à la question ! Quid de la corruption ? M. Jean-Claude Raux. Mais écoutez un peu ! Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre . Les agriculteurs sont les premières victimes du dérèglement climatique. M. Erwan Balanant . Exactement ! Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre . Il a également des conséquences pour les industriels, qui voient le prix des matières premières s'envoler, car celles-ci deviennent rares. Les pêcheurs voient leurs ressources disparaître du fait de l'augmentation de la température des océans et de la pollution. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) M. Kévin Mauvieux . Et pour la question ? Plusieurs députés du groupe RN . Répondez sur la corruption ! Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre . Au moment où surviennent tous ces événements du fait du dérèglement climatique, ce que vous demandez, c'est que nous nous désarmions face à ce risque qui impacte le pouvoir d'achat des Français, l'industrie et l'économie. Nous ne partageons pas votre vision de l'écologie. Nous voulons une écologie des solutions. C'est ce que j'ai soutenu personnellement, notamment en défendant le nucléaire au niveau européen. Nous saurons porter la voix de la France pour défendre ses intérêts et ceux de l'Europe à un moment où la transition écologique est un enjeu de souveraineté, de réindustrialisation et d'emploi. En le refusant, vous êtes contre les Français, tandis que nous les soutenons. (Vives protestations et « Zéro ! » sur les bancs des groupes RN et UDR. – Mme Sophie Mette, M. Emmanuel Mandon et M. Erwan Balanant applaudissent.) M. Hervé de Lépinau . Les ministres doivent répondre aux questions des parlementaires !

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