Questions

Matthieu Marchio
Rassemblement National — Circonscription 5916
Matthieu Marchio
Questions posées
919.5/10
90 écrites, 1 au gouvernement
Plus élevé que 95% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
66% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Octobre 2026 (1)
6 octobre 2026 — Matthieu Marchio
🌍InternationalTransfontaliers - régime fiscal
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
M. Matthieu Marchio attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur l'avenir du régime fiscal applicable aux travailleurs frontaliers français exerçant leur activité professionnelle en Belgique, dont l'extinction est prévue au 31 décembre 2033. Le protocole additionnel à la convention fiscale franco-belge prévoit en effet que, depuis le 1er janvier 2012, seuls les travailleurs qui bénéficiaient à bon droit du régime frontalier au 31 décembre 2011 peuvent continuer à en bénéficier, sous réserve du respect des conditions prévues par le texte, jusqu'au 31 décembre 2033. Cette situation concerne tout particulièrement les territoires du Nord et notamment le Douaisis, le bassin minier et les communes proches de la frontière belge, où de nombreux salariés ont construit leur carrière professionnelle en Belgique tout en conservant leur résidence et leur vie familiale en France. Pour ces travailleurs, le régime fiscal frontalier constitue depuis plusieurs décennies un élément important de leur choix professionnel et de leur organisation familiale. Nombre d'entre eux auront, à l'échéance de 2033, effectué plus de trente années de carrière en Belgique et seront alors à quelques années seulement de leur départ à la retraite. Si l'extinction du régime a été prévue dès l'avenant de 2008, cette échéance soulève aujourd'hui une véritable difficulté d'équité pour les travailleurs historiques qui continuent à remplir les conditions du dispositif et qui ont organisé une part substantielle de leur carrière sur la base de ce cadre fiscal. Une disparition du bénéfice fiscal en cours de fin de carrière pourrait entraîner une hausse sensible de leur imposition et modifier brutalement leur situation financière à quelques années de la retraite, alors même qu'ils ne pourront, compte tenu de leur âge et de leur parcours professionnel, réorganiser leur carrière dans les mêmes conditions qu'un nouvel entrant sur le marché du travail. Il apparaît dès lors nécessaire d'anticiper cette échéance et d'examiner la possibilité d'un dispositif spécifique de transition. Une clause de sauvegarde pourrait notamment permettre aux travailleurs qui bénéficient encore légalement du régime à l'approche du 31 décembre 2033 de continuer à en bénéficier jusqu'à leur cessation définitive d'activité ou, à tout le moins, jusqu'à leur départ à la retraite, sous réserve du maintien des autres conditions applicables. Une telle mesure ne reviendrait pas à ouvrir le régime à de nouveaux bénéficiaires, mais à éviter qu'une rupture fiscale intervienne en fin de carrière pour des travailleurs qui en ont bénéficié pendant plusieurs décennies. Une telle évolution devrait naturellement être examinée dans le cadre des relations fiscales entre la France et la Belgique, le régime étant issu d'une convention fiscale internationale. Elle pourrait donc nécessiter une négociation avec les autorités belges afin de rechercher une solution équilibrée et sécurisée pour les travailleurs concernés. Il lui demande, en conséquence, quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin d'anticiper l'échéance du 31 décembre 2033 et s'il entend engager avec les autorités belges des discussions visant à instaurer un dispositif transitoire ou une clause de sauvegarde permettant aux travailleurs frontaliers historiques, notamment ceux qui seront proches de la retraite à cette date, de conserver le bénéfice du régime fiscal frontalier jusqu'à la fin de leur carrière. Il lui demande également s'il envisage de réaliser une évaluation précise du nombre de travailleurs français encore concernés par ce régime, notamment dans les départements frontaliers du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que de mesurer les conséquences fiscales et sociales que son extinction pourrait avoir sur ces territoires.
Juillet 2025 (1)
22 juillet 2025 — Matthieu Marchio
🌍InternationalSécurité-Immigration
Ministère de l'intérieur
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
M. Matthieu Marchio appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur sur les résultats concrets de l'opération nationale de lutte contre l'immigration clandestine conduite les 12 et 13 juin 2025 et plus particulièrement sur son efficacité réelle dans les Hauts-de-France. À l'initiative du ministère de l'intérieur, plus de 600 fonctionnaires ont été mobilisés pour procéder à 119 interventions et près de 3 500 contrôles en 48 heures. Dans la région des Hauts-de-France, cette opération s'est traduite par l'interpellation de 123 étrangers en situation irrégulière, de 21 nationalités différentes. Cinq gardes à vue ont été prononcées, deux réadmissions hors du territoire ont été effectuées et 62 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été notifiées. Pour autant, les suites données à ces mesures apparaissent bien faibles. Les associations intervenant dans les centres de rétention de Coquelles et de Lille-Lesquin font état d'un nombre quasi nul de placements en CRA. Des interpellés ont été relâchés avec de simples délais de départ volontaire, sans aucun encadrement réel. Et les chiffres nationaux précédemment publiés révèlent un taux d'exécution des OQTF inférieur à 10 %, voire autour de 7 % selon les périodes. Une telle disproportion entre les moyens engagés et les résultats effectivement obtenus ne peut que susciter l'incompréhension, voire l'exaspération, d'une grande partie des Français. La population ne comprend plus que des individus en situation irrégulière, parfois déjà visés par plusieurs OQTF ou ayant transité par d'autres pays européens, puissent demeurer durablement sur le territoire national malgré des mesures théoriquement contraignantes. Loin de restaurer l'autorité de l'État, ces opérations souvent relayées par voie médiatique nourrissent le sentiment d'une impuissance administrative et d'un manque de volonté politique à faire respecter le droit. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir indiquer combien des 62 OQTF prononcées dans les Hauts-de-France à l'occasion de cette opération ont effectivement été suivies d'une exécution forcée dans un délai de dix jours, combien de personnes interpellées dans la région ont été placées en centre de rétention administrative ou assignées à résidence, quel est, sur les douze derniers mois, le taux réel d'exécution des OQTF délivrées dans les cinq départements des Hauts-de-France (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne, Oise) , quel est, à l'échelle nationale, le bilan chiffré de cette opération des 12 et 13 juin 2025 : nombre total d'interpellations, de placements en CRA, d'OQTF prononcées et le nombre effectif de reconduites exécutées dans les jours suivants et enfin, si le Gouvernement entend revoir sa doctrine en matière d'éloignement des étrangers en situation irrégulière, en s'inspirant de certains pays voisins qui n'autorisent la délivrance d'OQTF qu'en cas de réelle possibilité d'expulsion. Il lui demande enfin s'il considère que ces opérations ponctuelles ont encore une utilité concrète sur le plan migratoire ou si elles ne servent désormais qu'à masquer l'incapacité chronique de l'État à faire respecter ses propres décisions de justice en matière d'immigration.