Fiche député·e

Questions

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Pierre-Henri Carbonnel

Pierre-Henri Carbonnel

Union des droites pour la République — Circonscription 8201

Pierre-Henri Carbonnel

Questions posées

163.3/10

12 écrites, 4 au gouvernement

Plus élevé que 33% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

44% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Décembre 2025 (1)
  • 17 décembre 2025 — Pierre-Henri Carbonnel

    🗂️Divers

    Dermatose nodulaire contagieuse

    Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

    QAGRépondue

    Réponse

    DERMATOSE NODULAIRE CONTAGIEUSE Mme la présidente . La parole est à M. Pierre-Henri Carbonnel. M. Pierre-Henri Carbonnel . En ce moment, je pense aux éleveurs de bovins des Bordes-sur-Arize, de Touille et d'ailleurs. Je suis moi-même éleveur de bovins et j'ai connu un abattage total dans la ferme de mes parents en l'an 2000. C'est le travail d'une vie qui part en fumée ; je sais ce que c'est. Où étiez-vous, madame la ministre ? Au lieu d'aller voir les agriculteurs, vous leur avez envoyé les blindés et les hélicoptères. M. Jean-Yves Bony . Caricature ! M. Pierre-Henri Carbonnel . On aimerait voir les mêmes moyens déployés contre la DZ Mafia. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Voilà la France d'Emmanuel Macron : forte avec les faibles, faible avec les forts, incapable d'assurer notre souveraineté tant alimentaire que sécuritaire. M. François Cormier-Bouligeon . C'est nul ! M. Pierre-Henri Carbonnel . Pour la première fois depuis 1978, la balance commerciale agricole du pays est négative. Voilà un demi-siècle de souveraineté alimentaire sacrifié par la destruction de notre filière de production d'engrais et par l'explosion de leur coût, par le détricotage de la loi Duplomb, par la réduction de plus de 25 % des crédits de la PAC, et j'en passe. C'est un véritable agricide. Je suis d'ailleurs amusé d'entendre la partie gauche de cet hémicycle exprimer son prétendu soutien à nos agriculteurs, alors que chaque jour, par ses votes, elle tue un peu plus notre métier. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Pierre Cordier . Exactement ! M. René Pilato. Arrêtez votre cinéma ! Une députée du groupe LFI-NFP . Vous n'avez pas voté les prix planchers pour les agriculteurs ! M. Pierre-Henri Carbonnel . Enfin, il est des hasards de calendrier parlants. Pendant que notre filière d'élevage meurt, l'Union européenne s'apprête à signer, dans quelques jours, le traité avec le Mercosur. Seule la mobilisation des agriculteurs semble contrarier cela ; et vous, vous la réprimez ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes EPR et LFI-NFP.) S'il vous plaît, écoutez-moi. M. François Cormier-Bouligeon . Non ! On en a ras le bol ! M. Pierre-Henri Carbonnel . Plus que la DNC, c'est le traitement réservé à ceux qui nous nourrissent qui choque les Français. Quand mettrez-vous en place une stratégie claire de lutte contre la DNC pour nos éleveurs ? Il y a plus d'un mois, je vous interpellais déjà sur l'indisponibilité des doses de vaccins et sur les conséquences de l'absence d'une stratégie claire. Quand indemniserez-vous enfin les agriculteurs à la hauteur de leur détresse et de votre brutalité ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) M. Éric Michoux . Bravo ! Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Vous êtes éleveur ; je comprends votre émotion et je vous assure que nous la partageons. Mme Anaïs Belouassa-Cherifi. Pas de compromission avec l'extrême droite ! Mme Annie Genevard, ministre . Vous avez évoqué un point très important, que j'ai souvent entendu mentionner lors de mes très nombreux moments d'échange avec les agriculteurs : vous avez évoqué vos parents. Un grand nombre d'éleveurs m'ont relaté ce qu'ont vécu leurs grands-parents ou leurs parents lors des grandes épizooties de fièvre aphteuse ou encore d'encéphalopathie spongiforme bovine. Or le monde de l'élevage s'est toujours relevé de ces événements ; il se relèvera aussi de cette terrible maladie, car il est composé de gens courageux (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR et sur quelques bancs des groupes EPR et Dem) qui, au-delà de l'épreuve, voient l'avenir d'une profession à laquelle ils sont infiniment attachés. Vous évoquez ce que vous considérez comme un retard à l'allumage s'agissant de la vaccination ; vous dites que vous m'avez interpellée il y a un mois. Or que faisions-nous il y a un mois ? M. Julien Rancoule . Rien ! Mme Annie Genevard, ministre . Nous vaccinions ! (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) Nous vaccinions dans le Jura, dans le Doubs, dans les Pyrénées-Orientales, nous étions au front contre la maladie. M. Julien Guibert . Combien de doses ? Mme Annie Genevard, ministre . Voilà ce que nous faisions, ce que nous faisons encore. (Mme Danielle Brulebois applaudit.) Sachez qu'en Occitanie, dans la zone réglementée et à l'intérieur du cordon sanitaire que nous avons établi, nous allons déployer rapidement et massivement la vaccination, en la territorialisant pour qu'elle soit plus rapidement efficace. C'est la meilleure protection contre la perte du cheptel. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR.) M. Julien Guibert . Tous vos vaccins sont importés ! Investissez, ayez une vision stratégique ! Mme la présidente . La parole est à M. Pierre-Henri Carbonnel. M. Pierre-Henri Carbonnel . Madame la ministre, vous soutenez que la crise est bien gérée. Je l'espère, mais sachez que cette crise est l'expression du mal-être bien plus profond d'une profession qui nous nourrit depuis des siècles. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)

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Novembre 2025 (1)
  • 11 novembre 2025 — Pierre-Henri Carbonnel

    🗂️Divers

    Dispositions suite aux blocages des exportations bovines

    Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    M. Pierre-Henri Carbonnel attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences économiques des blocages des mouvements et exportations de bovins décidés à la suite de la détection de la dermatose nodulaire contagieuse. Si chacun comprend la nécessité d'avoir agi pour contenir la maladie, cette décision a entraîné un blocage quasi total de la filière bovine pendant plusieurs semaines. Dans de nombreux départements, y compris dans le Tarn-et-Garonne où aucun cas n'avait été détecté, les éleveurs n'ont plus pu vendre leurs animaux. En pleine période de commercialisation des veaux et des broutards, des centaines d'exploitations se sont retrouvées avec leurs revenus suspendus, leurs trésoreries fragilisées et leurs engagements commerciaux à l'arrêt. Cette situation a été d'autant plus préoccupante que les éleveurs sortent d'une année 2024 déjà marquée par la fièvre catarrhale ovine et la maladie hémorragique épizootique. Beaucoup d'entre eux n'ont par ailleurs toujours pas perçu les indemnisations promises à ce titre. Alors que la filière commençait à se relever, la dermatose nodulaire contagieuse est venue à nouveau la fragiliser. La vaccination constitue une solution pour protéger les cheptels et prévenir la réapparition de tels blocages, mais la capacité vaccinale actuelle - 800 000 doses disponibles pour un cheptel de 16 millions de bovins - reste très insuffisante. Par ailleurs, la réglementation européenne impose toujours un délai de douze mois avant toute reprise des exportations, alors que le délai d'incubation réel de la maladie est bien plus court. Un tel écart apparaît comme une aberration, susceptible d'entraîner un alourdissement des charges, une asphyxie des trésoreries et un risque d'effondrement des marchés. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement entend tirer les enseignements de cette crise en adaptant la réglementation applicable aux zones restées saines et en prévoyant des dispositifs d'accompagnement économique pour compenser les pertes subies par les éleveurs pendant la période de blocage pour les notes touchées. Il aimerait aussi connaître le projet gouvernemental en faveur du déploiement d'un schéma vaccinal complet sur le cheptel bovin français. Enfin, il lui demande si elle va ouvrir la voie à des accords bilatéraux avec certains partenaires européens, notamment l'Italie, afin de permettre la reprise rapide des exportations d'animaux vaccinés en cas de nouvel épisode.

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