Fiche député·e

Questions

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Jean-Luc Bourgeaux

Jean-Luc Bourgeaux

Droite Républicaine — Circonscription 3507

Jean-Luc Bourgeaux

Questions posées

447.2/10

44 écrites, 0 au gouvernement

Plus élevé que 72% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

57% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Juin 2026 (1)
  • 2 juin 2026 — Jean-Luc Bourgeaux

    💻Numérique

    Sécurité numérique : défense contre les cyberattaques

    Ministère délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'intelligence artificielle et du numérique

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Jean-Luc Bourgeaux attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, sur le nombre exponentiel d'actes de cybercriminalité commis en France, notamment ces deux dernières années en considérant les cyberattaques majeures perpétrées à l'encontre des serveurs d'institutions administratives et bancaires, de services gouvernementaux, laissant ainsi fuir et circuler des millions de données personnelles et confidentielles d'administrés. En France, ce sont près de 11,7 millions de comptes qui seraient concernés par la fuite de données après que l'agence nationale des titres sécurisés a fait l'objet d'une attaque le 15 avril 2026. La direction générale des finances publiques annonçait une violation de données bancaires de 1,2 million de contribuables, post cyberattaque du Fichier central des comptes bancaires entre le 28 janvier et le 13 février 2026. À ces délits cyber viennent s'ajouter les piratages quotidiens de serveurs des services publics en territoires français, d'associations nationales reconnues d'utilité publique, de centaines de PME au quotidien. L'intelligence artificielle générative permet désormais aux attaquants les moins compétents de duper l'utilisateur et de contourner les contrôles. La conséquence de ces vols de données engendre une multiplication d'escroqueries à l'hameçonnage dont les leurres sont de plus en plus crédibles pour les particuliers, même avertis. En ce début d'année 2026, la France a été annoncée comme le deuxième pays au monde concerné par les fuites de données. D'après une étude réalisée par l'ANSSI, le coût moyen d'une cyberattaque s'élève à 466 000 euros pour les TPE et les PME, 13 millions d'euros pour les ETI et 135 millions d'euros pour les grandes entreprises. 90 % des Français font l'objet de vol de données personnelles. Les conséquences pour certains sont aggravées avec des vols commis sur comptes bancaires de dizaines de milliers d'euros. Force est de constater que l'ère du tout numérique et de la dématérialisation a fragilisé les administrations alors qu'elle était annoncée comme l'outil miracle et peu consommateur de temps. En réalité, elle impose aux victimes une absence de considération humaine et d'accompagnement ; de devoir gérer les conséquences des failles sécuritaires des administrations publiques et bancaires et de faire face à la complexité de procédures pour dénoncer une usurpation d'identité. Le vol des données personnelles, bancaires et identitaires de millions de personnes soulève plusieurs questions majeures. Parmi elles, de savoir si la France est suffisamment dotée en matière de moyens, de ressources et de compétences pour faire face à la multiplication des vols de données, de piratages et d'hameçonnages informatiques. En conséquence, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend engager pour garantir une pleine sécurité numérique des informations confidentielles des administrés ou clients des entreprises françaises telles qu'exigées lors des procédures administratives dématérialisées des services de l'État ; et connaître les dispositions qu'il entend prendre pour lutter avec efficience contre cette constante volonté, souvent extérieure, de déstabiliser les services publics et les institutions françaises et a fortiori les citoyennes et les citoyens, piliers de la démocratie.

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Juin 2025 (1)
  • 3 juin 2025 — Jean-Luc Bourgeaux

    💻Numérique

    Fin ADSL - difficultés des usagers

    Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Jean-Luc Bourgeaux attire l'attention de M. le ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés qui affectent les usagers du service public de communication électronique. Malgré des paiements à jour et un abonnement toujours actif, nombreux sont les citoyens à subir les désagréments d'une connexion internet ADSL instable voire régulièrement inexistante. Il s'avère que la technologie ADSL touchera à sa fin en 2030 et qu'il n'y a donc plus de nécessité d'entretenir ce réseau. Mais certains opérateurs continuent de faire souscrire des contrats, alors même qu'ils ne sont pas en capacité de les honorer, notamment en l'installant dans certains quartiers, profitant de l'ignorance des clients sur le sujet. En plus de la fracture numérique encore présente, vient s'ajouter une fracture territoriale, car parmi ces millions de Français toujours abonnés à l'ADSL et ne disposant pas de connexion à internet en très haut débit, se trouve une part importante de citoyens ruraux, creusant ainsi toujours plus la machine à produire des inégalités entre les villes et les campagnes. C'est pourquoi il souhaiterait savoir ce qu'entend faire le Gouvernement en la matière pour obliger les opérateurs à prévenir les clients de la fin programmée de l'ADSL et quelles solutions il propose pour que tous les Français, quel que soit leur territoire, puissent bénéficier d'une connexion stable.

    Réponse

    Bien que les communications électroniques ne soient plus un service public, le Gouvernement est tout particulièrement attentif à ce que l'ensemble des Français ait accès à des réseaux de télécommunications de qualité, fiables et performants, condition essentielle pour les usages du quotidien. S'agissant du plan de fermeture du réseau cuivre entreprise par l'opérateur privé Orange, le Gouvernement est vigilant à ce qu'elle se traduise par une amélioration de la connectivité des Français. Cette fermeture se déroule par lots de communes de plus en plus importants qui s'échelonnent entre 2024 et 2030. Une commune ne peut être intégrée à un lot de fermeture que si elle respecte les critères de fermeture imposés par l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), le premier étant la disponibilité d'une solution de fibre optique alternative. Si les critères de fermeture ne sont pas respectés à l'approche de la date d'extinction annoncée, la fermeture de la commune est reportée. Les différentes fermetures techniques, qui marquent l'arrêt complet des services pour chacun des lots, s'étaleront donc jusqu'à 2030, date à laquelle tous les usagers devront avoir migré vers la fibre optique ou une solution alternative. Depuis la fermeture commerciale du 31 janvier 2026, 70 % des communes du territoire, soit la moitié des logements et locaux professionnels, ne peuvent plus souscrire à de nouveau abonnements sur le réseau cuivre, du fait de la présence suffisante de la fibre optique pour répondre aux besoins des usagers. Les autres communes n'ayant pu satisfaire à ce critère ont vu leur fermeture commerciale reportée à janvier 2027. Les opérateurs sont responsables de la communication auprès de leurs clients afin d'organiser leur migration du réseau cuivre vers la fibre optique. Des moyens sont mis en œuvre afin de faire migrer les clients avant la date de fermeture dans leur commune et certains opérateurs ont financé une campagne de communication nationale soutenue par l'État en septembre 2025. En parallèle, l'État met à disposition des ressources sur son site www.treshautdebit.gouv.fr afin d'informer les usagers sur le plan de fermeture du cuivre et de connaître la date de fermeture dans leur commune. Ces ressources sont également relayées par un réseau de partenaires nationaux et locaux vers les particuliers, les entreprises, les élus locaux et les administrations. S'agissant enfin de la qualité de service du réseau cuivre, dans la perspective de la transition vers la fibre optique jusqu'à l'abonné (FttH), l'entretien du réseau est un enjeu important pour que les usagers puissent continuer de bénéficier d'un service d'accès à l'internet fixe de qualité. L'Arcep, dans le cadre de ses analyses de marché, a adopté des décisions qui imposent des obligations spécifiques à Orange en matière de qualité de service sur les marchés de gros grand public (décision n° 2020-1447 et n° 2023-2803) et entreprise (décision n° 2023-2803), grâce à la définition d'une série d'indicateurs de qualité de service et de seuils associés lui permettant une appréciation globale de la qualité de service sur le réseau de cuivre. Enfin, l'Arcep a la possibilité d'engager des actions en cas de manquement d'Orange à ces obligations.

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