Questions

Olivier Fayssat
Union des droites pour la République — Circonscription 1306
Olivier Fayssat
Questions posées
254.9/10
13 écrites, 12 au gouvernement
Plus élevé que 49% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
76% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juillet 2026 (2)
22 juillet 2026 — Olivier Fayssat
🌍InternationalVisas délivrés aux ressortissants algériens
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
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VISAS DÉLIVRÉS AUX RESSORTISSANTS ALGÉRIENS Mme la présidente. La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat. Monsieur le ministre des affaires étrangères, la loi sur la criminalisation de la colonisation française a été publiée au Journal officiel algérien au mois de mai. Cette loi qualifie cette période de crime d'État, énumère trente et une infractions considérées comme des crimes de colonisation imprescriptibles et punit de cinq à dix ans d'emprisonnement la promotion ou même une simple justification de la colonisation dans les sphères médiatiques, académiques, culturelles ou politiques. Votre réponse à cette loi provocatrice, humiliante et liberticide, qui criminalise l'histoire de France, les harkis et les pieds-noirs ? (Mme Sabrina Sebaihi s'exclame.) Elle est venue la semaine dernière par la voix de l'ambassadeur de France en Algérie, M. Stéphane Romatet, qui a dévoilé la feuille de route fixée par le président Macron : le volume de visas délivrés aux ressortissants algériens doit repartir à la hausse pour retrouver son niveau antérieur, soit plus de 250 000 visas par an. Cela fait longtemps que vous avez mis la France à genoux devant l'Algérie ; nous voilà à plat ventre. Parallèlement, estimant de toute évidence que même la politique de l'Europe n'est plus assez immigrationniste à son goût, le président Macron refuse d'appliquer la directive retour adoptée par le Parlement européen. M. Antoine Léaument. Vos propos sont honteux ! M. Olivier Fayssat. Nous savons que votre gouvernement n'appliquera pas la résolution visant à dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968, proposée par le Rassemblement national et adoptée dans cet hémicycle le 30 octobre – pour cela, nous patienterons jusqu'en 2027. Mais en attendant, je vous le demande : pourquoi cet objectif de 250 000 visas ? Pourquoi cette humiliation diplomatique dans laquelle vous pataugez ? Pourquoi n'entendez-vous pas les Français ? Pourquoi maintenez-vous ce cap de soumission qui nous précipite tout droit vers les récifs ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères. M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères. Il y a une différence majeure entre vous – ainsi que vos camarades du Rassemblement national – et nous : vous êtes obsédés par l'Algérie ; nous sommes obsédés par la France ! Vous êtes obsédés par les Algériens, nous par les Français et leurs intérêts. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN. – M. Julien Odoul fait mine de nager la brasse.) C'est pourquoi ce réengagement des relations avec l'Algérie, graduel, réversible et dépendant des résultats que nous obtiendrons, suit une seule boussole : l'intérêt de la France et des Français. En 2025, le nombre de visas délivrés à des ressortissants algériens a baissé de 20 %, principalement en raison des décisions brutales prises par le gouvernement algérien à l'encontre de notre réseau diplomatique. Au-delà de cela, nous n'avons jamais eu d'objectif chiffré : notre politique ne répond à aucune logique de volume ou de quota mais à l'appréciation de nos intérêts et de l'évolution de la relation entre nos deux pays. Je regrette d'avoir à nouveau à dire que vous auriez pu avoir un mot, puisque vous soulevez la question de l'Algérie, pour notre compatriote Christophe Gleizes. (Vives exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) M. Kévin Pfeffer. Incapables ! M. Jean-Noël Barrot, ministre. Se soucier du sort de nos compatriotes lorsqu'ils sont détenus à l'étranger, ce n'est jamais être à côté de la plaque. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.) Mme la présidente. La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat. Si vous adoptiez vis-à-vis de l'Algérie un ton aussi ferme que celui de vos réponses aux députés, on n'en serait pas là ! (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
2 juillet 2026 — Olivier Fayssat
🌍InternationalPolitique migratoire
Ministère de l'intérieur
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POLITIQUE MIGRATOIRE Mme la présidente. La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat. Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le 17 juin dernier, le Parlement européen a approuvé le règlement dit « retour », qui permettra pour la première fois aux pays membres de l’Union européenne d’extenaliser le traitement des demandes d’asile. M. Benjamin Lucas-Lundy. Quelle honte ! M. Olivier Fayssat. C’est un nouvel outil extrêmement utile et attendu pour faire face à des flux migratoires vers les pays de l’Union européenne en constante augmentation depuis les années 2000, flux dont nous savons qu’ils continueront d’augmenter fortement. En 2025, le taux de retour effectif dans leur pays d’origine des personnes expulsées de l’Union européenne était de 27 %. Personne ne peut donc dire qu’il n’y a pas de problème et que la gestion actuelle est efficace. Pourtant, dans un nouvel exercice de grand justicier, le président de la République, toujours si prompt à défendre la politique de l’Europe et dont le mandat se termine heureusement dans moins d’un an, a cru bon de dire que la France n’aurait pas recours à cet outil. M. Pierre Pribetich. Très bien ! M. Olivier Fayssat. Nous sommes ainsi le seul pays, avec l’Espagne de Pedro Sánchez, qui régularise à tour de bras des centaines de milliers de clandestins,… M. Benjamin Lucas-Lundy. Vive l'Espagne ! M. Olivier Fayssat. …à ne pas vouloir utiliser les moyens prévus par ce règlement. Après s’être distinguée comme la plus mauvaise élève de l’Europe pour la gestion de ses finances publiques, faisant peser un risque systémique sur la zone euro, la France compte-t-elle aussi emporter le titre de champion d’Europe de l’inefficacité dans la lutte contre l’immigration clandestine ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. La France est favorable à l'application de certaines dispositions du règlement « retour » et a notamment défendu la suppression du principe du délai de retour volontaire et la possibilité d'accéder aux contenus des téléphones portables pour améliorer la lutte contre l'immigration illégale et la procédure de retour à la frontière. Précisons que ces dispositions s'articulent avec celles du pacte sur la migration et l'asile. Je vous confirme, en revanche, que la France ne créera pas de centres de retour dans des pays tiers. Je l'ai déjà indiqué au Sénat lors d'une séance de questions d'actualité. D'autres États membres y sont disposés, sans passer d'ailleurs par le truchement d'institutions européennes ou de financements communautaires. Cela ne signifie pas pour autant que nous sommes inefficaces. Le chiffre que vous avez donné concerne le taux de retour global des personnes expulsées de l’Union européenne, mais la France se situe, avec l'Allemagne, dans le peloton de tête des pays qui effectuent le plus grand nombre de reconduites à la frontière. Par ailleurs, le nombre d'entrées irrégulières dans l'Union européenne a encore baissé cette année, après l'année dernière. Nous continuons de travailler de manière bilatérale avec les pays d'origine des migrants et nous multiplions les signatures d'accords de réadmission, encore récemment avec le Rwanda. Des négociations sont en cours avec l'Égypte. J'ai aussi rencontré mon homologue italien pour mieux travailler avec la Libye et favoriser les retours volontaires. Nous menons de nombreuses actions pour limiter les entrées irrégulières dans l'Union européenne. Ce n'est pas parce que la France n'utilisera pas les centres de retour qu'elle ne sera pas efficace en matière de politique migratoire ! Mme la présidente. La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat. Pour une fois que le Parlement européen nous ouvre une porte pour lutter contre l'immigration clandestine, il est dommage de nous priver de cet outil. Je vous remercie cependant pour votre réponse. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) M. Sylvain Maillard. Vous n'aimez pas l'Europe, voilà la vérité !
Octobre 2025 (1)
23 octobre 2025 — Olivier Fayssat
🌍InternationalPolitique d’immigration
Ministère de l'intérieur
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POLITIQUE D'IMMIGRATION Mme la présidente . La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat . Ma question s'adresse au ministre de l’intérieur. Voilà une semaine que la censure a été rejetée, une semaine que le Parti socialiste a pris le pouvoir (Rires sur les bancs du groupe SOC) avec le soutien des députés DR, une semaine que François Hollande est devenu vice-premier ministre. (Mêmes mouvements.) M. Patrick Hetzel . Il est en train de partir, François Hollande ! (Sourires.) M. Olivier Fayssat . Il est donc normal que le ministre de l’intérieur parle comme le Parti socialiste des années Jospin. Le monde de Oui-Oui, celui du laxisme, de la soumission et de l’angélisme, a pris le pouvoir. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Vous avez donné ce matin une interview en utilisant les mots de la gauche. Déjà, vous avez abdiqué, monsieur le ministre ! Pour vous, l’immigration n’est ni un problème ni un fléau. Vous refusez de parler de submersion migratoire pour ne pas heurter la diversité. Selon vous, l’immigration massive est un mirage et il n’existe aucun lien entre immigration et délinquance. Vous avez tenté de ne pas donner les chiffres relatifs aux clandestins pour ne pas heurter la société. Vous refusez même de parler d’assimilation pour ne pas fracturer. Bienvenue dans un monde imaginaire, celui de la gauche ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Jamais autant d’étrangers ne sont entrés en France l’an dernier : plus de 434 000, vingt-cinq fois plus que dans les années 1990. Jamais la France n’a accueilli autant d’étrangers : 8 millions, soit une hausse de 77 % depuis l’an 2000. Les visas explosent – 3 millions sont demandés chaque année. Les titres de séjour augmentent – 4 millions. Ma question est simple : ne faisons-nous pas face à une submersion migratoire quand il y a en France plus d’étrangers que d’habitants du Grand Paris ? (Protestations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) M. Marc Pena . Ces propos sont une honte ! M. Olivier Fayssat . C'est ce que pensent 70 % des Français. Les étrangers représentent 10 % de la population française, mais ils sont responsables de 15 % des violences sexuelles, de 18 % des homicides, de 27 % des vols violents et de 38 % des cambriolages. (Mêmes mouvements.) M. Marc Pena . Une honte ! M. Hervé de Lépinau. C'est la vérité, ça ! Vous n'aimez pas la vérité, les socialistes ! M. Olivier Fayssat . Lola et Philippine ont été violées et tuées par des clandestins sous OQTF. Les Français sont 70 % à voir le lien direct entre l'immigration et la délinquance. Et vous ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . C'est un bien vilain procès que vous me faites. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem.) Notre politique de lutte contre l'immigration illégale est d'abord une politique d'autorité. Vous semblez l'oublier, comme vous oubliez que le défi migratoire auquel nous sommes confrontés concerne tous les pays d'Europe. M. Hervé de Lépinau . Eux, ils prennent des mesures ! M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . Vous faites comme si seule la France était exposée alors que ses voisins le sont aussi. Nous apportons une réponse de fermeté et je serai un ministre de l'intérieur de fermeté. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Kévin Pfeffer . On y croit ! M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . Je poursuivrai la politique menée par tous mes prédécesseurs, qui consiste à lutter contre les filières d'immigration illégale et à les démanteler, ainsi qu'à augmenter le nombre de reconduites forcées, en hausse de plus de 22 % depuis le début de l'année – de plus de 20 % l'année dernière, de plus de 35 % dans le territoire dont j'avais précédemment la responsabilité. M. Jordan Guitton . Cinq cent mille par an ! M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . Vous oubliez également de dire que nous sommes le premier pays d'Europe, devant l'Allemagne, pour le nombre d'étrangers en situation irrégulière reconduits à la frontière de manière coercitive. Depuis le début de l'année, 30 000 retours forcés ont eu lieu en Europe, dont 7 400 en France. (Exclamations sur les bancs des groupes RN, LFI-NFP et UDR.) Non, je ne serai pas laxiste ! Je suis un homme de fermeté et d'autorité, mais aussi un homme d'humanité. Oui, c'est vrai, il y a des mots que je refuse d'utiliser et je préfère parler d'intégration que d'assimilation, pour ne pas convoquer un débat d'un autre temps. Je suis un homme d'intégration et je crois que les étrangers en situation régulière doivent s'intégrer dans le cadre des lois de la République… M. Théo Bernhardt . Ça ne marche pas ! M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . …et respecter ses valeurs. (Mêmes mouvements.) C'est ce qu'ils font ! Et quand ils ne le font pas, la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, votée à l'initiative de Gérald Darmanin, permet de leur retirer leur titre de séjour et le cas échéant de les reconduire hors du territoire. Je suis bien le ministre de l'intérieur de la fermeté et je vous le démontrerai, si tant est que vous ne soyez pas convaincus par mon action depuis dix-huit années au service de la sécurité des Français ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, Dem et HOR.)
Juillet 2025 (2)
9 juillet 2025 — Olivier Fayssat
🌍InternationalDétention de Boualem Sansal
Ministère délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger
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DÉTENTION DE BOUALEM SANSAL Mme la présidente . La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat . Avant toute chose, au nom de l'ensemble du groupe UDR, je voudrais rendre hommage à notre collègue Olivier Marleix et adresser à sa famille et à ses proches un message de soutien. (Applaudissements.) Monsieur le premier ministre, Boualem Sansal reste embastillé. Quelle surprise ! Quel séisme imprévisible ! Vous nous aviez promis la réussite par la soumission, la libération par la génuflexion, et nous vous avons écouté : nous avons retiré, dans un esprit de responsabilité, notre proposition de résolution visant à abroger les accords de 1968. La France a retenu son souffle. Pour quel résultat ? Une grâce transformée en gifle, l'humiliation : Sansal reste dans les geôles et vous récoltez les crachats d'un régime voyou. Jamais la France n'a été à ce point insultée par un État auquel elle a tant donné – visas, aide au développement, diplomatie bienveillante, repentance sans fin jusqu'à la limite de l'indécence. Face à ce régime qui ne respecte que la force, vous persistez dans une stratégie de soumission. La dictature algérienne, avec ses procès staliniens, se moque de vos prosternations feutrées. Alors qu'en Algérie, la littérature est un acte terroriste, le gouvernement français s'est couché et le pouvoir algérien l'a piétiné. Tebboune joue, la France attend et Boualem Sansal croupit. Allez-vous reconnaître l'échec total de votre stratégie ? Allez-vous enfin oser le rapport de force ? Allez-vous inscrire en urgence à l'ordre du jour notre proposition de résolution visant à abroger les accords de 1968 ? Allez-vous oser le blocus diplomatique ? Allez-vous suspendre tous les visas et toute l'aide au développement ? La France ne peut plus être à la fois le bailleur et le paillasson de la voyoucratie algérienne ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger. M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l'étranger . Monsieur le député, il y a environ deux semaines, votre groupe retirait avec responsabilité votre proposition de résolution relative à la dénonciation des accords de 1968. Vous l'avez fait à dessein – je me souviens des mots du président de votre groupe Éric Ciotti –, pour laisser à la diplomatie toute sa chance afin qu'elle continue son travail, qui ne peut être mené à son terme en quelques jours, en vue d'obtenir ce que nous exigeons depuis le premier jour : la libération de Boualem Sansal qui, comme vous l'avez dit, a été emprisonné arbitrairement et subit des conditions de détention inadmissibles que son état de santé ne lui permet pas de supporter. Aujourd'hui, vous nous refaites le coup de la soumission, suivant la logique qui avait prévalu lorsque vous aviez déposé votre proposition de résolution. Mais en quoi ce texte et le discours que vous tenez à présent garantissent-ils la libération de Boualem Sansal ? En rien, et vous le savez très bien, monsieur le député ! (Protestations sur les bancs du groupe UDR.) Alors laissez la diplomatie française faire son travail, comme elle le fait depuis le premier jour ! Mme Hanane Mansouri . Elle le fait très mal, en l'occurrence ! M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . Oui, la diplomatie française a évidemment pris des mesures de rétorsion à l'encontre du pouvoir algérien ! Nous continuons bien sûr à exiger la libération de Boualem Sansal de façon très claire et entretenons un dialogue afin de nous assurer qu'elle ait lieu ! Mais nous ne réglerons ce problème ni en parlant dans ce micro, ni par une proposition de résolution. Mme Hanane Mansouri. Comment, alors ? M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . Je croyais que vous l'aviez compris il y a quinze jours… M. Ian Boucard . Il faut le leur expliquer encore ! M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . …et je l'avais alors salué à ce même micro, mais je vois que, malheureusement, dans votre groupe, le naturel revient au galop ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et DR.) Mme Sophie-Laurence Roy. Il n'a honte de rien ! Mme la présidente . La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat . Si la méthode ne change pas, les résultats ne changeront pas non plus. Vous me pardonnerez une métaphore canine : on dit qu'un chien qui mord est un chien qui a mal ; vous devez avoir bien mal à vos certitudes pour me faire cette réponse ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.)
9 juillet 2025 — Olivier Fayssat
🌍InternationalSituation à Gaza
Ministère délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger
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SITUATION À GAZA Mme la présidente . La parole est à Mme Claire Lejeune. Mme Claire Lejeune . Ma question s'adresse à M. le premier ministre. Que vaut encore la voix de la France après tant de trahisons, tant de lâchetés, tant de petitesses face à la plaie la plus immense, la plus béante de ce siècle ? Que vaut la voix de la France lorsqu’elle se tait face à l’enfer de Gaza, face au génocide et au beau milieu des clameurs des peuples du monde entier, unis en un seul pour demander la liberté, la justice, la paix ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS. – Mme Karine Lebon applaudit également.) Le 9 avril, le président annonçait une conférence pour acter enfin la reconnaissance de l’État de Palestine. Il n’a pas fallu deux mois pour qu’il recule, se défile face à l’histoire et renferme ainsi notre pays dans l’ombre des génocidaires et des criminels de guerre. Voici vos actes : vous refusez de reconnaître l'État palestinien au moment où son peuple en a urgemment besoin ; vous laissez Netanyahou traverser plusieurs fois notre espace aérien sans qu’il se passe rien ; des députés de votre pseudo-majorité votent contre la suspension de l’accord entre l’Union européenne et Israël et même contre le respect des mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale à l’encontre de Netanyahou et Gallant. Voici la réalité : vos mots sont comme des confettis éparpillés aux quatre vents dès que vous les lâchez. Éparpillés au milieu d'un génocide vu par le monde entier. Éparpillés au milieu des rafales de balles israéliennes qui, elles, sifflent et tuent tous les jours, sans cesse et sans pitié. Elles tuent des enfants qui font la queue dans la cohue pour un quignon de pain, lors de distributions plus meurtrières qu’humanitaires. Elles tuent des pères et des mères pris au piège sur leur propre terre par des génocidaires. Voilà ce que vous permettez par vos mots vides, par vos actes cupides : l’impunité de l’État d’Israël, celle d'un régime d’extrême droite qui massacre un peuple, vole et colonise des terres, viole le droit international, agresse ses voisins – et le fait avec le consentement d’une poignée de dirigeants, dont les ministres de ce gouvernement. Ma question est toujours la même : que fera la France pour briser l'impunité et imposer enfin la paix ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Plusieurs députés du groupe EcoS ainsi que M. Marcellin Nadeau applaudissent également.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger. M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l'étranger . Contrairement aux multiples contre-vérités que vous venez, une nouvelle fois, d'énoncer (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) ,… M. Patrick Hetzel . Très juste ! M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . …non seulement la position de la France n'a pas varié mais je vous mets au défi de citer d'autres pays occidentaux qui ont été, autant que nous, à l'initiative (Mêmes mouvements) ,… Plusieurs députés du groupe LFI-NFP . L'Espagne ! M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . …à la fois pour soutenir l'aide humanitaire et pour s'engager très clairement en faveur d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, mais aussi d'une solution de paix durable et à long terme. Vous avez raison, la situation est dramatique, insoutenable. Gaza est un véritable cimetière à ciel ouvert. Vous avez raison, toute entrave à l'aide humanitaire est scandaleuse, totalement inadmissible et il est absolument indigne que plus de 500 personnes aient perdu la vie depuis un an. Nous pouvons nous rejoindre sur ce constat. Cependant, la solution ne se trouve pas dans vos déclarations, encore moins dans vos mensonges,… M. Pierre-Yves Cadalen . Quels mensonges ? Donnez des exemples au lieu de dire n'importe quoi ! M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . …mais d'abord dans un cessez-le-feu. Et si c'est une initiative américaine qui doit permettre ce cessez-le-feu, vous devriez la soutenir avec nous. Pour vous répondre très concrètement, la reconnaissance de l'État de Palestine figure toujours à l'agenda de la France. (« Ah ! » et exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Mathilde Panot . Quand le reconnaîtrez-vous ? M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . Nous avons toujours l'ambition de faire reconnaître l'État de Palestine, sous l'égide des Nations unies, à New York, et avec l'Arabie saoudite,… Mme Danielle Simonnet . Mais quand donc la France le reconnaîtra-t-elle ? M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . …car nous considérons que la solution à deux États est la seule qui permettra d'aboutir à une paix durable. Cela suppose donc la reconnaissance de l'État de Palestine… Mme Danielle Simonnet . Quand ? M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué . …et l'intégration de l'État d'Israël au Moyen-Orient. Nous n'avons jamais – nous – varié ni instrumentalisé le conflit à des fins politiciennes. Nous avons toujours été en faveur de la paix, d'un cessez-le-feu et de la reconnaissance de l'État de Palestine, dans des conditions acceptables collectivement et qui rendront enfin possible une paix durable et pérenne dans cette région. Ce ne sera pas grâce à vous. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Mme Mathilde Panot . Quelle honte !
Février 2025 (1)
5 février 2025 — Olivier Fayssat
🌍InternationalRelations entre la France et l'Algérie
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
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RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L'ALGÉRIE Mme la présidente . La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat . Depuis des mois, l'Algérie crache sur la France. Après avoir enfermé Boualem Sansal, après avoir engagé des influenceurs pour semer le chaos, après avoir renvoyé ces agents de haine à la France après leur expulsion, l'État voyou algérien a de nouveau, ces dernières heures, renvoyé un Algérien sous obligation de quitter le territoire français, que la France avait expulsé. La dictature algérienne et son président insultent désormais les responsables politiques Éric Ciotti, Marine Le Pen et Jordan Bardella. Combien de temps cette humiliation durera-t-elle, monsieur le ministre des affaires étrangères ? Ces personnalités reçoivent quotidiennement des menaces – notamment de mort –, de la part des réseaux algériens. Chaque semaine nous vous interrogeons sur les mesures prises contre la voyoucratie algérienne. La France doit prendre son indépendance du diktat moral de l'Algérie ! Le ministre de l'intérieur lui-même est menacé par le dictateur algérien ! Combien de temps baisserez-vous, baisserons-nous, la tête ? Jusqu'où accepterez-vous l'ingérence d'une dictature qui oublie ce qu'elle doit à la France : réseau routier, irrigation, voies ferrées, ponts, écoles, hôpitaux et ports marchands ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) La France est-elle endettée envers l'Algérie au point de devoir s'offrir comme un buffet à volonté, dans lequel un État qui n'a que mépris pour notre pays peut se servir ou cracher comme bon lui semble ? (Nouvelles exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) M. Carlos Martens Bilongo. Quelle provocation ! M. Olivier Fayssat . Le divorce est consommé depuis plus de soixante ans. M. Carlos Martens Bilongo. Et l'amitié entre les peuples ? M. Olivier Fayssat. Mettons fin à la pension mémorielle des accords de 1968. Nous vous le demandons encore une fois : sortirez-vous de l'accord de 1968 ? Augmenterez-vous les droits de douane ? (M. Carlos Martens Bilongo s'exclame.) Révoquerez-vous les visas des officiels algériens notamment ? Mettrez-vous un frein à l'aide au développement ? Boualem Sansal est toujours prisonnier. L'Algérie continue chaque jour d'insulter la France ! Les ministères de la parole ne suffisent plus. Agissez ! Demain, les fatwas remplaceront les influenceurs et il sera trop tard ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères. M. Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères . Les menaces de mort sont inacceptables, d'où qu'elles viennent et quelle que soit la personne visée. Nous les condamnons avec la plus grande fermeté. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.) M. Emmanuel Mandon . Bravo ! M. Jean-Noël Barrot, ministre . Nous abordons la relation entre la France et l'Algérie, comme avec tous les autres pays, avec lucidité et sans aucune naïveté. Notre seule boussole est l'intérêt des Français. Or quel est-il ? C'est d'abord la maîtrise des flux migratoires et la réadmission des étrangers en situation irrégulière. (Rires sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) C'est, ensuite, la coopération économique entre les entreprises françaises et algériennes. C'est également la coopération en matière de sécurité et de renseignement – car oui, nous avons besoin que nos services communiquent les uns avec les autres. M. Thibault Bazin . C'est essentiel ! M. Jean-Noël Barrot, ministre . C'est donc en tenant compte de ces exigences et de ces conditions que nous avons négocié, pied à pied, la déclaration d'Alger de 2022, qui fixe les termes de notre partenariat avec l'Algérie. M. Pierre Cordier . La situation a beaucoup évolué depuis 2022 ! M. Jean-Noël Barrot, ministre . Toutefois, pour coopérer, il faut être deux. Les déclarations que vous avez rappelées, la détention sans fondement de notre compatriote Boualem Sansal ou encore le refus de réintégrer des Algériens expulsés par la France ne sont clairement pas acceptables et contraires à l'esprit de la déclaration de 2022. (« Et alors ? Que fait-on ? » sur plusieurs bancs du groupe RN.) Alors oui, nous sommes prêts à prendre des mesures fortes, il n'y a aucune difficulté ! (« Ah ! » sur de nombreux bancs des groupes RN et UDR.) Nous sommes prêts. Cependant, il faut que ce dialogue réponde à nos exigences. M. Julien Odoul . Ils dialoguent en nous insultant ! M. Jean-Noël Barrot, ministre . J'ai lu, dans l'entretien du président Tebboune, qu'il y était prêt également. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Si c'est bien le cas, nous le ferons, avec comme seule boussole l'intérêt des Français. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) Mme la présidente . La parole est à M. Olivier Fayssat. M. Olivier Fayssat . J'en déduis que les accords de 1968 ne seront pas dénoncés. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme Sabrina Sebaihi . Et c'est une bonne chose !