Questions

Gérault Verny
Union des droites pour la République — Circonscription 1314
Gérault Verny
Questions posées
112.2/10
6 écrites, 5 au gouvernement
Plus élevé que 22% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
64% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Avril 2025 (1)
10 avril 2025 — Gérault Verny
💶FiscalitéDépense publique
Ministère auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
DÉPENSE PUBLIQUE Mme la présidente . La parole est à M. Gérault Verny. M. Gérault Verny . Tout d'abord, permettez-moi de vous faire part de mon effarement car, comme de nombreux collègues, j'ai été bloqué pour accéder à l'hémicycle. Il me semble que l'Assemblée nationale devrait être protégée de ce genre d'événements, qui ne correspondent pas à l'idée que je me fais de la démocratie. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Ma question s'adresse à M. le ministre de l'économie. Depuis hier, nous savons que vous savez. Nous savons que vous savez que l'augmentation des droits de douane décidée par l'administration Trump est un frein pour l'économie. Autrement dit, nous savons que vous savez que les impôts sont nuisibles à l'économie. Alors que vous êtes ministre depuis quatre mois, que la dette publique s'est alourdie de plus de 50 milliards d'euros au cours de cette période, que la croissance a été revue à la baisse deux fois, qu'avez-vous entrepris pour faire baisser les dépenses publiques, qui sont les plus élevées du monde, avec des taux supérieurs à ceux d'enfers d'extrême gauche comme la Corée du Nord ou le Venezuela ? Qu'avez-vous fait pour diminuer les prélèvements obligatoires, qui sont les plus élevés du monde ? Quand allez-vous cesser de céder au chantage de l'extrême gauche et assumer que le niveau des prélèvements obligatoires est spoliateur pour les travailleurs français ? (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre chargée des comptes publics. Mme Amélie de Montchalin, ministre chargée des comptes publics . Quand François Bayrou, Éric Lombard et moi sommes arrivés au gouvernement, nous avons pris l'engagement de ne pas augmenter les impôts pour les ménages des classes moyennes et populaires. La campagne de l'impôt sur le revenu commence demain, sans hausses d'impôts pour les classes moyennes et les classes populaires. Vous nous demandez ce qu'on a fait pour la dépense publique. M. Sébastien Chenu . Vous l'avez fait exploser ! Mme Amélie de Montchalin, ministre . Nous avons entrepris le plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'État depuis vingt-cinq ans. Ce matin encore, parce que la croissance diminue, parce que nous devons tenir les comptes, j'ai annoncé que nous allions réduire de nouveau de 5 milliards d'euros les dépenses publiques. Nous agissons. M. Alexandre Dufosset . C'est ça, la réponse ? M. Kévin Pfeffer . On n'est pas convaincus ! Mme la présidente . La parole est à M. Gérault Verny. M. Gérault Verny . Merci pour votre réponse très insatisfaisante ! Sachez qu'hier soir, Éric Ciotti, accompagné par Pierre Gattaz, Amir Reza-Tofighi, Olivier Babeau… M. Emmanuel Duplessy . Que des fachos ! M. Gérault Verny. …et tant d'autres, a présenté un plan de réforme de la fiscalité que nous tenons à votre disposition. Ce plan est très simple. Il prévoit une baisse des dépenses de 220 milliards d'euros, ce qui permet de faire disparaître le déficit et de rendre 150 milliards aux actifs français. Je me tiens à votre entière disposition pour vous détailler ce plan, qui nous permettrait juste d'être dans la moyenne européenne. Il faut garder en tête qu'à chaque fois qu'un euro d'argent public est gaspillé, c'est, selon l'expression, Nicolas qui paye. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre. Mme Amélie de Montchalin, ministre . Nous sommes ouverts à toutes les propositions. Si des Français ont des idées pour réduire efficacement la dépense publique, nous les examinerons. Toutefois, il faut avoir un discours de vérité. La dépense publique sert les Français, elle paye l'école, les hôpitaux, les policiers, les douaniers, etc. M. Olivier Falorni . Eh oui ! Mme Caroline Parmentier . Et l'AME ! Mme Amélie de Montchalin, ministre . Il n'existe donc pas de réduction magique de la dépense publique. Il y a des politiques publiques qu'il nous faut protéger, des Français qu'il nous faut unir et un déficit que nous devons réduire. Cela passe par de la méthode et des compromis, non par de la désinformation ou du populisme.
Octobre 2024 (1)
24 octobre 2024 — Gérault Verny
💶FiscalitéProjet de loi de finances
Ministère auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
PROJET DE LOI DE FINANCES Mme la présidente . La parole est à M. Gérault Verny. M. Gérault Verny . Monsieur le Premier ministre, en 1978, quand vous arrivez dans cet hémicycle, la dette publique représente 21 % du PIB, soit 80 milliards d'euros, la dépense publique 45 % du PIB et le déficit public 18 milliards. Aujourd'hui, la dette publique représente 113 % du PIB, soit 3 300 milliards, et le déficit public 174 milliards. Puisque les Français sont dotés d'un bon sens qui échappe à leurs dirigeants, ils sont 80 % à juger très urgent de réduire la dette. La réponse de la gauche est claire : les taxes ! M. Emmanuel Maurel. Allez ! M. Gérault Verny. Taxe sur l'eau touristique, taxe sur les animaux de compagnie, taxe sur les vélos : nous voici revenus dans Robin des Bois avec, dans le rôle du shérif de Nottingham, La France insoumise, qui s'endort le soir en rêvant de nouvelles taxes. (Applaudissements sur quelques bancs des groupe UDR et RN.) M. Sylvain Carrière. Et vous, vous rêvez d'austérité ! M. Gérault Verny . Suivant l'adage populaire, à tous les problèmes, il y a une solution. La gauche se l'approprie et ça devient : à tous les problèmes, il y a une taxation. Après tout, selon la doctrine Hollande, on sait que, recette comme dépense, je cite : « C'est gratuit, c'est l'État qui paie. » Quelle est la réponse du Gouvernement ? M. Nicolas Sansu . Augmenter les riches ! M. Gérault Verny . Augmenter encore et encore et encore les prélèvements obligatoires. Dans le pays le plus taxé de l'OCDE, votre gouvernement a décerné un « peut mieux faire » de 40 milliards d'euros aux Français. Puisque tout change mais que rien ne change, puisque vous ne présentez aucune réforme structurelle pour diminuer les charges de cet État hypertrophié qui sont devenues une maladie auto-immune, notre dette – toujours elle – sera encore plus lourde, plus insupportable dans un an : elle pèsera 66 milliards de plus. Comment pouvez-vous prétendre proposer un budget responsable et plus juste alors que chaque jour d'inaction rapproche le FMI de Paris ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre du budget et des comptes publics. M. Laurent Saint-Martin, ministre du budget et des comptes publics . Vous évoquez la hausse de l'endettement de notre pays, mais je crois qu'il serait honnête de rappeler pourquoi la dépense publique a augmenté ces dernières années. Mme Christine Arrighi. Parce que vous étiez aux responsabilités ! M. Laurent Saint-Martin, ministre . C'était d'abord pour protéger. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Cet État a été au rendez-vous face à la crise Covid ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe EPR.) Cet État a été au rendez-vous face à la crise énergétique, qui aurait pu faire flamber les factures de nos concitoyens et de nos entreprises ! (Exclamations sur de nombreux bancs des groupes LFI-NFP et GDR.) Cela n'a pas été le cas ; nos voisins, eux, ont connu une inflation bien supérieure. (Mêmes mouvements.) M. Hervé Berville . C'est la vérité ! M. Laurent Saint-Martin, ministre . Et nous avons maintenu une croissance et un taux d'emploi supérieurs à ceux observés en Europe. Cela étant dit, la réalité de la dépense publique exige que nous agissions aujourd'hui pour redresser nos comptes. Cela ne passe pas d'abord par la hausse des prélèvements obligatoires. M. Éric Ciotti . C'est pourtant ce que vous faites ! M. Laurent Saint-Martin, ministre . Je ne vous laisserai pas dire cela : c'est avant tout la baisse de la dépense publique qui sera à l'origine du redressement de nos comptes publics. Nous allons reprendre le débat budgétaire : vous aurez l'occasion de démontrer par votre vote, sans vous abstenir, que vous refusez le matraquage fiscal que j'évoquais tout à l'heure en réponse à notre collègue Berger. Nous observerons cela, vote par vote. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.) En attendant, je serai extrêmement heureux d'entendre vos propositions sur la baisse de la dépense publique (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur plusieurs bancs du groupe LR. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Nous verrons, en deuxième partie de ce projet de loi de finances, si vous êtes au rendez-vous lorsque, pour faire mieux avec moins, des choix courageux s'imposent ! (Mêmes mouvements.)