Fiche député·e

Questions

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René Pilato

René Pilato

La France insoumise - Nouveau Front Populaire — Circonscription 1601

René Pilato

Questions posées

437.0/10

41 écrites, 2 au gouvernement

Plus élevé que 70% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

72% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Mars 2025 (1)
  • 19 mars 2025 — René Pilato

    🧓Retraite

    Réforme des retraites

    Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé du travail et de l’emploi

    QAGRépondue

    Réponse

    RÉFORME DES RETRAITES Mme la présidente . La parole est à M. René Pilato. M. René Pilato . Affaire Benalla : le secrétaire général de l’Élysée, entendu sous serment par les sénateurs, leur ment. Gilets jaunes : Macron promet qu'il ne touchera pas à la retraite à 62 ans, qu'il prendra en compte les doléances exprimées par les citoyens, y compris la demande d'un référendum d'initiative citoyenne – mensonge ! Convention citoyenne : ses propositions devaient être reprises sans filtre. Mensonge ! Affaire des crèches privées : une ministre ment sous serment à l'Assemblée nationale ! École privée Notre-Dame de Bétharram : mensonges, à trois reprises, du premier ministre – c'est-à-dire vous ! – ici même ! Dans une république laïque, on n'est pas absous de ses mensonges en récitant un Notre père et trois Je vous salue Marie. Nous ne sommes pas en conclave. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Parlons-en, justement, du conclave sur les retraites, qui visait à renouer avec le dialogue social, bla bla bla ! Foutaises ! Vous vouliez simplement garder votre place. Les députés élus pour rompre avec la Macronie, connaissant tous les faits évoqués et qui, complices, ne vous ont pas censuré, ont trahi leurs électeurs ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Deux tiers des Français veulent la retraite à 62 ans (Mme Laure Lavalette s'exclame) , en particulier ceux qui souffrent en fin de carrière et n'en peuvent plus d'aller mourir au travail. Pour toutes ces personnes, c'est un nouveau mensonge ! En Macronie, le respect de la parole donnée n'existe pas. Le pire de la politique est ce grand foutage de gueule, cette gouvernance par le mensonge, au plus haut sommet de l'État, qui déshonore la République, bafoue la démocratie et méprise les élus du peuple. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Quinze mille personnes supplémentaires seront mortes avant d'arriver à la retraite, mais ce n'est pas votre problème, votre mission étant de protéger les plus fortunés. Ce conclave n'était qu'une arnaque. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ma question est donc simple : proposerez-vous enfin au vote de l'Assemblée nationale l'abrogation de la réforme des retraites ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) M. Sylvain Berrios . La réponse est non ! Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre chargée du travail et de l’emploi. Mme Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du travail et de l’emploi . Nous n'avons de leçon à recevoir de personne en matière de démocratie sociale et de dialogue social. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, Dem et HOR.) En effet, trois accords ont été signés ces derniers mois, qui portent sur l'assurance chômage, l'emploi des seniors et la représentation syndicale et professionnelle dans les entreprises. Le premier ministre a lancé dernièrement une démarche totalement inédite. Il a d'abord sollicité l'expertise, qui est incontestable, de la Cour des comptes ; celle-ci a démontré que le régime français par répartition, qui est un bien commun, ne se porte pas bien. Il a ensuite demandé aux partenaires sociaux de se pencher sur tous les éléments de la réforme, en fixant pour seule condition un retour à l'équilibre dès 2030 – à défaut, monsieur le député, vous ne pourriez vous-même percevoir de pension lorsque vous serez à la retraite. M. Fabien Di Filippo . Il faudra capitaliser ! Mme Astrid Panosyan-Bouvet, ministre . C'est pourquoi nous devons absolument revenir à l'équilibre. Nous ne modifions pas les règles du jeu : nous laissons les partenaires sociaux travailler sereinement, selon un ordre du jour défini par eux et qu'ils continuent de suivre : ils abordent ainsi des sujets aussi variés que l'âge, la pénibilité, la situation des femmes, les carrières hachées, la gouvernance ou encore l'épargne retraite. Que cela vous plaise ou non, ils poursuivront ce travail et les règles du jeu, j'y insiste, n'ont pas changé. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.) Mme la présidente . La parole est à M. René Pilato. M. René Pilato . Nous, Insoumis, respectons notre serment et finirons par abolir cette réforme de malheur qui a volé deux ans de vie aux Français ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe EPR.)

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Octobre 2024 (1)
  • 8 octobre 2024 — René Pilato

    🧓Retraite

    Bénéfice du dispositif carrières longues pour les anciens salariés TUC

    Ministère du travail et de l’emploi

    ÉcriteRépondue

    La question

    M. René Pilato interroge Mme la ministre du travail et de l'emploi sur la prise en compte des trimestres acquis dans le cadre des TUC (travaux d'utilité collective) instaurés en 1984 ou d'une formation professionnelle similaire, pour l'accès au dispositif carrières longues défini par loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale. En effet, la loi de finance du 14 avril 2023 a permis que les périodes de « stage » dont les cotisations ont été prises en charge par l'État soient prises en compte pour l'ouverture des droits à pension. Le décret n° 2023-799 du 21 août 2023 portant application des articles 10, 11, 22 et 23 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les trimestres travaillés sous le statut TUC sont considérés comme « assimilés » et non « cotisés. Ils ne permettent pas la prise en compte de ces trimestres travaillés pour le droit au bénéfice du dispositif carrière longue. L'association « Tuc, les oubliés de la Retraite » estime à 350 000 le nombre de salariés qui ont été, avant cette loi, privés de leur droit à la retraite, pour certains pour les deux premières années de leur vie professionnelle. Si cette injustice a été réparée, de nombreuses personnes proches de faire valoir leur droit à la retraite n'ont pas pu et ne pourront pas le faire avant l'âge de 64 ans, comme le prévoit le dispositif carrières longues. Dans la réponse, à la question écrite de M. Christophe Bex le 11 juillet 2023, qui s'inquiétait de la publication à temps des décrets d'application de la loi pour des personnes souhaitant constituer leur dossier, le prédécesseur de Mme la ministre s'était engagé à publier les décrets d'application de la modification de l'article L. 351-3 du code de la sécurité sociale : « un décret viendra préciser prochainement les modalités d'application de cet article. Cela concernera les travaux d'utilité collective (TUC) en vigueur de 1984 à 1990 (...). Le décret qui en précisera les modalités d'application est en cours de rédaction ». Cette inquiétude était fondée, on le sait maintenant. Cette demande a été appuyée sous la 16e législature par 35 questions écrites restées sans réponse, de la part de députés de tous bords. Il lui demande si elle s'engager à modifier le dispositif réglementaire afin de permettre aux anciens salariés TUC de bénéficier de la reconnaissance de leur carrière longue dans les mêmes conditions que les autres travailleurs.

    Réponse

    L'article 23 de la Loi de financement rectificative de la sécurité sociale (LFRSS) pour 2023 a ouvert la validation de trimestres de retraite pour les bénéficiaires des stages "jeunes volontaires", des Travaux d'utilité collective (TUC) et autres dispositifs assimilés à la suite de nombreuses sollicitations adressées au ministère chargé du travail et des conclusions de la mission d'information de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Le ministère chargé du travail s'est mobilisé pour que cette rectification devienne effective rapidement dans le cadre de la mise en application de la réforme des retraites. Ainsi, dès le 21 août 2023, le décret n° 2023-799 a publié les conditions d'application de cette disposition. Par la suite, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a annoncé l'ouverture d'un téléservice dédié aux démarches des bénéficiaires de ces contrats, afin de simplifier au maximum les étapes et l'instruction des dossiers par les caisses de retraite. Ce nouveau service en ligne est effectif depuis le 12 septembre 2023 à l'adresse suivante : https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/hors-menu/annexe/services-en-ligne/declarer-mes-stages-et-tuc.html. Ce droit est désormais effectif, ouvert et financé par la réforme des retraites pour réparer cette injustice du passé. Le dispositif mis en œuvre par l'article 23 de la LFRSS 2023 suit la recommandation de la mission flash conduite par les députés Paul Christophe et Arthur Delaporte sur les droits à la retraite des bénéficiaires de TUC et dispositifs comparables, qui recommandait la prise en compte des périodes de TUC ou de stages « jeunes volontaires » sous forme de périodes assimilées à des durées d'assurance. Or les périodes assimilées ne sont pas des périodes cotisées et ne sont donc pas prises en compte dans l'éligibilité au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue.

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