Fiche député·e

Questions

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François Ruffin

François Ruffin

Écologiste et Social — Circonscription 8001

François Ruffin

Questions posées

658.4/10

61 écrites, 4 au gouvernement

Plus élevé que 84% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

68% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Mars 2026 (1)
  • 3 mars 2026 — François Ruffin

    👮Sécurité

    Némésis : dissolution de ce collectif qui tend des guets-apens violents ?

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. François Ruffin appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la nécessité de prononcer la dissolution du collectif Némésis, en application de l'article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure. Le 14 février 2026, Quentin Deranque, militant identitaire de vingt-trois ans, est mort à Lyon suite aux coups assénés par des militants antifascistes, proches de la Jeune Garde, une organisation dissoute. Ce meurtre a fait l'objet d'une condamnation unanime. La police a procédé à des arrestations, une instruction est en cours, qui devra aboutir à des sanctions exemplaires : la violence politique, quelles que soient les convictions de l'agresseur ou de la victime, n'est pas acceptable. D'où qu'elle vienne. Or à la lecture du journal L'Humanité de ce lundi 22 février 2026, il apparaît que le collectif Némésis planifie des violences physiques avec des groupuscules néofascistes. Y sont révélés 154 messages échangés, en octobre 2025, sur une boucle Telegram entre des cadres de Némésis Lyon et Calixte Guy, dirigeant d'Audace Lyon, organisation « nationaliste révolutionnaire » ayant succédé au Bastion social après sa dissolution. Au fil de cette lecture, il apparaît que la responsable de Némésis y propose de servir d'appât pour attirer des militants de gauche dans des guets-apens. Calixte Guy coordonne l'envoi de groupes de « huit à dix » hommes embusqués à proximité. Ce même Calixte Guy a été identifié par les enquêteurs comme participant à l'attaque des Hussards à Paris le 16 février 2025, un tabassage à vingt contre un d'un militant cégétiste. Les perquisitions à son domicile ont révélé treize couteaux, une hachette, des bombes lacrymogènes, une matraque télescopique, ainsi qu'un fichier répertoriant noms, domiciles et immatriculations de militants antifascistes. Ainsi, le collectif « Némésis » se revendique comme féministe, mais fonctionne en réalité comme un piège pour « casser du gaucho », comme un auxiliaire dans une violence politique organisée. Pour mémoire : en novembre 2021, lors de la manifestation #NousToutes, Némésis était accompagné d'un service d'ordre cagoulé, armé de barres de fer, qui a attaqué des manifestantes. En juin 2024, le même dispositif est déployé lors du meeting Libertés à Paris. Le 8 mars 2025, StreetPress a identifié au sein du service d'ordre de Némésis un militant néonazi condamné pour l'attaque raciste du lycée Victor Hugo en 2023, où des mineurs de 13 à 16 ans avaient été agressés par la Division Martel. Les maires de Besançon (Anne Vignot) et de Lille (Martine Aubry) ont déposé plainte pour incitation à la haine raciale après des actions du collectif en 2023 et 2024. SOS Racisme a saisi le procureur de Paris pour des affiches Rapefugees not welcome . Le cyberharcèlement organisé par Némésis contre des militantes féministes, des élues de gauche et des journalistes est documenté par L'Humanité et inclut des menaces de viol et des appels au meurtre. La maire de Besançon a dû déposer une seconde plainte spécifiquement pour ces faits. L'article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure permet la dissolution de groupements provoquant à des manifestations armées, présentant le caractère de milices privées, ou tendant à provoquer la haine ou la violence envers un groupe de personnes en raison de leur origine. Les éléments ici exposés établissent que Némésis réunit l'ensemble de ces critères. L'État de droit ne peut rester inerte devant une organisation qui transforme des jeunes femmes en appâts pour des escouades de nervis et qui instrumentalise la cause féministe pour couvrir des opérations de milice. Il lui demande en conséquence s'il entend engager sans délai la procédure de dissolution du collectif Némésis.

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Octobre 2025 (1)
  • 7 octobre 2025 — François Ruffin

    👮Sécurité

    Situation critique des sapeurs-pompiers volontaires

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. François Ruffin alerte M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur l'absence de reconnaissance de l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires. « Ils annoncent de belles nouvelles et puis, rien ». Voilà ce que confiait à M. le député, cette semaine, Jean-François, sapeur-pompier volontaire depuis 27 ans dans la même caserne. 80 % des pompiers en France sont des pompiers volontaires. Pour reconnaître cet engagement, cet héroïsme du quotidien, une loi a été votée en avril 2023 pour offrir trois trimestres de retraite en plus après dix ans d'engagement, puis un trimestre tous les cinq ans. Une belle avancée sur le papier. Mais, depuis, plus rien. Voilà deux ans qu'ils attendent le décret d'application. Les années passent, les pompiers partent à la retraite et pour eux, rien ne change. « Moi j'ai fait 27 ans de volontariat, donc j'ai fait le calcul : ça ferait 6 trimestres de plus pour ma retraite, donc je gagnerais 18 mois en tout. Mais je suis en train de faire mon dossier retraite et on n'a toujours pas de nouvelles » Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que depuis quelques mois, ils entendent qu'ils vont devoir rembourser la dette publique puisque, pour faire des économies, leur prestation de fidélisation et de reconnaissance (PFR), indemnité versée après quinze ans d'engagement à partir de 55 ans pourrait être rabotée. « Les trimestres pour la retraite et la PFR étaient les deux seuls points pour la reconnaissance de notre engagement ». Désormais, les deux semblent sur la sellette. Aussi, il lui demande s'il souhaite encore des sapeurs-pompiers volontaires en France. Le cas échéant, il lui demande quand sera publié le décret d'application de la réforme des retraites votée en 2023 et s'il peut garantir la pérennité et la revalorisation de la PFR dans le prochain budget.

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