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Questions

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Mathilde Panot

Mathilde Panot

La France insoumise - Nouveau Front Populaire — Circonscription 9410

Mathilde Panot

Questions posées

356.3/10

26 écrites, 9 au gouvernement

Plus élevé que 63% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

77% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Janvier 2026 (1)
  • 7 janvier 2026 — Mathilde Panot

    🌍International

    Intervention militaire des États-upolinis au Venezuela

    Premier ministre

    QAGRépondue

    Réponse

    INTERVENTION MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS AU VENEZUELA Mme la présidente. La parole est à Mme Mathilde Panot. Mme Mathilde Panot. Les États-Unis sont une puissance impérialiste. Ils ne connaissent que leur intérêt. Cet intérêt est hostile au droit des peuples et à la France comme puissance de paix. Donald Trump vient d’agresser le Venezuela en toute illégalité. Il s’en est vanté, comme il s’est vanté des bombardements sur des civils et de l’enlèvement du président et de son épouse. Avec Poutine et Netanyahou, il détruit le droit international. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Il admet qu’il agit pour le pétrole vénézuélien. Pourtant, il y a toujours des agents du service après-vente du Pentagone pour faire la propagande à sa place. Certains voudraient faire croire que les États-Unis agissent pour la liberté et la démocratie. Trump, qui opprime les femmes, les LGBT, les musulmans et les réfugiés, est repeint en héros des droits humains par des atlantistes fanatisés. M. Julien Odoul. Et le Hamas, que fait-il ? Mme Mathilde Panot. Personne n’est dupe. L’enjeu n’est pas la nature du gouvernement vénézuélien. Les changements qui doivent intervenir appartiennent au peuple et à lui seul. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Elsa Faucillon applaudit également.) L’enjeu est d’affirmer que de telles agressions, au mépris de la Charte des Nations unies, sont inacceptables. La France doit parler d’une voix forte pour s’opposer à cet impérialisme forcené, aux côtés de la Colombie, du Brésil, du Mexique ou encore de l’Espagne. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Marine Le Pen. Et de Cuba ? Mme Mathilde Panot. Emmanuel Macron nous fait honte. Ni condamnation ni mention de l’agresseur : jusqu’où le Président abaissera-t-il la France ? Pourquoi s’est-il couché devant Donald Trump en refusant de défendre le droit international ? Pourquoi défendre l’Otan au service d’un État qui nous menace et nous rançonne ? Monsieur le premier ministre, accepter que le droit international soit à géométrie variable, c’est légitimer le règne de la violence généralisée (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) ; c’est cautionner l’invasion de l’Ukraine et le génocide du peuple palestinien ; c’est s’incliner devant l’annexion du Groenland, annoncée par Trump, et devant ses menaces au sujet de Cuba ou de la Colombie. La France ne sera jamais la vassale des États-Unis et de son dirigeant d’extrême droite. Monsieur le premier ministre, plutôt que la servilité devant un empire, quand allez-vous retrouver la voix d’une France non alignée, pour la paix et pour le droit international ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.) Mme la présidente. La parole est à M. le premier ministre. M. Sébastien Lecornu, premier ministre. Je crois avoir été clair sur l'agression et l'opération militaire menées par les États-Unis d'Amérique. Pardon de vous le dire, mais c'est la première question que vous me posez depuis que j'ai été nommé premier ministre : si je suis d'accord avec vous sur l'idée qu'il ne faut pas de double standard, je ne peux pas, du point de vue du droit international, partager la lecture que vous faites de la nature même du régime de Nicolás Maduro au Venezuela. (« Eh oui ! » sur plusieurs bancs des groupes EPR et DR. - Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Mathilde Panot. On a donc le droit d'enlever un président ? M. Sébastien Lecornu, premier ministre. La dernière opération électorale était viciée et les résultats n'ont même pas été promulgués. La police vénézuélienne pratique la torture et la détention sans raison. Il n'y a aucune séparation des pouvoirs. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR. - Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Julien Odoul. C'est leur modèle ! M. Sébastien Lecornu, premier ministre. On ne peut pas dire que la police de la République tue, que la France n'est pas une démocratie, et refuser d'admettre que le régime de Nicolás Maduro était une dictature ! La position de la France, c'est la parole équitable, sans double standard. C'est toute la vérité, rien que la vérité ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et HOR.)

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Septembre 2025 (1)
  • 16 septembre 2025 — Mathilde Panot

    🌍International

    Évacuation et accueil des bénéficiaires palestiniens du programme PAUSE

    Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

    ÉcriteRépondue

    La question

    Mme Mathilde Panot attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la question des engagements de la France vis-à-vis de Palestiniens et Palestiniennes de la bande de Gaza, artistes et universitaires lauréats du programme PAUSE et à ce titre bénéficiaires d'un programme d'accueil en France. À ce jour, 26 bénéficiaires ont été sélectionnés par le comité de pilotage du programme qui comprend des fonctionnaires du ministère de l'intérieur et du ministère de l'Europe et des affaires étrangères. La France s'est engagée à demander leur évacuation ainsi que celle de leurs familles et à les accueillir sur le sol français sur lequel ils collaboreront avec des universités et institutions françaises. Le programme PAUSE a d'ores et déjà permis d'accueillir en France de nombreux artistes et universitaires étrangers dont la vie est menacée, dont plus de 200 depuis la bande de Gaza. Il est présenté comme une réussite et une contribution remarquable du pays à la poursuite des travaux des chercheurs et artistes palestiniens contributeurs de productions contemporaines et dépositaires de savoirs académiques et culturels de la société palestinienne. Sur le territoire de Gaza, leur vie est quotidiennement menacée par des conditions de guerre meurtrières, par des frappes souvent indiscriminées mais aussi par des conditions sanitaires fortement dégradées notamment le manque de nourriture, d'eau potable ou de produits de première nécessité. Mme la députée s'interroge sur la façon dont le ministre a annoncé la suspension immédiate et le report sine die de toute évacuation de la bande de Gaza vers la France le 1er août 2025 à la suite d'un fait isolé relayé par les médias. Depuis, malgré de nombreux appels de tous secteurs de la société civile relayés dans les médias à ne pas appliquer une sanction collective, malgré les annonces et enquêtes de vérification sur les profils des bénéficiaires du programme PAUSE, malgré la perspective posée par le Président de la République que la France reconnaisse l'État de Palestine à l'occasion de la prochaine session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères n'a pas communiqué sur la reprise des demandes d'évacuation de Palestiniens vers la France. Elle lui demande de lui communiquer les modalités de la reprise des évacuations prévues par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères dans le cadre du programme PAUSE.

    Réponse

    Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE) rappelle l'extrême difficulté avec laquelle se déroulent les évacuations de lauréats gazaouis organisées depuis avril 2025 par ses différents services, tant à Paris qu'au sein des postes diplomatiques à l'étranger. Depuis plusieurs semaines, compte tenu de l'enquête interministérielle menée durant l'été, de nouvelles procédures de contrôle des profils ont été mises en place. Les services de ce ministère poursuivent leurs efforts pour permettre la sortie de Gaza des lauréats du programme PAUSE et de leurs ayants-droits. Le MEAE reste mobilisé pour permettre aux chercheurs et artistes gazaouis lauréats du programme PAUSE de rejoindre la France.

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Juin 2025 (1)
  • 12 juin 2025 — Mathilde Panot

    🌍International

    Stiuation à Gaza

    Premier ministre

    QAGRépondue

    Réponse

    SITUATION À GAZA Mme la présidente . La parole est à Mme Mathilde Panot. Mme Mathilde Panot . Monsieur le premier ministre, où êtes-vous ? Où est la France ? Mourir de faim ou mourir d’une balle. Avez-vous vu les images insoutenables des Palestiniens abattus par l'armée israélienne alors qu’ils venaient juste chercher de l'aide alimentaire ? Où êtes-vous ? Que dites-vous ? Combien de crimes encore allez-vous laisser commettre avant de prendre enfin des sanctions contre l'extrême droite de Netanyahou ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Édouard Bénard applaudit également.) Où êtes-vous ? Que faites-vous ? La flottille de la liberté, elle, a vogué pour briser le blocus de l'aide humanitaire. (« Des clowns ! » et autres exclamations sur les bancs du groupe RN.) C’est la fierté de la France que l’équipage compte six de nos concitoyens, dont une représentante du peuple français. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Stéphane Peu et Alexis Corbière applaudissent également.) M. Hervé de Lépinau . La croisière s'amuse ! Mme Mathilde Panot . Ils ont fait plus en dix jours que vous en vingt mois – comme les dockers de Marseille qui, en bloquant l’exportation d’armes vers Israël, ont fait honneur à notre pays. Gloire à la flottille de la liberté ! Gloire à Rima Hassan ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Hervé de Lépinau . Gloire à Mao Zedong ! Gloire à Staline ! Mme Mathilde Panot . Gloire aux dockers de Marseille ! Gloire aux peuples du monde qui se mobilisent pour le peuple palestinien ! Monsieur le premier ministre, l'arrestation illégale, dans les eaux internationales, d'un équipage ; la détention illégale d'une eurodéputée et de trois de nos concitoyens, depuis trois jours, par un État dirigé par un homme sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, sans un mot de condamnation de votre part, c’est du jamais-vu ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Les 45 000 mails de soutien que vous avez reçus vous dérangent plus que le blocus illégal qu'ils dénoncent. Vous manquez à tous vos devoirs, légalement, moralement, diplomatiquement. Et vous n’avez rien à dire quand une parlementaire subit le chantage insupportable la sommant de reconnaître une action illégale qu’elle n’a pas commise ! Vingt mois de génocide, mais vous tergiversez pour reconnaître l'État de Palestine. Vous refusez l’embargo sur les armes et les sanctions contre Israël. Monsieur le premier ministre, pourquoi protégez-vous Netanyahou plutôt que nos concitoyens et qu’une représentante du peuple ? Pourquoi ne faites-vous rien pour faire respecter notre pays et le droit international ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. - Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.) Un député du groupe Dem . Pas un mot sur le Hamas ! Pas un mot sur les otages ! C'est moralement scandaleux ! Un député du groupe LFI-NFP . Tais-toi ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.) Un député du groupe RN . Quelle violence ! M. Erwan Balanant. On ne peut pas demander à un parlementaire de se taire ! Mme la présidente . La parole est à M. le premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique. M. François Bayrou, premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique . Madame la présidente Mathilde Panot, il y a deux volets dans votre question. Le premier concerne Gaza. Ce qui se passe aujourd'hui à Gaza est inacceptable et intolérable ; c'est une souffrance, y compris pour ceux qui ont toujours défendu l'existence d'Israël. Une députée du groupe LFI-NFP . Il faut arrêter de livrer des armes, alors ! M. François Bayrou, premier ministre . La France est un des premiers États à avoir dénoncé cette situation (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP) et à travailler aujourd'hui à une réponse effective qui nous permettra d'avancer vers deux États, seul moyen d'obtenir la paix et la sécurité des uns et des autres. Mme Sarah Legrain . Et les sanctions ? Et l'arrêt des ventes d'armes ? M. François Bayrou, premier ministre . Mais on ne peut pas parler de Gaza sans parler du 7 octobre ; on ne peut pas parler de Gaza sans parler de l'assaut et du pogrom que le Hamas a perpétrés ce jour-là. M. Patrick Hetzel . Très juste ! M. François Bayrou, premier ministre . Pour vous dire le fond de ce que je pense, je crois que ceux qui ont lancé l'assaut du 7 octobre voulaient obtenir la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Patrick Hetzel . Évidemment ! M. François Bayrou, premier ministre . Ce qu'ils prévoyaient, c'était le caractère inacceptable de ce pogrom, et la réponse inéluctable d'Israël, qui ne pouvait être, dans leur esprit, qu'extrêmement puissante et violente. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Marie Mesmeur. Contre les enfants ? M. François Bayrou, premier ministre . Ce qu'ils voulaient obtenir, la vraie cible du Hamas le 7 octobre, c'était la possibilité de faire un jour la paix avec Israël – la paix entre Israël et les Palestiniens, entre Israël et les pays arabes qui l'entourent. J'en viens au deuxième volet de votre question : la flottille. Je dois vous dire que ces militants ont obtenu l'effet qu'ils voulaient obtenir, mais que c'est une instrumentalisation à laquelle nous ne devons pas nous prêter. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, DR et Dem ainsi que sur quelques bancs du groupe RN. – M. David Habib applaudit également. – Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous pensons et nous croyons que l'action du gouvernement français à l'égard du gouvernement d'Israël… (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme la présidente . S'il vous plaît ! Laissez M. le premier ministre terminer sa réponse ! M. François Bayrou, premier ministre . Nous pensons que c'est précisément par l'action diplomatique et l'effort pour regrouper plusieurs États afin de faire pression sur le gouvernement d'Israël… Un député du groupe LFI-NFP . Ça ne marche pas ! M. François Bayrou, premier ministre . …qu'on peut obtenir la seule solution possible, et la seule digne. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR et Dem ainsi que sur quelques bancs du groupe LIOT.) M. Ugo Bernalicis . Vous ne pourrez pas dire dans trente ans que vous ne saviez pas ! Mme la présidente . La parole est à Mme Mathilde Panot. Mme Mathilde Panot . Monsieur le premier ministre, vous reprenez les éléments de langage de Netanyahou. Convoquez l'ambassadeur israélien pour exiger une libération immédiate et inconditionnelle ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.) Mme la présidente . La parole est à M. le premier ministre. M. François Bayrou, premier ministre . Madame, je ne reprends aucun élément de langage, de qui que ce soit. (« Si ! » et autres exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je prends le seul élément de langage qui nous réunit,… Mme Mathilde Panot . Une parlementaire française est détenue depuis trois jours ! M. Erwan Balanant . Écoutez-le ! Mme la présidente . Un peu de calme, s'il vous plaît ! M. François Bayrou, premier ministre . …c'est-à-dire le regard des Français sur une situation inacceptable mais instrumentalisée. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, Dem et HOR.) Mme Mathilde Panot . Honte à vous ! Cela fait trois jours qu'elle est détenue ! (Exclamations sur divers bancs.) Mme la présidente . Madame la présidente Panot, s'il vous plaît ! Mes chers collègues, un peu de calme ! (Les députés du groupe LFI-NFP s'exclament, font de la main le chiffre trois et se lèvent pour quitter l'hémicycle. - Exclamations sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem, et HOR. - Quelques députés des groupes RN, EPR et Dem désignent de la main la sortie de l'hémicycle.) M. Sylvain Berrios . Au revoir ! Mme Mathilde Panot . Cela fait trois jours que des Français sont emprisonnés ! (Exclamations sur divers bancs.) M. Patrick Hetzel . Rappel à l'ordre ! Sanctions ! Ils créent du tumulte ! Mme la présidente . Si vous quittez l'hémicycle, faites-le dans le calme, s'il vous plaît ! Vous pouvez rejoindre la salle des Quatre Colonnes, si vous le souhaitez. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et HOR. – La plupart des députés du groupe LFI-NFP quittent l'hémicycle en vociférant.) M. Arnaud Le Gall . Et le droit international, alors ? (M. Arnaud le Gall, en bas des travées, interpelle directement M. le premier ministre.) Mme la présidente . Pensez au spectacle que nous sommes en train de donner ! Merci par ailleurs de bien vouloir respecter le temps de parole de votre collègue Mme Pantel, qui pose la question suivante.

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Mai 2025 (2)
  • 27 mai 2025 — Mathilde Panot

    🌍International

    Survol de l'espace aérien français par Benjamin Netanyahu

    Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

    ÉcriteRépondue

    La question

    Mme Mathilde Panot alerte M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le survol par le criminel de guerre et contre l'humanité Benjamin Netanyahu du territoire français dans la nuit du 6 au 7 avril 2025. Selon plusieurs médias français et internationaux, alors qu'il quittait la Hongrie pour rejoindre les États-Unis d'Amérique d'Amérique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait traversé l'espace aérien français dans la nuit du 6 au 7 avril 2025 en rupture totale avec les engagements internationaux du pays. En effet, celui-ci est depuis le 21 novembre 2024 sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre. La France est membre partie au Statut de Rome. Conformément à son article 27, elle ne reconnaît aucune immunité et applique l'égalité de traitement entre tout individu, quelle que soit sa qualité officielle. Conformément à son article 86, elle doit coopérer pleinement aux enquêtes et poursuites en interceptant et arrêtant les personnes se situant sous mandat d'arrêt afin de les remettre à la Cour. D'ailleurs, l'Irlande, l'Islande et les Pays-Bas s'étant engagés à respecter la décision de la CPI, ont contraint l'avion du chef du génocide israélien à effectuer une déviation de 400 kilomètres afin de passer par la France. De plus, cet avion militaire n'a vraisemblablement pu traverser le territoire sans autorisation formelle accordée par son ministère et par la présidence de la République. En cas de problème technique et de déroutement ou de nécessité de se poser d'urgence sur un aérodrome français, des garanties lui ont en outre été forcément données qu'il ne serait pas inquiété sur le territoire français. Elle lui demande donc si une telle autorisation de vol a bien été délivrée par la France en rupture de ses engagements internationaux. Si tel est le cas, elle lui demande de donner à la Représentation nationale les éléments nécessaires à l'appréciation d'une telle rupture par la France du Statut de Rome. Elle met en garde contre toute tentative d'esquive des responsabilités légales du pays à l'égard des crimes internationaux commis à Gaza. Elle lui demande sa position sur ce sujet.

    Réponse

    Le vol transportant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a été autorisé à emprunter, dans la nuit du 6 au 7 avril 2025, l'espace aérien français dans le cadre de son déplacement aux Etats-Unis et ce, dans le plein respect des droits et obligations de la France en vertu du droit international. En effet, le statut de Rome ne pose pas d'obligation s'agissant du survol de son territoire par un aéronef d'Etat ayant parmi ses passagers une personne visée par un mandat d'arrêt. Concernant les mandats d'arrêt délivrés par la Cour pénale internationale le 21 novembre 2024, la France respectera ses obligations internationales, fidèle à son engagement de longue date en soutien à la justice internationale. La France rappelle son attachement au travail indépendant de la Cour pénale internationale, conformément au Statut de Rome.

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  • 21 mai 2025 — Mathilde Panot

    🌍International

    Situation à Gaza

    Premier ministre

    QAGRépondue

    Réponse

    SITUATION À GAZA Mme la présidente . La parole est à Mme Mathilde Panot. Mme Mathilde Panot . Gaza affamée, Gaza martyrisée, Gaza décimée et maintenant, Gaza annexée ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) M. Pierre Cordier . Le rythme du général de Gaulle ne vous va guère, madame ! Mme Mathilde Panot . Vingt mois de génocide, 53 000 Palestiniens, 20 000 enfants, des centaines de journalistes et de soignants, tous méthodiquement assassinés. Dimanche, Netanyahou a lancé l’offensive dans la bande de Gaza. M. Julien Odoul . À l'est ou à l'ouest du Jourdain ? Mme Mathilde Panot . Son but : déporter le peuple palestinien. De cet hémicycle, nous disons à Netanyahou et à ses soutiens inconditionnels : Gaza ne sera jamais israélienne ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit aussi.) Des Palestiniens transformés en squelettes par une famine utilisée comme arme de guerre, les hôpitaux rasés, l’horreur d’un nettoyage ethnique. Devant le premier génocide de l’histoire de l’humanité filmé en direct, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. (Mêmes mouvements.) M. Julien Odoul . Quelle honte ! Mme Mathilde Panot . Des voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses, mais les mots n’arrêtent pas un génocide. Vous manquez à vos obligations lorsque vous laissez Netanyahou survoler la France, alors qu'il est visé par un mandat d’arrêt international. (Mêmes mouvements.) Vous manquez à vos obligations lorsque vous tardez à convoquer le Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre Israël et la communauté internationale face à leurs responsabilités. Vous manquez à vos obligations quand vous n’agissez pas pour suspendre immédiatement l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. (Mêmes mouvements.) Vous manquez à vos obligations quand vous refusez d’interdire les exportations d’armes. Ces obligations sont pourtant les vôtres, au titre de la Convention pour la prévention et la répression du crime du génocide. La France et l’Europe sont responsables. Ne prendre aucune sanction, c’est se rendre complice. M. Julien Odoul . C'est vous, les complices ! Mme Mathilde Panot . À Gaza, la mort est partout. Elle hantera à jamais la conscience de ceux qui pouvaient agir mais qui, par lâcheté et complicité, n’auront rien fait. Monsieur le premier ministre, comptez-vous reconnaître l’État de Palestine lorsqu’il n’y aura plus de Palestiniens ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EcoS. – Mme Elsa Faucillon applaudit aussi.) Mme la présidente . La parole est à M. le premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique. M. François Bayrou, premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique . Vous avez décrit avec exactitude, comme l'ont fait il y a un instant le ministre des affaires étrangères et le député qui lui avait posé la question, la situation créée à Gaza : elle est humainement et humanitairement inacceptable. Le blocage de l'aide alimentaire et l'impossibilité d'organiser les secours et l'amélioration des conditions sanitaires sont des faits qu'en aucune manière, la République française ne peut accepter. À cet égard, les orientations et les décisions annoncées par le président de la République sont dans un état extrêmement avancé. Mme Sophia Chikirou . Lesquelles ? M. François Bayrou, premier ministre . Pour la première fois, trois États majeurs, la France et le Royaume-Uni – qui ont joué un rôle très important dans cette région – ainsi que le Canada ont décidé ensemble qu'ils s'opposeraient à la situation actuelle et qu'ils reconnaîtraient ensemble l'État de Palestine. (« Quand ? » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Sophia Chikirou . Il y a urgence ! M. François Bayrou, premier ministre . Le mouvement qui a été lancé ne s'arrêtera pas. La condamnation et la multiplication des avertissements sont absolument claires dans leur destination… M. Jean-Paul Lecoq . Elles n'ont aucun effet ! M. François Bayrou, premier ministre . …et s'imposent à nous. Néanmoins, nous n'oublierons jamais – permettez-moi de vous le dire – que cette explosion et les drames qu'elle a causés ont été produits par un détonateur, déclenché par le Hamas : le 7 octobre, un pogrom organisé a eu lieu. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) . M. Julien Odoul . Ils ne le diront jamais, sur les bancs d'en face ! M. François Bayrou, premier ministre . Ce n'est pas en criant qu'on efface ce qui est en train de se passer et ce qui a causé cette explosion ! Mme Marie Mesmeur. Et en se contentant de parler, on l'efface ? M. François Bayrou, premier ministre . Le gouvernement français tient comme un honneur d'être absolument ferme dans la condamnation et tout à fait déterminé à aller vers la reconnaissance de deux États,… Mme Ségolène Amiot . Toujours pas d'action concrète ! M. François Bayrou, premier ministre . …tout en n'oubliant jamais ceux qui ont provoqué la situation que nous dénonçons tous ensemble. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN, EPR et Dem. – M. Xavier Breton applaudit également. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Ségolène Amiot . Allez, basta, ça ne sert à rien ! Mme la présidente . La parole est à Mme Mathilde Panot. Mme Mathilde Panot . Aucun crime de guerre ne pourra jamais justifier d'autres crimes, surtout celui de génocide. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Thierry Tesson . C'est bien commode ! Mme Mathilde Panot . Aucun ! La France doit cesser d'être complice du génocide palestinien ! Quand agirez-vous ? Quand arrêterez-vous de regarder Gaza mourir ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent longuement.) M. Julien Odoul . Quand c'est pourri, c'est LFI !

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Novembre 2024 (1)
  • 6 novembre 2024 — Mathilde Panot

    🌍International

    Voyage d’un ministre israélien en France

    Premier ministre

    QAGRépondue

    Réponse

    VOYAGE D'UN MINISTRE ISRAÉLIEN EN FRANCE Mme la présidente . La parole est à Mme Mathilde Panot. Mme Mathilde Panot . « Il n'y a pas de Palestinien car il n'y a pas de peuple palestinien. » (« Ah ! » et vives exclamations sur les bancs du groupe RN.) M. Julien Odoul . Je le savais ! J'ai gagné. Ça faisait longtemps. Mme Mathilde Panot . Il est « justifié et moral » de bloquer l'aide humanitaire pour la bande de Gaza, même si cela peut entraîner la mort de 2 millions de Palestiniens. M. François Cormier-Bouligeon . Tout ça, c'est la faute du Hamas ! Mme Mathilde Panot . « Je veux un État juif qui comprenne la Jordanie, le Liban et certaines parties de l'Égypte, de la Syrie, de l'Irak et de l'Arabie saoudite. » Toutes ces phrases ont été prononcées par le ministre des finances israélien. Ce 13 novembre, Bezalel Smotrich, qui se décrit lui-même comme un fasciste homophobe, est l'invité spécial d’un gala destiné à « mobiliser les forces francophones sionistes au service de la puissance et de l’histoire d’Israël ». Ce gala des génocidaires est organisé par Nili Kupfer-Naouri, qui ose affirmer « qu’il n'y a pas de population civile innocente à Gaza ». Puissent les cris effrayés d'enfants frappés, déchiquetés par les bombes, vous faire comprendre son inhumanité ! Mais votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, estime que le ministre Smotrich est bienvenu en France. M. Julien Odoul . Vous faites bien venir Salah Hamouri ! Mme Mathilde Panot . Comment osez-vous accueillir à bras ouverts un des visages les plus cruels du génocide à Gaza et de l'invasion meurtrière du Liban ? (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR.) Dans la France de Macron, les personnes qui défendent la paix et parlent la langue du droit international sont poursuivies pour apologie du terrorisme. Mais quand un responsable de plus de 43 000 morts, dont 14 000 enfants, vient à Paris pour faire l’apologie réelle du génocide, vous lui déroulez le tapis rouge. M. Julien Odoul . Parlez des Français ! Mme Mathilde Panot . La place du ministre Smotrich n’est pas dans un gala, mais dans un tribunal international, sur le banc des accusés ! (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe LFI-NFP dont les députés se lèvent.) Monsieur le Premier ministre, ne voyez-vous pas que la France se déshonore à autoriser ce sinistre personnage, à célébrer ici son œuvre de mort ? Puisqu’il vous faut poser des actes, commencez au moins par interdire au génocidaire de parader à ce gala de la honte. Que résonne jusqu'à vous la question puissante du grand poète Mahmoud Darwich : « Si cet enfer pouvait cesser cinq minutes ! Advienne que pourra ! Cinq minutes. Je dirais presque cinq minutes seulement, pour l’unique chose à faire avant de me préparer à mourir, ou à vivre. (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l'oratrice. – Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent longuement cette dernière. – Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.) M. Laurent Jacobelli . Vous êtes tranquille avec ça, au PS ? (M. Olivier Faure acquiesce et applaudit à son tour.) Mme la présidente . La parole est à M. le Premier ministre. M. Michel Barnier, Premier ministre . Vous posez une question importante et grave. Non, nous n'accueillons pas à bras ouverts ce ministre israélien. Ce n'est pas vrai. Mme Farida Amrani . C'est un gala, quand même. M. Michel Barnier, Premier ministre . Il est possible, dans le respect du droit international, que M. Smotrich, dont vous avez cité le nom, se déplace à Paris dans un cadre privé. Les autorités françaises ne sont d'aucune manière – d'aucune ! – associées à cet éventuel déplacement. Je le dis calmement et fermement, il n'y aura aucune forme de contact gouvernemental avec lui. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) M. François Cormier-Bouligeon . Qu'ils fassent la même chose avec les membres du Hamas ! Mme Nathalie Oziol . Tais-toi ! M. Michel Barnier, Premier ministre . J'irai plus loin, car nous avons, nous aussi, l'écho et l'indication des propos tenus précédemment par ce ministre à Paris et en Israël. Nous avons condamné dans les termes les plus clairs les propos irresponsables et inacceptables qu'il a tenus lors d'une précédente visite en France, à l'occasion d'un événement similaire. La France est résolument opposée aux positions exprimées par ce ministre et par tous les groupes dont il est proche. Je ne peux pas être plus clair. J'ajoute que nous avons pris des sanctions contre les colons… Mme Sarah Legrain . Lesquelles ? M. Michel Barnier, Premier ministre . …et contre les entités qui incitent à la haine et à la violence en Cisjordanie. Mme Mathilde Panot . Interdisez le gala, dans ce cas ! (Vives exclamations sur les bancs du groupe RN.) M. Michel Barnier, Premier ministre . Nous les avons prises à titre national et avec nos partenaires européens, comme l'ont fait d'autres alliés d'Israël, je pense aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Au-delà de cette provocation dont ce ministre est à l'initiative, au-delà de cet épisode grave – je viens de dire ce que nous en pensons –, je voudrais confirmer l'engagement de notre pays pour la paix au Proche-Orient, pour obtenir le plus vite possible la libération de tous les otages, pour obtenir un cessez-le-feu. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, LFI-NFP, SOC, DR, EcoS, Dem, HOR, LIOT et GDR.) Le ministre des affaires étrangères sera à Jérusalem et à Ramallah ce jeudi. Nous continuerons inlassablement, avec nos partenaires et toute la région, à nous battre pour ce cessez-le-feu… Un député du groupe LFI-NFP . Reconnaissez l'État de Palestine ! M. Michel Barnier, Premier ministre . …qui est la clé pour que cessent les violences contre toutes les populations civiles, en particulier contre les populations civiles palestiniennes. (Mêmes mouvements.)

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