Fiche député·e

Questions

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Erwan Balanant

Erwan Balanant

Les Démocrates — Circonscription 2908

Erwan Balanant

Questions posées

61.3/10

1 écrite, 5 au gouvernement

Plus élevé que 13% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

100% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Janvier 2026 (1)
  • 28 janvier 2026 — Erwan Balanant

    🌳Environnement

    Inondations

    Ministère de l'intérieur

    QAGRépondue

    Réponse

    INONDATIONS Mme la présidente. La parole est à M. Erwan Balanant. M. Erwan Balanant. Depuis quelques jours, le Finistère et ma chère ville de Quimperlé font la une des médias. Les Françaises et les Français découvrent les images impressionnantes de la Laïta débordant sur les quais de la ville. J'ai bien sûr une pensée pour les riverains qui observent, inquiets, les turpitudes des rivières bretonnes ainsi que pour les restaurateurs et les commerçants qui subissent des dégâts et ne peuvent plus travailler. Depuis vingt ans, les élus du territoire ont agi avec détermination et investi avec méthode pour réduire et atténuer les impacts de la furie des eaux. Ces travaux importants et coûteux pour les finances des collectivités permettent de mieux traverser les épisodes pluvieux. En parallèle de ces investissements, la sensibilisation et la prévention ont permis d'instaurer une culture du risque essentielle pour comprendre et réagir. Sans le travail accompli par les élus locaux et les forces de sécurité, les conséquences auraient été dramatiques – je tiens à les remercier. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et EPR.) Grâce à tous ces efforts, Quimperlé sait mieux vivre les aléas climatiques. Toutefois, les risques demeurent. Les données météo et les statistiques de Vigicrues inquiètent. Chaque année, les épisodes pluvieux se multiplient et leur intensité augmente. Face au changement climatique que certains veulent encore minimiser, nous devons faire beaucoup plus. Il y a urgence ; les responsabilités sont collectives. Ainsi, nous devons changer la loi pour améliorer la gestion des cours d'eau et leur entretien. L'Assemblée doit se saisir de la proposition de loi votée au Sénat visant à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations. Les territoires ont aussi besoin de l'État. Monsieur le ministre, comment le gouvernement envisage-t-il d'accélérer son soutien pour répondre aux problèmes posés par les inondations ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem et EPR.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. Je vous remercie d'avoir salué l'engagement des forces de sécurité civile, notamment de la cinquantaine de sapeurs-pompiers ainsi que des sapeurs-pompiers militaires qui sont engagés pour faire face à cet épisode de pluies, d'inondations et de crues qui affecte la Bretagne. Vous le savez, plusieurs départements ont été classés en vigilance orange crues et inondations. Lorsque j'ai fait le point à 13 heures, la situation était calme et l'activité modérée ; aucune victime n'a été recensée. Je salue moi aussi l'engagement des forces de sécurité civile. Nous maintenons notre surveillance, en particulier dans le Finistère, notamment à Quimper et à Quimperlé, en prévision de nouvelles pluies tout au long de la journée. Les forces de secours restent totalement mobilisées et le préfet de zone de défense et de sécurité s'est rendu sur place. Pour répondre à votre question, l'État continuera à accompagner les territoires face à de tels phénomènes climatiques en maintenant la mobilisation exceptionnelle déjà déployée. Comme je l'ai annoncé la semaine dernière, l'État examinera le cas échéant ensuite les dossiers de catastrophe naturelle, dans les conditions légales et réglementaires. Nous continuerons à suivre la situation minute par minute en lien avec les préfets territoriaux compétents et le préfet de zone. Mme la présidente. La parole est à M. Erwan Balanant. M. Erwan Balanant. L'exemple de Quimperlé le démontre, il est possible de s'adapter aux conditions climatiques à condition de ne pas procrastiner. (Mme la présidente coupe le micro de l'orateur, dont le temps de parole est écoulé.)

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Janvier 2025 (1)
  • 29 janvier 2025 — Erwan Balanant

    🌳Environnement

    Politique environnementale

    Ministère auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur

    QAGRépondue

    Réponse

    POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE Mme la présidente . La parole est à M. Erwan Balanant. M. Erwan Balanant . Nous avons tous en tête ces mots de Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » M. Fabrice Brun . M. Balanant a de bonnes références ! M. Erwan Balanant . Ces mots sonnent aujourd'hui comme une vérité en Californie. Le dérèglement climatique n'est pas une extravagance scientifique, mais bel et bien une réalité que nous ne pouvons plus ignorer : en France, la tempête Herminia nous en fournit la triste preuve. Alors que des familles vivent dans l'angoisse de voir les eaux monter ; alors que la Loire-Atlantique, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine sont placés en vigilance rouge aux crues ; alors qu'à Quimperlé dans ma circonscription, la Laïta est sur le point de déborder ; alors que 600 personnes ont été évacuées depuis dimanche, parmi lesquelles 73 pensionnaires d'un Ehpad de Bruz au sud de Rennes ; alors que certains trains ne circulent plus et que tous s'accordent à dire que le pire n'est pas encore arrivé, la journée de demain sera cruciale. Les pluies torrentielles aggraveront une situation déjà délicate et nous devons d'abord penser aux sinistrés. Toutefois, nous devons faire plus que des grands discours. Nous devons faire plus que simplement nous interroger sur notre capacité à réagir : nous devons agir ! Si nous ne devons plus laisser passer les remises en cause des périls à venir et les propos climatosceptiques, nous devons aussi fournir les moyens à nos communes de se prémunir de ces risques et de s'adapter à ces aléas, en donnant une orientation claire et globale à notre politique de lutte contre le dérèglement climatique et à l'accompagnement de ses conséquences. Dès le premier jour de son mandat, Donald Trump a retiré par décret les États-Unis de l'accord de Paris. Or la Californie brûle et nos rivières débordent. Nous devons nous adapter et atténuer les conséquences de ces changements profonds. Quelle politique publique la France compte-t-elle mener quand le dirigeant du deuxième pays le plus pollueur au monde nie la réalité ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur. M. François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur . En complément des propos de ma collègue Agnès Pannier-Runacher, qui rappelait plus tôt les principes généraux de la politique du gouvernement, je vous dirai que ce matin, à Rennes, j'ai pu constater avec beaucoup d'effroi l'ampleur des inondations. Au moment où je vous parle, 5 000 clients – c'est ainsi qu'on les nomme – sont encore privés d'électricité et 600 personnes ont été évacuées. Les services de secours sont présents et vigilants ; ils travaillent avec des associations agréées pour prendre soin de nos compatriotes, pour assurer la sécurité des habitations qu'ils ont quittées et pour se préparer à l'épisode pluvieux de demain. D'importantes intempéries sont annoncées et les risques resteront élevés dans les jours qui viennent, notamment dans la commune de Redon. Sur la manière dont nous nous préparons à faire face à d'autres risques naturels, j'ai repris le Beauvau de la sécurité civile. Plusieurs réunions auront lieu au début du mois de février, c'est-à-dire bientôt, et nous espérons en tirer les conclusions le plus vite possible, pour présenter un texte juste avant l'été. Nous devons complètement repenser notre dispositif, en prévision de l'évolution des risques naturels, amenés à se multiplier et à atteindre une gravité démesurée. L'ensemble des parties prenantes au système de sécurité civile est au travail et les conclusions du Beauvau seront partagées avec celles et ceux d'entre vous qui le souhaitent : l'enjeu est bien de préparer la sécurité civile de demain – notre horizon est de cinq à dix ans tout au plus. Mme Marie-Charlotte Garin . Soutenez la sécurité civile et soutenez les pompiers !

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