Fiche député·e

Questions

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Émilie Bonnivard

Émilie Bonnivard

Droite Républicaine — Circonscription 7303

Émilie Bonnivard

Questions posées

295.4/10

24 écrites, 5 au gouvernement

Plus élevé que 54% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

79% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Décembre 2025 (1)
  • 16 décembre 2025 — Émilie Bonnivard

    🏥Santé

    Campagne anti-drogue en direction des jeunes

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteRépondue

    La question

    Mme Émilie Bonnivard attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'absence de campagne de prévention des risques liés au trafic et à la consommation de drogues chez les jeunes, alors que la France a adopté, le 29 avril 2025, une nouvelle loi pour lutter contre le narcotrafic, phénomène qui touche tout le territoire, sans épargner les villes moyennes et les zones rurales. Les campagnes contre l'alcool et le tabac sont fréquentes alors que celles contre les stupéfiants sont plus discrètes. Mme la députée souhaiterait que Mme la ministre lui indique les politiques publiques qu'elle entend mettre en place : campagne télévisuelle, actions éducatives, interventions en milieu scolaire ou associatif, accompagnement des collectivités locales conjointement avec les forces de l'ordre. Elle lui demande si elle prévoit la mise en place d'un plan national de prévention des risques liés à la drogue afin d'empêcher l'entrée des jeunes dans le trafic, de réduire les consommations précoces et de sensibiliser les jeunes aux dangers de la drogue.

    Réponse

    La lutte contre les usages de drogues chez les jeunes constitue un enjeu majeur de santé publique. Comme l'a rappelé la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées lors de son intervention du 17 décembre 2025 à l'Assemblée nationale, « les drogues sont un lent et invasif poison » dont les effets sanitaires, psychiques et sociaux appellent une mobilisation renforcée des politiques de prévention, en particulier à destination des plus jeunes. La ministre a souligné qu'il n'y aurait pas de sens à parler du narcotrafic sans parler de prévention et a insisté sur la nécessité de refuser toute banalisation des consommations. La prévention des usages de drogues chez les jeunes s'inscrit dans les orientations rappelées par la ministre de la santé le 17 décembre 2025, articulées autour de quatre piliers complémentaires. Le premier pilier vise le renforcement de la conscience des risques. La ministre de la santé a rappelé que la prévention doit reposer sur un discours de vérité refusant toute banalisation. À ce titre, la ministre de la santé a annoncé le lancement d'une grande campagne nationale de prévention à la fin du premier semestre 2026. Le deuxième pilier concerne l'amélioration de l'offre de soins et d'accompagnement. Le Gouvernement veille au renforcement de l'accès aux dispositifs d'orientation, de repérage précoce et de prise en charge, notamment à travers les consultations jeunes consommateurs, les structures spécialisées en addictologie et la mobilisation des professionnels de santé. Le troisième pilier porte sur l'intégration renforcée de la prévention des stupéfiants dans les actions de prévention à destination des enfants et des adolescents. Il repose sur des interventions précoces, en particulier en milieu scolaire, fondées sur des programmes validés et sur le développement des compétences psychosociales. Aussi, chaque interaction des professionnels de santé avec un jeune sera transformée en opportunité de prévention au sein des établissements prioritaires engagés dans la démarche MECC (Making Every Contact Count). Le quatrième pilier vise le renforcement des dispositifs de veille et d'alerte afin de détecter l'émergence de nouvelles substances et l'évolution des usages, et d'adapter en continu les messages et les réponses de prévention. Ces actions s'inscrivent dans une approche globale articulant prévention, accès aux soins et lutte contre les trafics, conformément à l'engagement de la ministre de la santé de « mettre la prévention et l'accès aux soins au cœur de la bataille ».

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Mars 2025 (1)
  • 25 mars 2025 — Émilie Bonnivard

    🏥Santé

    Frais de transport en ambulance bariatrique

    Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    Mme Émilie Bonnivard attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur la question de la non-prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique par l'assurance maladie. Une ambulance bariatrique est une ambulance spécialement aménagée pour les personnes obèses ou handicapées et qui nécessite un équipage de 4 ambulanciers. Les frais générés sont importants et peuvent s'élever entre 300 et 1 000 euros, multipliés par 2 pour un aller/retour. Si l'assurance maladie prend bien en charge l'intégralité de ces frais pour les personnes malades, elle ne le fait pas pour les personnes obèses ou handicapées. Pour celles-ci, le remboursement ne s'effectue que sur la base d'un transport habituel en ambulance classique, ce qui laisse un reste à charge financier conséquent, difficilement supportable pour beaucoup de personnes obèses ou handicapées. Certaines d'entre elles en viennent à renoncer aux soins, faute de prise en charge intégrale de leurs frais. Mme la députée souhaiterait que M. le ministre lui indique si dans le cadre des travaux de la mission d'évaluation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, le sujet de la non-prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique va faire l'objet d'une révision. L'obésité est une maladie chronique complexe et les personnes qui en sont atteintes méritent la même prise en charge financière de leur transport que des individus souffrant d'autres pathologies. Elle souhaiterait qu'il lui indique ses intentions en la matière.

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