Questions

Laurent Alexandre
La France insoumise - Nouveau Front Populaire — Circonscription 1202
Laurent Alexandre
Questions posées
142.8/10
10 écrites, 4 au gouvernement
Plus élevé que 28% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
71% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juin 2026 (1)
25 juin 2026 — Laurent Alexandre
🗂️DiversPropos racistes
Ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
PROPOS RACISTES Mme la présidente. La parole est à M. Laurent Alexandre. M. Laurent Alexandre. « Marine Le Pen au pouvoir, les Arabes à l'abattoir ! » « Netanyahou, allez ! allez ! » Dans la nuit du 4 au 5 juin, dans une discothèque de Rodez, des jeunes gens, adorateurs du RN, scandaient ces slogans appelant à des meurtres racistes. Je tiens à relayer les multiples témoignages d'Aveyronnais choqués et indignés par de telles paroles (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR), car ils chérissent et transmettent les valeurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité, comme je salue le courage de la personne qui n'a pas laissé passer ses propos constitutifs d'un délit de provocation à la haine raciste. M. Benjamin Lucas-Lundy. Exactement ! M. Laurent Alexandre. Elle a décidé de s'opposer à eux et de filmer la scène. Grâce à son acte responsable et à sa vidéo, le procureur de la République a été saisi et a immédiatement ouvert une enquête. Malheureusement, il ne s'agit pas d'un acte isolé. D'autres vidéos montrent des scènes similaires ailleurs dans le pays. Le silence du RN est assourdissant. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR.) Ses sympathisants traduisent sans filtre son programme de préférence nationale en voulant envoyer les Arabes, comme ils disent, à l'abattoir. Il est urgent que le gouvernement s'exprime sur le sujet. L'inacceptable ne peut pas devenir acceptable. Ces appels à des meurtres racistes de masse constituent une nouvelle étape dans la banalisation du discours de l'extrême droite. Le résultat de la complaisance médiatique et politique avec le RN est la diffusion d'un imaginaire de haine dans le pays. (Mêmes mouvements.) M. Benjamin Lucas-Lundy. Exactement ! M. Matthias Renault et M. Kévin Pfeffer. Et la Jeune Garde ? M. Laurent Alexandre. Cela se traduit par une explosion des violences à caractère raciste et antisémite. M. Benjamin Lucas-Lundy. Exactement ! M. Laurent Alexandre. Le gouvernement a-t-il bien pris la mesure du danger représenté par tous les racismes qui ébranlent notre République ? Quels moyens va-t-il engager pour ne laisser aucun délit de haine impuni ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont les députés se lèvent, ainsi que sur quelques bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.) Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Mme Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Je vous remercie pour cette question. La poser vous a obligé à prononcer des termes qui font honte à la République, pour laquelle le racisme est une tache. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS. – Mme Sophia Chikirou applaudit également.) Chacun, sur tous les bancs de l'hémicycle, devrait avoir le courage et la lucidité de le condamner car, en France, quand on est universaliste, on ne trie pas les haines, on ne les hiérarchise pas, mais on les combat toutes. C'est le sens du projet de loi qu'à la demande du premier ministre, je présenterai le 9 juillet. Tous les groupes politiques, dont le vôtre, étaient présents à la réunion préparatoire que j'ai organisée. C'est tant mieux. En effet, si, un an avant l'élection présidentielle, l'hémicycle – et, au-delà, l'ensemble du Parlement – est capable, dans un moment d'unité et de concorde nationales, de montrer aux Français, à tous les Français, que ses membres savent combattre le racisme et l'antisémitisme dans un même mouvement, nous compenserons un motif de honte qui s'est trop installé dans la République. Trop de Français doutent de leur place en France, chez eux, chez nous. Ils n'ont pas à le faire, car nous combattons les haines et le racisme, car nous serons au rendez-vous, avec – je l'espère – l'ensemble des forces politiques du pays. Mme Élise Leboucher. Vous n'avez rien à dire à l'extrême droite ? M. Benjamin Lucas-Lundy. Abrogez la loi immigration ! Mme la présidente. La parole est à M. Laurent Alexandre. M. Laurent Alexandre. Notre pays se meurt du racisme. Il est plus que temps de ne plus rien laisser passer ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, dont les députés se lèvent, SOC, EcoS et GDR.) Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre déléguée. Mme Aurore Bergé, ministre déléguée. Nous ne laissons rien passer et nous ne laisserons rien passer. D'ailleurs, après la révélation des propos que vous avez mentionnés, j'ai demandé que les faits soient signalés au procureur de la République. En effet, il est de notre responsabilité d'accompagner les victimes, toutes les victimes. Dans notre pays, face à la haine antisémite et raciste, 97 % des victimes n'osent pas porter plainte, parce qu'elles ont peur – peur des représailles ou peur que cela ne change rien. Dans ce combat, chacun doit prendre sa part. Je m'adresse particulièrement à vous (Mme la ministre déléguée se tourne vers les bancs du groupe RN, dont plusieurs députés protestent ), parce que vous devriez être les premiers à condamner (Nouvelles protestations) des propos dont les auteurs se réclament de votre candidate à l'élection présidentielle.
Décembre 2025 (1)
9 décembre 2025 — Laurent Alexandre
🗂️DiversEndiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole
Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
ÉcriteRépondueLa question
M. Laurent Alexandre alerte Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire au sujet de l'absence de décret d'application de la Loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole. De nombreux professionnels sont directement concernés par la prolifération du frelon asiatique dans le pays. Cette espèce invasive, arrivée en France il y a deux décennies, représente une menace réelle pour la biodiversité et en particulier les pollinisateurs indispensables à l'agriculture. Sans abeilles et sans pollinisateurs, c'est toute la chaîne alimentaire qui vacille. Or 30 à 35 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année et le frelon asiatique est responsable de 20 % de leur mortalité. Cela représente une perte de 12 millions d'euros par an pour la filière apicole. Au cours des dernières semaines, des dizaines de milliers de ruches ont été détruites par les frelons et les apiculteurs désespèrent. Le coût de destruction des nids de frelons demeure particulièrement élevé et constitue souvent un frein à l'action des autorités locales. La formation individuelle des intervenants habilités pour l'élimination des frelons asiatiques coûte environ 500 euros et les apiculteurs que M. le député a rencontrés estiment nécessaire de disposer d'au moins un agent formé par commune. Le financement par l'État des actions de destructions constituerait une réponse efficace à la prolifération de l'espèce. En plus de ce phénomène, les apiculteurs font face à plusieurs autres menaces pour leur activité. La prolifération du varroa destructor un acarien parasite de l'abeille, s'ajoute à celle du frelon, menaçant encore plus l'espèce. En outre, 40 % du miel consommé en France est importé, ne répondant souvent pas aux normes de qualité imposées aux producteurs français. Les apiculteurs ont besoin que ces importations soient encadrées, afin de garantir une concurrence équitable. Face à la prolifération du frelon asiatique, la loi du 14 mars 2025 a été votée à l'unanimité afin de remédier aux lacunes de l'action publique et le Gouvernement s'était engagé à publier un décret au plus tard à l'automne 2025. Cette mise en application devrait permettre d'organiser un plan de lutte national contre le frelon asiatique à pattes jaunes, décliné en plans départementaux. Or le décret d'application n'a toujours pas été publié au Journal officiel . M. le député estime urgente la mise en place du plan de lutte national contre le frelon asiatique et l'indemnisation des apiculteurs affectés par sa prolifération. Il lui demande donc les intentions du Gouvernement concernant la publication du décret et il rappelle à celui-ci les risques auxquels le pays s'expose en l'absence d'application.
🔗 Voir la sourceRéponse
La problématique du frelon asiatique à pattes jaunes constitue un enjeu majeur, tant pour la pérennité de la filière apicole que pour la préservation de la biodiversité et la sécurité publique. Les préoccupations exprimées par les apiculteurs dans les territoires sont pleinement prises en compte par le ministère de la Transition écologique. À cet égard, le décret n° 2025-1377 du 29 décembre 2025, précisant les modalités d'adoption du plan national et des plans départementaux de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, a été publié au Journal officiel du 30 décembre 2025. Cette publication permet de lever les incertitudes réglementaires précédemment constatées et d'établir un cadre juridique clair, harmonisé et opposable à l'ensemble des acteurs concernés. Ce décret constitue une étape déterminante pour la mise en œuvre opérationnelle de la loi, en encadrant les pratiques de lutte, en prévenant le recours à des dispositifs non sélectifs contraires aux objectifs poursuivis et en structurant l'action des collectivités territoriales, en lien avec les apiculteurs et les services de l'État. Le plan national de lutte, élaboré sur le fondement de ce décret, est en préparation. Dans ce cadre, des échanges sont prévus avec les représentants des apiculteurs ainsi qu'avec les instituts techniques spécialisés, afin de partager les constats, d'évaluer les dispositifs existants et d'identifier les moyens de lutte les plus efficaces à déployer. S'agissant des moyens financiers, la mobilisation de financements pérennes et dédiés à cette politique publique interviendra dans le cadre de l'adoption d'un budget effectif.
Octobre 2025 (1)
29 octobre 2025 — Laurent Alexandre
🗂️DiversService public de La Poste
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
SERVICE PUBLIC DE LA POSTE Mme la présidente . La parole est à M. Laurent Alexandre. M. Laurent Alexandre . Avec ce projet de budget, le gouvernement menace le niveau de vie des Français : 7,1 milliards d'économies sur leur santé, nouvelle baisse de crédits pour l'agriculture, baisse du pouvoir d'achat des retraités, 4 000 suppressions de postes de professeurs, une perte de 7,2 milliards pour les collectivités territoriales… Pour La Poste, la coupe est rude, puisqu'elle perd 110 millions d'euros par rapport à l'année dernière. Un député du groupe LFI-NFP . C'est une honte ! M. Laurent Alexandre . La Poste assure pourtant des missions de service public fondamentales telles que l'aménagement du territoire, le service universel postal, la distribution de la presse ou l'accessibilité bancaire. Le facteur, c'est une visite quotidienne, un sourire, un repère pour de nombreuses personnes isolées ; une agence postale, c'est de l'aide administrative, un contact humain à l'heure du tout-numérique. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Cette coupe budgétaire va accélérer la dégradation des conditions de travail des agents de La Poste, rendant intenables leurs plannings – du guichet le matin et des tournées surchargées l'après-midi. Ils ont pourtant un sens aigu du service public, qu'ils tiennent à bout de bras. (Mêmes mouvements.) Elle va aussi dégrader le service rendu, avec plus de retards dans la livraison du courrier et des colis, une perte de lien social, davantage d'agences ouvertes seulement à mi-temps et le journal du jour souvent reçu en soirée, au gré des tournées. Les reculs du service public se cumulent dans des territoires qui voient tout disparaître. Les citoyens des zones rurales comme l'Aveyron, des quartiers populaires ou des outre-mer ont pourtant droit à leur part de République ; ils ont droit aux services publics et à bien vivre au pays. (Mêmes mouvements.) Monsieur le ministre de l'économie, répondez-moi franchement : avec toutes ces coupes programmées, combien d'agences postales vont fermer et qui allez-vous laisser de côté ? (Nouveaux applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. M. Roland Lescure, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique . La Poste, comme tous les services publics et toutes les administrations publiques, va participer à l'effort collectif de réduction de nos déficits publics ; il y va de l'intérêt national, et nous en avons tous besoin. Un peu plus de 100 millions d'économies sont demandées à La Poste, que le gouvernement a ventilés sur ses quatre missions essentielles de service public mais que vous serez libres de redistribuer avec vos collègues parlementaires ; à vous de les convaincre, tant que chaque « plus » est équilibré par un « moins ». Il me semble, cela étant, que vous avez brossé de l'entreprise un portrait caricatural, à la limite du misérabilisme, qui ne correspond pas à la réalité de ce que vivent les postiers. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Pour ma part, je voudrais d'abord féliciter chaleureusement Philippe Wahl, qui a dirigé, pendant douze ans et de manière exceptionnelle, cette entreprise qu'il a transformée en profondeur. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.) La France est aujourd'hui l'un des rares pays dont les services postaux sont assurés par une entreprise publique. C'est grâce aux postiers, mais grâce aussi à une direction exemplaire, qui a su faire évoluer l'entreprise. Je félicite aussi Mme Marie-Ange Debon, qui a remplacé Philippe Wahl depuis une semaine ; vous l'avez auditionnée et avez validé sa candidature, avant sa nomination par le président de la République. L'une de ses premières missions sera de continuer à adapter La Poste aux enjeux essentiels d'aujourd'hui et de demain. Monsieur le député, il y a, dans l'Aveyron, une trentaine de maisons France Services, qui doivent trouver comment collaborer. Elles n'existaient pas il y a huit ans, et votre groupe n'a pas voulu voter leur création. Heureusement, elles ont pu voir le jour grâce à la majorité et assurent aujourd'hui une présence essentielle dans nos territoires. Enfin, ne tirez pas sur les postiers ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. René Pilato . Mais c'est tout le contraire ! M. Roland Lescure, ministre . J'entends bien les controverses au sujet des petits colis. Ce sont les postiers qui les livrent, et il faut continuer à les protéger. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem.) Mme la présidente . La parole est à M. Laurent Alexandre. M. Laurent Alexandre . Monsieur le ministre, vous êtes totalement hors sol ! Moi, je vous parle de la vraie vie ! Vous préférez décider loin du terrain mais, au moins, ne pourrissez pas la vie de ceux qui y vivent et qui y travaillent. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont plusieurs députés se lèvent.)
Mai 2025 (1)
8 mai 2025 — Laurent Alexandre
🗂️DiversArcelorMittal
Ministère auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
ARCELORMITTAL Mme la présidente . La parole est à M. Laurent Alexandre. M. Laurent Alexandre . Avec la Macronie, vous avez accepté la délocalisation des fonderies et des productions automobiles françaises, vous avez abandonné l’usine de chimie Vencorex après celles de la SAM et de GM&S. ArcelorMittal annonce 600 licenciements. Le groupe veut délocaliser aux États-Unis, au Brésil et en Inde. Si aucune mesure n’est prise, ce sont 15 000 emplois qui seront menacés, 60 000 avec les sous-traitants. Les délocalisations sont des catastrophes pour les territoires, mais aussi des drames humains. Elles menacent la souveraineté industrielle de notre pays et l’avenir de notre économie. Sans sidérurgie nationale et sans acier, la relocalisation d’industries est impossible dans les territoires. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous ne cessons de vous proposer une planification industrielle s'appuyant sur un protectionnisme solidaire, le conditionnement des aides publiques au maintien de l’emploi et à la relocalisation d’activités dans les bassins sinistrés (Mêmes mouvements) , l’interdiction des licenciements en cas de versements abusifs de dividendes et un prix de l’énergie stable pour nos entreprises. Votre dogmatisme est incapable de protéger notre industrie. Arrêtez de vous laisser rouler dans la farine par Mittal ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Dieynaba Diop applaudit également.) Il y va de l’intérêt supérieur de la nation. Au total, 850 millions d’euros d’aides publiques ont été attribués à Mittal pour décarboner le site de Dunkerque, mais rien n’a été entrepris. Pire, Mittal a enrichi de façon indécente ses actionnaires avec l’argent public : ils ont touché plus de 6 milliards de dividendes en trois ans. Nous vous demandons d’être intransigeants ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous avez imposé un budget injuste aux Français par 49.3, mais vous avez peur de contraindre Mittal. Cessez d’être forts contre le peuple, soyez forts pour le peuple ! Nationalisez ces usines pour sauver les emplois et les savoir-faire ! (Mêmes mouvements.) Monsieur le ministre, laisserez-vous Mittal délocaliser ses usines malgré tout l’argent public qu'il a reçu ? Vous engagez-vous à nationaliser en cas de fermetures de sites ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. - Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre chargé de l’industrie et de l’énergie. M. Marc Ferracci, ministre chargé de l'industrie et de l'énergie . Il y a deux manières d'aborder le sujet de l'industrie dans notre pays : on peut critiquer ou on peut agir. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous nous parlez de protection commerciale : nous avons agi au niveau européen pour défendre la filière sidérurgique en mettant sur la table des propositions reprises par la Commission européenne le 19 mars dernier dans le cadre d'un plan acier. Vous nous parlez des prix de l'électricité : nous accompagnons les négociations qui se déroulent actuellement entre EDF et les industriels électro-intensifs, dont Arcelor. (Mme Ségolène Amiot s'exclame.) L'objectif est de donner à nos industriels la capacité de lutter à armes égales sur les prix de l'électricité avant le 1er janvier 2026, et nous allons l'atteindre. Vous nous parlez de la filière sidérurgique et d'Arcelor : dans ce domaine aussi, nous agissons. Dès que j'ai été nommé ministre de l'industrie, j'ai alerté sur la situation de ce secteur. Un député du groupe LFI-NFP . Alerter, ça ne sert à rien ! M. Marc Ferracci, ministre . J'ai rencontré la semaine dernière les représentants de la direction Europe d'Arcelor pour comprendre les perspectives des différents sites concernés par les restructurations. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Au début de la semaine, j'ai rencontré le commissaire Séjourné pour lui indiquer les leviers du maintien de l'emploi industriel pour Arcelor et la filière sidérurgique. Mme Anne Stambach-Terrenoir . Concrètement, vous faites quoi ? M. Marc Ferracci, ministre . Ces leviers existent aux niveaux français et européen. Enfin, j'ai rencontré hier les élus et les représentants syndicaux pour leur présenter les actions que nous envisageons au niveau européen. Dire que nous n'agissons pas n'est donc pas vrai. Et dire que toutes les solutions ne valent rien en dehors d'une nationalisation, c'est ne pas entendre les élus du territoire et les représentants syndicaux. (« Ah ! » et sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP.) J'ai échangé avec eux hier et ils ne tiennent pas tous le même discours. Certains sont conscients que la seule et véritable solution pour garantir la pérennité de l'acier dans notre pays est d'investir et d'innover, en particulier dans la décarbonation. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Anaïs Belouassa-Cherifi . C'est n'importe quoi ! M. Marc Ferracci, ministre . Nous y sommes prêts, contrairement à vous ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe HOR. – Mme Danielle Brulebois applaudit également. – Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Aurélien Le Coq . Vous abandonnez les Français !