Fiche député·e

Questions

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Éric Ciotti

Éric Ciotti

Union des droites pour la République — Circonscription 0601

Éric Ciotti

Questions posées

142.8/10

4 écrites, 10 au gouvernement

Plus élevé que 28% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

93% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Janvier 2026 (1)
  • 14 janvier 2026 — Éric Ciotti

    🌍International

    Situation en Iran

    Premier ministre

    QAGRépondue

    Réponse

    SITUATION EN IRAN Mme la présidente . La parole est à M. Éric Ciotti. M. Éric Ciotti . Ma question s'adresse à M. le premier ministre. Il est des moments où le silence n'est plus une prudence mais une faute : face à la situation en Iran, la France ne peut rester silencieuse. Depuis 1979, la dictature islamique ne gouverne pas : elle enchaîne. Elle ne conduit pas un peuple : elle le brise. Aujourd'hui, elle tue massivement : 2 000 victimes seraient déjà à déplorer. Au cœur de cette oppression figurent la jeunesse et les femmes. Celles que le régime veut invisibiliser sont devenues le visage du courage. Celles qu'il humilie, menace, emprisonne et tue sont devenues le symbole de la liberté. Nous n'avons pas oublié Mahsa Amini, morte pour quelques mèches de cheveux. Nous n'avons pas oublié ces femmes qui retirent leur voile au péril de leur vie. Nous n'avons pas oublié cette femme courageuse qui, avec sa cigarette, a brûlé la photo de l'ayatollah Khamenei. À l'extérieur, l'Iran des mollahs est devenu un facteur majeur de chaos. Il finance et arme des milices terroristes dont le Hezbollah et le Hamas, entretient les guerres, du Liban au Yémen. Il représente une réelle menace nucléaire. La France a connu le prix de sa barbarie. Nous nous souvenons du Drakkar en 1983 – nous pensons à nos militaires morts. Ce qui se joue aujourd'hui n'est pas une revendication mais le réveil d'une civilisation qui a éclairé l'humanité. La France ne peut plus demeurer dans l'ambiguïté. Allez-vous, comme je l'ai demandé également au président de la République, reconnaître l'opposition iranienne et exiger de l'Union européenne l'inscription des gardiens de la révolution comme organisation terroriste ? La clarté n'est pas une provocation mais une nécessité morale. L'histoire nous regarde. Elle nous jugera. (Les députés du groupe UDR se lèvent pour applaudir – Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Mme la présidente . La parole est à M. le premier ministre. M. Sébastien Lecornu, premier ministre . Vous avez raison de le préciser : personne n'a rien oublié – et ce quelles que soient les divergences politiques sur ces bancs. La mémoire du combat que mène le peuple iranien pour sa liberté, le respect de ses droits fondamentaux et ses aspirations bien naturelles à vivre dans un autre régime politique méritent d'être non seulement saluées mais soutenues unanimement, sur l'ensemble des bancs de l'Assemblée nationale. Je le répète : la République française se tient derrière le peuple iranien. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.) Il est excessif de parler de « silence » : les paroles prononcées par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères depuis le début de la séance ont donné plusieurs indications sur l'action que nous menons, à l'échelle nationale bien sûr mais aussi européenne – vous l'avez d'ailleurs clairement exprimé dans votre question. J'aimerais compléter les propos de M. le ministre en précisant notre point de vue – je pense que vous le partagerez, quelles que soient les divergences d'opinion. S'agissant des heures qui viennent, nous avons toujours un éminent devoir de protection de la communauté française présente en Iran, soit près de 1 000 citoyens. Je veux d'ailleurs avoir une pensée – puisque leurs noms n'ont pas encore été cités depuis le début de la séance – pour Mme Cécile Kohler et pour M. Jacques Paris (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, DR, EcoS et Dem) qui se trouvent toujours à l'ambassade de France et dont la situation reste plus que fragile et préoccupante. Nous devons également protéger les intérêts de la France dans la région. Car il est impossible de ne pas constater que la république islamique d'Iran a commis des frappes sur une base américaine au Qatar il y a quelques mois. Par ailleurs, le risque d'un embrasement régional, évoqué en creux dans votre question, reste une préoccupation majeure. Pardonnez-moi de faire preuve de prudence. Elle n'est pas inutile car elle nous invite – comme c'est le cas dans toute gestion de crise – à ne jamais perdre de vue l'essentiel : nos valeurs, que nous avons rappelées, mais aussi la protection du peuple français où qu'il se trouve, en l'occurrence la communauté française en Iran. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem.)

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Mars 2025 (1)
  • 19 mars 2025 — Éric Ciotti

    🌍International

    Relations entre la France et l’Algérie

    Premier ministre

    QAGRépondue

    Réponse

    RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L'ALGÉRIE Mme la présidente . La parole est à M. Éric Ciotti. M. Éric Ciotti . Jusqu'à quand, monsieur le premier ministre, accepterez-vous l'humiliation que fait subir chaque jour davantage l'État voyou algérien à notre pays ? M. Jean-Paul Lecoq . C'est toi qui es un voyou ! M. Éric Ciotti . Ce week-end encore, l'État algérien a refusé la toute petite liste transmise par le ministre de l'intérieur des personnes les plus dangereuses – radicalisés, criminels, délinquants – qui menacent notre pays au quotidien. Ce week-end encore, un ressortissant algérien – je dis bien algérien, malgré la version officielle – a attaqué aux cris de « Allah akbar » des policiers devant le commissariat de Cannes. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) De plus, cet État voyou retient en otage l'un de nos ressortissants, Boualem Sansal. Or quelle est la réaction face à cela ? Nous avons entendu la non-réaction du ministre des affaires étrangères, cette ligne Maginot de papier, cette ligne Maginot diplomatique. Mais de quoi avez-vous peur, monsieur le premier ministre ? De quoi le président de la République a-t-il peur ? (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Les Français attendent désormais des actes très clairs et non des coups de menton ou des paroles. Comptez-vous, oui ou non, révoquer les accords de 1968 ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) Mme Anaïs Belouassa-Cherifi . Jamais ! M. Éric Ciotti . Interromprez-vous, oui ou non, dès à présent, l'attribution de tout visa aux ressortissants algériens ? Mettrez-vous un terme, oui ou non, à tous les transferts financiers opérés par des ressortissants algériens vers l'Algérie ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN, dont plusieurs députés se lèvent.) Mme la présidente . La parole est à M. le premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique. M. François Bayrou, premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique . J'ai écouté attentivement votre question (« Oh ! » sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR) … Mme la présidente . S'il vous plaît ! Pourrions-nous écouter M. le premier ministre ? M. François Bayrou, premier ministre . …et il y a deux affirmations sur lesquelles je ne peux vous rejoindre. Nous parlons de gouvernement à gouvernement et, dans ce cadre, je ne peux pas employer l'expression d'État voyou. Mme Fatiha Keloua Hachi . C'est honteux ! Indigne d'un républicain ! M. François Bayrou, premier ministre . En interrompant la délivrance de tout visa aux ressortissants algériens, vous feriez porter sur le peuple le poids des décisions qui ont été prises et auxquelles ils sont totalement étrangers. (Protestations sur les bancs du groupe RN.) Vous leur feriez subir la pénalisation, la punition qu'ils ne méritent pas. Un député du groupe RN . Quelle lâcheté ! M. François Bayrou, premier ministre . Un grand nombre de nos concitoyens sont d'origine algérienne ou détiennent la double nationalité – algérienne et française. Je ne leur ferai pas porter la responsabilité des décisions prises par le gouvernement algérien. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC.) Mme Hanane Mansouri . Quel rapport ? M. François Bayrou, premier ministre . Ensuite, vous avez raison de souligner que l'État algérien ne respecte pas certains des engagements pris, qui figurent d'ailleurs non pas dans les accords de 1968, mais dans des accords ultérieurs. Nous n'acceptons pas qu'entre États qui entretiennent des relations aussi étroites que celles qui ont été consignées dans ces quatre accords successifs, les engagements ne soient pas respectés. (« Ah ! sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Nous avons donc fait savoir que nous étions déterminés à réviser les accords si l'Algérie n'acceptait pas, dans un bref délai, de récupérer ses ressortissants, lorsqu'ils sont détenteurs de papiers attestant de leur nationalité algérienne – c'était d'ailleurs un engagement pris en 2022. M. Laurent Jacobelli . Oh là là ! M. Alexandre Sabatou . Ils doivent trembler ! M. François Bayrou, premier ministre . Telle est notre détermination et c'est précisément ces décisions que nous ferons respecter. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe Dem. – M. François Hollande applaudit aussi.)

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