Questions

Philippe Latombe
Les Démocrates — Circonscription 8501
Philippe Latombe
Questions posées
537.9/10
50 écrites, 3 au gouvernement
Plus élevé que 79% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
70% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juillet 2025 (1)
8 juillet 2025 — Philippe Latombe
🏥SantéBaisse des remises génériques pour les pharmacies d'officine
Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
M. Philippe Latombe appelle l'attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur la baisse des remises génériques pour les pharmacies d'officine. Le 20 juin 2025, lors de la réunion de concertation interministérielle n° 1 avec les administrations du ministère (DSS, DGS, DGE, DGCCRF et CNAM), deux propositions ont été faites : l'abaissement du plafond des génériques au sein d'une fourchette (20 % - 25 %), identique pour les spécialités hybrides substituables, soit une baisse de moitié du plafond des remises génériques et la fixation du plafond des biosimilaires substituables dans une fourchette au-dessus de 15 %. Selon les rapports des experts comptables, la remise plafonnée à 40 % sur le médicament générique représente actuellement 30,10 % de l'excédent brut d'exploitation d'une officine moyenne. Cette baisse de moitié du plafond représenterait donc une perte de 600 millions d'euros pour le réseau officinal. Alors que l'on assiste à une augmentation constante des charges (énergie, salaires, loyers, fournitures) qui a déjà fortement fragilisé la rentabilité des officines, la suppression d'une partie de leurs ressources précarisera encore plus celles en difficulté, voire les contraindra à fermer. Cela entraînera des licenciements et le gel des embauches, menaçant ainsi la stabilité de très nombreux emplois dans le secteur officinal, alors même que, dans de nombreux territoires, les pharmacies sont le dernier rempart d'une offre de santé dégradée par la désertification médicale. Les officines des zones rurales seront ainsi les premières touchées, alors qu'elles sont le premier lieu de l'accès aux soins et qu'elles ont accepté de se transformer pour compenser le manque de médecins (télémédecine, vaccins, suivi des traitements de pathologies chroniques, etc.). Alors que la substitution des génériques permet chaque année des milliards d'euros d'économies à l'assurance maladie, grâce à l'implication des pharmaciens, il lui demande s'il envisage d'intervenir afin que l'intérêt convergent des officines, des 146 000 emplois qualifiés concernés, de la sécurité sociale et des patients soit préservé.
Juin 2025 (1)
17 juin 2025 — Philippe Latombe
🏥SantéDifficultés d'approvisionnement en venlafaxine et autres psychotropes
Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
M. Philippe Latombe alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur les difficultés d'approvisionnement en venlafaxine. En 2023, près de 5 000 médicaments étaient signalés en « rupture de stock » ou « tension d'approvisionnement » à l'Agence nationale des médicaments (ANSM), soit 30 % de plus qu'en 2022. Il s'agissait jusque-là essentiellement d'antibiotiques, de traitements pour les systèmes respiratoire, cardiovasculaire et digestif. Depuis le début de l'année 2025, 14 psychotropes essentiels pour la santé mentale sont en forte tension d'approvisionnement, voire en rupture, dont l'un, la venlafaxine, pour lequel il est difficile de trouver un traitement de substitution. Parce qu'il est impossible de lancer des productions de masse de ce produit pour pallier la rupture d'approvisionnement, en raison de sa composition très spécifique, l'Agence du médicament en a interdit l'exportation et mis en place une distribution contingentée. Elle estime un retour à la normale en septembre 2025. La situation est d'autant plus préoccupante que les patients sous venlafaxine ne peuvent pas interrompre leur traitement brutalement, sous peine d'être exposés à de graves effets indésirables dus au syndrome de sevrage, ce qui les amène fréquemment à être hospitalisés. Alerté par des professionnels de santé de Vendée très inquiets, il souhaite savoir rapidement quelles mesures ont été prises ou vont l'être afin de pallier cette situation particulièrement critique de la fourniture en venlafaxine et plus généralement en psychotropes, qui fragilise dangereusement la santé mentale des patients concernés.