Fiche député·e

Questions

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Prisca Thevenot

Prisca Thevenot

Ensemble pour la République — Circonscription 9208

Prisca Thevenot

Questions posées

81.7/10

7 écrites, 1 au gouvernement

Plus élevé que 17% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

63% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Novembre 2025 (1)
  • 25 novembre 2025 — Prisca Thevenot

    🗂️Divers

    Perspectives de reconversion et de valorisation du site CNRS de Meudon-Bellevue

    Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace

    ÉcriteSans réponse à ce jour

    La question

    Mme Prisca Thevenot appelle l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace sur le devenir du site du CNRS situé à Meudon-Bellevue, qui a longtemps accueilli d'importantes activités de recherche scientifique. À la suite du départ progressif des unités de recherche, le CNRS a obtenu en 2015 un permis de construire valant division en vue d'un projet mixte prévoyant la réalisation de 217 logements et l'édification de nouveaux bâtiments. Ce projet incluait également la démolition de locaux devenus inadaptés et vétustes. Il convient toutefois de rappeler que cette opération ne constituait pas une modernisation globale du site, le bâtiment central correspondant à l'ancien hôtel ayant déjà fait l'objet d'une restructuration complète et d'une surélévation réalisée entre 2010 et 2014. À la suite des réserves émises en 2016 par le Conseil immobilier de l'État, le CNRS a, fin 2022, abandonné le volet du projet portant sur l'extension de surfaces de bureaux, de salles de réunion et la création d'un centre d'examens, lequel n'avait pas vocation à accueillir des équipes de recherche. Cette décision a laissé en suspens la réhabilitation de plusieurs bâtiments aujourd'hui désaffectés et affectés par une dégradation avancée. En juin 2023, le CNRS a présenté un nouveau projet visant à créer un centre de médiation scientifique assorti d'un amphithéâtre de 400 places. La mise en œuvre de ce projet, susceptible de mettre un terme à la situation de friche et de contribuer à la diffusion de la culture scientifique, suppose toutefois la définition d'un programme scientifique stabilisé, l'identification de partenaires institutionnels et la mobilisation de financements adéquats. Aucun élément public n'a, depuis lors, été communiqué quant à l'état d'avancement de ce dossier ni aux garanties de sa viabilité. Mme la députée souhaite dès lors connaître : la position actuelle du ministère sur la réhabilitation et la valorisation du site de Bellevue à Meudon ; les suites que le CNRS entend donner à son projet de centre de médiation scientifique et d'amphithéâtre, notamment au regard des besoins réels d'usage et de fréquentation ; et enfin, dans l'hypothèse d'un retrait partiel ou total du CNRS, les alternatives envisagées pour assurer la reconversion des bâtiments désaffectés dans le respect du patrimoine, de l'environnement et de l'intérêt général.

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Février 2025 (1)
  • 18 février 2025 — Prisca Thevenot

    🗂️Divers

    Lutte contre la diffusion de stéréotypes sexistes en ligne

    Ministère délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’intelligence artificielle et du numérique

    ÉcriteRépondue

    La question

    Mme Prisca Thevenot attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, sur la diffusion de contenus en ligne véhiculant des stéréotypes sexistes et infondés, particulièrement à l'encontre des jeunes filles prénommées « Manon» . Par un courrier en date du 27 novembre 2024, cette problématique préoccupante touchant directement au bien-être et à la protection de notre jeunesse avait déjà été portée à son attention. N'ayant pas reçu de réponse à ce jour, Mme la députée se permet de la relancer sur ce sujet qui demeure une préoccupation majeure pour de nombreux parents et éducateurs. Cette question avait initialement été soumise le 25 octobre par son collègue Philippe Fait à travers un courrier, ainsi que par l'ensemble des courriers qu'il a adressés aux supports médias. En effet, plusieurs parents ont signalé des contenus circulant sur diverses plateformes en ligne et relayés sur les réseaux sociaux et certains médias, véhiculant des stéréotypes sexistes et infondés. Ces publications, souvent fondées sur des interprétations subjectives et non validées historiquement, alimentent des représentations dévalorisantes et préjudiciables aux jeunes filles concernées. Cela peut conduire à des moqueries et, dans les cas les plus graves, à des situations de harcèlement scolaire. En attribuant aux prénoms des traits de caractère arbitraires et discriminants, ces contenus participent à la diffusion de stéréotypes nuisibles qui fragilisent nos jeunes et les exposent à une perception erronée de leur identité. Députée engagée dans la lutte contre le harcèlement scolaire et pour la protection de l'enfance, elle mesure pleinement l'impact que ces discours peuvent avoir sur le bien-être et l'estime de soi des enfants et des adolescents concernés. Aussi, elle sollicite son intervention afin qu'un examen approfondi de ce phénomène soit entrepris et qu'une réflexion soit menée. Il semble en effet nécessaire d'encadrer et de prévenir ces dérives, en particulier sur les médias et plateformes en ligne, afin de protéger les jeunes contre des discours susceptibles de les fragiliser et de les exposer à des discriminations, voire à des situations de harcèlement. Elle souhaite connaître les mesures qu'elle entend mettre en place pour encadrer ces pratiques et prévenir leurs effets néfastes sur la jeunesse.

    Réponse

    La prévention contre les violences et le harcèlement à caractère sexiste et sexuel constitue une priorité du ministère de l'éducation nationale. Cet objectif est pleinement intégré aux programmes d'enseignement, notamment dans le cadre de l'enseignement moral et civique (EMC) ainsi que de l'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVAR/EVARS). À l'école élémentaire, ces enseignements s'attachent en particulier au développement des compétences psychosociales des élèves, telles que l'empathie, le respect d'autrui et la lutte contre les préjugés. La prévention des violences sexistes et sexuelles en ligne, dont le cyberharcèlement, est également abordée dans le cadre de l'éducation aux médias et à l'information (EMI), déployée de manière transversale et au sein de l'EMC dès la classe de CM1. Cet enseignement vise à sensibiliser les élèves aux usages responsables du numérique, aux droits et devoirs qui y sont associés, ainsi qu'aux conséquences de la diffusion de propos ou de contenus en ligne. Il permet notamment aux élèves d'identifier les comportements inappropriés et d'adopter des réactions adaptées face aux situations de cyberviolences. Ces thématiques sont par ailleurs traitées dans le cadre des actions éducatives conduites au sein des établissements, notamment à travers les projets d'éducation à la citoyenneté au cycle 4 et le programme de lutte contre le harcèlement à l'école (Phare), généralisé depuis 2023. Le prix « Non au harcèlement », ouvert aux élèves du CP à la terminale, constitue également un levier de sensibilisation à la prévention du harcèlement, y compris en ligne, et des violences de genre en milieu scolaire. Des ressources pédagogiques d'accompagnement sont mises à disposition des équipes éducatives sur le site éduscol. Il est à noter enfin que l'association e-Enfance, opératrice de la plateforme nationale de signalement de situations de harcèlement 30 18, agréée et subventionnée par le ministère de l'éducation nationale, conseille et soutient les victimes de contenus illicites en ligne et organise également des séances de sensibilisation au cyberharcèlement dans les établissements scolaires, en complément du dispositif Phare.

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