Fiche député·e

Questions

← Retour au classement
Jean Bodart

Jean Bodart

Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires — Circonscription 5913

Jean Bodart

Questions posées

20.6/10

0 écrite, 2 au gouvernement

Plus élevé que 6% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

100% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Juin 2026 (1)
  • 17 juin 2026 — Jean Bodart

    🗂️Divers

    Réindustrialisation

    Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique

    QAGRépondue

    Réponse

    RÉINDUSTRIALISATION Mme la présidente. La parole est à M. Jean Bodart. M. Jean Bodart. Le Dunkerquois a longtemps porté les stigmates de la désindustrialisation. Mais aujourd'hui, notre territoire est en pleine renaissance industrielle. Avec 20 000 emplois créés dans la décennie, il redevient un moteur économique. Monsieur le ministre de l'économie, il y a quelques jours, vous étiez présent pour la pose de la première pierre de l'usine Neomat. SoftBank vient d'annoncer un investissement de 45 milliards d'euros dans l'agglomération, pour un data center d'une puissance remarquable et une usine de modules électriques. Dunkerque s'impose comme un territoire leader de l'industrie décarbonée. Mais ce renouveau ne peut réussir que si l'État accompagne les territoires, main dans la main avec les élus locaux. Du Nord aux Ardennes, en passant par les vallées vosgiennes et les Pyrénées-Atlantiques, nombreux sont les territoires qui incarnent cette ambition de réindustrialisation et font face aux mêmes défis : le logement – il faudra construire pour loger durablement les nouveaux travailleurs, au-delà des besoins de la population locale ; la formation – les industries décarbonées appellent des compétences nouvelles ; l'environnement – il faut apporter à nos concitoyens toutes les garanties nécessaires et les convaincre que l'industrie a un avenir, à condition qu'elle soit décarbonée. Accueillir des industries suppose des investissements en matière d'aménagement, d'infrastructures, de transports et de services publics, entre autres. Les collectivités supportent ainsi une charge d'investissement considérable. À cet égard, la loi de finances pour 2026 n'a pas été à la hauteur des attentes des territoires industriels. Dans de nombreux territoires, nos collectivités mobilisent leur budget pour accueillir de nouvelles industries : il ne faudrait pas mettre en péril leurs finances et fragiliser leurs capacités d'investissement. Comment l'État entend-il mieux accompagner financièrement nos territoires, pour que la croissance industrielle ne se fasse pas au détriment de leur équilibre budgétaire ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. M. Roland Lescure, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Votre question concerne un territoire que vous connaissez bien, puisque vous en êtes le député après avoir été le maire de cette belle ville de Dunkerque, qui connaît un véritable renouveau industriel. Au début des années 2000, le Dunkerquois a perdu 10 000 emplois industriels et au moins autant d'emplois induits. Vous l'avez rappelé : les dix années qui viennent pourraient voir la création de 20 000 emplois industriels et de deux à trois fois plus d'emplois induits. Cette renaissance industrielle repose à la fois sur les industries de demain – les batteries ou les cathodes –, mais aussi sur celles d'hier, qui se réinventent, avec ArcelorMittal ou encore Aluminium Dunkerque, la plus grande aluminerie d'Europe, dont l'évolution de l'actionnariat se traduira par une entrée de la Banque publique d'investissement à son capital. Ce renouveau ne doit rien au hasard. Il résulte de l'engagement des élus locaux, notamment du maire actuel de Dunkerque et du maire précédent, des députés, mais aussi de la région et de l'État. (Mmes Olivia Grégoire et Agnès Pannier-Runacher applaudissent.) Tous les dossiers que vous mentionnez – sans exception – ont été accompagnés d'une manière ou d'une autre par l'État : France 2030, Banque publique d'investissement, aides à la décarbonation, certificats d'économie d'énergie. Nous n'avons pas manqué le rendez-vous de la réindustrialisation du Nord et du Dunkerquois. Chacun le sait, les budgets sont difficiles à boucler. Le budget pour 2026 s'est ainsi traduit par une contribution des communes et des intercommunalités à l'effort de redressement des finances publiques. Ce budget est désormais déployé. Si certaines communes ont été plus affectées que d'autres, le prélèvement représente en moyenne 0,5 % des recettes des communes et 1 % de celles des intercommunalités. L'effort demandé nous a semblé raisonnable. Pour 2027, l'enjeu sera de définir les modalités permettant à tous de contribuer à la poursuite du redressement des finances publiques, tout en assurant l'équité de traitement entre les communes et en préservant le développement industriel. Ce sera le cœur de nos prochains débats. (Mme Olivia Grégoire applaudit.)

    🔗 Voir la source
Avril 2026 (1)
  • 30 avril 2026 — Jean Bodart

    🏠Logement

    Projet de loi sur le logement

    Ministère de la ville et du logement

    QAGRépondue

    Réponse

    PROJET DE LOI SUR LE LOGEMENT Mme la présidente. La parole est à M. Jean Bodart, que je salue en votre nom pour son arrivée dans notre hémicycle. Il est devenu député de la 13e circonscription du Nord en remplacement de M. Julien Gokel. Bienvenue à vous, mon cher collègue. (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT ainsi que sur quelques bancs des groupes SOC et Dem. – Mme Nathalie Colin-Oesterlé applaudit également.) M. Jean Bodart. L'Anru, créée en 2004 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la ville, est chargée depuis plus de vingt ans de restructurer les quartiers prioritaires de la politique de la ville, dans un objectif de mixité sociale et de développement durable. La semaine dernière, à Marseille, le premier ministre a annoncé le lancement de la troisième génération du programme de rénovation urbaine, Anru 3. Tourné vers la décennie 2030-2040, il permettra de répondre à de nombreux enjeux auxquels les territoires les plus défavorisés sont confrontés. Monsieur le ministre de la ville et du logement, comme vous avez pu le constater vendredi dernier à Dunkerque et à Saint-Pol-sur-Mer, nous plaçons de grands espoirs dans ce programme. Vous nous en avez hier expliqué les grandes lignes ; elles tiennent compte – et c'est heureux – des enjeux de transition énergétique, de sécurité et de santé publique. Le développement du bassin industriel et portuaire du Dunkerquois laisse entrevoir la création de plus de 20 000 emplois. Cette perspective m'amène à vous interroger sur l'éventuelle possibilité, dans l'intérêt des territoires, de flécher les programmes en fonction de ces évolutions. Leur réalisation dans le cadre d'opérations d'intérêt local permettrait en effet non seulement de répondre aux attentes des collectivités, mais de le faire dans un délai plus court que ceux auxquels nous sommes malheureusement habitués. (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de la ville et du logement. M. Vincent Jeanbrun, ministre de la ville et du logement. Permettez-moi de vous féliciter pour votre entrée à l'Assemblée nationale. Vous l'avez rappelé, le gouvernement a franchi une nouvelle étape pour répondre à la crise du logement. Vendredi dernier, à Dunkerque, nous avons eu l'occasion d'échanger sur cet enjeu majeur, en visitant un quartier en pleine rénovation urbaine. Nous avons eu la preuve de l'utilité d'une telle opération et de l'Anru en général, s'il en était besoin : la vie des habitants que nous avons rencontrés s'en trouve changée. Il s'agissait du meilleur argumentaire possible pour défendre cette politique publique. M. Jean-Paul Lecoq. Surtout avec les transports publics gratuits à Dunkerque ! M. Vincent Jeanbrun, ministre. Au-delà de cela, nous devons être en mesure de répondre plus rapidement aux enjeux de la crise du logement. Vous l'avez dit, une puissante réindustrialisation rend votre territoire – Dunkerque et son bassin – extrêmement attractif, et il faut pouvoir offrir des logements aux personnes qui viennent y travailler. Le projet de loi évoqué par le premier ministre contient des outils d'accélération, de simplification notamment, appelés « les Jeux olympiques du logement », ou « le Notre-Dame de la construction ». L'idée proposée par le gouvernement est simple : une même exigence en matière de qualité, de sécurité et d'accessibilité, doublée d'une accélération des procédures administratives. J'espère que nous aurons l'occasion d'en débattre prochainement, afin de donner un coup d'accélérateur à la production de logements dans notre pays. Nous voulons également rénover massivement des logements qui, sans cela, sortiraient du parc locatif, afin d'apporter des réponses à des territoires comme le vôtre et à l'ensemble du territoire national. Il s'agit de faire en sorte de loger mieux et plus décemment nos concitoyens. Je suis impatient d'échanger sur ce sujet avec vous, qui connaissez bien Patrice Vergriete, président de l'Anru et l'un de mes prédécesseurs – que vous saluerez pour moi. Nous avons beaucoup à réaliser ensemble. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LIOT. – Mme Justine Gruet applaudit également.) Mme la présidente. La parole est à M. Jean Bodart. M. Jean Bodart. Je vous remercie pour votre réponse. (Sourires.)

    🔗 Voir la source