Fiche député·e

Questions

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Max Mathiasin

Max Mathiasin

Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires — Circonscription 97103

Max Mathiasin

Questions posées

869.4/10

81 écrites, 5 au gouvernement

Plus élevé que 94% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

71% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Octobre 2026 (2)
  • 13 octobre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Garantie bancaire pour les étudiants ultramarins

    Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace sur le non-respect par les bailleurs des dispositions législatives sur la garantie bancaire au détriment des étudiants originaires d'un territoire ultramarin. En cas de rejet par le propriétaire de la garantie Visale, ou en cas de dépassement du plafond de loyer de 600 euros, les étudiants présentent la garantie bancaire de leurs parents ou d'un proche. Pour autant, lorsque ces derniers sont domiciliés dans un territoire d'outre-mer, les propriétaires leur opposent régulièrement un refus, au motif qu'il faut « un garant en France ». De tels abus sont illégaux, puisque contraires à l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 et passibles de lourdes sanctions pénales. Pourtant, les habitants de la Guadeloupe se heurtent depuis des années à cette discrimination qui compromet gravement la possibilité pour leurs enfants d'étudier dans l'Hexagone. Ainsi, il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre pour faire respecter la loi, notamment auprès des bailleurs privés et des agences de location de logements étudiants, et de quelles alternatives et de quels recours disposent les étudiants ultramarins pour faire respecter la loi sans délai.

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  • 6 octobre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Prix exorbitant des billets d'avion pour les Ultramarins

    Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur le prix des billets d'avion qui met à mal le principe de continuité territoriale. Depuis juin 2022, la SARA (Société anonyme de raffinerie des Antilles), acteur majeur de la production de produits pétroliers aux Antilles-Guyane, a augmenté significativement le prix du kérosène à travers la création d'une nouvelle ligne tarifaire : le « différentiel ». Le montant du différentiel était de 10,807 euros/HL en mars 2024 contre 9,606 euros/HL en janvier et février 2024, soit une augmentation de 12,5 %, le taux le plus élevé appliqué depuis août 2022 (11,108 euros/HL) alors que le prix du Brent a sensiblement baissé durant cette même période. Ainsi, depuis quatre ans, le surcoût induit par le différentiel et répercuté par les distributeurs, se chiffrerait en plusieurs dizaines de millions d'euros pour les compagnies aériennes. Il convient de rappeler que les tarifs du kérosène ne sont pas réglementés, contrairement aux carburants « grand public » comme le gazole, le super ou le fuel domestique. Selon des informations non démenties par M. le ministre de l'intérieur interrogé à ce sujet le 8 février 2023 lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, une péréquation est pratiquée pour limiter le prix des produits réglementés, fixée chaque mois par arrêté préfectoral. Les compagnies aériennes répercutent à leur tour la hausse du kérosène sur le prix du billet d'avion. Par ailleurs, les diverses taxes et redevances, comme la taxe de solidarité sur le billet d'avion, renchérissent le prix du billet d'avion. Si l'on ajoute les hausses liées aux différentes crises internationales, les billets d'avion deviennent hors de portée pour la plupart des concitoyens de Guadeloupe et des autres territoires d'outre-mer, alors que l'avion n'est pas un luxe, mais le seul moyen de transport pour se rendre dans l'Hexagone ou en revenir. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour faire baisser le prix du billet d'avion en agissant sur ses différentes composantes, notamment le prix du kérosène, les taxes, les redevances et ainsi préserver le principe de continuité territoriale pour les Ultramarins.

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Septembre 2026 (5)
  • 29 septembre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Application en Guadeloupe de la convention nationale des kinésithérapeutes

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences de l'application en Guadeloupe de l'avenant n° 7 à la convention nationale des kinésithérapeutes. Ce nouveau dispositif de régulation à l'installation, qui sera effectif à compter de juin 2027, limite l'installation des jeunes diplômés hors zones sous-dotées ou très sous-dotées durant leurs deux premières années d'exercice. Le zonage applicable en Guadeloupe ne comportant que des zones intermédiaires ou non prioritaires, restreint de facto l'installation des jeunes diplômés, nonobstant le vieillissement et les départs des professionnels en exercice, l'allongement des délais de prise en charge et les besoins réels de la population. Dans ce contexte et sans remettre en cause le principe de régulation, le Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) de Guadeloupe demande une dérogation territoriale permettant le conventionnement et l'installation des nouveaux diplômés dans l'archipel. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour pallier tout risque de rupture d'accès aux soins en Guadeloupe et adapter la réglementation aux spécificités locales.

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  • 22 septembre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Congé bonifié des agents originaires de l'Hexagone en poste en outre-mer

    Ministère de l'action et des comptes publics

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l'action et des comptes publics sur l'octroi de congé bonifié aux agents de la fonction publique originaires de l'Hexagone en poste dans un territoire d'outre-mer. Il lui demande, pour les cinq dernières années et pour chacune des trois fonctions publiques, le nombre d'agents originaires de l'Hexagone ayant demandé à bénéficier d'un congé bonifié et le nombre d'agent l'ayant obtenu, en fonction de son territoire ultramarin d'affectation.

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  • 8 septembre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Taxe européenne sur les petits colis postaux dans les outre-mer

    Ministère des outre-mer

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre des outre-mer sur la taxe européenne sur les petits colis postaux entrée en vigueur le 1er juillet 2026, qui vient s'ajouter à un prix déjà exorbitant pour les concitoyens des territoires d'outre-mer comme la Guadeloupe. En effet, depuis le 1er février 2022, date à laquelle La Poste est chargée par la douane du recouvrement des taxes, les ultramarins subissent un prix des colis postaux pouvant représenter jusqu'à deux à trois fois la valeur du produit acheté, avec le transport, les droits de douane, les frais de gestion, l'octroi de mer et la TVA. De tels prix contreviennent au principe de continuité territoriale. Dans ce contexte et alors que 34,5 % des ménages guadeloupéens sont exposés à la pauvreté selon l'INSEE, contre 15,4 % de la population française hexagonale, la taxe européenne de trois euros supplémentaires par catégorie de produit va considérablement alourdir la facture et devenir prohibitive. Il lui demande si, au titre de l'article 349 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, une dérogation à la taxe européenne sur les petits colis postaux pourrait être étudiée. De plus, il l'interroge sur la possibilité de modifier l'assiette des taxes et de limiter les différents frais, droits et taxes sur les petits colis postaux dans le cadre des dispositions relatives à la lutte contre la vie chère dans les outre-mer.

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  • 8 septembre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Représentation de la profession agricole de la CDPENAF de Guadeloupe

    Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la représentation de la profession agricole au sein de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) de Guadeloupe. Le 3° de l'article L. 181-10 du code rural et de la pêche maritime prévoit la présence « des professions agricole et forestière, des opérateurs fonciers agricoles et d'au moins un propriétaire foncier ». Or l'article D. 181-11 du même code ne prévoit la présence que « du président de la chambre d'agriculture, du président de la société d'aménagement foncier et d'établissement rural et d'un représentant des propriétaires agricoles ». Dans la pratique, aucun petit producteur n'assure jamais la représentation des professions agricoles. Il lui demande si une modification de l'article D. 181-11 du code rural et de la pêche maritime pourrait être envisagée afin d'ouvrir la CDPENAF de Guadeloupe à plusieurs représentants des professions agricoles et ainsi permettre une représentation équitable de ces professions, dans toute leur diversité.

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  • 8 septembre 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    REP bâtiment et REP emballages professionnels dans les outre-mer

    Ministère délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique, sur les modalités d'application, à compter du 1er janvier 2027, de la refonte de la responsabilité élargie du producteur (REP) des produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB) et de la nouvelle REP des emballages professionnels en Guadeloupe. Les acteurs guadeloupéens ont besoin de précisions pour avoir une visibilité opérationnelle et ainsi anticiper l'entrée en vigueur de ces deux dispositifs. Il lui demande dans quelle mesure il entend associer les acteurs guadeloupéens de la collecte et du tri à l'élaboration des modalités de mise en œuvre des REP bâtiment et emballages professionnels. De plus, il lui demande si un éco-organisme sera désigné comme référent pour la Guadeloupe, quand et comment les opérateurs pourront être conventionnés et quand et comment seront définis le calendrier, le maillage des points de reprise, les opérateurs mobilisés, les flux acceptés, les barèmes de soutien, les exutoires et les éventuels restes à charge. Enfin, il souhaite savoir comment seront prises en compte les contraintes et spécificités liées au transport, à la massification, au traitement local, au développement du réemploi, ainsi qu'à l'insularité et à la double insularité (Marie-Galante, la Désirade, les Saintes).

    Réponse

    Prévue par la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire de 2020, la filière REP PMCB est entrée en vigueur fin 2022 avec une ambition claire : réduire les dépôts sauvages de déchets du bâtiment, développer leur recyclage et favoriser l'éco-conception afin de faciliter leur réemploi ou leur recyclage. Près de quatre ans après son entrée en vigueur, force est toutefois de constater que les résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions. Si la filière a permis l'ouverture de plus de 6 000 points de reprise des déchets du bâtiment, son efficacité demeure contestée. Dans le même temps, son coût connaît une progression qui interroge profondément sa soutenabilité économique, avec une enveloppe susceptible d'atteindre près de 920 M€ en 2028. C'est dans ce contexte qu'un moratoire a été décidé en mars 2025. Celui-ci n'avait pas vocation à remettre en cause le principe même de la filière REP, mais à mettre un terme à une fuite en avant consistant à poursuivre son déploiement au prix d'une hausse continue des éco-contributions. Il s'agissait de rendre celle-ci plus efficace et moins coûteuse. Un travail de refondation a été conduit avec l'ensemble des parties prenantes. Il a abouti à un projet de décret qui opère un changement de logique : faire passer la filière PMCB d'un pilotage par la dépense à un pilotage par la performance. Le projet de décret porté par le Gouvernement permettait ainsi de ramener l'enveloppe financière de la filière REP PMCB à environ 325 M€ en 2028, tout en recentrant ses moyens sur les dispositifs les plus efficaces. Il a été transmis pour avis au Conseil d'État au mois de juin. Le Conseil d'État valide l'économie générale de la refondation proposée par le Gouvernement. Il ne remet notamment pas en cause la nouvelle organisation des canaux de collecte, qui prévoit la suppression de la reprise sur chantier pour les dépôts de plus de 50 m³ de déchets, ainsi que la suppression de l'obligation générale de reprise des déchets par les distributeurs. Le Conseil d'État valide également la possibilité de distinguer les matériaux « matures », c'est-à-dire ceux dont la gestion peut être assurée dans des conditions techniques et économiques ne nécessitant pas une couverture intégrale des coûts par la filière REP, des matériaux « non matures ». Toutefois, le Conseil d'État rappelle que l'article 8 bis de la directive-cadre relative aux déchets impose que les producteurs supportent, à l'échelle de la filière, au moins 80 % des coûts nécessaires à la fourniture de services de gestion des déchets présentant un bon rapport coût-efficacité. Cette exigence, combinée aux simplifications apportées au projet de refondation et validées par le Conseil d'État, conduit à estimer que l'enveloppe financière de la filière ne pourrait finalement être ramenée qu'à environ 600 M€ en 2028, dont près de 10 % correspondant au futur fonds « dépôts sauvages de déchets », contre environ 325 M€ dans le projet initial du Gouvernement. Ce contenu de l'avis du Conseil d'Etat a été soumis à l'ensemble des parties prenantes en vue de déterminer, dans la transparence, la meilleure option pour cette filière REP. Le gouvernement entend sortir de l'incertitude actuelle, donner de la visibilité à l'ensemble des acteurs de la filière et engager une nouvelle étape, fondée sur la recherche de résultats plutôt que sur l'augmentation des moyens. Concernant plus spécifiquement les territoires ultramarins, les travaux du Conseil d'État n'ont pas remis en question le principe de reprise sans frais de l'ensemble des déchets de produits et matériaux de construction dans ces territoires, afin d'y développer et de structurer les filières de collecte et de valorisation des déchets du bâtiment. Les éco-organismes continueront ainsi à pourvoir ou couvrir les coûts des opérations de la collecte séparée jusqu'au traitement des déchets de PMCB sur le territoire de la Guadeloupe.

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Juillet 2026 (3)
  • 21 juillet 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Versement du complément différentiel RCO aux retraités agricoles ultramarins

    Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur le versement du complément différentiel de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) aux chefs d'exploitation agricole dans les départements et régions d'outre-mer (DROM) et notamment en Guadeloupe. Sans avoir atteint la durée d'assurance requise, les assurés ultramarins qui bénéficient d'une pension de retraite à taux plein, soit au titre de l'inaptitude au travail, soit au titre d'une incapacité permanente, soit au titre de la retraite anticipée au titre du handicap ou de la pénibilité, soit enfin parce qu'ils ont atteint l'âge du taux plein automatique à 67 ans, peuvent bénéficier du complément différentiel de RCO leur garantissant une pension à 85 % du SMIC net. Toutefois, nombreux sont les anciens exploitants agricoles percevant une pension de retraite de quelques centaines d'euros et ne bénéficiant pas du complément différentiel de RCO. La perspective d'une toute petite pension contraint les chefs d'exploitation à poursuivre leur activité bien après l'âge de 67 ans, ce qui ne permet pas de libérer le foncier agricole pour le renouvellement des générations. Il lui demande pourquoi en Guadeloupe, comme dans les autres DROM, le complément différentiel de RCO n'est pas versé automatiquement aux retraités agricoles justifiant du taux plein en raison de l'âge ou à un autre titre.

    Réponse

    La loi n° 2020-839 du 3 juillet 2020 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraite agricoles en France continentale et dans les outre-mer a permis de porter le minimum de pension des retraites des chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole ayant eu une carrière complète en cette qualité de 75% à 85 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) net. L'article 3 de la loi précitée a notamment assoupli, pour l'outre-mer, les conditions d'accès au complément différentiel de retraite complémentaire obligatoire (CD de RCO) pour les assurés ayant pris leur retraite avant cette date, ainsi que pour les futurs retraités. Ainsi, la condition de durée d'assurance minimale accomplie en qualité de chef d'exploitation ou d'entreprise agricole à titre exclusif ou principal de 17,5 années et la condition de justifier du taux plein par la seule durée d'assurance ont été supprimées, afin que les ressortissants ultramarins puissent bénéficier plus aisément de la garantie de pension à 85 % du SMIC. Dès lors, la condition de justifier d'une durée d'assurance pour le taux plein a été élargie à une condition de liquidation de la pension de retraite à taux plein, quel qu'en soit le motif, ce qui inclut donc également les autres cas où l'exploitant agricole bénéficie du taux plein d'office : que ce soit par le handicap, l'inaptitude ou bien ayant atteint l'âge du taux plein (67 ans) et ce, sans pour autant justifier de la durée d'assurance requise pour sa génération. En outre, les périodes d'assurance accomplies en qualité de chef d'exploitation ou d'entreprise agricole en outre-mer sont majorées de 50 % pour compenser la faible durée d'assurance souvent constatée dans les carrières des exploitants de ces territoires. Par ailleurs, pour bénéficier du CD de RCO, les intéressés doivent remplir la condition de subsidiarité, à savoir faire valoir l'intégralité de leurs droits en matière de retraite auxquels ils peuvent prétendre auprès des régimes légaux de base et complémentaires. Ainsi, lorsque ces conditions d'ouverture du droit sont remplies, le complément différentiel de RCO est alors calculé en fonction de la carrière accomplie en qualité de chef d'exploitation ou d'entreprise agricole à titre exclusif ou principal par l'assuré et soumis à un plafond de pensions tous régimes. Les périodes de collaborateur d'exploitation ou d'entreprise agricole, ainsi que celles d'aide familial n'ouvrent pas droit au CD de RCO. L'attribution du CD de RCO n'est pas subordonnée à une demande des assurés sociaux, aussi bien en métropole que dans les départements d'outre-mer, mais elle n'intervient pas immédiatement au moment de la liquidation de la pension de retraite de base. En effet, les minima de pensions, dont fait partie le CD-RCO, sont octroyés dans la limite d'un plafond prenant en compte l'ensemble des avantages de retraite, de base et complémentaires, perçus par l'assuré, tous régimes confondus. Leur calcul implique donc la transmission d'informations par les organismes en charge des régimes de retraite de base et complémentaire à un traitement automatisé de données personnelles, le répertoire commun dénommé échanges inter-régimes de retraite (EIRR), utilisé pour simplifier les démarches des retraités, ainsi que des échanges d'informations entre ces mêmes organismes. Ces échanges permettent aux différentes caisses de retraite de connaître les droits acquis par les assurés dans les autres régimes, afin de déterminer s'ils sont ou non éligibles aux montants minima de pensions, qui sont servis dans la limite d'un plafond. Par conséquent, les minima de pensions ne peuvent être attribués qu'à la suite de ces échanges inter-régimes, ce qui implique un certain délai. Cette procédure est applicable par les caisses de retraite à l'ensemble des assurés sociaux, y compris aux assurés ultramarins remplissant les conditions précitées. Enfin, le nombre de retraités ne bénéficiant pas du CD de RCO en outre-mer, tout en justifiant du taux plein et d'une pension inférieure à 85 % du SMIC, est très limité et peut s'expliquer par l'absence de l'effectivité de la condition de subsidiarité précitée, autrement dit par le cas d'exploitants pluri-actifs et poly-pensionnés, qui n'ont pas cessé l'intégralité de leurs activités professionnelles et qui n'ont donc pas liquidé l'intégralité de leurs pensions de retraite.

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  • 21 juillet 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Versement de l'Aspa aux retraités agricoles ultramarins

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le versement de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) aux chefs d'exploitation agricole dans les départements et régions d'outre-mer (DROM) et notamment en Guadeloupe. L'Aspa peut être obtenue dès 65 ans. Toutefois, nombreux sont les anciens exploitants agricoles de plus de 65 ans percevant une pension de retraite de quelques centaines d'euros et ne bénéficiant pas de l'Aspa. La perspective d'une toute petite pension contraint les chefs d'exploitation à poursuivre leur activité bien après l'âge de 65 ans, ce qui ne permet pas de libérer le foncier agricole pour le renouvellement des générations. Le fait que les exploitants agricoles éligibles des DROM ne demandent pas l'Aspa peut provenir d'une méconnaissance du dispositif et de la crainte d'une récupération sur la succession, quand bien même la plupart d'entre eux n'est pas concernée, puisque la récupération n'est possible que lorsque l'actif net successoral dépasse 150 000 euros, hors la valeur de l'exploitation agricole et du logement indissociable. Il lui demande quelles actions elle entend mettre en œuvre, en Guadeloupe comme dans les autres DROM, pour faciliter les demandes d'Aspa (campagnes d'information locales, envois automatiques de courriers aux assurés en fonction de leur âge, partenariats avec la mutuelle sociale agricole (MSA) etc.) et permettre ainsi aux retraités agricoles de bénéficier du complément de pension auquel ils ont droit.

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  • 8 juillet 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Criminalité en Guadeloupe

    Ministère de l'intérieur

    QAGRépondue

    Réponse

    CRIMINALITÉ EN GUADELOUPE Mme la présidente. La parole est à M. Max Mathiasin. M. Max Mathiasin. Les députés guadeloupéens ne comptent plus le nombre d'interventions, de réunions avec la préfecture ni le nombre de courriers et autres lettres ouvertes que nous avons adressés au sujet de la sécurité dans notre pays. (M. Elie Califer applaudit.) Cela nous amène à nous poser une question : l'État a-t-il vraiment la volonté de maintenir la sécurité dans ses territoires dits ultramarins ? Mardi dernier, à Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, des individus ont tiré sans discernement en direction d'un bar où l'on s'était réuni pour regarder un match de la Coupe du monde : deux femmes sont mortes sur le coup, quatre ou cinq personnes ont été blessées, parmi lesquelles un enfant de 7 ans dont le pronostic vital a été engagé. Je rappelle que la Guadeloupe a atteint le triste record de quarante-sept morts par arme à feu en 2025. C'est trop, pour un pays qui ne compte que 480 000 habitants ! Monsieur le ministre de l'intérieur, vous savez comment ces armes arrivent, puisque les forces de l'ordre et les douaniers vous le disent. Nous sommes dans une zone de passage entre la Colombie et d'autres pays de la Caraïbe. Les douanes, la gendarmerie et la police font de leur mieux, mais quand verront-elles se concrétiser vos promesses de drones, de scanners et de forces en renfort ? J'attends votre réponse. (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT. – M. Elie Califer applaudit également.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. Vous avez raison de souligner que la Guadeloupe est frappée par une forte augmentation du nombre d'homicides. La hausse a été de 50 % l'an dernier et, depuis le début de cette année, nous comptabilisons déjà plus de vingt homicides contre dix-neuf en 2025, à la même période. Vous avez notamment rappelé le drame de Capesterre, où deux femmes ont perdu la vie et où un enfant de 6 ans a été blessé. Vous ne pouvez cependant pas dire que nous ne faisons rien en Guadeloupe. Nous avons parfaitement identifié qu'il s'agit d'un carrefour des trafics de drogue ou d'armes. Comme vous le savez, la ministre des outre-mer et mon ministre délégué Jean-Didier Berger sont allés présenter, après qu'il a été validé par le premier ministre et le président de la République, le plan d'urgence Antilles-Guyane, qui vise précisément à renforcer notre lutte contre ce type de délinquance et les homicides que vous dénoncez fort justement. Nous avons renforcé la sécurisation des approches de ces territoires, en augmentant les moyens d'interception et la surveillance côtière. Deux escadrons de gendarmerie mobile sont présents en permanence, au même titre qu'un peloton de la garde républicaine. Nous avons créé deux brigades nautiques,… Mme Béatrice Bellay. C'est en Martinique, pas en Guadeloupe ! M. Laurent Nuñez, ministre. …une de police et une de gendarmerie, qui renforcent les effectifs de sécurisation du territoire, dont la Guadeloupe. Depuis 2016, la Guadeloupe compte 162 effectifs policiers supplémentaires ; on y dénombre près de 250 enquêteurs, et l'Ofast y a été renforcé. Nous poursuivons donc sans relâche les efforts que vous appelez de vos vœux. On ne peut pas, sur le sujet que nous abordons, ne pas tenir compte du contexte régional. C'est dans cette perspective que s'est tenue et vient de s'achever la Conférence régionale de sécurité dans la Caraïbe, qui a réuni de nombreux États et qui doit permettre de renforcer l'échange d'informations, notamment en matière de renseignement criminel, pour mieux lutter contre les filières. Non, monsieur le député, nous ne faisons pas rien, et je puis vous assurer de notre détermination à combattre la délinquance, notamment en Guadeloupe. Mme la présidente. La parole est à M. Max Mathiasin. M. Max Mathiasin. Monsieur le ministre, nous attendons les effets de votre nouveau plan, avec l'espoir qu'ils seront rapides.

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Juin 2026 (4)
  • 30 juin 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Autonomie fonctionnelle de la direction régionale des douanes de Guadeloupe

    Ministère de l'action et des comptes publics

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de l'action et des comptes publics sur le respect de l'autonomie fonctionnelle de la direction régionale des douanes de Guadeloupe et du décret n° 2007-1665 du 26 novembre 2007 relatif à l'organisation des services déconcentrés de la direction générale des douanes et droits indirects. L'article 5 du décret prévoit que, « par dérogation aux dispositions de l'article 3, les directions régionales de Guyane et de Guadeloupe, placées sous l'autorité hiérarchique du directeur interrégional, exercent l'ensemble des missions définies à cet article ». Ces missions incluent, notamment, la gestion des moyens humains, la gestion du budget opérationnel de programme (BOP), le pilotage des effectifs et le contrôle de gestion sociale. Or, en 2025, en contradiction avec les dispositions dudit décret, la direction interrégionale Antilles-Guyane a supprimé 15 agents en Guadeloupe, en a ajouté 15 en Martinique, en a affecté 6 en sortie d'école nationale des douanes en Martinique et 2 en Guadeloupe, dont 2 initialement prévus pour la Guyane, pour ne citer que ces exemples. D'autre part, le directeur interrégional de la Martinique est également directeur régional de la Martinique, alors que l'article 1er du même décret prévoit que les responsables des directions régionales sont placés sous l'autorité hiérarchique du directeur interrégional. En outre, la Martinique concentre davantage de moyens humains et matériels que la Guadeloupe, pourtant caractérisée par une superficie supérieure et la proximité de la Dominique vecteur de trafics de drogue et d'armes. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour que la direction régionale de la Guadeloupe retrouve son autonomie fonctionnelle et ses prérogatives, conformément aux dispositions du décret n° 2007-1665. De plus, il souhaite savoir à quelle date seront rétablis les effectifs douaniers et octroyés les moyens matériels annoncés, en particulier les radars, pour permettre à direction régionale des douanes et droits indirects de la Guadeloupe d'accomplir ses missions dans des conditions acceptables pour les agents des douanes de la Guadeloupe et la population guadeloupéenne.

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  • 30 juin 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Situation des agents de la DTPN de la Guadeloupe

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de l'intérieur sur la situation des agents de la direction territoriale de la police nationale de la Guadeloupe (DTPN 971). Il ressort du rapport de la délégation de la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail de réseau de la police nationale sur la DTPN 971 de décembre 2025 une insuffisance structurelle des effectifs, des organisations de travail sous tension permanente, des conditions matérielles parfois dégradées et une exposition accrue des personnels à des risques psychosociaux significatifs. Ces constats avaient déjà été dénoncés par les organisations syndicales. Il lui demande quelles réponses concrètes et adaptées aux contraintes propres à la Guadeloupe il entend mettre en œuvre pour que la DTPN 971 soit en mesure d'accomplir ses missions dans des conditions optimales, tant pour les agents que pour la sécurité des concitoyens guadeloupéens.

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  • 23 juin 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Renforcement et adaptation du POSEI

    Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les recommandations de la Cour des comptes européenne relatives au « programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité » (POSEI). Dans son rapport spécial publié le 26 janvier 2026, la Cour des comptes européenne souligne les limites du POSEI en matière de développement des filières de diversification. Elle relève que le POSEI n'a pas répondu à tous les besoins et contraintes spécifiques des régions ultrapériphériques (RUP), voire qu'il est en recul dans certains secteurs, comme celui des productions végétales diversifiées et des productions animales, malgré leur importance stratégique pour la souveraineté alimentaire des territoires ultramarins. Elle dénonce le manque de prise en compte des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et des questions de renouvellement des générations. Dans sa réponse, la Commission européenne rappelle que nombre de sujets relèvent de la compétence des États membres selon le principe de subsidiarité. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer le budget du POSEI et permettre ainsi un soutien adapté aux filières de diversification, aux exploitations agricoles engagées dans la lutte contre le changement climatique et au renouvellement des générations dans les RUP.

    Réponse

    Le Gouvernement a pris connaissance des différentes recommandations de la Cour des comptes européenne concernant le programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité (POSEI). Ce rapport constitue une analyse opportune et précieuse. En effet, comme l'a bien identifié la Cour, les régions ultrapériphériques sont confrontées à des conditions plus difficiles que les autres régions de l'Union européenne et le programme POSEI constitue donc un instrument important pour faire face aux contraintes rencontrées par ces régions. Il convient de rappeler que depuis 2024, l'État a décidé d'accompagner le développement de la production locale par un soutien renforcé des aides à la diversification du POSEI à hauteur de 15 millions d'euros (M€) supplémentaires, pour atteindre 60 M€. Au-delà de l'enveloppe de crédits nationaux mobilisée, une attention particulière est également accordée à la répartition des crédits européens afin de répondre aux enjeux des territoires ultramarins. Le POSEI représente l'équivalent du premier pilier de la politique agricole commune dans les départements et régions d'outre-mer (DROM). Il fait l'objet de modifications annuelles pour accompagner le développement de l'agriculture ultramarine. La préparation du futur POSEI national aura pour objectifs de consolider les cultures traditionnelles, tout en favorisant le développement des filières de diversification. Le développement rural et les pratiques agroécologiques sont accompagnés dans les DROM comme dans le reste du territoire national grâce à la déclinaison du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) par le biais du plan stratégique national. Ainsi, la gestion des mesures hors surface du FEADER a été transférée aux régions (au département pour La Réunion), y compris des aides permettant d'accompagner les exploitations dans la transition écologique, le renouvellement des générations et des adaptations spécifiques aux territoires ultramarins ont été opérées pour les aides surfaciques, notamment les mesures agro-environnementales et climatiques, portées par l'État.

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  • 9 juin 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Diagnostic précoce des maladies neurodégénératives contre la perte d'autonomie

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'importance capitale d'une politique de diagnostic précoce des maladies neurodégénératives (MND) dans une volonté de prévention de la perte d'autonomie. Dans un contexte de vieillissement de la population, les MND, notamment la maladie à corps de Lewy et la maladie de Parkinson, constituent un enjeu majeur de santé publique en raison de leur progression exponentielle et de leur impact sur les personnes touchées et leurs aidants. Les professionnels de santé signalent qu'un mauvais diagnostic ou un diagnostic tardif accélère la perte d'autonomie, provoque des hospitalisations répétées et des admissions précoces en Ehpad, nuit gravement à la santé du patient et représente un coût financier très élevé pour la collectivité ; autant d'effets qui pourraient être évités ou réduits avec un diagnostic précoce. Une prise en charge adaptée dès les premiers stades de la maladie favorise le maintien à domicile de dix à quinze années supplémentaires, améliore de manière significative la qualité de vie des patients et réduit la charge supportée par les proches aidants. Il lui demande quand seront déployés, dans chaque département et territoire d'outre-mer, les consultations mémoires et les centres experts permettant un diagnostic précoce des maladies neurodégénératives, dans une logique de prévention de la perte d'autonomie.

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Mai 2026 (1)
  • 5 mai 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Crédits pour le logement outre-mer en 2026 (LBU)

    Ministère des outre-mer

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre des outre-mer sur la baisse des crédits dédiés au logement dans les territoires d'outre-mer en 2026, en forte baisse par rapport à l'année 2025 et par rapport au projet de loi de finances (PLF) pour 2026, notamment en Guadeloupe. Il ressort des alertes de l'Association régionale des maîtres d'ouvrages sociaux de la Guadeloupe, l'ARMOS Guadeloupe, de l'Union sociale pour l'habitat outre-mer (USHOM) et de la direction des outre-mer de l'Union sociale pour l'habitat (USH), que la ligne budgétaire unique (LBU) est dans une situation critique. Alors que le PLF 2026 prévoyait 236 millions d'euros en autorisations d'engagement (en baisse de 10 % par rapport à 2025), les notifications transmises aux représentants de l'État révèlent des réductions massives de 40 % en Guadeloupe jusqu'à 62 % en Guyane et à La Réunion, par rapport aux notifications de 2025. Ces baisses drastiques, d'une ampleur inégalée, ne peuvent qu'avoir des conséquences dramatiques sur la programmation de logements sociaux, dans un contexte où les coûts explosent avec le fret et les prix des carburants, risquent encore d'augmenter si la France n'obtient pas de dérogation à l'application du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) et où les décrets et arrêtés d'application de la loi du 13 juin 2025 permettant de déroger au marquage CE pour l'importation de produits de construction dans les territoires d'outre-mer n'ont toujours pas été publiés. Il lui demande quand le Gouvernement prendra les mesures nécessaires au dégel des crédits de la LBU pour revenir au niveau des crédits adoptés pour 2026. De plus, il lui demande quelles actions la France met en œuvre pour obtenir de l'Europe une dérogation à l'application du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF). Enfin, il lui demande quand seront publiés les textes d'application de la loi du 13 juin 2025 permettant de déroger au marquage CE dans les outre-mer.

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Avril 2026 (2)
  • 14 avril 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Délai de contre-visite du contrôle technique dans les outre-mer

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur le délai de contre-visite du contrôle technique dans les départements et régions d'outre-mer (DROM) et notamment en Guadeloupe. L'article 7 de l'arrêté du 18 juin 1991, relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes, prévoit qu'un résultat défavorable lors du contrôle technique entraîne l'obligation de réaliser une contre-visite dans le délai de deux mois. Or, en pratique, dans les territoires ultramarins, ce délai de deux mois est insuffisant pour effectuer les réparations, en raison des délais de commande des professionnels, des délais d'acheminement des pièces détachées et des délais des formalités administratives et douanières. L'automobiliste se trouve alors pénalisé, dans l'obligation de réaliser un nouveau contrôle technique, avec les frais et les contraintes logistiques supplémentaires que cela suppose. Il lui demande s'il entend modifier l'arrêté de 1991 pour porter le délai de contre-visite du contrôle technique à trois mois et ainsi l'adapter aux réalités des territoires d'outre-mer.

    Réponse

    L'arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes prévoit en son article 7 que « (…) Tout résultat défavorable entraîne l'obligation de réalisation d'une contre-visite, qui ne peut être réalisée que dans le délai de deux mois après le contrôle technique périodique tel que défini à l'article 5, faute de quoi un nouveau contrôle technique périodique est à réaliser. » En 2025, le taux de contre-visite pour les voitures particulières (M1) était en moyenne de 18,92%. On observe une surreprésentation des véhicules anciens parmi les véhicules concernés : le taux de contre-visite est de 25% pour les véhicules de plus de dix ans contre 11,8% pour les véhicules de sept à dix ans. Selon les informations à la disposition du ministère des transports, le nombre de cas liés à des difficultés d'approvisionnement dans les départements et régions d'outre-mer serait extrêmement limité et ne permettrait pas à lui seul d'expliquer un retard rendant nécessaire la réalisation d'un nouveau contrôle technique. Le manque d'effectif de certaines concessions automobiles associé à cet état de fait peut entraîner l'obtention de rendez-vous tardifs et donc l'allongement des délais. Nombre de clients préfèrent donc passer par des garages toutes marques pour des réparations courantes. Compte tenu des impératifs de sécurité routière et de protection de l'environnement, il n'est pas envisagé, à ce stade, de revenir sur les exigences de l'arrêté du 18 juin 1991 susmentionné.

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  • 7 avril 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mobilité des agents du ministère des finances originaires des outre-mer

    Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la mobilité des agents titulaires dans leur territoire ultramarin d'origine. Selon un syndicat représentatif de la direction générale des finances publiques (DGFIP), l'administration privilégie le recrutement à partir du profil professionnel du candidat, réduisant la priorité légale liée à la reconnaissance du CIMM (centre des intérêts moraux et matériels) à une moindre mesure pour départager des candidatures de valeur équivalente. En entravant les possibilités de mutation des fonctionnaires dans leur territoire d'origine, notamment en Guadeloupe, ce procédé peut être à l'origine de souffrances morales (éloignement familial) et de difficultés financières (frais de double résidence, billets d'avion) ne permettant pas aux personnels d'exercer leurs missions dans les meilleurs conditions. Il souhaite connaître, pour les cinq dernières années, territoire par territoire, le nombre d'agents titulaires, d'une part, avec CIMM et, d'autre part, sans CIMM tout en étant originaires d'un territoire ultramarin, qui ont obtenu leur premier vœu de mobilité dans leur territoire, face au nombre de candidats non originaires y ayant été mutés.

    Réponse

    Le Gouvernement veille à la pleine effectivité de la priorité de mutation liée au centre des intérêts matériels et moraux (CIMM). Prévue par l'article L. 512-19 du code général de la fonction publique, cette priorité s'applique quelles que soient les modalités retenues pour pourvoir un emploi. Elle ne constitue toutefois pas un droit automatique à obtenir le poste demandé : les décisions de mutation tiennent également compte des besoins du service et, pour les emplois présentant des caractéristiques particulières, de l'adéquation entre le profil du candidat et les compétences requises. À la DGFiP, il convient de distinguer l'affectation nationale dans une direction, qui permet à l'agent d'accéder au territoire demandé, de son affectation locale sur un emploi au sein de cette direction. Pour les inspecteurs, les affectations nationales en Guyane, à Mayotte, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie sont réalisées au choix. Les affectations en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion relèvent, quant à elles, du tableau de mutation, dans lequel les priorités légales sont prises en compte avant l'application des critères de départage, notamment l'ancienneté administrative. Pour les contrôleurs et les agents des finances publiques, seules les affectations dans les collectivités d'outre-mer et en Nouvelle-Calédonie sont réalisées au choix. Les affectations en Guyane, à Mayotte, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion relèvent du tableau de mutation. Dans le cadre de ce tableau, les agents bénéficiant d'une priorité légale sont examinés prioritairement par rapport aux demandes formulées pour convenance personnelle. Lorsque plusieurs candidats peuvent se prévaloir d'une priorité, leur départage tient compte de l'ensemble des priorités et critères subsidiaires applicables. Pour les emplois pourvus au choix, la sélection repose sur les compétences, l'expérience et la capacité à exercer les missions correspondant au poste. Cette procédure ne neutralise pas les priorités légales : lorsque plusieurs candidatures présentent une adéquation équivalente avec le profil recherché, le candidat bénéficiant d'une priorité légale doit être retenu. La priorité liée au CIMM coexistant avec les autres priorités prévues par l'article L. 512-19, notamment celles liées au rapprochement de conjoint ou au handicap, tous les agents affectés outre-mer ne sont pas nécessairement bénéficiaires d'une priorité CIMM. En Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie, les fonctionnaires dont le CIMM n'est pas situé dans le territoire d'affectation sont en outre soumis à une durée de séjour limitée à deux ans, renouvelable une seule fois. Cette règle permet de remettre régulièrement les emplois concernés au mouvement. Le recrutement au choix peut également favoriser le retour d'agents justifiant d'un CIMM qui viennent d'être promus et ne disposent pas encore d'une ancienneté suffisante pour être départagés favorablement dans le cadre d'un tableau de mutation. La DGFiP encadre par ailleurs les procédures de recrutement afin d'assurer une évaluation objective et homogène des candidatures. Des formations obligatoires ont été déployées auprès d'environ 11 000 recruteurs. Elles sont complétées par des guides destinés aux agents et aux recruteurs, des webinaires et un accompagnement par les conseillers mobilité-carrière. Les résultats des mouvements récents attestent de la prise en compte effective de la priorité CIMM. Pour les inspecteurs, au cours des mouvements 2024, 2025 et 2026, la totalité des agents affectés dans les directions ultramarines relevant du tableau de mutation bénéficiaient de cette priorité. Dans les directions pourvues au choix, près de la moitié des 55 affectations prononcées ont bénéficié à des agents justifiant d'un CIMM. Pour les contrôleurs et les agents des finances publiques, sur les 552 mutations prononcées entre 2024 et 2026 vers les collectivités d'outre-mer, la Nouvelle-Calédonie, la Guyane, Mayotte, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion, 461 ont bénéficié à des agents disposant de la priorité CIMM, soit 84 %. La DGFiP continuera de suivre attentivement ces résultats et de veiller à ce que le recours aux postes au choix ne prive pas d'effet la priorité instituée par le législateur.

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Mars 2026 (1)
  • 24 mars 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Fonctionnement des missions locales des territoires d'outre-mer

    Ministère du travail et des solidarités

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre du travail et des solidarités sur le fonctionnement des missions locales des territoires d'outre-mer, dans le contexte de baisse des crédits qui leur sont dédiés dans la loi de finances pour 2026. Selon les associations régionales des missions locales ultramarines, la loi de finances pour 2026 acte une baisse de 7,6 % des crédits, après une diminution de 6,8 % en 2025, ce qui risque d'avoir pour effets la suppression de 10 postes et la privation d'accompagnement pour 300 jeunes sur le seul réseau des Antilles-Guyane. Cette situation est particulièrement préoccupante dans des territoires où le chômage des jeunes est structurellement trois fois plus élevé que dans l'Hexagone et où le taux de pauvreté est nettement plus marqué (34,5 % en Guadeloupe, 53 % en Guyane, 77,3 % à Mayotte, selon les derniers chiffres de l'Insee de 2017). Il lui demande ce qu'il propose aux missions locales des territoires d'outre-mer afin de leur permettre de sécuriser durablement la trajectoire du réseau, continuer à assurer le maillage territorial, maintenir l'accompagnement dans l'accès à l'emploi et à la formation de tous les jeunes qui en ont besoin, prévenir le décrochage et préserver la cohésion sociale et l'égalité des chances.

    Réponse

    Les missions locales sont chargées de l'accompagnement global des jeunes pour leur insertion sociale et professionnelle. Elles gèrent notamment l'accompagnement des jeunes en Contrat d'engagement jeune (CEJ) et en Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) ainsi que la prescription des allocations afférentes, et ont la charge du contrôle du respect de l'obligation de formation. Le réseau des missions locales est composé de 426 missions locales, qui représentent 6 800 lieux d'accueil, 15 Associations régionales des missions locales (ARML) et de l'Union nationale des missions locales (UNML), qui assure les fonctions de représentation et d'animation du réseau au plan national et de syndicat d'employeurs de la branche professionnelle des missions locales et des organismes d'insertion. Les missions locales accueillent chaque année plus de 1 million de jeunes, dont plus de 400 000 contractualisent un accompagnement. L'effort demandé au réseau des missions locales pour 2026 dans le contexte de redressement des comptes publics a été atténué entre le projet de loi de finances 2026 et la loi de finances 2026, ainsi que dans le travail de programmation des crédits. En outre, si le financement des missions locales est en baisse dans la loi de finances 2026, la ligne budgétaire dédiée à leur soutien reste en augmentation de 45 % en comparaison avec la loi de finances pour 2019. La nouvelle convention pluriannuelle d'objectifs 2026-2028 modifie en outre les modalités de financement des missions locales en introduisant, d'une part, une globalisation des crédits alloués aux structures et, d'autre part, une part de financement liée à la performance. En effet, dans un contexte de forte contrainte sur les finances publiques, il est attendu des missions locales comme de l'ensemble des acteurs financés par les pouvoirs publics de s'inscrire dans une démarche globale de maîtrise de la dépense et de recherche d'efficience. Les modalités de répartition des crédits entre les territoires, et au sein des régions entre les missions locales, visent à assurer un rééquilibrage des crédits en tenant compte des besoins territoriaux et des activités des structures, ainsi que de la performance des missions locales. Un mécanisme de bornage visant à lisser et encadrer l'évolution des crédits dans le temps est mis en œuvre afin d'assurer un rééquilibrage progressif sans pour autant fragiliser les structures. Les missions locales ultra-marines et corses ont été traitées de manière différenciée au regard de leurs spécificités territoriales, ce qui a permis d'atténuer la baisse des crédits alloués à plusieurs territoires en comparaison avec la baisse nationale. Il convient par ailleurs de rappeler que la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi réaffirme et conforte le rôle et les missions des missions locales en tant qu'opérateurs spécialisés du réseau pour l'emploi, en charge de l'accueil, l'orientation et l'accompagnement des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans, en particulier ceux ayant des freins socio-professionnels. La dynamique de rapprochement de l'ensemble des acteurs intervenant au soutien de l'insertion socio-professionnelle des jeunes s'est structurée avec la mise en place de la loi pour le plein emploi. Elle vise à proposer l'accompagnement le plus pertinent à chaque jeune, en fonction de sa situation, de ses besoins et de ses souhaits d'insertion professionnelle, en mobilisant de façon décloisonnée et croisée les offres de services du réseau pour l'emploi disponibles sur le territoire. Enfin, en matière de gouvernance, la loi pour le plein emploi instaure des comités territoriaux pour l'emploi qui réuniront notamment en leur sein des conférences de financeurs pour l'insertion sociale et professionnelle, afin de mieux articuler les interventions des différents partenaires dont les collectivités territoriales.

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Février 2026 (6)
  • 24 février 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Importation outre-mer de produits de construction non marqués CE

    Ministère des outre-mer

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre des outre-mer sur l'application de la loi n° 2025-534 du 13 juin 2025 expérimentant l'encadrement des loyers et améliorant l'habitat dans les outre-mer qui permet de déroger au marquage CE pour l'importation de produits de construction dans les territoires ultramarins. Le 4 novembre 2025, répondant à sa question écrite n° 3552 relative à la fin du marquage CE, elle annonçait que « plusieurs textes règlementaires sont actuellement en préparation et seront à prendre d'ici la fin de l'année : - un décret en Conseil d'État pour décliner le principe de la dérogation ; - un décret simple pour la création des commissions, de leur composition et des grands principes de leur fonctionnement ; - des textes complémentaires (arrêtés) préciseront le fonctionnement des commissions et la désignation des familles de produits concernées par la dérogation. ». Dans un contexte de vie chère et de crise du logement dans les territoires ultramarins, ces textes sont particulièrement attendus pour diminuer les coûts de construction. Il lui demande quand seront publiés les textes d'application de la loi du 13 juin 2025 qui doivent permettre de déroger au marquage CE pour l'importation de produits de construction dans les territoires d'outre-mer.

    Réponse

    Le règlement (UE) 2024/3110 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 établit un nouveau cadre juridique pour la commercialisation des produits de construction au sein du marché intérieur de l'Union européenne. Il succède au règlement (UE) n° 305/2011, dans un objectif de clarification, de renforcement de la sécurité et de la durabilité des produits mis sur le marché, mais aussi de meilleure prise en compte des enjeux liés à l'économie circulaire, à la décarbonation et à la transition numérique. Reconnaissant les particularités géographiques, économiques, climatiques et logistiques des régions ultrapériphériques (RUP), l'Union européenne a introduit, à l'article 2 de ce règlement, une exemption permettant aux États membres concernés de prévoir des dispositifs dérogatoires à l'obligation de marquage CE, pour les produits exclusivement commercialisés dans ces territoires. Cette faculté vise à permettre la mise en œuvre d'exigences proportionnées aux besoins locaux, dans un esprit de subsidiarité renforcée. L'article 2 de la loi n° 2025-534 du 13 juin 2025, relative à l'encadrement des loyers et à l'amélioration de l'habitat dans les outre-mer, institue à cette fin des comités référentiels construction dans les RUP françaises. Un projet de décret ayant pour objet de définir les conditions de constitution et de fonctionnement de ces comités, ainsi que les modalités d'application de l'exemption, prévue par le droit européen, a été élaboré. Le fonctionnement détaillé de ces comités est précisé par un projet d'arrêté ministériel pris en application du décret. Un second projet d'arrêté définit les familles de produits de construction éligibles à l'exemption de marquage CE, sur la base de critères objectifs liés aux spécificités locales et aux exigences techniques. Les concertations menées avec les acteurs locaux et les partenaires institutionnels à propos de ces projets de textes ont soulevé des questions qui ont nécessité que les réflexions se poursuivent. Le Gouvernement conserve l'ambition d'aboutir à une écriture effective des textes dans les meilleurs délais, tout en veillant à ce que ceux-ci répondent aux intentions du législateur ainsi qu'aux attentes des acteurs locaux.

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  • 10 février 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Risques de pression migratoire en Guadeloupe et en Martinique

    Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les accords du 5 janvier 2026 entre les États-Unis d'Amérique et la Dominique et Antigua-et-Barbuda visant à envoyer vers ces États caribéens les étrangers arrivés sur le sol américain pour y demander l'asile. La Guadeloupe et la Martinique n'étant situées qu'à quelques kilomètres, les migrants arrivés en Dominique ou à Antigua-et-Barbuda pourraient être tentés de poursuivre leur parcours jusqu'aux territoires de la Guadeloupe et de la Martinique où les conditions de vie peuvent apparaître plus attractives. Les accords entre les États-Unis d'Amérique et la Dominique et Antigua-et-Barbuda seraient donc susceptibles de déstabiliser les flux migratoires caribéens et d'affecter les Antilles françaises. Il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour contrôler le risque de pression migratoire supplémentaire en Guadeloupe et en Martinique, en raison des accords d'accueil des demandeurs d'asile entre les États-Unis et la Dominique et Antigua-et-Barbuda.

    Réponse

    Les services du ministère de l'Europe et des affaires étrangères suivent avec attention les discussions ouvertes entre les Etats-Unis et les Etats caribéens, parmi lesquels la Dominique et Antigua-et-Barbuda, en vue d'aboutir à des accords permettant d'accueillir dans ces pays des personnes n'ayant pas obtenu l'asile aux Etats-Unis. Début mars, lors d'une conférence de presse, le Premier ministre de la Dominique a ainsi évoqué le chiffre de 7 personnes par trimestre susceptibles d'être reçues sur son territoire. Cette situation est suivie de près à la fois par notre réseau diplomatique et par les Préfectures de Guadeloupe et Martinique, dans le cadre du dialogue bilatéral entretenu par les services de l'Etat avec les pays de la région. Les 10 et 11 mars derniers, le Préfet de Guadeloupe s'est rendu à la Dominique et y a rencontré la Présidente et le Premier ministre dominiquais. Ensemble, ils ont convenu de la tenue prochaine en Guadeloupe d'une nouvelle session de la Commission mixte de sécurité entre la France et la Dominique, lors de laquelle les questions migratoires seront abordées. Ces enjeux feront l'objet d'un suivi attentif, pour anticiper et prévenir tout risque de perturbation sur les territoires de Guadeloupe et de Martinique.

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  • 10 février 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mobilité des agents des agents publics originaires des territoires d'outre-mer

    Ministère délégué auprès de la ministre de l'action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État, sur la mobilité et les congés bonifiés des agents des trois fonctions publiques dans leur territoire ultramarin d'origine. Il souhaite connaître, pour les cinq dernières années, territoire par territoire, le nombre d'agents de la fonction publique d'État, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ayant obtenu leur premier voeu de mobilité dans un territoire d'outre-mer. Ces données doivent distinguer, d'une part, les agents originaires d'un territoire ultramarin avec ou sans CIMM (reconnaissance du centre de leurs intérêts moraux et matériels) et, d'autre part, les candidats non originaires mutés dans ces territoires. Selon les mêmes critères, il souhaite également connaître le nombre d'agents, disposant de CIMM, ayant demandé un congé bonifié et le nombre de ceux qui l'ont obtenu. Toujours selon les mêmes critères, il souhaite connaître le nombre d'agents ayant fait une demande de CIMM et le nombre de ceux qui l'ont obtenu. Enfin, à la suite de la décision du tribunal administratif de Toulouse du 19 mars 2025 déclarant illégale la circulaire du 2 août 2023 sur les CIMM, il lui demande quand seront organisés les nouveaux travaux interministériels annoncés dans la réponse ministérielle du 15 juillet 2025 à sa question écrite n° 5385.

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  • 3 février 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mobilité des agents du ministère de la justice originaires des outre-mer

    Ministère de la justice

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la mobilité des agents titulaires dans leur territoire ultramarin d'origine. Il souhaite connaître, pour les cinq dernières années, territoire par territoire, le nombre d'agents titulaires, d'une part, avec CIMM (reconnaissance du centre de leurs intérêts matériels et moraux) et, d'autre part, sans CIMM tout en étant originaires d'un territoire ultramarin, qui ont obtenu leur premier vœu de mobilité dans leur territoire, face au nombre de candidats non originaires y ayant été mutés.

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  • 3 février 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mobilité des agents de l'éducation nationale originaires des outre-mer

    Ministère de l’éducation nationale

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur l'affectation des lauréats de concours et la mobilité des agents dans leur territoire ultramarin d'origine. Il souhaite connaître, pour les cinq dernières années, toutes disciplines confondues, territoire par territoire, le nombre d'enseignants-stagiaires répondant aux conditions cumulatives (inscription, résidence, premier vœu, attaches) qui ont obtenu leur affectation dans leur territoire d'origine et le nombre de ceux qui ne l'ont pas obtenu en raison des capacités d'accueil. De plus, selon les mêmes paramètres, il souhaite connaître le nombre d'enseignants titulaires, d'une part avec CIMM (reconnaissance du centre de leurs intérêts matériels et moraux) et, d'autre part, sans CIMM tout en étant originaires d'un territoire ultramarin, qui ont obtenu leur premier vœu de mobilité dans leur territoire, face au nombre de candidats non originaires y ayant été mutés.

    Réponse

    Le ministère de l'éducation nationale favorise la mobilité géographique et fonctionnelle de l'ensemble de ses personnels en leur offrant la possibilité de parcours diversifiés tout en veillant au respect des enjeux de continuité et de qualité du service public de l'enseignement. Cette politique de mobilité contribue notamment à mettre en œuvre le plan d'action ministériel relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la diversité et la lutte contre les discriminations. Il gère l'importante volumétrie des demandes et garantit le respect des priorités légales de mutation dans le cadre de la campagne annuelle de mutation. Les priorités de traitement des demandes de mobilité sont accordées au titre des articles L. 512-18, L. 512-19, L. 512-21 et L. 512-22 du code général de la fonction publique (CGFP), ainsi que des décrets portant statuts particuliers en application de l'article L. 512-20 du même code. Dans le cas des fonctionnaires disposant d'attaches dans les collectivités ultramarines, le dispositif interministériel de reconnaissance du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM), notamment cité au 4° de l'article L. 512-19 du CGFP, permet la prise en compte de leur priorité à accéder à ces territoires, généralement très demandés. Cette application se fait dans le respect des dispositions susmentionnées ainsi que de l'annexe 1 des lignes directrices de gestion ministérielles relatives à la mobilité des personnels des ministères de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports du 22 octobre 2024, publiées au BOENJS du 31 octobre 2024. Pour rappel, la localisation du CIMM s'apprécie sur la base d'un faisceau d'indices progressivement dégagés par la jurisprudence administrative (notamment CE, 22 février 2012, n° 315612 ; CE, 27 juillet 2016, n° 390415). Les tableaux ci-dessous présentent le nombre de fonctionnaires titulaires dont le CIMM a été reconnu et ayant obtenu leur premier vœu de mobilité vers une collectivité régie par l'article 73 de la Constitution du 4 octobre 1958 (DROM). Il est entendu par fonctionnaires titulaires tout personnel enseignant du second degré, d'éducation et psychologues de l'éducation nationale, toutes disciplines confondues. Les données disponibles ne permettent pas de définir le « territoire d'origine » d'un fonctionnaire. CIMM TITULAIRES 2020 Académie titulaires demande vœu 1 (V1) dont demande avec CIMM % demande V1 CIMM académie demandée et obtenue vœu 1 obtenue avec CIMM % obtenu V1 avec CIMM mutés sans CIMM % mutés sans CIMM Guadeloupe 273 96 35% 83 41 49% 42 51% Guyane 134 8 6% 117 8 7% 109 93% Martinique 314 182 58% 48 30 63% 18 38% Mayotte 157 1 1% 138 1 1% 137 99% La Réunion 898 344 38% 291 151 52% 140 48% Total 1776 631 677 231 Lecture : au titre du mouvement national à gestion déconcentrée 2020, 49 % des agents ayant obtenu une affectation en Guadeloupe disposaient d'une reconnaissance de leur CIMM dans cette collectivité et avait l'académie correspondante placé en premier vœu (condition d'attribution de la bonification afférente) ; 51 % des agents ayant obtenu une affectation dans cette même académie insulaire ne disposaient pas d'une reconnaissance de leur CIMM dans la collectivité susmentionnée. CIMM TITULAIRES 2021 Académie titulaires demande vœu 1 dont demande avec CIMM % demande V1 CIMM académie demandée et obtenue vœu 1 obtenue avec CIMM % obtenu V1 avec CIMM mutés sans CIMM % mutés sans CIMM Guadeloupe 324 127 39% 81 56 69% 25 31% Guyane 125 9 7% 97 8 8% 89 92% Martinique 325 208 64% 35 28 80% 7 20% Mayotte 136 2 1% 122 2 2% 120 98% La Réunion 902 297 33% 169 104 62% 65 38% Total 1812 643 504 198 CIMM TITULAIRES 2022 Académie titulaires demande vœu 1 dont demande avec CIMM % demande V1 CIMM académie demandée et obtenue vœu 1 obtenue avec CIMM % obtenu V1 avec CIMM mutés sans CIMM % mutés sans CIMM Guadeloupe 268 119 44% 72 49 68% 23 32% Guyane 119 12 10% 85 10 12% 75 88% Martinique 338 219 65% 52 49 94% 3 6% Mayotte 113 7 6% 105 7 7% 98 93% La Réunion 901 320 36% 161 105 65% 56 35% Total 1739 677 475 220 CIMM TITULAIRES 2023 Académie titulaires demande vœu 1 dont demande avec CIMM % demande V1 CIMM académie demandée et obtenue vœu 1 obtenue avec CIMM % obtenu V1 avec CIMM mutés sans CIMM % mutés sans CIMM Guadeloupe 262 98 37% 45 22 49% 23 51% Guyane 106 7 7% 84 7 8% 77 92% Martinique 311 194 62% 48 40 83% 8 17% Mayotte 105 5 5% 84 4 5% 80 95% La Réunion 876 295 34% 125 97 78% 28 22% Total 1660 599 386 170 CIMM TITULAIRES 2024 Académie titulaires demande vœu 1 dont demande avec CIMM % demande V1 CIMM académie demandée et obtenue vœu 1 obtenue avec CIMM % obtenu V1 avec CIMM mutés sans CIMM % mutés sans CIMM Guadeloupe 272 126 46% 60 42 70% 18 30% Guyane 109 3 3% 74 3 4% 71 96% Martinique 307 197 64% 40 34 85% 6 15% Mayotte 77 6 8% 71 5 7% 66 93% La Réunion 989 321 32% 155 79 51% 76 49% Total 1754 653 400 163 CIMM TITULAIRES 2025 Académie titulaires demande vœu 1 dont demande avec CIMM % demande V1 CIMM académie demandée et obtenue vœu 1 obtenue avec CIMM % obtenu V1 avec CIMM mutés sans CIMM % mutés sans CIMM Guadeloupe 293 136 46% 51 29 57% 22 43% Guyane 116 7 6% 65 6 9% 59 91% Martinique 270 174 64% 45 36 80% 9 20% Mayotte 111 0 0% 101 0 0% 101 100% La Réunion 1071 385 36% 93 57 61% 36 39% Total 1861 702 355 128 Outre cette priorité, les lauréats des concours d'accès aux corps des personnels enseignants disposent de façon dérogatoire d'une étude individualisée de chaque demande d'affectation dans une académie d'outre-mer. En application de la note de service portant sur l'affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours du second degré, les lauréats sont maintenus dans leur académie ultramarine dans la limite de ses capacités d'accueil lorsqu'ils répondent aux conditions cumulatives suivantes : le lauréat y est inscrit et y réside l'année du concours ; le lauréat a demandé en premier vœu le DROM où il peut justifier d'attaches réelles ou d'une situation familiale nécessitant son maintien sur place. Les tableaux ci-dessous présentent le nombre de lauréats des concours d'accès aux corps des personnels enseignants du second degré, d'éducation et psychologues de l'éducation nationale, toutes disciplines confondues, affectés selon la modalité mentionnée ci-dessus. Les données disponibles ne permettent pas de définir le « territoire d'origine » d'un fonctionnaire. 2020 DROM académie inscription académie demandée vœu 1 (V1) académie obtenue V1 non obtenue V1 GUADELOUPE 95 88 78 10 GUYANE 80 77 70 7 MARTINIQUE 60 56 44 12 MAYOTTE 93 83 71 12 REUNION 263 251 185 66 Total 591 555 448 107 2021 DROM académie inscription académie demandée vœu 1 académie obtenue V1 non obtenue V1 GUADELOUPE 92 84 72 12 GUYANE 47 47 47 0 MARTINIQUE 51 47 40 7 MAYOTTE 88 80 74 6 REUNION 230 218 182 36 Total 508 476 415 61 2022 DROM académie inscription académie demandée vœu 1 académie obtenue V1 non obtenue V1 GUADELOUPE 98 88 77 11 GUYANE 50 47 44 3 MARTINIQUE 70 58 39 19 MAYOTTE 89 85 80 5 REUNION 305 278 185 93 Total 612 556 425 131 2023 DROM académie inscription académie demandée vœu 1 académie obtenue V1 non obtenue V1 GUADELOUPE 116 106 74 32 GUYANE 51 41 41 0 MARTINIQUE 55 44 42 2 MAYOTTE 96 90 88 2 REUNION 269 240 171 69 Total 587 521 416 105 2024 DROM académie inscription académie demandée vœu 1 académie obtenue V1 non obtenue V1 GUADELOUPE 101 97 65 32 GUYANE 52 47 45 2 MARTINIQUE 54 47 39 8 MAYOTTE 115 111 109 2 REUNION 264 243 153 90 Total 586 545 411 134 2025 DROM académie inscription académie demandée vœu 1 académie obtenue V1 non obtenue V1 GUADELOUPE 77 75 75 0 GUYANE 62 59 56 3 MARTINIQUE 58 55 52 3 MAYOTTE 83 82 77 5 REUNION 244 225 215 10 Total 524 496 475 21

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  • 3 février 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mobilité des agents du ministère de l'intérieur originaires des outre-mer

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l'intérieur sur la mobilité des agents titulaires dans leur territoire ultramarin d'origine. Il souhaite connaître, pour les cinq dernières années, territoire par territoire, le nombre d'agents titulaires, d'une part, avec CIMM (reconnaissance du centre de leurs intérêts matériels et moraux) et, d'autre part, sans CIMM tout en étant originaires d'un territoire ultramarin, qui ont obtenu leur premier vœu de mobilité dans leur territoire, face au nombre de candidats non originaires y ayant été mutés.

    Réponse

    Les données demandées ne peuvent être transmises pour plusieurs raisons juridiques et opérationnelles. En premier lieu, les demandes de mobilité effectuées par les personnels administratifs via le logiciel de candidature du ministère de l'Intérieur en réponse à la parution d'un poste ne comportent pas le lieu de naissance des personnes concernées afin de respecter les dispositions issues du RGPD concernant les données à caractère personnel des agents. En deuxième lieu, lorsqu'un agent sollicite une mutation via le même logiciel, il peut demander le bénéfice de la priorité légale d'affectation (PLA), en lien avec sa CIMM, mais cette possibilité n'est pas toujours utilisée, tandis que la matérialité du centre des intérêts matériels et moraux n'est pas toujours avérée après examen du dossier. De plus, un agent non originaire du département peut également solliciter le bénéfice d'une PLA au titre d'un rapprochement de conjoint par exemple. En troisième lieu dans l'hypothèse où un agent aurait souhaité bénéficier de la PLA au titre de ses intérêts matériels et moraux dans le département ou territoire d'outre mer en question, l'absence de conservation des données des campagnes de mobilités précédentes ne permettrait pas d'identifier le "rang" de la demande.

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Janvier 2026 (1)
  • 6 janvier 2026 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Réforme du statut de conjoint collaborateur agricole dans les outre-mer

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la réforme du statut de conjoint collaborateur agricole dans les territoires d'outre-mer. La réforme du statut de conjoint collaborateur d'exploitation agricole met fin à ce statut au plus tard le 31 décembre 2026, l'objectif étant de permettre une meilleure couverture sociale et d'éviter les difficultés en cas de divorce, de séparation ou de décès. Au-delà de cette date, il sera nécessaire d'adopter un autre statut : salarié, chef d'exploitation ou associé d'entreprise agricole. Toutefois, dans les départements et régions d'outre-mer (DROM), la surface moyenne de la majorité des exploitations étant inférieure à 2 ha, il ne sera pas possible d'absorber la charge d'un salarié évaluée à 14 000 euros par an pour un mi-temps, ou de diviser l'exploitation tout en restant rentable. Les présidents des caisses générales de sécurité sociale (CGSS) des DROM alertent sur les effets pervers de l'application de cette réforme dans ces territoires ; ils craignent la précarisation des conjoints collaborateurs qui sont essentiellement des femmes. Il lui demande si elle envisage une exonération de cotisations sociales pour les conjoints sans condition d'âge, ou toute autre mesure permettant de pallier les conséquences négatives prévisibles de la réforme du statut de conjoint collaborateur agricole dans les DROM.

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Novembre 2025 (2)
  • 20 novembre 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Violence liée au narcotrafic dans les outre-mer

    Ministère de l'intérieur

    QAGRépondue

    Réponse

    VIOLENCE LIÉE AU NARCOTRAFIC DANS LES OUTRE-MER Mme la présidente . La parole est à M. Max Mathiasin. M. Max Mathiasin . Depuis le 1er janvier, quarante-sept personnes ont été tuées en Guadeloupe et à Saint-Martin, la plupart par arme à feu, en pleine rue. Cette violence est liée au narcotrafic en provenance d'Amérique du Sud et à une circulation des armes à feu qui progresse de manière exponentielle. Nos concitoyens oscillent entre la terreur et la résignation. Votre prédécesseur, monsieur le ministre de l'intérieur, est venu en Guadeloupe au mois d'août pour constater par lui-même le niveau d'insécurité, l'ampleur du narcotrafic ainsi que les besoins en personnel et en matériel des forces de l'ordre et des douanes. Où sont les moyens supplémentaires pour lutter contre le narcotrafic et le trafic d'armes ? Où sont les drones ? Où en sont le laboratoire d'analyses balistiques et le laboratoire mobile d'analyses ADN – actuellement, les résultats d'analyse ne sont disponibles qu'après trois mois en Guadeloupe ? Où sont, entre autres, les radars, les bateaux – vous savez que ceux dont nous disposons ne fonctionnent pas ? Le 4 novembre, devant la commission d'enquête sur les dysfonctionnements de l'accès à la justice en outre-mer, le garde des sceaux annonçait à l'Assemblée nationale une augmentation du nombre de magistrats et le lancement de nouveaux projets immobiliers. Hier, le président de la République a organisé une réunion de crise à l'Élysée sur le narcotrafic. Mais, malheureusement, la lutte contre le trafic de stupéfiants et la criminalité organisée ne concerne pas seulement Marseille. Au congrès des maires, devant les élus ultramarins, le président David Lisnard a tiré la sonnette d'alarme, signalant que les outre-mer vivaient avant les départements de l'Hexagone et de façon exacerbée les différentes crises françaises – particulièrement la montée de l'insécurité et du narcotrafic. Mme la présidente. Il faut conclure, monsieur le député. M. Max Mathiasin . Monsieur le ministre, qu'en est-il des moyens supplémentaires promis ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . Vous avez raison de souligner que la situation sécuritaire des Antilles est inquiétante, particulièrement en Guadeloupe. Elle constitue une priorité du gouvernement, donc du ministère de l'intérieur. Vous avez mentionné le nombre d'homicides, l'existence de trafic de stupéfiants, de traite des êtres humains ou d'immigration illégale. Ce sont autant de fléaux contre lesquels nous lutterons avec les moyens supplémentaires que vous avez évoqués. Je ne peux que vous confirmer les engagements que mon prédécesseur a pris lors de sa visite, au mois d'août. Parmi les 239 nouvelles brigades de gendarmerie prévues en France, trois le sont en Guadeloupe. Une première brigade, vous le savez, a été installée à Goyave. Une brigade nautique devrait voir le jour à Gourbeyre, sous réserve de l'adoption du projet de loi de finances ; il est bien dans notre intention de la créer courant 2026. Une autre brigade, mobile cette fois, sera construite à Capesterre-de-Marie-Galante. Toutes trois s'ajouteront aux brigades récemment créées. Un groupe rassemblant la police nationale et la gendarmerie nationale a été créé pour lutter contre le trafic d'armes à feu. Une unité balistique doit également voir le jour : les analyses pourront être faites in situ, ce qui permettra de mieux caractériser les infractions et de mieux comprendre ces phénomènes. Je vous confirme que tous les moyens annoncés seront effectivement déployés et que la coopération à l'échelle de la région sera développée. Je ne peux achever mon propos sans avoir une pensée pour les 1 749 policiers et gendarmes qui œuvrent avec beaucoup d'efficacité en Guadeloupe. Je rappelle qu'un deuxième escadron de gendarmerie mobile a été pérennisé. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)

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  • 18 novembre 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Enquête administrative concernant les agents de sécurité privée en Guadeloupe

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les enquêtes administratives de sécurité permettant de vérifier que les personnes qui souhaitent obtenir une autorisation d'exercice d'activité de sécurité privée ou un renouvellement de carte professionnelle, n'ont pas commis d'acte incompatible avec l'exercice de cette activité. En Guadeloupe, certains dossiers sont refusés pour des motifs pouvant apparaître mineurs, comme un stationnement gênant ou un tapage nocturne, sans que les intéressés n'aient eu le temps de contester la décision dans les délais, en raison des retards de courrier et des problèmes d'adressage. Dans ces conditions, le principe du contradictoire n'est pas respecté. Alors que le secteur de la sécurité offre de nombreuses perspectives d'emploi sur un territoire où le chômage des jeunes est trois fois plus élevé que dans l'Hexagone, c'est une réelle perte de chance pour toutes ces personnes intéressées par les métiers de la sécurité et désireuses de s'intégrer dans la société. Il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour permettre aux personnes résidant en Guadeloupe souhaitant exercer une activité de sécurité privée de répondre ou de contester une décision de refus dans les délais.

    Réponse

    Les conditions d'accès à la profession d'agent privé de sécurité sont définies par le législateur, aux articles L. 612-20, L. 612-9, L. 622-19 et L. 625-2 du code de la sécurité intérieure, lesquels prévoient notamment que nul ne peut exercer ces fonctions « s'il a fait l'objet d'une condamnation […] pour des motifs incompatibles » ou « s'il résulte de l'enquête administrative […] que son comportement ou ses agissements […] sont incompatibles avec [leur] exercice ». Sur ce fondement, le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) assure sa mission de police administrative en évaluant quels condamnations et agissements sont incompatibles avec ces fonctions. Une enquête administrative est réalisée à cette fin. À cet égard, le CNAPS apprécie les éléments portés à sa connaissance de manière globale, en tenant compte notamment de la nature, de l'ancienneté et de la répétition éventuelle des faits constatés. Une décision de refus émise par le CNAPS peut être contestée dans les délais de recours de droit commun. Par ailleurs, dans une logique d'accompagnement et de fluidification des échanges entre le CNAPS et les usagers, l'établissement a engagé un travail de modernisation de ses procédures qui permettra notamment de sécuriser et de fiabiliser les notifications. Dans ce cadre, un nouveau système d'information sera déployé dès le début de l'année 2026. Il permettra la dématérialisation des démarches, l'accès direct et immédiat aux décisions ainsi qu'une meilleure traçabilité des échanges. Ces améliorations contribueront à offrir à tous les demandeurs, y compris à ceux domiciliés en Guadeloupe, un niveau d'information clair et une meilleure transparence sur l'instruction de leurs dossiers.

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Octobre 2025 (4)
  • 28 octobre 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Développement de l'énergie géothermique en outre-mer

    Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur le plafond de la compensation du coût des études relatives aux projets d'approvisionnement électrique dans les zones non interconnectées, comme les outre-mer. Des opérateurs français privés de la géothermie en Guadeloupe estiment que le dispositif actuel de garantie du « risque ressource », essentiel pour couvrir le risque géologique non assuré par le marché, est inopérant pour les projets de production d'électricité géothermique en outre-mer, faute d'adaptation réglementaire et de sanctuarisation budgétaire. Ils relèvent qu'en revanche, le dispositif est adapté pour les opérations de géothermie profonde dans l'Hexagone et que cela a largement contribué à l'essor de la filière. Pour sécuriser leurs projets et avoir de la visibilité, ces acteurs demandent une modification de l'arrêté du 20 septembre 2016 de façon à inclure une prise en charge à hauteur de 90 % des coûts d'une campagne d'exploration et à porter la seconde valeur visée à l'article 1er pour les projets de géothermie électrique de 15 à 20 millions d'euros. Il lui demande s'il envisage de modifier l'arrêté du 20 septembre 2016 fixant le plafond de la compensation du coût des études relatives aux projets d'approvisionnement électrique dans les zones non interconnectées de façon à favoriser le développement de l'énergie géothermique dans les territoires d'outre-mer et son intégration dans la stratégie de transition énergétique nationale.

    Réponse

    L'arrêté du 16 avril 2026 pris en application de l'article R. 121-29 du code de l'énergie fixant le plafond de la compensation du coût des études relatives aux projets d'approvisionnement électrique identifiés dans la programmation pluriannuelle de l'énergie dans les zones non interconnectées a abrogé celui du 20 septembre 2016. Ce nouvel arrêté fixe les règles, plafonds et conditions d'application pour l'évaluation des coûts des études de projets de géothermie électrique, qui portent sur la construction des ouvrages d'exploration (forages) et sur les études techniques nécessaires à leur réalisation. Désormais, la Commission de régulation de l'énergie détermine le montant des coûts à compenser, en tenant compte de la taille de l'entreprise éligible et du nombre de forages, dans la limite de 5 forages. La prise en charge peut atteindre jusqu'à 90 % du coût total, avec un plafond de 20 millions d'euros.

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  • 28 octobre 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Accès à la visioconférence pour les expertises judiciaires

    Ministère de la justice

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la possibilité de recours à la visioconférence pour les expertises psychologiques et psychiatriques dans les procédures judiciaires. Dans son arrêt du 22 novembre 2023 (Chambre criminelle, 22-86.715 22-86.713), la Cour de cassation est revenue sur certaines pratiques en cours depuis la loi n° 2001-1062 du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne, en considérant que l'usage d'un moyen de télécommunication audiovisuelle était limité aux cas prévus par l'article 706-71 du code de procédure pénale. Ainsi, l'examen de la personne mise en examen, du témoin assisté ou de la partie civile doit être réalisé en présence du médecin ou psychologue expert. Certains experts judiciaires des territoires ultramarins relèvent que cette obligation ne permet pas que la justice soit rendue dans des délais raisonnables, en raison notamment des délais de convocation et des difficultés de déplacement pour eux comme pour les experts de l'Hexagone et les personnes concernées. Ils expliquent que les expertises se basent essentiellement non pas sur l'examen somatique mais sur le dossier et l'échange verbal. De plus, ils soulignent le coût élevé des déplacements tant sur le plan économique qu'écologique, notamment pour les experts ultramarins. Par ailleurs, ces experts signalent que l'impossibilité de recours à la visioconférence crée une rupture d'égalité entre l'Hexagone et l'outre-mer, les experts ultramarins n'étant plus en mesure de répondre dans la journée aux demandes des cours d'appel de l'Hexagone qui représentaient une partie importante de leur activité et leur permettaient de participer à des différents travaux. Aux fins d'une bonne administration de la justice, il lui demande s'il serait favorable à la modification de l'article 706-71 du code de procédure pénale de façon à permettre le recours à la visioconférence pour les expertises psychologiques et psychiatriques dans les procédures judiciaires.

    Réponse

    L'article 706-71 du code de procédure pénale prévoit la possibilité de recourir au cours de la procédure pénale, si le magistrat en charge de la procédure ou le président de la juridiction saisie l'estime justifié, à un moyen de télécommunication audiovisuelle. Or, ce recours n'est possible que dans les cas et les modalités prévus à cet article. Si le législateur a entendu permettre assez largement l'utilisation de la visioconférence à des fins de bonne administration de la justice, ces dispositions assurent également un juste équilibre avec le respect des garanties procédurales essentielles, tenant compte des exigences posées par le Conseil constitutionnel en la matière (et notamment : Décision n° 2020-836 QPC du 30 avril 2020 ; Décision n° 2019-802 QPC du 20 septembre 2019, Décision n° 2025-885 DC du 12 juin 2025). Les enjeux majeurs auxquels la Justice est confrontée dans les territoires d'outre-mer, qu'il s'agisse du développement de la visioconférence ou plus largement du fonctionnement de l'institution, nécessitent une mobilisation forte et continue du Gouvernement. A ce titre, lors de la journée "Justice et Outre-mer" du 11 décembre dernier, le plan de haute ambition pour renforcer l'Etat en outre-mer (plan PHARE), a été remis au centre des discussions afin de présenter les mesures envisagées, notamment celles visant à adapter l'institution judiciaire aux spécificités et aux réalités ultramarines. Parmi ces annonces, l'ouverture de l'expérimentation de visio-audiences dans les ressorts d'outre-mer volontaires constitue une avancée significative, attendue de longue date par les acteurs judiciaires de ces territoires. Toutefois, conscients des difficultés qui subsistent, notamment dans certains ressorts d'outre-mer, les services du ministère de la Justice mènent actuellement des réflexions pour envisager les conditions d'un recours à un moyen de visioconférence en matière d'expertise et d'examen médical et/ou psychologique. Cependant, une évolution normative permettant la mise en place d'un tel dispositif devra être très précisément circonscrite et encadrée, afin de répondre aux exigences formulées par le Conseil constitutionnel dans sa jurisprudence, déjà très étoffée en la matière, tout en offrant des garanties accrues compte tenu de la sensibilité majeure et des enjeux, notamment en matière de responsabilité pénale, que représentent de telles expertises.

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  • 21 octobre 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Adapter les programmes scolaires aux spécificités des territoires ultramarins

    Ministère de la culture

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la culture sur l'adaptation des programmes scolaires aux spécificités des différents territoires ultramarins. Le rapport du conseil d'orientation des politiques de jeunesse (COJ) Jeunes d'outre-mer, garantir l'égalité des chances pour tous , adopté le 11 juillet 2025, propose d' « institutionnaliser un temps consacré aux cultures des différents territoires ultramarins dans le programme scolaire » ; ce temps scolaire serait piloté localement « afin qu'il soit adapté aux spécificités des territoires, en lien avec le conseil supérieur de l'éducation (CSE), tout en s'assurant de la formation des enseignants à l'histoire et aux réalités locales du territoire où ils exercent » (recommandation 2). Il convient de relever que les taux de décrochage scolaire et d'illettrisme sont bien plus élevés dans les territoires d'outre-mer que dans l'Hexagone. Selon l'Insee, 4 % des adultes sont en situation d'illettrisme dans l'Hexagone, alors qu'ils sont 9 % en Guadeloupe et que plus de 31 % des jeunes ont des difficultés en lecture. Il lui demande si elle envisage de favoriser l'adaptation des programmes scolaires aux spécificités des différents territoires ultramarins, afin d'encourager l'adhésion des jeunes aux enseignements et, ainsi, lutter contre le décrochage scolaire et l'illettrisme.

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  • 21 octobre 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Santé mentale des jeunes des territoires d'outre-mer

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la santé mentale des jeunes des territoires d'outre-mer. Alors que le Gouvernement a érigé la santé mentale en grande cause nationale en 2025, un sondage rendu public le 3 septembre 2025 signale que, dans l'Hexagone, 25 % des jeunes entre 15 et 29 ans souffrent d'un ou plusieurs symptômes de dépression, mais que ces taux sont de 39 % en Guadeloupe, 44 % en Martinique et 52 % en Guyane. Il lui demande quelles mesures de prévention, d'accès aux soins et d'accompagnement sont mises en œuvre spécifiquement pour la jeunesse des territoires ultramarins et quelles sont les actions particulières de promotion du bien-être mental.

    Réponse

    La santé mentale des enfants et des jeunes a été érigée en priorité depuis 2018 et l'action publique en la matière se structure autour de différents plans et stratégies traitant de cette thématique avec une attention particulière vis-à-vis des territoires ultra marins. Ainsi, tant sur le plan financier qu'organisationnel, le champ de la santé mentale des jeunes a fait l'objet de nombreuses mesures de soutien. Si l'on s'en tient aux seuls financements de la psychiatrie, ceux-ci ont été considérablement augmentés ces dernières années. En effet, l'objectif de dépenses de l'Assurance maladie correspondant aux activités de psychiatrie était de 9 milliards d'euros en 2020. Il s'élève désormais à plus de 13 milliards d'euros en 2025, soit une augmentation de près de 44 %. Au cours des dernières années, les différents dispositifs de prise en charge des enfants et des adolescents souffrant de troubles psychiques ont été renforcés : - renforcement des maisons des adolescents : +10,5 M€ sur 2022-2023 et + 15 M€ en 2025 ; - renforcement des centres médico-psychologiques de l'enfant et de l'adolescent : + 38 M€ depuis 2021 afin de faciliter les premiers rendez-vous par un personnel non médical et ainsi réduire les délais d'attente ; - renforcement de l'offre en accueil familial thérapeutique pour les enfants et les adolescents : +5 M€ sur 2023. Un Appel à projets (AAP) annuel dédié au renforcement de l'offre en psychiatrie périnatale, de l'enfant et de l'adolescent a été créé en 2019, afin de renforcer les capacités de prise en charge et d'améliorer l'accessibilité et le parcours de soins, incluant la transition vers l'âge adulte. Pour les années 2019 à 2022, l'AAP, qui était national, s'est concentré sur le renforcement de l'offre de soins en pédopsychiatrie avec des financements dédiés. L'édition 2021 a mis en place un volet « psychiatrie périnatale » dans l'appel à projets national psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, avec un budget de 10 M€ supplémentaires de crédits pérennes. En 2023 (25 M€) et en 2024 (35 M€), ce sont directement les agences régionales de santé, mieux à même d'identifier les besoins au niveau local et de piloter le renforcement de l'offre de soins dans les territoires, qui ont piloté cet appel à projets. Des grandes priorités toutefois étaient indiquées aux agences régionales de santé par voie d'instruction, notamment le renforcement de la psychiatrie périnatale ou encore le développement d'alternatives à l'hospitalisation. Pour l'année 2025, les dotations de psychiatrie progressent de 3,6 %, dont 105 M€ de mesures nouvelles : - les mesures relevant des Assises de la pédiatrie et de la santé de l'enfant, avec 55 M€ dédiés au renforcement de l'offre de pédopsychiatrie ; - les mesures relevant de la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement ; - le financement de dispositifs ciblés comme les équipes mobiles psychiatrie précarité, le dispositif VigilanS et le déploiement de la filière psychiatrique du service d'accès aux soins ; - le financement du nouvel appel à projets du fonds d'innovation organisationnelle en psychiatrie. A l'occasion de la grande cause nationale, le ministère de la santé et de l'accès aux soins a réaffirmé son engagement pour la santé mentale des jeunes, au travers notamment du plan santé mentale présenté le 11 juin 2025, lors du comité stratégique de la feuille de route santé mentale et psychiatrie. Ce plan, qui s'articule autour de trois axes et 26 mesures, a pour ambition de mieux repérer, mieux soigner et mieux accompagner afin de ne plus laisser la souffrance psychique sans réponse. Au-delà de l'hôpital, ce plan implique l'école, les médecins généralistes, les centres médico-psychologiques et les soignants du quotidien. La détection précoce des troubles psychiques est au cœur du plan. Les jeunes notamment émettent souvent des signes de mal-être insuffisamment détectés. Pour mieux les repérer dès le plus jeune âge, le plan prévoit notamment que : - deux personnels-repères, accessibles aux équipes et élèves, seront formés dans chaque circonscription du premier degré et chaque établissement du second degré ; - un modèle national de repérage et d'intervention précoce, ciblant particulièrement les 12-25 ans, sera déployé d'ici 2027 sur tout le territoire ; les conclusions de la mission d'experts viennent d'être remises à la Ministre de la santé le 12 février 2026 et les modalités de mise en œuvre sont en cours en cours d'évaluation par le ministère de la santé ; - 300 000 secouristes en santé mentale seront formés d'ici à 2027. Par ailleurs, le plan vise à améliorer la lisibilité de l'offre de soins, qui doit être graduée et accessible pour tous les publics. Pour mieux soigner, dans la proximité, en amont, pendant et en avant d'une crise, il prévoit notamment que : - les centres médico-psychologiques seront renforcés ; - le nombre de psychologues conventionnés du dispositif Mon soutien psy sera doublé d'ici 2027, passant de 6 000 à 12 000. Enfin, le plan entend répondre à la crise structurelle de la psychiatrie publique en revoyant la formation, le recrutement et la coordination. Pour mieux reconstruire le système psychiatrique, le plan prévoit notamment : - le renforcement de la formation initiale des étudiants en médecine en psychiatrie ; - la formation de 600 internes en psychiatrie par an d'ici à 2027 ; - un groupe de travail dédié au sein de l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sur la question des pénuries de psychotropes ; - un formulaire national standardisé sur les mesures anticipées en santé mentale intégré dans Mon espace santé.

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Août 2025 (2)
  • 19 août 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Tarifs des assurances dans les territoires d'outre-mer

    Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les tarifs des assurances dans les territoires d'outre-mer. Que ce soit pour les particuliers ou pour les entreprises, le niveau des tarifs est manifestement supérieur à celui constaté en France hexagonale. Les citoyens ultramarins dénoncent les tarifs excessifs des assurances habitation et des assurances locaux et biens professionnels qui contribuent à la vie chère. Ils déplorent, par ailleurs, le refus de couverture des risques de certaines compagnies d'assurance. M. le député demande à M. le ministre de lui indiquer, sous forme de tableau, les montants moyens des assurances d'une part pour les particuliers, d'autre part pour les professionnels, département par département ou territoire d'outre-mer. De plus, il lui demande quels arguments, chiffres à l'appui (nombre et coûts des sinistres), sont avancés par les assureurs pour justifier les écarts de prix. Il lui demande enfin quelles mesures il entend prendre pour endiguer ce phénomène et favoriser la concurrence afin de permettre à tous les ultramarins, particuliers et chefs de TPE-PME, de contracter une assurance à un tarif abordable.

    Réponse

    Les tarifs des assurances dans les territoires d'Outre-mer reflètent des spécificités locales qui expliquent en partie les écarts observés avec ceux pratiqués en France hexagonale. Cette situation dépend de plusieurs facteurs. Tout d'abord, comme pour la majorité des biens de consommation, le coût des matériaux et des pièces nécessaires pour les réparations est généralement plus élevé, en raison notamment des surcoûts liés à l'éloignement et à la logistique. Ensuite, la sinistralité est en moyenne plus importante en Outre-mer, notamment à cause de l'exposition élevée de ces territoires aux phénomènes météorologiques extrêmes : à titre d'illustration, l'Outre-mer représente 2 % des primes d'assurance dommages collectées au niveau national, mais concentre 13 % des indemnisations liées aux catastrophes naturelles. Ces éléments pèsent nécessairement sur le niveau des primes demandées aux assurés, qu'ils soient particuliers ou professionnels. Le Gouvernement est conscient de ces enjeux et agit pour maintenir et améliorer l'accès à une assurance abordable pour tous les ultramarins. Le projet de loi de lutte contre la vie chère dans les Outre-mer constituera une étape importante dans la réduction du différentiel de coût des réparations, que les assureurs pourront répercuter sur le coût de l'assurance. Un dispositif de mutualisation des risques sociaux est également en cours d'élaboration et devrait entrer en vigueur en 2027, afin de rendre assurable ce risque sur tout le territoire, au motif de la solidarité nationale. Par ailleurs, l'observatoire de l'assurabilité, dont la première publication est attendue d'ici la fin de l'année, permettra de suivre de manière précise l'évolution de l'offre assurantielle sur le territoire, et ainsi d'identifier des leviers d'action pour renforcer la concurrence et garantir l'accès à une assurance à un tarif accessible. S'agissant du détail des données tarifaires par territoire, celles-ci relèvent de la politique commerciale de chaque assureur. Cependant, l'étude sur le budget des familles, réalisée par l'INSEE en 2017 et dont la prochaine édition est prévue pour 2026, fournit des éléments chiffrés sur les dépenses d'assurance des ménages, y compris en Outre-mer. Ces données permettent d'objectiver les écarts de prix et de taux de couverture assurantielle, afin d'orienter les politiques publiques. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour garantir à tous l'accès à l'assurance, en travaillant avec les assureurs, les réassureurs et les représentants des assurés (particuliers et entreprises) pour trouver des solutions adaptées aux réalités ultramarines.

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  • 5 août 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Lutte contre les sargasses aux Antilles

    Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la lutte contre les sargasses en Guadeloupe et en Martinique. Depuis 2011, les côtes antillaises sont régulièrement envahies par des algues brunes en raison du réchauffement climatique. En séchant et en se décomposant, les sargasses libèrent des gaz extrêmement toxiques. Par ailleurs, elles contaminent la faune et la flore marines, les terres et détériorent les bâtiments et les matériaux. Les entreprises, notamment des acteurs du tourisme et de la pêche, sont lourdement touchées. Le port de la Désirade a dû rester totalement fermé pendant plusieurs jours en juin 2025, laissant l'île et ses habitants en état d'asphyxie et coupés du monde, les dispositifs existants étant impuissants face à une invasion de sargasses sans précédent. Il lui demande ce que l'on peut attendre des nouveaux dispositifs du plan sargasses III pour lutter plus efficacement contre la prolifération des sargasses sur les côtes antillaises. De plus, il lui demande quelles sont les mesures envisagées pour garantir, conformément à l'article L. 511-1 du code de l'environnement, la mise en conformité des sites de stockage avec les normes de santé, sécurité et salubrité publiques, la protection de l'environnement et la conservation des sites. Enfin, il souhaite connaître les procédés qui seront mis en œuvre pour traiter et valoriser les sargasses.

    Réponse

    La lutte contre la pollution résultant des échouements massifs de sargasses est un enjeu majeur pour le ministère de la transition écologique. L'année 2025 a été une année record en termes d'échouements et de volumes d'algues collectés. Il est constaté une tendance durable à la hausse des volumes, à l'augmentation de la fréquence des échouements et à l'allongement de la saison des échouements (avril–octobre). En Guadeloupe, la situation est particulièrement difficile pour les habitants des îles de La Désirade, des Saintes et de Marie Galante qui sont durement touchées. La commune de Capesterre a concentré l'année dernière près de 40 % des échouements guadeloupéens. Ce fléau dérivé des conséquences du changement climatique a un impact direct sur l'environnement et les conditions de vie des habitants. L'ampleur et la pérennité du phénomène conduisent à consacrer dorénavant une politique publique dédiée qui a pu être soumise à concertation au niveau local au printemps dernier à travers le projet de plan sargasses III. Il prévoit de renforcer la recherche sur l'amélioration des prévisions pour anticiper les échouements et favoriser ainsi une meilleure information des populations. Il prévoit aussi de développer la collecte en mer, de sécuriser le stockage à terre, de permettre une valorisation des algues à terme et de veiller à mieux prendre en compte les impacts sanitaires, sociaux et environnementaux. C'est dans ce cadre que l'Etat doit pouvoir accompagner les collectivités territoriales à travers une gouvernance partagée et un financement durable s'appuyant également sur les fonds européens. La majorité des algues de type sargasses collectées sur les plages de Guadeloupe et de Martinique, action effectuée par les services communaux, est déposée sur des terrains publics ou privés disponibles à proximité du rivage. Afin d'assurer des conditions saines de gestion du stockage de ces algues, les préfets ont émis auprès des communes concernées des recommandations à cet effet fondées notamment sur le rapport de l'INERIS de mars 2024 portant sur les préconisations de stockage des sargasses. Le plan III a vocation à permettre de participer à la réalisation d'aménagements de ces sites en commençant par leur sécurisation et l'étanchéification des sols. Dans la perspective de valoriser ces algues, un traitement adapté doit être réalisé car elles ont la particularité de concentrer un niveau élevé d'arsenic et d'émettre du sulfure d'hydrogène. Pour ce faire, l'Etat a encouragé la démarche de sites pilotes expérimentaux. Le plus avancé est celui de Guadeloupe (Saint-François), qui doit être construit en 2027 (projet SPICES) et qui est porté par le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Basé sur l'expertise des équipes de recherche du BRGM, ce site pilote doit tester à une échelle industrielle le traitement des algues pour réduire leurs polluants et les rendre conformes pour des filières de valorisation, mais aussi pour récupérer le sable mélangé aux algues en vue d'un retour sur les plages. L'objectif est de pouvoir répliquer ce modèle expérimental sur différents sites dès qu'il aura fait ses preuves au cours des deux premières années d'exploitation en 2028-2029.

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Juin 2025 (1)
  • 17 juin 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Accompagnement des agriculteurs ultramarins face au chlordécone

    Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les mesures d'accompagnement et de formation des agriculteurs et des pêcheurs ultramarins face aux risques de contamination au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Les Antilles françaises ont été soumises, de 1972 à 1993, à une pollution durable au chlordécone de leurs sols, de leurs rivières et des milieux marins situés à proximité des bananeraies. L'étude ChlEauTerre, conduite par la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de la Guadeloupe (DAAF), a permis d'identifier 14 200 hectares à risque de contamination au chlordécone, dont environ 7 300 sont utilisés à des fins agricoles. À l'heure où la diversification agricole constitue un impératif pour lutter contre la vie chère et tendre vers l'objectif de souveraineté alimentaire, les solutions de décontamination demeurent insuffisamment explorées. Pourtant, la « stratégie chlordécone » 2021-2027 démontre qu'il est possible de cultiver des denrées non contaminées sur des sols pollués et d'élever des bovins en évitant leur exposition à la contamination. Il lui demande quelles mesures d'accompagnement et de formation des agriculteurs et des pêcheurs ultramarins sont mises en œuvre pour encourager les initiatives de réduction des risques de contamination au chlordécone.

    Réponse

    Conscient de la nécessité de former les agriculteurs de Guadeloupe et de Martinique aux enjeux de réduction des risques de contamination au chlordécone, le ministère chargé de l'agriculture a adapté les formations de l'enseignement agricole en conséquence, notamment dans le cadre du plan chlordécone IV (2021-2027). Deux « UCARE » (Unités Capitalisables d'Adaptation Régionale pour l'Emploi) ont ainsi été créées afin de compléter, en Martinique et en Guadeloupe, la certification du brevet professionnel (BP) responsable de l'entreprise agricole (REA). Ces deux UCARE proposent une adaptation régionale aux problématiques particulières des productions agricoles dans des zones polluées par la chlordécone. Cela permet aux personnes en formation de développer la capacité de mettre en place des systèmes de production de légumes adaptés à l'état de contamination de leur sol au chlordécone ainsi que la capacité d'introduire de nouvelles pratiques adaptées à l'état de contamination des sols au chlordécone. La production de cultures légumières, vivrières et maraîchères exemptes de la molécule de chlordécone, ou dont les résidus sont inférieurs à la LMR, est l'objectif visé par l'UCARE « Produire des cultures légumières en sol chlordéconé ». L'UCARE « Introduire de nouvelles pratiques en zone chlordéconée » vise quant à elle la mise en place d'essais et de tests par le responsable de l'entreprise agricole. Le candidat s'acculture à la démarche d'expérimenter dans sa future exploitation agricole, en prenant sa production comme support de test. Il se forme à de nouvelles pratiques dans l'objectif de pouvoir formuler des hypothèses dont il envisage les moyens de vérification, en traçant les taux de chlordécone dans les sols ainsi que dans des échantillons de produits pour suivre l'évolution des taux. La mise en œuvre de ces UCARE permet la constitution d'un réseau local d'agriculteurs engagés dans la démarche collective d'être en capacité de produire en zone polluée par la chlordécone.

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Mai 2025 (2)
  • 27 mai 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Moyens pour la lutte contre le narcotrafic en Guadeloupe, Guyane, Martinique

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur sur le manque de moyens humains et matériels accordés aux douaniers dans la lutte contre le narcotrafic dans les Antilles-Guyane. La Guadeloupe, la Guyane et la Martinique constituent des plaques tournantes du trafic de stupéfiants en raison de leur situation géographique qui en fait des points stratégiques pour les réseaux criminels. Depuis le début de l'année 2025, des saisies exceptionnelles ont été réalisées sur ces territoires, notamment 1 206 kg de cocaïne en mars 2025 au large de la Martinique et 522 kg de cocaïne en avril 2025 à l'aéroport de la Guadeloupe. Ces opérations d'envergure nécessitent des moyens adaptés pour intercepter des cargaisons de plus en plus importantes d'année en année. Toutefois, les syndicats déplorent un manque significatif de ressources humaines, aériennes, techniques et technologiques. En Guadeloupe notamment, l'absence d'hélicoptère et de drones, indispensables au guidage aérien des opérations nautiques, constitue une carence majeure. Par ailleurs, les demandes de scanners mobiles, formulées depuis 2018, n'ont abouti qu'à l'envoi d'un dispositif à l'efficacité limitée pour la détection de cargaisons suspectes à l'intérieur des conteneurs. De même, un rééquilibrage des effectifs, essentiel au bon déroulement de ces missions, n'a toujours pas été opéré. Il lui demande s'il envisage de renforcer les moyens humains et matériels alloués aux services douaniers de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique, afin de faire face à la recrudescence du narcotrafic sur ces territoires.

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  • 20 mai 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Place des auteurs ultramarins dans l'enseignement scolaire

    Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur la place des auteurs ultramarins dans les programmes scolaires. En 1995, le ministre de l'éducation nationale décidait de retirer les deux seules œuvres antillaises du canon littéraire académique : « Cahier d'un retour au pays natal » et « Discours sur le colonialisme » d'Aimé Césaire, les qualifiant de « résolument politiques ». Or la contribution littéraire d'Aimé Césaire, considéré comme l'un des écrivains antillais les plus étudiés et célébrés dans le monde, ne saurait se réduire à ces deux seuls ouvrages. Son œuvre diverse constitue une pierre angulaire de la littérature francophone ; son étude permettrait aux élèves de comprendre que la littérature française est plurielle et ne se limite pas aux seules frontières de la France hexagonale. Alors même que plusieurs rapports pointent la nécessité d'une meilleure adaptation des contenus pédagogiques à la diversité culturelle française, notamment ultramarins, il apparaît essentiel de s'interroger sur les leviers possibles pour garantir une représentation plus équitable des œuvres issues des outre-mer dans l'enseignement littéraire national. Il lui demande, si elle envisage de donner une place au sein des contenus pédagogiques aux figures majeures tels qu'Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé..., afin de construire un enseignement plus représentatif de la pluralité des récits constitutifs de l'histoire nationale.

    Réponse

    L'article L. 311-4 du code de l'éducation prévoit que « les programmes scolaires comportent, à tous les stades de la scolarité, des enseignements destinés à faire connaitre la diversité et la richesse des cultures représentées en France, y compris dans ses territoires d'outre-mer ». Les programmes de français actuellement en vigueur, comme ceux qui sont en cours de renouvèlement satisfont à cette exigence. Le programme de français du cycle 3, en vigueur depuis 2016, rappelle, dans le domaine « culture littéraire et artistique », la nécessité pour les professeurs de veiller à la diversité des œuvres choisies en favorisant notamment la rencontre avec les littératures francophones afin de sensibiliser les élèves à la diversité des cultures. Le nouveau programme de français pour le cycle 3, publié au BOENJS n° 16 du 17 avril 2025, accentue cet objectif de valorisation. En effet, il incite explicitement les professeurs à diversifier les perspectives culturelles et linguistiques présentées aux élèves, en incluant des œuvres issues de la francophonie tout en favorisant une approche représentative de la diversité de la langue française et de son potentiel créatif. Au sein de l'entrée littéraire dédiée à la poésie : « chanter et enchanter le monde : mots et merveilles », l'élève découvre la magie du langage poétique, en explorant différentes traditions et cultures poétiques, y compris francophones, qu'elles soient patrimoniales ou contemporaines. Au sein des pistes de prolongements artistiques et culturels mises à disposition des professeurs, sur le site pédagogique du ministère, une proposition de corpus mentionne notamment le livre album Les histoires merveilleuses de l'hippocampe composé des poèmes d'Aimé Césaire pour les petits et les grands, présentés par Colette Césaire. Le projet de programme de français pour le cycle 4, adopté par le Conseil supérieur des programmes lors de sa séance du 15 mai 2025, mentionne dans les principes du domaine « culture littéraire et artistique » que, parmi les œuvres étudiées chaque année, les professeurs s'assurent que « l'élève rencontre les littératures francophones, régionales et étrangères (dans des traductions en français) pour les sensibiliser à la diversité des cultures et des usages de la langue ». Parmi les œuvres de la littérature francophone qui figurent dans les propositions de corpus, on trouve notamment pour la classe de 5e Rêves amers de Maryse Condé, au sein de l'entrée littéraire « voyager en poésie : "du monde entier au cœur du monde" », Au temps de l'antan, Contes du pays Martinique de Patrick Chamoiseau, pour l'entrée littéraire « imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire », pour la classe de 4eLa Terre magnétique – les Errances de Rapa Nui, l'Île de Pâques d'Édouard Glissant, dans l'entrée littéraire « contempler, célébrer, veiller : habiter la terre en poète », pour la classe de 3eUne enfance créole de Patrick Chamoiseau, au sein de l'entrée « montrer, témoigner, réparer : le roman, le récit à l'épreuve du réel ». Enfin au lycée, les programmes de français des classes de seconde et de première des voies générale et technologique précisent que le professeur « veille à présenter un tableau varié de la littérature française et francophone », par le choix des œuvres intégrales ou de celles abordées en lecture cursive. En mars 2025, le séminaire national de formation dédié à l'enseignement des lettres a consacré ses travaux à l'enjeu : « enseigner les littératures francophones ». Dans le cadre de l'Institut de France, des écrivains, universitaires, inspecteurs, formateurs et des professeurs ont mis à l'honneur les œuvres littéraires d'auteurs de la francophonie. Poursuivant l'ambition de renouveler les pratiques de classe, en enrichissant les parcours de formation des professeurs de lettres, ce séminaire a abouti à une réflexion sur l'enseignement de ces œuvres en classe, du cycle 3 au lycée général, technologique ou professionnel.

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Avril 2025 (1)
  • 8 avril 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Financement des Transitions pro dans les outre-mer et en Corse

    Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé du travail et de l’emploi

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l'emploi, sur les crédits alloués aux Transitions pro (anciennement FONGECIF) dans les zones non interconnectées (ZNI), départements et régions d'outre-mer (DROM) et Corse, pour leurs missions de financement des projets de formation, de reconversion ou d'accompagnement des salariés à travers divers dispositifs. Les Transitions pro dénoncent le modèle de financement de France Compétences qui repose sur une clef de répartition basée sur les données INSEE (nombre d'entreprises, effectifs salariés et masse salariale) qui désavantage les ZNI en ne prenant pas en compte leurs réalités locales : prédominance des entreprises de petite taille ; importance des secteurs du tourisme et de l'agriculture avec une forte activité économique saisonnière ; coûts supplémentaires liés à l'éloignement géographique. La baisse de la dotation globale des 18 Transitions pro affecte particulièrement les dotations des ZNI qui n'en perçoivent que 2,06 %, sans compter le plafonnement des frais de fonctionnement à 14 % qui compromet leur pérennité. En 2023, les six territoires en ZNI ont reçu une dotation globale de seulement 10,45 millions d'euros pour répondre aux besoins des 733 000 salariés du secteur privé. Alors que dans les DROM, les Transitions pro sont confrontées à un marché du travail très dégradé par rapport à l'Hexagone, il conviendrait au contraire de renforcer les moyens alloués à la formation, à la reconversion et à l'élévation des compétences locales qui contribuent au développement économique des territoires et au maintien de l'équilibre socioéconomique. Il lui demande si les Transitions pro des territoires d'outre-mer et de Corse peuvent compter sur une augmentation des dotations leur permettant d'assurer l'accompagnement des salariés et sur un budget de fonctionnement basé sur leurs besoins réels, indépendamment des fluctuations budgétaires.

    Réponse

    Le modèle de financement des associations Transitions Pro, tel qu'encadré par le code du travail, repose sur une clé de répartition nationale établie par France Compétences. Celle-ci est principalement fondée sur la masse salariale régionale, évaluée à partir des données issues de la Déclaration sociale nominative (DSN). Ce mode de calcul, homogène à l'échelle nationale, permet d'assurer une équité globale dans la répartition des ressources. Toutefois, le Gouvernement est conscient que ce mécanisme peut, dans certains cas, ne pas refléter avec suffisamment de précision les réalités économiques et sociales propres aux territoires d'outre-mer et à la Corse. Afin de mieux prendre en compte ces spécificités, des ajustements méthodologiques peuvent être mis en œuvre, notamment dans les territoires ultramarins où les données issues de la DSN sont parfois partielles ou incomplètes. Par exemple, pour Mayotte, il est tenu compte des données de la caisse de sécurité sociale de Mayotte, plus complètes que celles de la DSN. Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, la dotation globale allouée aux associations Transitions Pro a été maintenue en 2025 à un niveau équivalent à celui de l'année précédente. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour répondre aux enjeux spécifiques des zones non interconnectées, des départements et régions d'outre-mer et de la Corse en matière de formation et de reconversion professionnelle. Il poursuivra, en lien avec France Compétences et les acteurs territoriaux, les travaux visant à adapter les dispositifs existants aux particularités de ces territoires, dans une logique d'équité territoriale, de développement des compétences locales et de soutien à l'emploi durable.

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Mars 2025 (2)
  • 25 mars 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Illégalité de la circulaire du 2 août 2023 relative aux CIMM

    Ministère de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la décision du tribunal administratif de Toulouse du 19 mars 2025 déclarant illégale la circulaire du 2 août 2023 relative à la mise en œuvre des critères liés aux centres des intérêts matériels et moraux (CIMM) pour la prise en compte des congés bonifiés dans les trois fonctions publiques et pour la mobilité des fonctionnaires de l'État dans les territoires d'outre-mer. Cette circulaire a créé la catégorie des « critères irréversibles » permettant ainsi aux agents de bénéficier, sans limitation de durée, de la reconnaissance et du maintien de leur CIMM basé sur au moins trois critères « irréversibles » pour le même territoire ultramarin. Le tribunal administratif de Toulouse déclare que « Les énonciations précitées de la circulaire du 2 août 2023, qui précise les modalités d'appréciation du centre des intérêts matériels et moraux des agents publics pour l'attribution des congés bonifiés en créant la catégorie des « critères irréversibles » donnant droit au maintien sans limitation de durée de l'identification du centre des intérêts matériels et moraux des agents et ne laissant aucune marge d'appréciation aux autorités subordonnées sur ce point, revêtent un caractère réglementaire. Toutefois, en créant ainsi une condition nouvelle tenant à la prise en compte de « critères irréversibles » et à la conservation du bénéfice de la détermination du centre des intérêts matériels et moraux sans limitation de durée qui découle du fait pour un agent de remplir au moins trois de ces critères « irréversibles », le ministre de la transformation et de la fonction publiques et le ministre de l'intérieur et des outre-mer ont excédé le champ de compétence qui leur est dévolu en vertu de leur pouvoir d'organisation de leurs services respectifs. Par conséquent, la circulaire du 2 août 2023 est illégale ». Une telle décision, qui déclare illégale une circulaire prise il y a près de deux ans, risque de laisser la place à la subjectivité, à l'arbitraire et aux disparités dans les décisions des différentes administrations sur les congés bonifiés ou sur la mobilité ; elle risque également de créer une insécurité juridique pour tous les agents originaires d'un territoire d'outre-mer. Il lui demande comment il analyse la décision du tribunal administratif qui juge la circulaire du 2 août 2023 illégale et quelles suites il compte lui donner pour éviter l'arbitraire dans les décisions des administrations relatives aux congés bonifiés et à la priorité légale d'affectation des agents originaires des territoires d'outre-mer.

    Réponse

    Le centre des intérêts moraux et matériels (CIMM) est applicable dans le cadre de l'ouverture des droits à congés bonifiés en application de l'article L. 651-1 du code général de la fonction publique (CGFP) et de la priorité de mutation en outre-mer prévue au 4° de l'article 512-19 du CGFP. La localisation du CIMM s'apprécie sur la base d'un faisceau d'indices de 16 critères qui ont été progressivement dégagés de la jurisprudence administrative (CE, n° 315612 du 22 février 2012, CE, n° 390415 du 27 juillet 2016). Ces critères ne sont ni exhaustifs ni cumulatifs afin de laisser une liberté d'appréciation à l'administration pour répondre à chaque demande de congés bonifiés ou de mutation, sous le contrôle du juge administratif. La circulaire du 2 aout 2023 a posé le principe, à des fins de simplicité, de la pérennité de la reconnaissance du CIMM, sans limitation de durée, dès lors qu'au moins 3 critères « irréversibles » sont présents parmi les suivants : lieu de naissance de l'agent, lieu de naissance des enfants, lieu de sépulture des parents les plus proches, études effectuées sur le territoire considéré par l'agent et/ou ses enfants, lieu de résidence avant l'entrée dans l'administration, lieu de naissance des ascendants. Le tribunal administratif de Toulouse a retenu dans son jugement n° 2205256 du 19 mars 2025 qu'en créant une nouvelle règle de nature réglementaire tenant à la prise en compte obligatoire par les autorités subordonnées de « critères irréversibles », les auteurs de la circulaire du 2 août 2023 avaient excédé le champ de compétence qui leur est dévolu en vertu de leur pouvoir d'organisation de leurs services respectifs. Depuis, le Gouvernement a demandé que de nouveaux travaux interministériels soient engagés afin d'assurer la sécurité juridique du principe de conservation du bénéfice du CIMM lorsqu'il repose sur des critères non susceptibles d'évoluer dans le temps.

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  • 4 mars 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Pérennisation des maisons des 1000 premiers jours

    Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur la pérennisation des « Maisons des 1 000 premiers jours ». Dispositif recommandé par une commission de 18 experts dans son rapport de septembre 2020 : « Les 1 000 premiers jours », réalisé à la demande du Président de la République, la maison des 1 000 premiers jours est un lieu unique pour les (futurs) parents et leurs enfants (information, lieu de rencontre et d'activités, prévention et soins, soutien à la parentalité, guichet unique administratif, etc.). Une maison des 1 000 premiers jours a ainsi été créée en Guadeloupe en 2024, la première sur un territoire ultramarin. La lecture de l'enquête nationale périnatale de santé publique France, réalisée en 2021 et publiée en 2023, révèle des chiffres très préoccupants, notamment en Guadeloupe, sur les indicateurs tels que le sentiment de solitude, la grossesse non désirée, les violences, etc. Il apparaît donc essentiel de pérenniser ces structures d'accompagnement des familles qui répondent à un enjeu majeur de santé publique. Il lui demande quels moyens sont mis en œuvre pour pérenniser le dispositif des maisons des 1 000 premiers jours et permettre son déploiement sur l'ensemble du territoire national.

    Réponse

    Au second semestre 2024, la direction générale de la cohésion sociale a repris la direction de projet interministérielle de la politique des 1 000 premiers jours de l'enfant, permettant de réaliser un bilan de la première feuille de route 2021-2023 et préparer une nouvelle feuille de route 2025-2027. Dans le même temps, un appel à manifestation d'intérêt pour la création de "maisons des 1 000 premiers jours en Outre-mer" a été lancé fin 2024 dans cinq départements et régions d'Outre-mer dont la Guadeloupe, pour accompagner des projets déjà en cours de développement ou faire émerger ce type de structures dans les territoires concernés. Le suivi des projets est en cours, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS) et services déconcentrés de l'Etat. La réalisation des projets passe par une contractualisation entre les ARS et le porteur de projet, qui peut être une collectivité territoriale - notamment de niveau départemental, le cahier des charges prévoyant obligatoirement l'implication des services de protection maternelle et infantile dans les projets - ou une association. A partir de 2025, la nouvelle feuille de route prévoit d'accompagner sur tout le territoire national le maillage en maisons des 1 000 premiers jours, regroupant ainsi dans un lieu unique des services de suivi périnatal, de soutien à la parentalité, des actions favorisant l'éveil et le développement de l'enfant et potentiellement de l'aide dans l'accès aux droits pour les parents. Des structures de ce type existent déjà, mobilisant des financements croisés au niveau local (caisses d'allocations familiales, départements, ARS). Un appel à projet national et des crédits dédiés pourront accompagner le démarrage de projets nouveaux.

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Février 2025 (3)
  • 18 février 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mobilité des conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation ultramarins

    Ministère de la justice

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les critères de mutation des conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation (CPIP) originaires des territoires d'outre-mer. Un projet de note de la direction de l'administration pénitentiaire (DAP) relative aux règles de gestion de la mobilité du corps des CPIP établirait un nouveau système d'attribution de points, de cotation et de conditions, reléguant à la marge les critères liés au centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) et remettant ainsi en cause la priorité donnée aux agents originaires des territoires ultramarins. Des syndicats de personnels pénitentiaires s'inquiètent légitimement d'un tel projet contraire à la législation en vigueur, alors que l'on déplore déjà, dans différents ministères, des entorses au respect de la réglementation relative aux CIMM. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en place pour faire respecter, dans les textes relatifs à la mobilité et dans leur mise en œuvre, la priorité aux fonctionnaires justifiant du centre de leurs intérêts matériels et moraux dans un territoire ultramarin.

    Réponse

    Depuis la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer, le critère du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) est de priorité légale pour l'affectation de tous les fonctionnaires de l'Etat dans l'une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution. Aucun texte visant à la suppression de la priorité légale du CIMM n'a été inscrit à l'ordre du jour de la séance du comité social d'administration (CSA) insertion et probation (IP) du 18 février 2025. De plus, aucune modification en ce sens n'est inscrite dans le projet d'une nouvelle circulaire relative aux critères de mobilités des CPIP, qui a par ailleurs été adoptée par les organisations syndicales lors des CSA IP et AP, respectivement en date des 4 février et 20 mars 2025. Il permet de se conformer aux priorités légales définies à l'article L.512-19 du code général de la fonction publique (CGFP). Chaque situation individuelle est traitée au regard de critères de mutation. Un barème est calculé en fonction de la situation familiale de l'agent, de sa carrière et de l'existence de priorités légales. A ce titre, la détention d'un CIMM fait l'objet d'une cotation très favorable, bien au-dessus de la cotation des autres situations, et notamment des autres priorités légales énoncées par le CGFP. Ainsi, un agent disposant de son CIMM dans un territoire donné sera, dans les faits, prioritaire pour être muté dans son territoire d'origine.

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  • 11 février 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Abaissement de la franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs

    Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences négatives prévisibles de l'abaissement du seuil de la franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs. L'article 10 du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 modifie l'article 293 B du code général des impôts en instaurant un seuil unique de la franchise en base de TVA pour les micro-entrepreneurs et en le fixant à 25 000 euros de leur chiffre d'affaires national total. Les micro-entrepreneurs dénoncent une mesure insérée dans le PLF et adoptée sans aucune concertation préalable, sans étude d'impact et sans prise en compte de leurs particularités. En Guadeloupe, comme dans d'autres territoires, les très petites entreprises qui subissent déjà la vie chère, l'étroitesse des marchés, la concurrence déloyale du secteur informel, les difficultés administratives, risquent de disparaître en nombre avec cette obligation de soumettre leurs opérations à la TVA dès 25 000 euros. Il lui demande quelles sont les possibilités d'annuler ou de suspendre l'abaissement du seuil de la franchise de TVA à 25 000 euros pour les micro-entrepreneurs.

    Réponse

    La loi de finances 2025 a réformé le régime de franchise de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en créant un plafond unique à 25000 € de chiffre d'affaires. Cette réforme a pour objet de réduire les distorsions de concurrence entre professionnels qui exercent en franchise de TVA et ceux qui y sont soumis pour une même prestation de service ou de travaux. Elle était rendue nécessaire en raison d'une évolution importante des règles européennes en matière de TVA qui s'applique depuis le 1er janvier 2025. Cette réforme ne remet en aucune façon en cause le régime des micro-entrepreneurs et les avantages fiscaux et sociaux associés. Le Gouvernement souhaite en effet préserver ce régime essentiel au dynamisme de l'entreprenariat de notre pays, avec 2,4 millions d'entreprises bénéficiaires. Cette réforme a été présentée le 1er décembre 2024 à l'initiative du précédent Gouvernement et a été adoptée au Sénat, puis par la Commission mixte paritaire. Si cette mesure avait pu être discutée ces précédents mois, notamment dans le cadre des réflexions engagées lors des assises de la simplification en 2023, elle n'a pas donné lieu à une concertation formelle avec l'ensemble des parties prenantes. Devant les interrogations qu'ont suscitées cette mesure et sa mise en œuvre initialement prévue le 1er mars 2025, le Gouvernement a organisé courant février 2025 une grande concertation. Dans ce cadre, les fédérations professionnelles représentatives de nombreux secteurs d'activité et les parlementaires ont pu exprimer leurs préoccupations, attentes et suggestions. Cette consultation a permis de réunir plus d'une cinquantaine de fédérations professionnelles. Toutes les fédérations qui en ont fait la demande ont été entendues. Les positions exprimées par les différents acteurs au cours de ces consultations sont très variées et souvent nuancées. Certaines fédérations ont rappelé qu'elles restaient opposées à la mesure, soulignant en particulier que leurs acteurs représentés ne sont pas en capacité de répercuter la TVA auprès de leurs clients. Toutefois, la majorité des fédérations s'est déclarée neutre ou favorable à la réforme, considérant qu'elle permettrait de corriger les iniquités de concurrence que la situation antérieure générait. Certaines fédérations ont par ailleurs mentionné de possibles pistes d'amélioration ou demandé la mise en place de mesures d'accompagnement afin de remédier aux inquiétudes exprimées. En attendant les adaptations au dispositif adopté en loi de finances pour 2025 qu'appellent ces constats, le Gouvernement a décidé de suspendre la réforme jusqu'à la fin de l'année 2025 afin de travailler avec les acteurs et les parlementaires à des réponses adaptées aux préoccupations exprimées lors de cette concertation. Cette suspension a donné lieu successivement à deux prises de positions opposables à l'administration dans des publications intervenues les 3 mars et 28 mai 2025 au Bulletin officiel des finances publiques-impôts (BOFiP-I) référencées BOI-RES-TVA-000198. Dans ce cadre, le Gouvernement reste attaché à l'objectif de simplification poursuivi par la réforme consistant à réduire le nombre des seuils applicables. Il soutient une solution de compromis qui permettra de limiter son impact pour les entités en proposant un seuil proche de celui appliqué antérieurement aux prestations de services, sans exclure la possibilité, le cas échéant, de prendre en compte les enjeux de concurrence propres à certains secteurs, notamment dans celui du bâtiment et des travaux publics.

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  • 4 février 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Formations en musique, danse et art dramatique aux Antilles

    Ministère de la culture

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la culture sur les formations en musique, danse et art dramatique aux Antilles. Il existe, aux Antilles, quelques écoles de musique et de danse très dynamiques qui sensibilisent et forment à la musique, la danse et l'art dramatique et qui participent à différentes manifestations culturelles. Toutefois, la Guadeloupe et la Martinique souffrent de l'absence de conservatoire de musique, danse et art dramatique ou de conservatoire à rayonnement régional doté de parcs instrumentaux diversifiés pour former les jeunes désireux d'acquérir un haut niveau de pratique ou de devenir professionnels et pour offrir un programme ambitieux de concerts et de conférences à tous les publics. L'absence de conservatoire entraîne une inégalité d'accès à un certain niveau de pratique et une perte de chance pour tous ces passionnés de musique, de danse ou d'art dramatique. Il lui demande de dresser un état des lieux des formations en musique, danse et art dramatique et de présenter les perspectives de son ministère en faveur du développement des infrastructures d'enseignement artistique et des programmes spéciaux d'accompagnement des jeunes talents en Guadeloupe et en Martinique.

    Réponse

    Le ministère de la culture apporte les éléments relatifs à l'absence de conservatoire de musique, danse et art dramatique ou de conservatoire à rayonnement régional (CRR) aux Antilles. Respectivement pour la Guadeloupe puis la Martinique, l'état des lieux de l'offre et les perspectives sont présentés conformément à la demande. En Guadeloupe, outre une offre en lien avec le réseau d'éducation populaire, les pratiques d'enseignement artistique sont déployées au sein de structures publiques ou privées : en musique, les écoles de la ville de Basse-Terre, du Lamentin et la « Clé des arts » à Baie-Mahault ou encore Karukera Ballet, dont le partenariat avec le CRR de Paris a permis la validation des premier et second cycles en danse classique et contemporaine. L'engagement des collectivités reste nécessaire à la mise en place d'un établissement de droit public d'enseignements artistiques spécialisés, d'un Pôle régional des arts du spectacle, d'un schéma départemental des enseignements artistiques et d'un conservatoire pluridisciplinaire (porté par l'établissement public de coopération intercommunale Cap Excellence, à partir du centre culturel Sonis à échéance 2025). Par ailleurs, l'enjeu avec la collectivité régionale est de consolider l'école Format'Danse, habilitée par l'État à délivrer le diplôme d'enseignement supérieur du Diplôme d'État (DE) de danse, qui a permis la diplomation de pédagogues de Guadeloupe, Martinique et Guyane. Le développement de partenariats avec des établissements publics comme le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) en danse, ou l'école supérieure de théâtre de l'Union (ESTU), est une priorité afin de permettre à des jeunes de préparer les concours des écoles supérieures en théâtre. Le lycée Carnot de Pointe-à-Pitre porte une filière sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse (S2TMD). La direction des affaires culturelles (DAC) de Guadeloupe préconise un état des lieux, en lien avec le conseil départemental, des formations en musique, danse ou d'art dramatique permettant la structuration du secteur. En Martinique, sont recensées et financées par la DAC trois écoles de musique, quatre écoles de danse, et la Maison du Bèlè, qui est un lieu ressource et d'enseignement des pratiques musico-chorégraphiques traditionnelles. L'art dramatique a fait l'objet d'une expérimentation concluante à la Scène Nationale, amenant un groupe de jeunes amateurs à un niveau équivalent de fin de second cycle en 2023. Le schéma départemental des enseignements artistiques n'a pas été mis en place : un réseau lacunaire d'écoles associatives ou privées se partage le territoire et dispense des enseignements de nature et de contenus très variés. Le Comité interministériel des Outre-Mer du 18 juillet 2023 prévoit que le ministère de la Culture accompagne la création d'un conservatoire au service des jeunes, qui puisse susciter des vocations dans les trois domaines des arts vivants (musique, danse et théâtre). L'aménagement du conservatoire est inscrit au contrat de convergence et de transformation 2024/2027, à hauteur de 7 millions d'euros. La livraison de premiers bâtiments dans l'enceinte du lycée Schoelcher en mars et juin 2025 devrait permettre l'ouverture de deux pôles à la rentrée 2025 : le pôle voix piloté par Monsieur Fabrice Di Falco et l'association Contres Courants (enseignements de 3ème cycle) et le pôle musiques de la Caraïbe dirigé, tout comme l'orchestre, par Monsieur Ronald Tulle. La Maison du Bèlè à Sainte-Marie verra également débuter les enseignements de 1er cycle en musiques et danses traditionnelles (Bèlè, haute-taille, quadrilles etc.). La création de la structure porteuse, le statut des enseignants et le plan de financement restent à définir.

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Janvier 2025 (1)
  • 28 janvier 2025 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Fin du marquage « CE » pour l'importation de produits de construction outre-mer

    Ministère des outre-mer

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre d'État, ministre des outre-mer, sur la future réglementation relative à la dérogation qui permettra aux acteurs économiques des territoires d'outre-mer d'importer des matériaux de construction n'affichant pas le marquage « CE ». La réglementation de l'Union européenne permet désormais d'autoriser les territoires de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin à déroger au marquage « CE » et à importer des produits de construction issus des pays de leur environnement géographique. Il s'agit ainsi, d'une part, d'éviter les contraintes de temps et de coûts liées au fret depuis l'Hexagone et, d'autre part, d'importer des produits de construction qui correspondent mieux aux caractéristiques locales. Cette adaptation du droit de l'Union européenne aux spécificités des outre-mer était très attendue des acteurs économiques et de la construction ultramarins. M. le député demande à M. le ministre comment les acteurs économiques seront associés à l'élaboration de la future réglementation qui autorisera la dérogation au marquage « CE » des produits de construction importés dans les territoires d'outre-mer et à quelle date cette nouvelle réglementation entrera en vigueur. De plus, il lui demande comment seront assurées la qualité, la sécurité et la performance des matériaux importés des pays du bassin géographique.

    Réponse

    La question de l'adaptation des normes à la réalité des sociétés ultramarines est une des priorités de l'action du Gouvernement. Elle relève à la fois de la politique de simplification, de la lutte contre la vie chère, du développement économique des territoires ultramarins et de leur insertion dans leur environnement régional. Les principes généraux relatifs au marquage CE (« Conformité Européenne ») sont fixés par le règlement européen n° 765/2008 du 9 juillet 2008 modifié (article 30), lui-même décliné par une vingtaine de règlements spécifiques à certains domaines. Ainsi, le règlement n° 305/2011 du 9 mars 2011 établissant des conditions harmonisées de commercialisation pour les produits de construction impose le marquage CE aux produits de construction utilisés dans l'UE, tout en fixant les critères minimaux que les produits devront respecter pour prétendre à ce marquage. Lors du Comité Interministériel des outre-mer (CIOM), qui s'est tenu en juillet 2023, l'Etat comme les acteurs locaux des régions ultrapériphériques (RUP) se sont accordés sur le fait que, si ce corpus règlementaire constitue un gage de sécurité dans la manipulation ou l'utilisation des matériaux de construction, il s'avère dans le même temps et pour les habitants des territoires ultra-marins une contrainte, dans la mesure où il limite l'utilisation de matériaux achetés dans les pays voisins et peut ainsi contribuer à allonger les délais de construction et renchérir les coûts dans les RUP. Dès lors, la mesure 10 du CIOM a conclu à la nécessité de travailler pour faciliter l'utilisation dans les RUP de produits importés depuis leur environnement régional immédiat, en assouplissant la contrainte du marquage CE sans remettre en cause la sécurité des produits importés. L'objectif de cette mesure est de permettre la diversification des sources d'approvisionnement et d'importation en dehors de l'hexagone pour des matériaux soumis à l'obligation de marquage CE, entraînant en bout de chaîne une diminution des coûts de production. Adoptée par le Parlement européen en avril 2024 puis par le Conseil en novembre 2024, le règlement n° 305/2011 du 9 mars 2011 révisé a été publié au journal officiel de l'Union européenne le 18 décembre 2024. Il permet de déroger aux critères édictés dans le domaine de la construction pour les régions ultrapériphériques. L'exemption RUP peut être prévue depuis le 7 janvier 2025, date d'entrée en vigueur du texte. La loi n° 2025-534 du 13 juin 2025 expérimentant l'encadrement des loyers et améliorant l'habitat dans les outre-mer, adoptée à l'unanimité et avec le soutien du Gouvernement, prévoit que des comités référentiels construction locaux sont mis en place pour permettre la mise en œuvre de cette exemption du marquage CE. Ces comités seront chargés de soutenir et d'accompagner l'innovation locale dans le domaine des matériaux de construction et des procédés de construction, tout en définissant des référentiels de construction adaptés aux contraintes climatiques, géographiques et culturelles locales. Leurs règles d'organisation, de fonctionnement et de contrôle doivent être fixées par décret. Ainsi, plusieurs textes règlementaires sont actuellement en préparation et seront à prendre d'ici la fin de l'année : - un décret en Conseil d'Etat pour décliner le principe de la dérogation ; - un décret simple pour la création des commissions, de leur composition et des grands principes de leur fonctionnement ; - des textes complémentaires (arrêtés) préciseront le fonctionnement des commissions, et la désignation des familles de produits concernées par la dérogation. Les professionnels et acteurs concernés sont déjà concertés et le seront tout au long du processus délaboration de ces textes.

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Novembre 2024 (2)
  • 12 novembre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Mutation des agents dans leur territoire d'origine outre-mer

    Ministère de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l'action publique sur les demandes des agents visant à être affectés ou à être mutés dans leur territoire d'origine et singulièrement en Guadeloupe. Cette problématique se pose de manière récurrente dans tous les territoires d'outre-mer. Les demandes d'affectation ou de mutation dans le territoire d'origine des agents ultramarins ne reçoivent que rarement une réponse favorable. Or un agent originaire des outre-mer n'est pas dans une situation comparable à celle d'un agent de l'Hexagone affecté dans un autre département de l'Hexagone : les contraintes physiques et pécuniaires, les frais et les temps de déplacement sont sans commune mesure. De plus, il apparaît que les règles relatives au CIMM (centre des intérêts matériels et moraux) ne sont pas toujours respectées par les administrations de l'Hexagone. Les agents ultramarins peuvent attendre jusqu'à une vingtaine d'années leur décision de mutation, au prix de grosses difficultés financières et d'une grande souffrance morale. Il lui demande si les demandes d'affectation, de mutation ainsi que les recours contre ces mutations peuvent être traités de manière plus individualisée en prenant mieux en considération les critères « irréversibles » et notamment les liens familiaux, avec le conjoint, les enfants ou les parents restés au pays.

    Réponse

    L'article L. 512-19 du code général de la fonction publique dispose que : « Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service (…), les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. / Les demandes de mutation sont examinées en donnant priorité aux fonctionnaires de l'Etat relevant de l'une des situations suivantes : / (…) 4° Justifier du centre de ses intérêts matériels et moraux dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ou en Nouvelle-Calédonie ; ». La circulaire du 2 août 2023 relative à la mise en œuvre des critères liés aux centres des intérêts matériels et moraux (CIMM) précise les modalités d'application du CIMM, notamment pour ce qui concerne l'appréciation de ces critères au titre de la priorité légale d'affectation outre-mer, afin de favoriser le retour des agents concernés dans le territoire où ils ont leurs attaches et dans le respect des besoins et de l'intérêt du service. À des fins de simplification dans l'examen des demandes, cette circulaire instaure un principe de conservation sans limitation de durée du bénéfice de la reconnaissance du CIMM lorsque celui-ci a déjà été attribué sur la base d'au moins trois critères « irréversibles » pour le même territoire. Cette reconnaissance sans limite de durée autorise l'employeur à ne pas répéter la vérification du CIMM pour de nouvelles demandes de l'agent au cours de sa carrière. Toutefois, cette circulaire ne prive pas l'administration de son pouvoir d'appréciation au titre d'une demande initiale de reconnaissance de la localisation des CIMM sur un territoire donné. Cette appréciation se fonde sur un faisceau d'indices (avis du Conseil d'État n° 328510 du 7 avril 1981, confirmé par plusieurs décisions récentes du juge administratif), analysé au regard de plusieurs critères, dont certains sont identifiés par la circulaire. Ainsi, la reconnaissance d'un CIMM est un élément nécessaire pour bénéficier de la priorité légale de mutation pour tout fonctionnaire ultra-marin qui aspire à revenir sur ses terres natales. Néanmoins, il importe de relever que les mutations ou affectations sont dépendantes et tributaires des vacances de postes. Enfin, s'agissant d'une décision individuelle, l'agent peut contester celle-ci en cas de refus par son administration, par l'ensemble des voies de recours qui lui sont ouvertes par les articles L. 410-1 à L. 412-8 du code des relations entre le public et l'administration (CRPA).

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  • 12 novembre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Prévention routière en Guadeloupe

    Ministère de l'intérieur

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l'intérieur sur les actions de prévention routière en Guadeloupe. Selon les chiffres des services de l'État en Guadeloupe, on dénombrait, au 6 octobre 2024, 39 tués sur la route, dont 17 en véhicule léger (dont 5 passagers) et 8 en moto, 1 en quad, 4 en cyclo, 4 en vélo et 5 piétons, soit 22 usagers vulnérables. Ces chiffres, en hausse de 26 % par rapport à la même période en 2023, appellent des mesures complémentaires de prévention routière et de nouvelles campagnes de sensibilisation aux risques routiers. Parmi les différentes solutions pouvant être mises en œuvre, les bandes rugueuses médianes et latérales présentent un intérêt spécifique pour la sécurité routière en cas de baisse de la vigilance ou de somnolence des automobilistes et motocyclistes puisqu'elles provoquent du bruit et des vibrations qui alertent les usagers en cas de sortie de voie. Il lui demande si, en parallèle d'une campagne d'information et de sensibilisation, il serait pertinent d'expérimenter les bandes rugueuses médianes et latérales en Guadeloupe sur certaines portions de routes particulièrement accidentogènes.

    Réponse

    Les dispositifs d'alerte sonore (DAS) permanents contribuent à prévenir la survenue des accidents, notamment ceux liés aux sorties involontaires de voies dues à l'inattention ou à la fatigue, en assurant une fonction de « route qui alerte » améliorant la sécurité primaire de l'infrastructure. En outre, les retours des expérimentations menées tant en France qu'à l'étranger, ont montré leur pertinence. C'est pourquoi le comité Interministériel de la sécurité routière (CISR) du 17 juillet 2023 a décidé d'inciter les gestionnaires de voirie à équiper les routes hors agglomération à chaussée bidirectionnelle qui supportent un trafic routier ou un trafic poids lourd important de DAS, sauf en cas de nuisance sonore pour les riverains. Ces équipements sont particulièrement utiles dans les courbes et dans les sections rectilignes, qui connaissent une fréquence anormale de collisions frontales ou de sorties de route par défaut de guidage du véhicule. Une note d'information du Cerema intitulée « Implantation des dispositifs d'alerte sonore permanents » détaille les domaines d'emplois des DAS, en axe ou en rive, ainsi que les différentes solutions techniques possibles. Le dispositif d'alerte sonore peut donc être expérimenté en Guadeloupe. Il appartient, à cet égard, aux gestionnaires de voiries de se saisir de cette possibilité comme un levier de renforcement de la sécurité routière.

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Octobre 2024 (9)
  • 29 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Accessibilité des chaînes de télévision du service public outre-mer et en région

    Ministère de la culture

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la culture sur l'accessibilité des personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, aux programmes télévisés des chaînes outre-mer La Première et des décrochages régionaux de France 3. La loi prévoit, aux heures de grande écoute, une obligation d'accessibilité aux programmes des chaînes dont l'audience moyenne annuelle dépasse 2,5 % de l'audience totale des services de télévision, c'est-à-dire les grandes chaînes nationales et une possibilité d'allègement de cette obligation pour les services de télévision à vocation locale. Mais en pratique, les chaînes locales du service public, que ce soit les chaînes outre-mer La Première dans les territoires ultramarins, comme Guadeloupe La 1ère, ou les décrochages régionaux de France 3 dans l'Hexagone, n'offrent aucune adaptation. Or plusieurs millions de Français souffrent d'un handicap auditif ou visuel. Il lui demande de bien vouloir examiner la possibilité d'une modification du cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions annexé au décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 fixant le cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions, de façon à instaurer une obligation d'adaptation aux personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, des programmes des chaînes outre-mer La Première et des décrochages régionaux de France 3, au moins pour le journal télévisé du soir, un magazine de santé ou de société et les principaux débats électoraux lors des élections locales et nationales.

    Réponse

    Le Gouvernement est particulièrement attaché à ce que soit garantie l'accessibilité des médias aux personnes en situation de handicap. La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication prévoit ainsi le principe d'adaptation des programmes des services de télévision aux personnes sourdes ou malentendantes et aux personnes aveugles ou malvoyantes. S'agissant du sous-titrage des grandes chaînes hertziennes dont l'audience moyenne annuelle dépasse 2,5 % de l'audience totale, ainsi que des chaînes publiques, indépendamment de leur audience, cette obligation d'adaptation s'applique à la totalité des programmes, à l'exception de quelques dérogations justifiées par leurs caractéristiques. Le cahier des charges de France Télévisions prévoit ainsi une dérogation pour les programmes régionaux et locaux, y compris en outre-mer. Cette exonération s'explique par un volume cumulé des décrochages régionaux qui serait trop conséquent à sous-titrer pour France Télévisions. Il atteint en effet désormais plus de 39 000 heures par an du fait de l'extension des cases régionales (lancement du « 18h30 » depuis janvier 2021) et de la poursuite du déploiement des matinales communes avec le réseau ICI de Radio France (anciennement dénommé France Bleu). Un tel volume de programmes à sous-titrer représenterait des coûts très significatifs pour France Télévisions au regard des bassins d'audience. L'entreprise rencontrerait par ailleurs des difficultés à disposer de ressources humaines qualifiées pour procéder au sous-titrage « manuel » des programmes en direct. On peut rappeler que le Gouvernement a récemment renforcé les dispositions du cahier des charges de France Télévisions en matière d'accessibilité de ses programmes aux personnes handicapées. Dans ce cadre, Franceinfo propose, depuis novembre 2024, le sous-titrage intégral et synchronisé de son antenne de 6h30 du matin à minuit. La chaîne devient ainsi la première offre française d'information en continu accessible aux sourds et malentendants. Cette évolution a nécessité trois ans d'expérimentations en lien avec les associations de sourds et malentendants, et des investissements techniques pour développer un outil de sous titrage automatique recourant à l'intelligence artificielle. S'agissant du sous-titrage de l'offre régionale et ultra marine, cet outil se heurte cependant toujours à des difficultés techniques liées aux spécificités toponymiques et patronymiques. France Télévisions mène actuellement un projet collaboratif associant à cet outil automatique de l'assistance humaine à la correction, avec le but de permettre, à terme, le sous-titrage des éditions régionales d'information. Dans l'hypothèse où cette solution donnerait des résultats satisfaisants, l'entreprise estime qu'elle pourrait être répliquée sur le réseau ultra-marin. L'ambition de disposer d'une offre 100% sous-titrée sur ses réseaux régionaux et ultra-marins ne pourra passer que par une automatisation du sous-titrage du fait des surcoûts financiers et humains d'une solution dite « manuelle ».

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  • 22 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Assistantes sociales du Centre d'action sociale d'outre-mer (CASOM)

    Ministère des armées et des anciens combattants

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des assistantes sociales du collectif « Femmes de couleurs en souffrance » du Centre d'action sociale d'outre-mer (CASOM). Plusieurs agentes occupant la fonction d'assistantes sociales au sein du CASOM de Guadeloupe et de Martinique ont signalé, depuis des années, de la part de leur hiérarchie, des agissements qui ont engendré une grande souffrance au travail et de très graves conséquences, notamment, sur leur santé. S'ils étaient avérés et qualifiés de discrimination au travail, de harcèlement, d'ostracisme, ou de blocages dans l'évolution de carrière, ces agissements seraient incompatibles avec le bon fonctionnement d'un service de l'État et répréhensibles. Il lui demande si une enquête a été ou va être diligentée pour vérifier les faits évoqués et quelles suites ont été ou vont être données à cette affaire. De plus, il souhaite savoir quelles actions sont mises en place au CASOM pour un management bienveillant, respectueux des règles, qui protège la santé des agents, prévient contre les risques professionnels et améliore leurs conditions de travail.

    Réponse

    Le Défenseur des droits a été saisi, le 8 avril 2019, par trois assistantes réunies en collectif pour des faits de souffrance au travail au sein du centre d'action sociale d'outre-mer (CASOM) des Antilles. Au regard des informations communiquées par le ministère des armées, le Défenseur a clos le dossier, le 26 février 2020. Dans le même temps, l'inspecteur du travail dans les armées a mené une mission au sein du CASOM qui a conclu en décembre 2019 que les accusations portées par les membres de ce collectif étaient sans fondement. Il a toutefois été relevé que l'une d'elles était l'auteure de faits de harcèlement sur certains de ses collègues. Dans un souci d'accompagnement professionnel des travailleurs sociaux affectés au CASOM des Antilles, une mission technique a été diligentée au mois d'avril 2022 par le service de l'action sociale des armées afin de restaurer la qualité du service rendu aux ressortissants, en agissant sur les modes d'organisation et de fonctionnement du CASOM. Au vu des recommandations et observations formulées, les services du ministère ont pu évaluer l'efficacité des mesures prises, et veiller au contrôle du respect des règles, des pratiques professionnelles et du cadre éthique et déontologique des assistants de service social et de la direction du CASOM des Antilles. Un suivi particulier du CASOM des Antilles a été assuré pendant toute l'année 2023 et le premier semestre de l'année 2024. Ce soutien a ainsi permis aux assistantes de service social de disposer d'un référent en l'absence de cadre de proximité. Des réunions individuelles et collectives hebdomadaires ont ainsi été organisées et toute l'attention du service a été portée sur la qualité du service rendu aux ressortissants. En mai 2024, une nouvelle conseillère technique d'encadrement (CTE) a été affectée aux Antilles. Par ailleurs, l'une des assistantes de service social a, à sa demande, bénéficié d'une mutation sur un poste de chargé de mission nouvellement créé en 2024. En complément, des recrutements d'assistants de service social ont permis de consolider les équipes et d'améliorer la qualité du service rendu, sous le pilotage étroit de la CTE. Le chef du service et l'inspectrice technique de l'action sociale, qui se sont rendu aux Antilles en janvier 2024 pour évaluer la situation, ont pu mener des entretiens avec les agents du CASOM et les autorités militaires. Ils ont conclu avec le commandement local que la situation était désormais pleinement satisfaisante en Guadeloupe. S'agissant de la Martinique, la création du poste de chargée de mission, les arrivées respectives de la nouvelle CTE le 1er mai 2024 et d'un nouveau directeur le 1er juin 2024 ont permis de résoudre progressivement les dernières difficultés. Le changement de l'équipe de direction et le soutien apporté par la direction du service assure aux assistants de service social du CASOM des Antilles des conditions de travail sereines et aux ressortissants du ministère des armées un soutien social de qualité. Le CASOM des Antilles continuera de faire l'objet d'un suivi attentif par la direction du service de l'action sociale.

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  • 22 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Accès à la santé en Guadeloupe et dans les Îles du Sud

    Ministère de la santé et de l’accès aux soins

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur l'organisation générale du système de santé en Guadeloupe et plus spécialement dans les Îles du Sud, Désirade, Marie-Galante, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, qui subissent toutes les contraintes de la double insularité, voire de la triple insularité pour Terre-de-Bas. Les difficultés à se faire soigner correctement sont dues, entre autres, à l'éloignement, le manque voire l'absence de soignants et d'infrastructures sur place, le manque de transports et le prix. Rupture d'égalité, désert médical, non-respect du principe de continuité territoriale, les habitants des Îles du Sud se sentent maltraités, délaissés, en souffrance. La santé publique, le principe d'égalité et le respect des droits de l'Homme sont en cause. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en place en urgence et sur le long terme pour permettre aux concitoyens guadeloupéens de la Désirade, Marie-Galante et des Saintes de se faire soigner dans des conditions dignes et accessibles à tous.

    Réponse

    Le renforcement de l'accès aux services de soins, notamment dans les îles du Sud, fait partie des objectifs du schéma régional de santé de l'Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe (2023-2028). L'accent est mis sur l'amélioration de l'accessibilité des structures de prise en charge et sur une meilleure lisibilité des modalités d'accès aux soins. Il est prévu de poursuivre la dynamique de développement des activités et des missions des établissements de proximité, de développer l'offre de soins ambulatoire via les exercices regroupés au sein de maisons de santé et de déployer la télémédecine et la télé-expertise. En raison des caractéristiques de ces territoires, marqués par une double insularité, des solutions innovantes mobilisant l'ensemble des acteurs institutionnels sont nécessaires pour améliorer la démographie médicale et renforcer l'accessibilité aux soins. Pour favoriser l'attractivité de ces territoires, l'aide financière assortie aux contrats de l'Assurance maladie proposés aux médecins a été majorée, pouvant atteindre un montant de 60 000 €. Dans le cadre du contrat de solidarité territoriale, qui s'adresse aux médecins déjà installés acceptant de prêter main forte ponctuellement ou régulièrement dans les zones les plus fragiles en matière d'offre médicale, l'aide financière a été portée à 45 % des revenus tirés de l'activité en zone déficitaire (contre 20 % dans le contrat non majoré). L'accès à ce type de contrat a également été étendu à neuf communes (contre quatre initialement), soit au total treize communes de la Guadeloupe et des îles du Nord. Ces majorations ont également été étendues pour les communes de Terre-de-Haut et de Terre-de-Bas des Saintes. Trente contrats d'attractivité pour l'activité libérale ont été signés au total et quatre postes subventionnés dans le cadre de la mesure « 400 médecins généralistes salariés en zone sous-dense » ont été pourvus sur le territoire de la Guadeloupe. La formation d'Infirmiers en pratique avancée est également un levier d'attractivité pour les professionnels, tout en améliorant l'accès aux soins pour les patients. Une aide financière forfaitaire d'un montant de 10 600 € par année de formation en métropole est ainsi attribuée par l'ARS Guadeloupe, pour une durée pouvant aller jusqu'à 2 ans, aux étudiants ayant un projet d'exercice dans la région Guadeloupe à l'issue de la formation. Quatre étudiants ont bénéficié de cette aide forfaitaire en 2023, soit un montant de 21 200 € par étudiant. Le déploiement des IPA a vocation à permettre la mise en place de protocoles de coopération avec les médecins, visant notamment à libérer du temps médical. Une campagne de communication à destination des médecins généralistes a aussi été initiée par l'ARS aux côtés de la municipalité de la Désirade et en partenariat avec les acteurs institutionnels. Cette campagne de communication à l'attention de tous les médecins du territoire, installés comme remplaçants, a notamment consisté en l'organisation de visioconférences d'information et d'échanges, pour proposer aux praticiens un accompagnement concret et individualisé dans leur éventuel projet d'activité. L'amélioration des conditions de travail est également un axe de travail. L'accompagnement tout au long de la carrière, la possibilité de combiner des modes d'exercice mixtes et coordonnés et la mise en place de protocoles de coopération devraient ainsi y concourir. Enfin, l'ouverture d'un cycle de formation complet à compter de la rentrée universitaire de 2023 offre un levier d'attractivité. Les projections de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques de juillet 2023 tablent ainsi sur une augmentation de 20 % du nombre de médecins entre 2024 et 2030 au sein de la zone Antilles-Guyane. Des projets spécifiques à chaque territoire sont aussi en cours d'étude. Afin de lutter contre le renoncement aux soins à Marie-Galante, il est prévu dans un premier temps d'étudier la faisabilité d'une prise en charge chimiothérapique sur site et dans un second temps d'améliorer substantiellement les fréquences de transport pour se rendre en Guadeloupe continentale. La Désirade est également le premier territoire concerné par le déploiement de la télésurveillance avec le concours d'infirmiers référents. Sur l'île de Terre-de-Bas, un nouveau cabinet médical au sein du centre local d'action sanitaire et social a été inauguré en février 2024. Ce nouvel espace médical, dont la rénovation a été financée par le département à hauteur de 140 000 € et l'équipement par l'ARS à hauteur de 86 000€, permet à la population d'accéder aux soins tout en évitant des déplacements vers la Guadeloupe. Un praticien est désormais présent sur l'île le week-end aux horaires de la permanence des soins ambulatoire, c'est-à-dire du vendredi 20 heures au samedi 8 heures, puis du samedi 12 heures au dimanche 8 heures. Ces locaux ont vocation à accueillir d'autres professionnels de santé, comme des masseurs-kinésithérapeutes ou des infirmiers.

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  • 17 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Taxe de solidarité sur les billets d’avion

    Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie

    QAGRépondue

    Réponse

    TAXE DE SOLIDARITÉ SUR LES BILLETS D'AVION Mme la présidente . La parole est à M. Max Mathiasin. M. Max Mathiasin . Monsieur le Premier ministre, les prix des billets d'avion sont exorbitants, voire prohibitifs, pour nos concitoyens ultramarins et corses, qu'ils rendent visite à leurs enfants étudiant dans l'Hexagone ou qu'ils y travaillent et rentrent dans leur famille - ce qui est bien normal. (M. Manuel Bompard applaudit.) Quand on les interroge, les compagnies aériennes dénoncent le prix exorbitant du kérosène. Par exemple, le prix du billet d'avion Pointe-à-Pitre-Paris est trois fois plus élevé que celui d'un billet Paris-New York. De même, le billet Pointe-à-Pitre-Fort-de-France coûte le double d'un billet Pointe-à-Pitre-Miami. Aujourd'hui, le Gouvernement veut multiplier par trois la taxe de solidarité sur les billets d'avion, dite taxe Chirac. À l'origine, cette taxe était destinée à financer l'achat de médicaments pour les pays en développement. En 2020, elle a été détournée pour financer aussi – et surtout – l'Agence de financement des infrastructures de transport de France. En bout de chaîne, cela aboutit à des hausses insupportables du prix des billets d'avion pour nos concitoyens ultramarins et corses. Dans ce contexte, comment parler de continuité territoriale, cause pour laquelle nous nous battons depuis si longtemps ? Tous les députés ultramarins et corses s'opposent à cette surtaxe. (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT et sur quelques bancs des groupes RN et LFI-NFP.) Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons instamment de vous opposer à la présentation de l'amendement du Gouvernement visant à tripler la taxe de solidarité sur les billets d'avion pour les vols entre l'Hexagone et les territoires d'outre-mer ou la Corse. Produits de première nécessité en moyenne 40 % plus élevés que dans l'Hexagone, billets d'avion inabordables : pour les outre-mer, le pacte républicain est rompu. Vous opposerez-vous à cet amendement ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT, sur quelques bancs des groupes RN, LFI-NFP et SOC. – M. Steevy Gustave applaudit également.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. Mme Nathalie Oziol . Ce n'est pas lui qui était interrogé ! Mme la présidente . C'est lui qui va répondre. M. Antoine Armand, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie . Permettez-moi de vous redire que, lorsque la dette approche 113 % du PIB et que le déficit dépasse 6 % du PIB,… M. Paul Vannier . À cause de Bruno Le Maire ! M. Antoine Armand, ministre . …la priorité du ministre des finances est de réduire les déficits, et de le faire en conscience. Comme mon collègue Laurent Saint-Martin et moi l'avons rappelé, cela passe d'abord et avant tout par la baisse de la dépense publique. Une telle baisse doit compter pour au moins les deux tiers de l'effort global à accomplir, et je ne doute pas que cette assemblée contribuera à augmenter cette proportion. Un député du groupe LIOT . C'est hors sujet ! M. Antoine Armand, ministre . Ensuite – et seulement ensuite –, l'effort repose sur des prélèvements qui concernent essentiellement les plus fortunés. Dans ce cadre, il est important que ceux qui se déplacent beaucoup en avion contribuent au redressement des finances publiques et à l'investissement dans la transition énergétique. M. Paul Vannier . Vous leur proposez de prendre le bateau ? M. Antoine Armand, ministre . Cela dit, la question des voyages européens ou assimilés se pose évidemment, ainsi que celle du cas de nos compatriotes qui se déplacent entre les territoires de leur propre pays, pour des raisons professionnelles ou personnelles – peu importe. Il y va de la continuité territoriale et du pacte républicain. Mme Estelle Youssouffa . C'est oui ou c'est non ? M. Antoine Armand, ministre . Avec l'ensemble des parlementaires, ultramarins ou non, de cette assemblée – puisque nous représentons tous l'ensemble de nos concitoyens –, nous nous attacherons à trouver le chemin pour que le barème et le calibrage du prélèvement à venir ne reposent pas essentiellement sur les compatriotes d'outre-mer. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.) M. Manuel Bompard . « Essentiellement » ? Quel embrouilleur !

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  • 15 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Prix du kérosène aux Antilles et hausse du prix des billets d'avion

    Ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le prix du kérosène aux Antilles, l'une des causes principales de la hausse du prix des billets d'avion qui met à mal le principe de continuité territoriale. En effet, depuis juin 2022, la SARA (Société anonyme de raffinerie des Antilles), acteur majeur de la production de produits pétroliers aux Antilles-Guyane, a augmenté significativement le prix du kérosène à travers la création d'une nouvelle ligne tarifaire : le « différentiel ». Le montant du différentiel était de 10,807 euros/HL en mars 2024 contre 9,606 euros/HL en janvier et février 2024, soit une augmentation de 12,5 %, le taux le plus élevé appliqué depuis août 2022 (11,108 euros/HL) alors que le prix du Brent a sensiblement baissé durant cette même période. Ainsi, depuis deux ans, le surcoût induit par le différentiel et répercuté par les distributeurs, se chiffrerait en plusieurs dizaines de millions d'euros pour les compagnies aériennes. Il convient de rappeler que les tarifs du kérosène ne sont pas réglementés, contrairement aux carburants « grand-public » comme le gazole, le super ou le fuel domestique. Selon des informations non démenties par le ministre de l'intérieur interrogé à ce sujet le 8 février 2023 lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, une péréquation est pratiquée pour limiter le prix des produits règlementés fixé chaque mois par arrêté préfectoral. Les compagnies aériennes répercutent à leur tour la hausse du kérosène sur le prix du billet d'avion, rendant inaccessible tout déplacement aérien pour un grand nombre des citoyens de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour faire baisser le prix du billet d'avion en agissant sur ses différentes composantes et notamment sur le prix du kérosène.

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  • 8 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Droits d'accise sur les punchs ultramarins exportés dans l'Hexagone

    Ministère auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur les possibilités d'initier au niveau européen une réflexion sur l'application d'un tarif particulier des droits d'accise aux punchs produits dans les territoires de la Martinique, de la Guadeloupe, de La Réunion et de la Guyane importés dans l'Hexagone. La réglementation prévoit un tarif particulier de l'accise lors de la mise à la consommation du rhum traditionnel d'outre-mer en France hexagonale. Si ce tarif particulier était appliqué aux punchs artisanaux des territoires ultramarins, cela permettrait de lutter contre la concurrence déloyale des boissons à base de rhum en provenance d'états tiers qui ne répondent pas aux mêmes normes et ne garantissent pas le même niveau de qualité pour le consommateur que les punchs ultramarins. En outre, puisque les petites entreprises artisanales de fabrication de punch ultramarines participent au même titre que les distilleries de rhum au développement économique du territoire, il serait cohérent de leur appliquer la même exonération de 50 % des droits d'accise. Il lui demande s'il envisage d'initier une réflexion avec ses partenaires européens visant à appliquer un tarif particulier des droits d'accise aux entreprises artisanales de fabrication de punch des territoires ultramarins.

    Réponse

    Les dispositions relatives à l'accise sur les alcools prévues par le code des impositions sur les biens et services (CIBS) comprennent plusieurs spécificités relatives aux spiritueux consommés dans les quatre départements d'outre-mer ainsi qu'aux rhums traditionnels d'outre-mer consommés dans l'Hexagone. Ainsi la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion bénéficient de tarifs réduits pour les rhums et spiritueux, lorsque ces derniers sont fabriqués sur l'un de ces quatre territoires dont provient également la matière première, dès lors qu'ils sont consommés sur ce même territoire. Le Gouvernement est déterminé à protéger la production locale ultramarine de rhum ; c'est la raison pour laquelle les rhums des outre-mer consommés dans l'Hexagone bénéficient d'un tarif réduit par rapport aux autres alcools et boissons spiritueux. Ce tarif particulier constitue une aide octroyée par les autorités publiques en vue de compenser les surcoûts de production et de commercialisation supportés par les distilleries dans les départements et régions d'outre-mer et a fait l'objet d'une autorisation par le Conseil de l'Union européenne (UE) en date du 16 novembre 2020, et ce jusqu'au 31 décembre 2027. Concernant la proposition d'extension de ce tarif particulier aux punchs ultramarins mis à la consommation dans l'Hexagone, l'application du tarif particulier à de nouveaux types de produits nécessiterait de modifier le droit de l'UE et plus précisément la directive concernant l'harmonisation des structures des droits d'accises sur l'alcool et les boissons alcooliques, ce qui n'est pas à l'ordre du jour. Par ailleurs, le punch est un produit mélangé, qui n'est pas nécessairement fabriqué à partir de matières premières issues de territoires ultramarins, alors que le rhum provient de la canne à sucre récoltée directement dans ces territoires. De plus, cette proposition intervient dans un contexte difficile, marqué par une forte dégradation des finances publiques. Il n'est donc pas envisagé de créer de nouvelles dépenses, dans un contexte qui nécessite un effort collectif pour permettre le rétablissement des comptes publics.

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  • 8 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Modification des heures d'accueil téléphonique de l'Insee

    Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la modification des heures d'ouverture de l'accueil téléphonique de l'Insee et ses conséquences pour les concitoyens de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte. Jusqu'en juin 2024, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, heures de l'Hexagone, les agents de l'Insee renseignaient au téléphone les concitoyens sur des questions relatives à leur vie courante (numéro d'identification, indices de pension alimentaire ou de loyer, enquêtes, etc.) et les entreprises sur les différentes étapes de leur vie (création, modification, cessation). Depuis le 1er juillet 2024, l'accueil téléphonique n'est plus ouvert que de 9 h à 13 h, heures de l'Hexagone. Or avec le décalage horaire, les usagers résidant en Guadeloupe ou en Martinique, par exemple, ne peuvent désormais plus joindre l'Insee qu'entre 3 h et 7 h du matin ou 4 h et 8 h du matin heures locales, selon que l'on est en heures dites « d'été » ou « d'hiver ». Connaissant les difficultés d'accès aux moyens électroniques dans ces territoires, le mail ou le site internet ne peuvent pas être considérés comme des solutions de remplacement. Il lui demande quelles mesures seront mises en oeuvre pour préserver la qualité du service public et l'égal accès à l'accueil téléphonique de l'Insee de tous nos concitoyens, y compris ceux résidant en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte.

    Réponse

    L'Insee vient en effet de réorganiser son service de réponse aux usagers : les moyens de réponse téléphonique sont désormais concentrés sur des plages horaires resserrées (9h-13h heure de métropole). Cette évolution résulte de la forte augmentation des demandes, notamment par courriel, laquelle se traduisait par une dégradation du service : forte diminution du taux d'appels pris en charge (à certaines heures, seule une minorité d'appelants parvenait à joindre un conseiller de l'Insee) et forte augmentation des délais de réponse aux courriels. La réorganisation doit permettre de mieux concilier les deux types de contact (mail et téléphone) et d'atteindre les objectifs fixés aux services publics, à savoir une prise en charge de 85 % des appels reçus et une réponse sous cinq jours ouvrés aux demandes par courriel pour tous les publics de l'Insee. En parallèle, l'Insee développe différents outils pour répondre aux usagers 24H/24 chaque jour de l'année : les serveurs vocaux interactifs donnent l'information recherchée à l'usager dans une très grande majorité des cas, une mise en relation avec un conseiller n'est demandée que pour deux à trois cas sur dix ; les robots conversationnels assurent en moyenne 300 conversations quotidiennes et parviennent à interpréter plus de 90 % des demandes. Pour reprendre certains exemples cités, d'une part les indices permettant d'actualiser une pension alimentaire ou un loyer ne sont pas donnés au téléphone par les conseillers depuis de nombreuses années ; ils sont en revanche disponibles sur un serveur vocal interactif dédié. D'autre part, les questions liées aux enquêtes concernant les particuliers arrivent fréquemment le week-end ou en dehors des heures d'ouverture des services, elles font donc l'objet de demandes par courriel, et une bonne part des usagers trouvent leur réponse sur un autre serveur vocal ou sur un robot conversationnel. Enfin, pour ce qui est des démarches des entreprises, notamment en lien avec le guichet unique, elles nécessitent dans la très grande majorité des cas l'envoi de pièces justificatives par courriel.Pour revenir au cas des citoyens ultramarins, en particulier ceux des Antilles, l'Insee a bien identifié la difficulté éventuelle et sera vigilant quant à l'impact des nouveaux horaires. Différentes solutions techniques et organisationnelles sont d'ores et déjà envisagées pour un déploiement si besoin début 2025, la qualité de la réponse apportée à tous les publics demeurant une priorité pour l'Insee comme pour l'ensemble des services publics.

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  • 8 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Bonus écologique pour les deux-roues à moteur dans les territoires d'outre-mer

    Ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pérennisation du bonus écologique pour les scooters et motos électriques dans les territoires d'outre-mer. Cette aide à l'achat ou à la location concerne les deux ou trois-roues et quadricycles neufs à moteur qui utilisent l'électricité comme source exclusive d'énergie (article D. 251-1-3 du code de l'énergie). Dans les territoires d'outre-mer, le montant du bonus écologique est augmenté de 1 000 euros (article D. 251-1-5 du même code). Le bonus écologique et la prime ont un impact très positif dans les territoires ultramarins, tant sur le plan économique et social, que sur le plan environnemental. En Guadeloupe, par exemple, où 60 % de l'électricité est produite à partir d'énergies fossiles comme le fuel, l'objectif visé des 100 % de production à partir d'énergies renouvelables dès 2028 ne pourra être atteint qu'avec le maintien des dispositifs de soutien à la décarbonation de l'électricité. Il lui demande si elle prévoit de maintenir sur le long terme le bonus écologique et la prime outre-mer afin de donner aux acteurs économiques du secteur la visibilité et les garanties nécessaires à leurs investissements et au développement de leur activité.

    Réponse

    Dans le cadre de la période budgétaire contrainte actuelle, le Gouvernement Barnier avait fait le choix de rationaliser le nombre de dispositifs et de recentrer les aides budgétaires au verdissement des véhicules sur le bonus écologique pour les voitures particulières et sur la prime au rétrofit. En vertu d'un décret du 29 novembre 2024, le bonus écologique pour les véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles électriques a ainsi été supprimé. Une période transitoire est toutefois applicable pour les véhicules neufs commandés au plus tard le 1er décembre 2024, à condition que leur facturation, ou le versement du premier loyer en cas de location, intervienne au plus tard le 14 février 2025. En outre, la majoration de 1 000 € pour les territoires ultramarins [1], prévue à l'article D. 251-1-5 du code de l'énergie, est maintenue pour le bonus écologique pour l'acquisition de voitures particulières électriques neuves. De plus, des fiches d'opérations standardisées, financées par des certificats d'économie d'énergie, sont entrées en vigueur au 1er janvier 2025. En particulier, la fiche TRA-EQ-130 valorise l'acquisition d'un quadricycle électrique neuf de catégorie L6e ou L7e, avec une bonification par 2 du forfait de base. L'usage des quadricycles est comparable à celui des 2-3 roues à moteur. [1] Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon.

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  • 1 octobre 2024 — Max Mathiasin

    🗂️Divers

    Allocation de rentrée scolaire et prise en charge de l'uniforme en Guadeloupe

    Ministère de l’éducation nationale

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de l'éducation nationale sur le montant de l'allocation de rentrée scolaire et le financement de l'uniforme qui révèlent une inégalité territoriale entre l'Hexagone et la Guadeloupe. En effet, contrairement à l'Hexagone où le coût de la rentrée est en baisse, le coût de la rentrée scolaire en Guadeloupe est en augmentation de 2,8 % par rapport à 2023, selon les bénévoles de la Confédération syndicale des familles. Ils ont relevé le prix de 47 références scolaires (fournitures, articles de sport...), faisant état d'une augmentation de plus de 50 euros au lycée où la calculatrice affiche 473 euros. À ces coûts, les familles doivent ajouter le prix du transport, de la cantine, ainsi que de l'uniforme qui est à leur charge exclusive, soit un coût supplémentaire global de 12 %. Il s'agit là d'une inégalité notable vis-à-vis des familles de l'Hexagone. Il lui demande s'il envisage de tenir compte de la vie chère dans les outre-mer, et singulièrement en Guadeloupe, pour adapter le montant de l'allocation de rentrée scolaire dans les territoires ultramarins où le coût de la vie est plus élevé que dans l'Hexagone. De plus, alors qu'est lancée, en cette rentrée 2024, l'expérimentation d'une « tenue vestimentaire commune » financée par l'État et les collectivités territoriales dans une centaine d'établissements volontaires de France hexagonale, il lui demande si en Guadeloupe, où l'uniforme est entièrement payé par les familles, une prise en charge par l'État est prévue.

    Réponse

    La décision de rendre obligatoire le port d'une tenue commune par les élèves relève du règlement intérieur de l'école ou de l'établissement scolaire du second degré, qui est adopté par leurs instances (conseil d'école ou conseil d'administration) en associant l'ensemble de la communauté éducative. Des écoles et des établissements scolaires, notamment en Guadeloupe, ont ainsi fait le choix, depuis de nombreuses années, de rendre obligatoire pour les élèves le port d'une tenue vestimentaire commune. Au mois de novembre 2023, le Gouvernement a souhaité lancer une expérimentation du port d'une tenue commune par les élèves des écoles et des établissements scolaires du second degré sur l'ensemble du territoire national. Cette expérimentation, lancée au titre des années scolaires 2024-2025 et 2025-2026, repose sur l'engagement volontaire et concerté d'une centaine d'écoles et établissements scolaires et de leurs collectivités territoriales de rattachement. Elle concerne des établissements situés en France métropolitaine ou dans les territoires ultramarins. Pour entrer dans le cadre de l'expérimentation, il convient notamment que les collectivités territoriales prennent en charge la fourniture des trousseaux mis à la disposition des élèves et de leurs familles. Elles peuvent alors bénéficier d'un financement par l'État à hauteur de 50 % dans la limite d'un montant maximum de 100 euros par élève. En l'absence de prise en charge financière par les collectivités territoriales, les projets ne peuvent entrer dans le cadre de l'expérimentation et ainsi bénéficier d'un cofinancement par l'État. Enfin, la fixation du montant de l'allocation de rentrée scolaire et son adaptation dans les territoires ultramarins ne relève pas de la compétence du ministère chargé de l'éducation nationale. En effet, l'article L. 543-1 du code de la sécurité sociale précise que son montant est fixé par décret et revalorisé par arrêté conjoint des ministres chargés de la sécurité sociale, du budget et de l'agriculture.

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