Questions

Julien Odoul
Rassemblement National — Circonscription 8903
Julien Odoul
Questions posées
909.4/10
87 écrites, 3 au gouvernement
Plus élevé que 94% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
66% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juin 2026 (1)
2 juin 2026 — Julien Odoul
🌍InternationalMaintien à la vice-présidence de la FIDH d'un soutien revendiqué du Hezbollah
Ministère de l'intérieur
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
M. Julien Odoul attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'inadmissible présence sur le territoire français et au sein d'une organisation internationale basée à Paris d'un ancien président de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), élu en octobre 2025 vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). Sous couvert d'une fonction prestigieuse de défense des droits humains, il a multiplié, pendant des années, les déclarations de soutien à l'organisation terroriste Hezbollah, qualifiée par ses soins de mouvement de « résistance » qu'il « soutient et soutiendra toujours ». Il a posé la main sur une banderole à la mémoire de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah éliminé en septembre 2024, lors d'une cérémonie publique. Il a revendiqué sa connaissance personnelle de ce dernier et aurait déclaré avoir rendu des « services » à de hauts cadres du Hezbollah. Il a également pris publiquement la défense du Corps des gardiens de la révolution islamique, bras armé du régime des mollahs , organisation dont l'inscription sur la liste européenne des organisations terroristes est réclamée de longue date par la France elle-même. À ces alignements idéologiques s'ajoutent des publications glorifiant les attaques terroristes du 7 octobre 2023, qui ont fait 1 200 morts en Israël, ainsi que des propos antisémites visant des touristes juifs à Marrakech. Au Maroc, il fait par ailleurs l'objet de poursuites pour la diffusion de contenus numériques susceptibles d'inciter à la commission de crimes, d'actes à caractère antisémite et d'actes terroristes. Confronté à la révélation publique de ces éléments par un article du Point , l'intéressé n'a pas répondu sur le fond, mais s'est empressé de supprimer ses comptes sur les réseaux sociaux, comportement qui en dit long sur sa propre conscience de la gravité de ses prises de position. La FIDH, citée par le même article, a reconnu l'existence de publications « évidemment contraires » à ses valeurs, mais n'a tiré aucune conséquence statutaire de cet aveu, choisissant de maintenir à la deuxième fonction de l'organisation un homme dont les positions publiques constituent l'exact opposé des principes qu'elle prétend défendre. Il y a là une atteinte directe aux intérêts fondamentaux de la France. Le pays accueille, héberge et reconnaît une organisation internationale dont la deuxième tête, installée à Paris, défend publiquement des organisations terroristes ciblant l'Occident et l'État d'Israël. L'apologie du terrorisme, réprimée par l'article 421-2-5 du code pénal, ne peut tolérer aucune exception ni aucune immunité, fût-elle dissimulée derrière le label des droits humains. Que la France laisse prospérer une telle situation sur son sol et au sein d'une organisation pour partie financée par des fonds publics français et européens est inacceptable. Il lui demande combien de temps encore le Gouvernement tolérera qu'un partisan revendiqué du Hezbollah, organisation terroriste responsable de la mort de soldats et de civils français, occupe la vice-présidence d'une organisation hébergée par la République et bénéficiant de fonds publics et à quelle échéance il entend prononcer son interdiction du territoire national et suspendre tout financement à la FIDH tant que cette situation perdurera.
Juillet 2025 (1)
22 juillet 2025 — Julien Odoul
🌍InternationalOctroi automatique de l'asile aux Gazaouis : la CNDA légitime le Hamas
Ministère de l'intérieur
ÉcriteRépondueLa question
M. Julien Odoul appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur les conséquences extrêmement préoccupantes de la décision rendue le 11 juillet 2025 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), accordant automatiquement le statut de réfugié à tout ressortissant de Gaza. Dans cette décision, la CNDA affirme que les opérations militaires israéliennes à Gaza constitueraient, en elles-mêmes, des actes de persécution indistincts contre l'ensemble de la population civile. Ce raisonnement opère un renversement moral inadmissible : il assimile la défense légitime du seul État démocratique du Moyen-Orient, Israël, confronté aux attaques du Hamas, du Hezbollah et de l'Iran, à une politique de persécution de masse. Cette lecture idéologique du droit d'asile revient à légitimer les positions du Hamas, organisation terroriste islamiste, tout en criminalisant l'action d'un État victime du terroriste islamiste. La CNDA va ainsi à rebours des positions de l'OFPRA, qui avait dans plusieurs cas refusé les demandes concernées et fragilise l'autorité des institutions de l'État dans le contrôle de l'immigration et la protection du territoire. En neutralisant toute évaluation individuelle, cette décision crée un précédent extrêmement dangereux, susceptible de provoquer un afflux massif de demandes incontrôlées, dans un contexte de menace terroriste élevée. Le précédent danois doit servir d'avertissement : en 1992, le Danemark avait accueilli 321 réfugiés palestiniens. En 2019, 64 % d'entre eux avaient été condamnés pour au moins un crime. Ce chiffre, émanant du ministère danois de l'immigration, illustre le risque majeur que fait peser une politique aveugle d'ouverture, sans tri, ni contrôle rigoureux. M. le député demande donc à M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur s'il compte contester cette décision devant le Conseil d'État, en limiter les effets et réaffirmer la primauté de l'OFPRA et de l'État dans la maîtrise du droit d'asile. Il lui demande quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour empêcher que cette jurisprudence ne devienne un point d'entrée incontrôlable pour des individus potentiellement radicalisés, au détriment de la sécurité des Français.
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Dans sa décision du 11 juillet 2025 (n° 24035619), la grande formation de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a reconnu la qualité de réfugié à une femme palestinienne de Gaza et à son fils mineur qui avaient été protégés par l'Ofpra en juillet 2024 au titre de la protection subsidiaire. La Cour a tout d'abord constaté que les requérants ne bénéficiaient pas de la protection de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Elle a ensuite examiné la situation dans la bande de Gaza après la fin du cessez-le-feu de mars 2025, en s'appuyant sur des sources vérifiées et publiques. Après avoir constaté que les forces israéliennes contrôlaient une partie substantielle du territoire de la bande de Gaza, la Cour a considéré que les méthodes de guerre utilisées conduisaient « à un nombre important de victimes et de blessés civils dont une majorité de femmes et d'enfants, une destruction à grande échelle d'infrastructures essentielles à la population civile, comme des points d'approvisionnement et de distribution d'eau et d'électricité, d'hôpitaux ou des écoles et des déplacements forcés de population ». De même, « les entraves et blocages à l'acheminement de l'aide humanitaire » ont créé, « un niveau de crise d'insécurité alimentaire pour l'ensemble de cette population et une situation de famine pour 22 % d'entre elle ». Selon la décision de la CNDA, « ces méthodes de guerre, qui ont pour effet d'affecter directement et indistinctement l'ensemble de la population civile de Gaza depuis la rupture de l'accord de cessez-le-feu du 19 janvier 2025, sont suffisamment graves du fait de leur nature et de leur caractère répété pour constituer une violation grave des droits fondamentaux de l'homme » et des persécutions en raison de la nationalité au sens de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés du 28 juillet 1951. En tout état de cause, cette jurisprudence ne remet pas en cause l'examen au cas par cas des demandes d'asile des Palestiniens ayant leur résidence habituelle à Gaza, lequel porte notamment sur la vérification de la protection, ou non, par l'UNRWA, l'établissement du profil et du parcours du demandeur, ainsi que, le cas échéant, sur l'examen de l'application des clauses d'exclusion et d'ordre public prévues par la Convention de Genève et le CESEDA, conduisant à ce que les demandeurs d'asile identifiés comme en relevant se voient refuser la protection internationale.
Juin 2025 (1)
24 juin 2025 — Julien Odoul
🌍InternationalSalon du Bourget : à bas le voile noir contre la défense israélienne !
Ministère des armées
ÉcriteRépondueLa question
M. Julien Odoul attire l'attention de M. le ministre des armées sur le traitement scandaleux réservé à l'État d'Israël lors du Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget 2025. À la veille de l'ouverture de ce salon majeur pour l'industrie de défense mondiale, les entreprises israéliennes ont été littéralement dissimulées derrière des barricades noires, rendant leur présence invisible au public. Selon les organisateurs, cette mise à l'écart répond à des directives du Gouvernement. Cette décision s'inscrit dans la continuité des tentatives de boycott observées à Eurosatory en mai 2024, puis à Euronaval en novembre 2024. Elle choque à plus d'un titre. Choquante, car elle intervient au moment où le peuple israélien subit les bombardements meurtriers de la dictature islamiste iranienne, pendant que le Hamas et le Hezbollah menacent ses frontières. Incompréhensible, car M. Emmanuel Macron a lui-même reconnu il y a quelques jours le droit d'Israël à se défendre et salué les frappes de Tsahal contre les installations nucléaires iraniennes. M. le ministre des affaires étrangères déclarait même que la France était « prête à contribuer à la protection d'Israël ». Pourtant, c'est bien l'État qui choisit d'exclure de la vitrine internationale les armes défensives conçues pour protéger Israël. Pendant ce temps, le Qatar, pourtant notoirement lié au financement du Hamas, expose librement ses stands. La Turquie d'Erdogan, qui alimente les offensives de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie, est également reçue sans entrave. Enfin, le F-35 américain est mis à l'honneur, alors même que son seul usage opérationnel à ce jour a été effectué par Israël contre l'Iran et le Hezbollah. Ce double standard est inadmissible. Le Salon du Bourget devient le symbole d'un renversement moral : une démocratie est humiliée, tandis que les parrains du terrorisme islamiste sont déroulés sur tapis rouge. On ne combat pas le terrorisme en flagellant ses alliés les plus constants. Ce traitement d'exception est une faute politique et stratégique. M. le député demande donc à M. le ministre quelles consignes ont été données pour imposer cette relégation inédite. Il souhaite savoir pourquoi Israël est dissimulé, pendant que le Qatar ou la Turquie paradent. Et il lui demande enfin si la France a renoncé à soutenir ses partenaires démocratiques dans la lutte contre l'islamisme, ou si elle compte corriger ce traitement humiliant qui fait honte à la diplomatie française.
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La politique de la France à l'égard d'Israël reste constante. Elle repose sur son soutien à la défense d'Israël, qui doit s'exercer dans le respect du droit international humanitaire, ainsi que sur son appel à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, qui doit permettre la libération de tous les otages, la fin de la guerre à Gaza et l'acheminement massif d'aide humanitaire aux populations gazaouies. La France a considéré que la promotion d'armes utilisées par Israël de manière offensive à Gaza, en Cisjordanie et au Liban lors du salon international de l'aéronautique et de l'espace au Bourget était incompatible avec cette politique. Par conséquent, la France a établi un cadre clair, dont les autorités israéliennes ont été informées à l'avance. Ce cadre a permis aux exposants israéliens à participer au salon, sous réserve d'exposer uniquement des équipements défensifs, à l'exclusion de ceux susceptibles d'être utilisés de manière offensive à Gaza, en Cisjordanie et au Liban. Les stands des industriels israéliens qui n'étaient pas conformes à cette décision ont été fermés par les autorités françaises.
Avril 2025 (1)
22 avril 2025 — Julien Odoul
🌍InternationalIngérence algérienne sur le sol français : jusqu'où ira la complaisance
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
M. Julien Odoul alerte M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la gravité de l'enlèvement en France de l'opposant algérien Amir Boukhors, dit Amir DZ et sur l'impunité persistante de l'ingérence algérienne sur le sol français. Le 29 avril 2024, Amir Boukhors, réfugié politique protégé par la France, a été enlevé, séquestré plus de 24 heures dans un conteneur en Seine-et-Marne, puis relâché. Le parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration en bande organisée » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Fervent critique du régime Tebboune, auteur de révélations sur la corruption au sein de l'armée algérienne, Amir Boukhors est visé par neuf mandats d'arrêt et encourt la peine de mort. Il a obtenu l'asile politique en 2023. À l'issue d'une enquête, le 11 avril 2025, trois personnes ont été mises en examen, dont un agent du consulat d'Algérie à Créteil, détenteur d'un passeport de service, suspecté d'avoir participé à la surveillance de la victime. Le caractère organisé, ciblé et possiblement étatique de cette opération constitue une atteinte grave à la souveraineté française. Au-delà des faits eux-mêmes, cette affaire s'inscrit dans un climat diplomatique déjà profondément dégradé. Le 14 avril 2025, Alger a ordonné l'expulsion de douze agents de l'ambassade de France, leur imposant un départ sous 48 heures. Cette mesure brutale contraste avec la complaisance dont bénéficie l'Algérie en France. Il aura fallu attendre le lendemain, le 15 avril, pour que le ministre annonce, du bout des lèvres, l'expulsion de douze agents diplomatiques algériens et le rappel pour consultations de l'ambassadeur français à Alger, véritable aveu de faiblesse diplomatique. Ce geste, aussi tardif que timoré, traduit une réponse une fois encore en décalage total avec la gravité de l'agression subie. Signe supplémentaire de cette asymétrie persistante, la France accueille vingt consulats algériens contre seulement trois représentations françaises en Algérie. Ce déséquilibre s'est encore aggravé en 2022, lorsque deux nouveaux consulats ont été ouverts à Melun et Rouen, sans aucune contrepartie. L'Algérie profite ainsi d'un réseau consulaire exceptionnel, tout en refusant de coopérer sur les reconduites sous OQTF, paralysant la politique migratoire française. Ce contraste entre les propos apaisants du ministre et les actes hostiles d'Alger soulève de lourdes questions. En mars 2025, M. le ministre annonçait une « riposte graduée » face au blocage des expulsions. Pourtant, l'Algérie expulse douze diplomates français sans réaction immédiate. Il faut attendre le 15 avril 2025 pour que soient annoncées des mesures de réciprocité, largement insuffisantes au regard de la gravité des faits. Dans ce contexte, parler encore de « relation d'égal à égal » relève de l'aveuglement ou de la résignation. Il s'interroge sur le sens réel de ces propos face à des actes d'ingérence répétés, une hostilité ouverte et un mépris constant des règles de droit. Aussi, il lui demande s'il entend poursuivre une relation diplomatique fondée sur l'humiliation et l'impunité. Il l'interroge sur les mesures enfin à la hauteur qui seront prises pour faire respecter la France et restaurer sa souveraineté face à un État qui la défie ouvertement.
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L'attitude hostile et agressive des autorités algériennes est injustifiable et inacceptable. Nous avons eu l'occasion de le dire à maintes reprises. Cette attitude n'est pas à la hauteur des liens politiques et humains entre nos deux pays. Dans ce contexte, nous avons déjà pris des mesures fermes pour défendre nos intérêts, et nous sommes prêts à en prendre d'autres, au service de l'intérêt de la France et des Français, notre seule boussole, à bon escient et sans en faire la publicité, afin de garantir leur efficacité. Nous regrettons profondément les décisions des autorités algériennes d'expulser douze agents de notre ambassade à Alger puis, quelques semaines après, de demander le départ immédiat des agents français en poste pour des courtes missions de moins de 90 jours. Ces décisions sont contraires à l'esprit de l'appel entre nos deux chefs d'Etat le 31 mars dernier et à la visite du ministre de l'Europe et des affaires étrangères à Alger le 6 avril, qui avaient permis d'acter la reprise de la coopération dans tous les domaines. C'est pour cela que nous avons apporté à ces décisions incompréhensibles et disproportionnées des réponses immédiates et fermes, en prenant des mesures symétriques, dans une stricte réciprocité, et en rappelant notre ambassadeur pour consultations. Nous appelons aujourd'hui les autorités algériennes à faire preuve de responsabilité afin que nous puissions revenir à un dialogue franc et exigeant, dans l'intérêt de nos deux pays.
Mars 2025 (1)
4 mars 2025 — Julien Odoul
🌍InternationalNomination d'imams par l'Algérie en France
Ministère de l'intérieur
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
M. Julien Odoul alerte M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur sa scandaleuse complaisance face aux insultes de l'Algérie contre la France et sur son acceptation servile de l'envoi d'imams étrangers par ce même pays. Depuis des mois, le régime algérien multiplie les provocations à l'égard de la France, entre ingérences assumées, déclarations insultantes et mépris ouvertement affiché pour la souveraineté française. Ce régime, qui refuse d'assumer son histoire et qui instrumentalise la mémoire pour mieux alimenter la haine anti-française, continue pourtant de dicter ses conditions à la République. Pire, il se permet d'envoyer ses propres imams en France, avec la bénédiction du Gouvernement, pour répandre une vision du culte qui, dans bien des cas, nourrit le communautarisme et l'idéologie islamiste. Et que fait M. le ministre face à cette humiliation ? Il plie. Il accepte. Il se soumet. Alors même que M. le ministre sur les plateaux de télévision, affiche une fermeté de façade, il apparaît, en réalité, comme un parfait exécutant de la stratégie d'entrisme islamiste. Il habille de fermeté un renoncement honteux. Il prétend lutter contre l'influence étrangère, mais dans les faits, il déroule le tapis rouge aux émissaires d'un pays qui ne cesse de défier la France. Il prétend protéger la République, mais il accepte et assume l'ingérence de l'Algérie dans l'organisation du culte en France. Cette duplicité est indigne d'un ministre chargé de la sécurité et de la souveraineté nationale. M. le député exige donc de M. le ministre une réponse claire : pourquoi accepte-t-il que l'Algérie insulte la France tout en laissant ce pays envoyer ses imams sur le sol français ? Pourquoi cette soumission permanente, ce double discours, ce refus obstiné de défendre réellement la souveraineté de la France ? Enfin, il lui demande s'il compte mettre un terme à cette situation inacceptable.
Février 2025 (1)
25 février 2025 — Julien Odoul
🌍InternationalContribution de la France à l'UNRWA
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
M. Julien Odoul attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le financement par la France de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), alors que de graves soupçons pèsent sur l'infiltration de cette agence par le Hamas et son rôle potentiel dans le soutien indirect à des activités terroristes islamistes. En 2023, la France a consacré 60 millions d'euros à l'UNRWA, portant son soutien total depuis 2018 à plus de 250 millions d'euros. Toutefois, plusieurs enquêtes et rapports internationaux, notamment ceux de l'ONU et de l'organisation UN Watch, ont révélé que plusieurs employés de l'UNRWA auraient été directement impliqués dans l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas contre Israël. De plus, des établissements scolaires financés par l'UNRWA continueraient de diffuser du matériel pédagogique incitant à la haine et à la violence. Alors que plusieurs pays donateurs avaient suspendu leur contribution à l'UNRWA au début de l'année 2024, la France continue de financer cette organisation. Le 12 juillet 2024, la conseillère politique de la France auprès des Nations unies rappelait l'engagement financier français à hauteur de 38 millions d'euros en faveur de l'UNRWA. Le 28 janvier 2025, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies confirmait une nouvelle contribution de 20 millions d'euros pour l'UNRWA. Pourtant, l'otage Emily Damari, libérée le 19 janvier 2025, a affirmé avoir été détenue « dans des installations de l'UNRWA ». En outre, l'UNRWA elle-même a indiqué enquêter sur 19 de ses membres pour liens avec le Hamas. Au-delà de ces 19 salariés de l'UNRWA, il s'agirait en réalité d'environ 1 200 salariés directement impliqués dans les activités du Hamas. Au regard de ces informations, la France doit reconsidérer son positionnement. Cependant, le projet de loi de finances 2025 ne rassure pas et au contraire, entretien l'ambiguïté quant au financement par la France de l'UNRWA. Le programme 209 intitulé Solidarité à l'égard des pays en développement du projet de loi de finances 2025 prévoit d'une part que « les contributions volontaires aux Nations unies pilotées par la direction des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l'homme et de la francophonie du MEAE (NUOI), sur le programme 209, s'élèvent à 200 millions d'euros en AE et 218 millions d'euros en CP » et précise d'autre part que dans le cadre de l'aide humanitaire, la « contribution pour l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) vise à répondre aux besoins humanitaires urgents (santé, abris d'urgence) de la population civile de Gaza et des réfugiés palestiniens dans la région (Jordanie, Liban) ». Cependant, l'absence du montant exact alloué par la France à l'UNRWA constitue un flou qu'il est nécessaire de lever au regard des révélations sur le détournement des financements par le Hamas. Dans ces conditions, il lui demande de préciser, de manière détaillée et chiffrée, la ventilation des fonds alloués par la France à l'UNRWA ces cinq dernières années, en spécifiant les postes budgétaires concernés (éducation, santé, logistique, administration, etc.) et de lui faire savoir les mécanismes de contrôle que la France a mis en place pour s'assurer que ces fonds ne bénéficient pas, directement ou indirectement, au Hamas ou à toute autre organisation terroriste. En outre, il souhaiterait savoir si la France va suspendre son financement, en attendant les conclusions d'une enquête internationale indépendante sur l'ampleur des liens entre l'UNRWA et le Hamas, et lui demande de lui communiquer quels engagements concrets le Gouvernement a obtenus des Nations unies et du Commissaire général de l'UNRWA pour garantir une transparence totale et un strict respect des principes de neutralité imposés aux agences onusiennes.
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Les allégations selon lesquelles certains des employés de l'UNRWA ont participé aux attaques terroristes du 7 octobre contre Israël sont extrêmement graves. La France a condamné, dans les termes les plus forts, les attaques terroristes et les violences sexuelles commises par le Hamas et d'autres groupes terroristes le 7 octobre 2023. Elle a exigé que toute la lumière soit faite concernant ces accusations et que des mesures fortes soient prises et mises en œuvre sans délai. Il est essentiel que l'UNRWA veille au respect absolu du principe de neutralité. Plusieurs enquêtes et audits ont été réalisées à la demande du Secrétaire général des Nations unies. Premièrement, le rapport d'audit indépendant conduit par Catherine Colonna, remis au Secrétaire général des Nations unies le 20 avril et rendu public, confirme que l'UNRWA a mis en place des mécanismes et des procédures pour garantir le strict respect du principe de neutralité, notamment par le biais de sanctions disciplinaires. Il formule 50 recommandations dans 8 domaines d'action afin que soit pleinement respecté le principe de neutralité. La France demande que les recommandations de ce rapport soient pleinement mises en oeuvre, et y veille tout particulièrement. Deuxièmement, l'organe d'enquête le plus élevé des Nations unies, le Bureau des services de contrôle interne (BSCI), a mené une enquête sur les allégations reçues de responsables israéliens concernant l'implication présumée de 19 membres du personnel de l'UNRWA dans l'attaque terroriste du 7 octobre contre Israël. Dans dix cas, le bureau a estimé que les preuves étaient insuffisantes ou ces dernières n'ont pas été reçues par le bureau. Dans les 9 autres cas, le Commissaire général de l'UNRWA a mis immédiatement fin aux contrats des membres. Les allégations selon lesquelles des otages auraient été détenus dans des locaux de l'UNRWA sont elles aussi extrêmement préoccupantes. Certains des locaux que l'Office avait été forcé d'évacuer et sur lesquels il n'avait plus le contrôle ont pu être utilisés par des groupes armés palestiniens, dont le Hamas. L'Office a condamné une telle utilisation et demandé au BSCI de mener une enquête indépendante. La France suivra avec attention les résultats de cette enquête. L'UNRWA est un acteur incontournable dans la délivrance de l'aide humanitaire d'urgence à la population civile de Gaza, qui en est dépendante. C'est pourquoi la France continue, comme nombre d'autres partenaires y compris l'UE, de soutenir l'UNRWA financièrement. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères a ainsi annoncé, au mois de décembre, une contribution de 20 millions d'euros pour permettre à l'agence d'exercer ses missions essentielles dans le domaine de l'éducation, de la santé et de la délivrance d'aide alimentaire pour la population de Gaza. La poursuite de ce soutien financier s'accompagne d'exigences très élevées vis-à-vis de l'UNRWA en matière de transparence et de redevabilité sur ses actions. La France suit et continuera de suivre avec une extrême attention les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'ensemble des recommandations du rapport Colonna, en attachant une importance particulière aux mesures relatives à la systématisation des procédures pour vérifier la neutralité du personnel et des installations de l'UNRWA, au bannissement des discours de haine et antisémites des manuels scolaires et à la réforme des syndicats et de l'encadrement du personnel.
Novembre 2024 (1)
19 novembre 2024 — Julien Odoul
🌍InternationalSoutien aux otages détenus par le Hamas
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
M. Julien Odoul interroge M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur son dernier déplacement au Proche-Orient. En effet, M. le ministre s'est rendu en Israël, plus précisément à Jérusalem, le jeudi 7 novembre 2024. Pendant ses différents déplacements et rencontres avec les ministres et conseillers du gouvernement israélien, M. le ministre arborait sur sa veste le pin's jaune, en soutien aux otages toujours détenus par le Hamas depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023, dont deux compatriotes font partie. En arborant ce symbole, M. le ministre exprime publiquement l'engagement de la France, qui est de ne pas oublier les victimes de ces attaques ignobles et manifeste sa détermination à réclamer leur libération. Cependant, plus tard dans la journée, quand M. le ministre a rencontré le président de l'Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, à Ramallah, le pin's avait été retiré de sa veste. M. le député demande des explications quant à ce deux poids deux mesures. La France ne doit jamais cesser de demander la libération de tous les otages et ne doit pas céder, ni aux intimidations, ni au renoncement. En retirant ce pin's devant le président de l'Autorité palestinienne, M. le ministre envoie un terrible signal qui revient à courber l'échine face aux terroristes du Hamas et à faire marche arrière dans son soutien aux otages. Cet effacement symbolique rappelle les différents et tristes revirements et contre-pied du Président de la République qui, depuis un an, aura opéré un virage à 180 degrés. En effet, au lendemain du 7 octobre 2023, le chef de l'État déclarait vouloir constituer une coalition militaire internationale contre le Hamas. En octobre 2024, il qualifiait de « barbare » la riposte israélienne. Au regard de ces inconsistances et absences, il est essentiel que M. le ministre explique ce retrait symbolique de l'emblème des otages qui a pour conséquence de toucher à la crédibilité de la diplomatie française dans son engagement pour la libération immédiate de tous les otages et dans la lutte contre le terrorisme islamiste.
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Depuis le 7 octobre 2023, la France a appelé avec constance à la libération de tous les otages qui demeure une priorité absolue. Le Président de la République s'est rendu en Israël au lendemain des attaques terroristes du 7 octobre pour réitérer la solidarité totale de la France. Nous déployons tous nos efforts afin de permettre la libération des otages retenus par le Hamas. Le 7 octobre 2024, le Président de la République a reçu les familles d'otages françaises à l'Elysée. De la même manière, la France a pleinement soutenu les négociations pour parvenir à la libération de tous les otages, parmi lesquels se trouvaient deux Français, et instaurer un cessez-le-feu à Gaza. L'Autorité palestinienne est, par ailleurs, un interlocuteur privilégié dans la résolution du conflit, et notamment en ce qui concerne le « Jour d'après ». La France soutient le retour d'une Autorité palestinienne réformée à Gaza. Cette dernière ne doit pas être tenue pour responsable des attaques terroristes perpétrées par le Hamas, que la France condamne fermement.