Fiche député·e

Questions

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Nathalie Colin-Oesterlé

Nathalie Colin-Oesterlé

Horizons et apparentés — Circonscription 5703

Nathalie Colin-Oesterlé

Questions posées

163.3/10

11 écrites, 5 au gouvernement

Plus élevé que 33% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

63% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Octobre 2026 (1)
  • 6 octobre 2026 — Nathalie Colin-Oesterlé

    👮Sécurité

    Délais d'attente du numéro national de prévention du suicide

    Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    Mme Nathalie Colin-Oesterlé attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les délais d'attente auxquels peuvent être confrontées les personnes appelant le 3114, numéro national de prévention du suicide. Ces délais sont particulièrement préoccupants au regard de l'urgence des situations auxquelles ce dispositif doit répondre. Un lycéen de la circonscription de Mme la députée lui a fait part de son expérience ainsi que de celle de plusieurs camarades confrontés à des pensées suicidaires. Il indique avoir tenté à dix reprises de joindre le 3114, mais n'avoir réussi à être mis en relation avec un professionnel qu'une seule fois, après un temps d'attente ayant atteint une cinquantaine de minutes. Ce témoignage soulève des interrogations sur la capacité du dispositif à répondre rapidement aux personnes en situation de détresse. Lorsqu'une personne traverse une crise suicidaire, chaque minute compte. Le 3114 joue un rôle essentiel dans la prévention du suicide et l'accompagnement des personnes en souffrance psychique. Son efficacité repose toutefois sur la capacité à répondre sans délai aux personnes qui le sollicitent. Ces difficultés d'accès s'ajoutent à celles rencontrées plus largement dans les soins en santé mentale, notamment par les adolescents qui peuvent rencontrer des délais importants pour obtenir un rendez-vous auprès d'un psychologue ou d'un psychiatre. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour réduire le temps d'attente des personnes appelant le 3114 et renforcer la capacité de réponse du dispositif face à l'augmentation des besoins en matière de prévention du suicide.

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Juin 2026 (1)
  • 10 juin 2026 — Nathalie Colin-Oesterlé

    👮Sécurité

    Mort de Lyhanna

    Ministère de la justice

    QAGRépondue

    Réponse

    MORT DE LYHANNA Mme la présidente. La parole est à Mme Nathalie Colin-Oesterlé. Mme Nathalie Colin-Oesterlé. Dimanche, à Fleurance, 6 000 personnes ont marché en silence pour dire la douleur d'une famille et l'effroi d'un pays tout entier. Notre groupe partage cette blessure et cette colère nationales. Lyhanna n'est pas seulement morte sous les coups d'un homme, mais dans les lenteurs de nos enquêtes, dans les silences de nos institutions, dans cette chaîne où chacun pense peut-être avoir fait son travail mais où personne n'a empêché l'irréparable. Cet homme avait été écarté d'un établissement scolaire, signalé et visé par plusieurs plaintes. Jamais, avant ce drame, il n'a été placé en garde à vue. À cette heure, combien de Jérôme Barella en liberté dans nos écoles, nos foyers de l'Aide sociale à l'enfance, nos services publics ? Une députée du groupe LFI-NFP. Et dans nos familles ! Mme Nathalie Colin-Oesterlé. Vous l'avez dit : votre circulaire faisant des enfants victimes une priorité n'a pas été respectée. Mais quand la parole du garde des sceaux n'est pas entendue, c'est l'autorité de l'État tout entière qui est bafouée. Dans cet hémicycle, nous sommes nombreux à être avant tout des parents. Lorsqu'un enfant parle, lorsqu'une mère supplie qu'on l'entende, lorsqu'une éducatrice signale qu'un enfant de l'Aide sociale à l'enfance a été violé, l'État n'a pas le droit d'être lent ; il n'a pas le droit d'être vague ; il n'a pas le droit d'attendre la prochaine victime pour mettre un prédateur hors d'état de nuire. L'heure est venue que l'État retrouve son intransigeance régalienne. Il faut placer l'agresseur présumé en garde à vue et mettre la victime à l'abri sous quarante-huit heures. Il faut aussi contrôler l'honorabilité de tous ceux qui approchent des enfants dans le cadre de leur travail et garder trace à vie des antécédents judiciaires en matière de crimes sexuels. M. le premier ministre a formulé des propositions qui seront ajoutées au projet de loi relatif à la protection des enfants et que nous sommes prêts à soutenir. Mais, au-delà des lois, la nation tout entière doit faire bloc. Unie, elle viendra à bout de ces défaillances. Monsieur le garde des sceaux, êtes-vous prêt à engager l'État dans cet exercice de lucidité et de transformation profonde, pour que de tels dysfonctionnements aux conséquences si dramatiques ne se reproduisent jamais ? (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR et sur quelques bancs du groupe DR.) Mme la présidente. La parole est à M. le garde des sceaux, ministre de la justice. M. Gérald Darmanin, garde des sceaux, ministre de la justice. Je vous remercie pour cette question empreinte d'émotion, qui me permet de faire un point sur le fonctionnement de la justice et sur l'autorité d'un ministre à la tête d'un ministère particulier, le seul cité par Michel Debré et le général de Gaulle dans la Constitution. Relève de ce ministère, outre les agents de la protection judiciaire de la jeunesse, la PJJ, et ceux de l'administration pénitentiaire, un corps indépendant, celui des magistrats judiciaires. Je parle devant l'Assemblée nationale, qui écrit la loi. En 2013, l'Assemblée nationale et le Sénat ont retiré au garde des sceaux la possibilité de donner des instructions dans des affaires individuelles : c'est l'article 30 du code de procédure pénale. Vous m'interrogez parfois personnellement sur de telles affaires parce que vous recevez des familles éplorées dans vos permanences ; moi-même, j'en croise chez moi, à Tourcoing, et il arrive qu'on me contacte sur les réseaux sociaux pour me faire part de difficultés incompréhensibles. Il faut que les Français le sachent : je suis le seul ministre ou fonctionnaire qui ne peut pas effectuer de signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale. Ce serait vu comme une ingérence dans le fonctionnement de la justice – on connaît les difficultés qu'ont rencontrées certains de mes prédécesseurs. Je ne peux pas non plus donner d'instructions au procureur de la République dans des affaires individuelles. Je ne sais pas si les Français le savent, ni même si les parlementaires sont au courant : le garde des sceaux ne peut ni appeler, ni recevoir un procureur pour discuter d'une affaire. Il y a deux solutions : soit l'on part du principe que l'indépendance est une garantie démocratique, mais alors il faut assumer ses responsabilités lorsqu'on commet une faute professionnelle ; soit l'on redonne au garde des sceaux la possibilité de donner des instructions dans des affaires individuelles. M. Philippe Juvin. Très bien ! M. Gérald Darmanin, garde des sceaux. C'est un débat parlementaire très important pour notre démocratie. Une députée du groupe EcoS. Ça, c'est sûr ! M. Gérald Darmanin, garde des sceaux. La seule chose que je peux faire, c'est envoyer des circulaires de politique pénale générale. Je n'ai même pas le droit d'y employer le mot « systématiquement » car le Conseil d'État me l'interdit. M. Patrick Hetzel. Eh oui ! M. Gérald Darmanin, garde des sceaux. Dans ces circulaires, je ne peux que définir les priorités de la politique pénale. Comme elles n'ont pas été prises en compte partout… Mme Christine Arrighi. Mais vous avez envoyé soixante-quatre circulaires ! M. Gérald Darmanin, garde des sceaux. …– il est incontestable qu'elles ne l'ont pas été dans cette affaire –, j'ai proposé à M. le premier ministre que les parlementaires inscrivent dans la loi que, dans les affaires de crimes sur enfant, il soit procédé en moins de trois mois au moins aux actes d'enquête permettant de placer le criminel en garde à vue, voire parfois, je l'espère, en détention provisoire. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR et sur quelques bancs du groupe EPR.)

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Février 2026 (1)
  • 17 février 2026 — Nathalie Colin-Oesterlé

    👮Sécurité

    Statut, carrière, reconnaissance et retraites des Policiers Municipaux

    Ministère délégué auprès de la ministre de l'action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État

    ÉcriteRépondue

    La question

    Mme Nathalie Colin-Oesterlé, répondant à une demande de la Fédération nationale des policiers municipaux de France, attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État, sur les attentes et les difficultés rencontrées par les policiers municipaux dans le cadre de l'examen du projet de loi relatif aux polices municipales dépourvu de volet social. En effet, les policiers municipaux assurent aujourd'hui un rôle essentiel de proximité et de sécurité du quotidien, au contact permanent de la population et en première ligne face à des missions de plus en plus complexes : maintien de l'ordre public, prévention, gestion de crise, sécurisation d'évènements, assistance aux populations, notamment dans le cadre des plans communaux de sauvegarde ou VIGIPIRATE. Cette évolution s'inscrit dans un contexte de sollicitation accrue des collectivités territoriales en matière de sécurité, alors même que les moyens de l'État connaissent une baisse progressive sur de nombreux territoires. Or les agents de police municipale, au travers de la fédération nationale, des associations et des syndicats professionnels, font état d'un décalage persistant entre l'élargissement de leurs missions et la reconnaissance statutaire, juridique et sociale qui leur est accordée. Les conditions d'exercice, la protection fonctionnelle et juridique, les moyens matériels et humains, ainsi que la question de la reconnaissance des sujétions particulières de ce métier, notamment en matière de retraite, apparaissent insuffisamment adaptés aux responsabilités confiées. Par ailleurs, la place de la police municipale dans l'architecture nationale de sécurité demeure parfois perçue comme secondaire, malgré son caractère désormais incontournable au sein du continuum de sécurité et de la complémentarité avec la police nationale et la gendarmerie. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin que le statut, la carrière, la reconnaissance et les retraites des policiers municipaux soient pleinement à la hauteur des enjeux. Ainsi les policiers municipaux attendent prioritairement des mesures relatives à : une prise en compte d'une partie importante de leur indemnité spécifique de fonction dans le calcul de la pension retraite à l'instar de ce qui a été fait pour les pompiers professionnels ; une prise en compte de la pénibilité et de la particularité liée à leur fonction par l'octroi de la bonification du tantième du temps de travail permettant un départ anticipé en retraite à taux plein ; une prise en compte du risque important d'atteinte à l'intégrité physique par la création d'une nouvelle bonification indiciaire attribuée aux agents exerçant sur la voie publique ; une restructuration de la filière et particulièrement des grades totalement illisibles à l'image de ce qui peut être vu dans les autres corps de police ou d'armée ; une prise en compte des fonctions et responsabilités réelles par une montée catégorielle ciblée de la catégorie C à B pour les encadrants, chef et adjoint de poste ayant atteint le 7e échelon de brigadier-chef principal ; une clarification durable de leur place au sein de l'architecture nationale de sécurité en les autorisant à défiler lors de la cérémonie commémorative du 14 Juillet sur l'avenue des Champs-Élysées. Elle lui demande comment le Gouvernement entend, compte tenu du statut particulier des policiers municipaux, qu'il convient de prendre en compte dans les travaux de réforme des carrières et des rémunérations dans la fonction publique annoncé le 13 Janvier 2026, garantir le lancement d'une réforme par voie réglementaire ou législative dans l'optique de contribuer à renforcer l'attractivité du métier, la motivation des agents de police municipale et, par conséquent, la qualité du service public de sécurité de proximité rendu aux citoyens.

    Réponse

    Le projet de loi relatif à l'extension des prérogatives, des moyens, de l'organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres actuellement soumis au Parlement est le fruit d'une large concertation entreprise dans le cadre des réunions du « Beauvau des polices municipales », qui se sont déroulées d'avril 2024 à mai 2025. A cette occasion, le Gouvernement a proposé de réformer les prérogatives de la police municipale, de renforcer ses moyens d'action ainsi que la formation professionnelle tout au long de la carrière. Ce projet de loi, adopté par le Sénat le 28 janvier 2026, ne comporte pas, en revanche, de mesure sur les droits à pension des policiers municipaux. En effet, une telle disposition aurait été considérée comme un cavalier législatif. Il convient toutefois de rappeler que les agents de police municipale sont d'ores et déjà classés, par l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969, dans la catégorie active en raison des missions spécifiques qu'ils exercent. Ils bénéficient ainsi d'un âge d'ouverture des droits à la retraite anticipé, fixé à cinquante-neuf ans pour les agents nés à partir de 1974. La modification de ces règles n'a pas été envisagée lors de la réforme des retraites intervenue en 2023, et toute évolution devrait être abordée dans le cadre d'une réflexion globale sur la pénibilité. Il convient néanmoins de souligner qu'une importante réforme statutaire et indemnitaire des fonctionnaires de police municipale est intervenue récemment. En premier lieu, au plan statutaire, depuis le 1er décembre 2023, l'accès à l'échelon spécial pour les agents de police municipale de catégorie C est facilité, cet échelon étant devenu un échelon de droit commun. De même, la carrière des directeurs de police municipale, cadre d'emplois de catégorie A, a été alignée sur celle, plus avantageuse, des agents relevant de la catégorie dite « A type ». La condition d'effectifs à encadrer pour créer des postes de directeur de catégorie A a également été assouplie. La revalorisation indiciaire résultant de cette réforme a un impact sur le montant de la pension des agents concernés. En second lieu, le Gouvernement a procédé à une revalorisation substantielle du régime indemnitaire des policiers municipaux par le décret n° 2024-614 du 26 juin 2024, avec la création, sur décision de l'organe délibérant de la collectivité, de l'« indemnité spéciale de fonction et d'engagement » (ISFE). Cette indemnité, à l'instar de l'ensemble du régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux, est prise en compte dans le calcul des retraites par le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), dans la limite de 20 % du traitement indiciaire brut (article 2 du décret n° 2004-569 du 18 juin 2004 relatif à la retraite additionnelle de la fonction publique). La question de l'intégration de l'intégralité du régime indemnitaire des policiers municipaux au titre du régime de retraite géré par la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) ne pourrait être examinée que dans le cadre d'une réflexion globale visant l'ensemble de la fonction publique. La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité auquel le Gouvernement porte la grande attention et continuera d'apporter son soutien.

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