Questions

Sabrina Sebaihi
Écologiste et Social — Circonscription 9204
Sabrina Sebaihi
Questions posées
122.4/10
3 écrites, 9 au gouvernement
Plus élevé que 24% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
100% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Mars 2026 (1)
3 mars 2026 — Sabrina Sebaihi
🌍InternationalConséquences des 17 explosions nucléaires menées par la France en Algérie
Ministère des armées et des anciens combattants
ÉcriteRépondueLa question
Mme Sabrina Sebaihi interroge Mme la ministre des armées et des anciens combattants sur les conséquences radiologiques des 17 explosions nucléaires menées par la France entre 1960 et 1967 sur les sites de Reggane et d'In Ekker, en Algérie. À la suite des accords d'Évian, un processus de démantèlement des installations a été en partie réalisé par la France, abandonnant d'une part du matériel et enfouissant d'autre part des déchets de toutes sortes, dont certains contaminé par la radioactivité. Par ailleurs, à la demande de l'Algérie, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a réalisé, en 1999, une mission d'évaluation de la situation radiologique des anciens sites. Toutefois, ces démarches n'ont pas permis de régler la question des centaines de tonnes de déchets contaminés par la radioactivité qui ont été enfouis par les autorités militaires françaises entre 1960 et 1967. Il a récemment été rendu public que les autorités algériennes ont engagé un processus de nettoyage de certains sites, la décontamination totale étant impossible. Ces opérations concernent notamment une partie de la montagne du Taourit Tan Afella, affectée par l'explosion nucléaire souterraine Béryl du 1er mai 1962, qui n'a pas été contenue et a entraîné une contamination importante de militaires français, de ministres présents sur place ainsi que des populations vivant à proximité. Afin de mener pleinement ces opérations de sécurisation et de réhabilitation environnementale, les autorités algériennes ont besoin des cartes et plans détaillés relatifs, d'une part, aux déchets enfouis et, d'autre part, aux données précises concernant les zones radioactives. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir préciser les raisons pour lesquelles la France ne transmet pas ces informations essentielles à la protection des populations et à la réhabilitation de l'environnement et d'indiquer si le Gouvernement envisage de procéder à leur communication aux autorités algériennes.
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Entre 1960 et 1966, la France a procédé en Algérie, sur les sites de Reggane et d'In Ekker à 17 essais nucléaires, dont 4 atmosphériques et 13 souterrains. Les installations ont été démantelées et les sites rétrocédés aux autorités algériennes, conformément aux accords d'Évian. En 1999, à la demande de l'Algérie, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a conduit une mission d'évaluation de la situation radiologique des anciens sites d'essais nucléaires français. En complément, la France a transmis à l'AIEA une synthèse des éléments relatifs à la localisation des expériences et aux techniques utilisées. Elle a également communiqué un état radiologique des sites entre 1966 et 1967, ainsi que son extrapolation en 1999. Le rapport préliminaire de l'AIEA a été rendu public en 2005 après amendements et accord des autorités algériennes. En 2001, un rapport de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques présentait les incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996, ainsi que des éléments de comparaison avec les essais des autres puissances nucléaires. Par ailleurs, en 2008, un groupe de travail franco-algérien sur les essais nucléaires composé d'experts a été créé, pour étudier la question de la réhabilitation des anciens sites d'essais nucléaires au Sahara avec, pour préoccupation première, la protection des personnes et de l'environnement. L'Algérie et la France traitent ce sujet au plus haut niveau. Lors de sa visite officielle en Algérie du 25 au 27 août 2022, le Président de la République a remis au Président Tebboune un dossier réunissant toutes les cartes et informations dont la France dispose concernant les déchets enfouis et les zones marquées radiologiquement.
Septembre 2025 (1)
16 septembre 2025 — Sabrina Sebaihi
🌍InternationalÉvacuation & accueil en France des bénéficiaires palestiniens du programme PAUSE
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
Mme Sabrina Sebaihi attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la question des engagements de la France vis-à-vis de Palestiniens et Palestiniennes de la bande de Gaza, artistes et universitaires lauréats du programme PAUSE et à ce titre bénéficiaires d'un programme d'accueil en France. À ce jour, 26 bénéficiaires ont été sélectionnés par le comité de pilotage du programme qui comprend des fonctionnaires du ministère de l'intérieur et du ministère de l'Europe et des affaires étrangères. La France s'est engagée à demander leur évacuation ainsi que celle de leurs familles et à les accueillir sur le sol français sur lequel ils collaboreront avec des universités et institutions françaises. Le programme PAUSE a d'ores et déjà permis d'accueillir en France de nombreux artistes et universitaires étrangers dont la vie est menacée, dont plus de 200 depuis la bande de Gaza. Il est présenté comme une réussite et une contribution remarquable du pays à la poursuite des travaux des chercheurs et artistes palestiniens contributeurs de productions contemporaines et dépositaires de savoirs académiques et culturels de la société palestinienne. Sur le territoire de Gaza, leur vie est quotidiennement menacée par des conditions de guerre meurtrières, par des frappes souvent indiscriminées mais aussi par des conditions sanitaires fortement dégradées notamment le manque de nourriture, d'eau potable ou de produits de première nécessité. M. le député s'interroge sur la façon dont le ministre a annoncé la suspension immédiate et le report sine die de toute évacuation de la bande de Gaza vers la France le 1er août 2025 à la suite d'un fait isolé relayé par les médias. Depuis, malgré de nombreux appels de tous secteurs de la société civile relayés dans les médias à ne pas appliquer une sanction collective, malgré les annonces et enquêtes de vérification sur les profils des bénéficiaires du programme PAUSE, malgré la perspective posée par le Président de la République que la France reconnaisse l'État de Palestine à l'occasion de la prochaine session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères n'a pas communiqué sur la reprise des demandes d'évacuation de Palestiniens vers la France. Elle lui demande de lui communiquer les modalités de la reprise des évacuations prévues par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères dans le cadre du programme PAUSE.
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Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE) rappelle l'extrême difficulté avec laquelle se déroulent les évacuations de lauréats gazaouis organisées depuis avril 2025 par ses différents services, tant à Paris qu'au sein des postes diplomatiques à l'étranger. Depuis plusieurs semaines, compte tenu de l'enquête interministérielle menée durant l'été, de nouvelles procédures de contrôle des profils ont été mises en place. Les services de ce ministère poursuivent leurs efforts pour permettre la sortie de Gaza des lauréats du programme PAUSE et de leurs ayants-droits. Le MEAE reste mobilisé pour permettre aux chercheurs et artistes gazaouis lauréats du programme PAUSE de rejoindre la France.
Juin 2025 (1)
18 juin 2025 — Sabrina Sebaihi
🌍InternationalConséquences des OQTF
Ministère auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
CONSÉQUENCES DES OQTF Mme la présidente . La parole est à Mme Sabrina Sebaihi. Mme Sabrina Sebaihi . Selon le ministre de l'intérieur, l'État de droit n'est ni sacré ni intangible. C'est ainsi que, chaque jour, dans notre pays, des millions de travailleurs, de parents, d'enfants vivent sous la menace bureaucratique des obligations de quitter le territoire français (OQTF) : 140 000 ont été distribuées rien que l'an dernier. Ce sont autant de droits à la retraite coupés ou de licenciements brutaux. À Nanterre, dans ma circonscription, Amine, machiniste à la RATP, ne peut plus travailler parce que le renouvellement de son titre de séjour est bloqué en préfecture – ces mêmes préfectures qui sont débordées et qui pondent des OQTF cyniques à la pelle, que ce soit à l'encontre de femmes déposant plainte contre des violences conjugales ou à l'encontre de Palestiniens qu'on a voulu renvoyer sous les bombes à Gaza. Tout est bon pour satisfaire les exigences irraisonnables du ministre de l'intérieur. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.) Son obsession n'a plus de limites ; il va jusqu'à inventer une nouvelle forme de déchéance de nationalité ! Ainsi, à Orly, des enfants français dorment derrière les barreaux du centre de rétention, comme cette petite fille de 11 ans qui y a passé quatre nuits en octobre dernier. Mme Marie Pochon . Une honte ! Mme Sabrina Sebaihi . À Roissy, Ismaël, 18 ans, Français lui aussi, risquait l'expulsion à Mayotte – comme si Mayotte ne faisait plus partie du territoire national. Dernièrement, une Française recevait une OQTF de la part de la police aux frontières (PAF). Vos alliés, quant à eux, rivalisent de surenchère. Pour Laurent Wauquiez, la solution serait d'envoyer les étrangers sous OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon ; en d'autres termes, il faudrait exiler des gens à l'autre bout du monde pour satisfaire quelques chroniqueurs racistes et enragés ! (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.) M. Fabien Di Filippo . On parle d'individus dangereux. Vous défendez les criminels contre les droits des Français. Cela vous disqualifie de toute responsabilité ! Mme Sabrina Sebaihi . Pendant qu'est alimenté le concours Lépine de la brutalité en classant les Français en catégories qui seraient ou non expulsables, des vies sont broyées sans état d'âme. Votre bilan, c'est une politique sans efficacité, sans humanité ; surtout, c'est une politique sans honneur. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.) M. Karim Ben Cheikh et M. Benjamin Lucas-Lundy . Exactement ! Mme Sabrina Sebaihi . Votre zèle répressif n'est qu'un écran de fumée. Vous organisez le chaos, vous fabriquez la peur et vous piétinez la dignité simplement pour gonfler vos courbes et flatter vos flancs. Vous êtes l'incarnation du trumpisme à la française. (Mêmes mouvements.) Je n'ai qu'une question à vous poser : combien de temps allez-vous encore fracasser des vies pour faire le lit de votre survie ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur. M. François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur . Permettez-moi de mettre un peu de modération dans tout ça. M. Benjamin Lucas-Lundy . C'est votre genre ! M. François-Noël Buffet, ministre . Vous savez pertinemment quelle est la volonté politique du ministère de l'intérieur et du gouvernement en ce qui concerne les étrangers en situation irrégulière sur le territoire national. L'idée principale est le retour dans le pays d'origine. Mme Julie Laernoes . Nous parlons de Français ayant la double nationalité ! M. François-Noël Buffet, ministre . C'est la règle ; il faut la faire respecter avec fermeté et détermination. À cette fin, nous discutons des accords de réadmission ; cela fonctionne et les résultats sont plutôt positifs comparativement aux précédents. (« Nous parlons de Français ! » sur les bancs du groupe EcoS.) S'agissant des préfectures, vous n'avez pas tort car il est vrai que pour les personnes qui sont en situation régulière et qui demandent un titre de renouvellement, il y a du retard ; mais il convient de dire la vérité, à savoir que la personne qui fait une demande de renouvellement est protégée et ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire. (« C'est faux ! » sur les bancs du groupe EcoS.) Mme Julie Laernoes . Actualisez vos dossiers, monsieur le ministre ! Mme Sabrina Sebaihi. Ce n'est pas vrai ! Vous mentez ! M. François-Noël Buffet, ministre . Enfin, pour ce qui concerne le cas particulier que vous soulevez,… Mme Sabrina Sebaihi . Il n'y en a pas qu'un, il y en a plusieurs ! Mme Marie-Charlotte Garin . On vous a donné cinq exemples ! M. François-Noël Buffet, ministre . …selon mes informations, la police de l'air aux frontières de Roissy a fait un contrôle et la personne en question n'a pas été capable de donner les éléments juridiques permettant de justifier de sa situation. Le tribunal appréciera, puisque je crois qu'une procédure a été engagée. Quoi qu'il en soit, il faut saluer le travail de la PAF (Mme Marina Ferrari applaudit) , qui fait son travail tous les jours, toutes les heures, pour que les personnes en situation irrégulière retournent dans leur pays. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Mme Julie Laernoes . Honte à vous !
Avril 2025 (1)
2 avril 2025 — Sabrina Sebaihi
🌍InternationalSituation au Proche-Orient
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
SITUATION AU PROCHE-ORIENT Mme la présidente . La parole est à Mme Sabrina Sebaihi. Mme Sabrina Sebaihi . Gaza se meurt sous nos yeux. (« Oh ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.) Réponse légitime, offensive ciblée, riposte graduée : que de circonvolutions pour ne pas dire massacre organisé et risque de génocide contre le peuple palestinien. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Jour après jour, les bombes pleuvent sur une population affamée et assiégée. Depuis la reprise des bombardements à Gaza, on dénombre plus de 1 000 morts, dont 300 enfants. Un député du groupe RN . Et le Hamas, combien a-t-il fait de morts ? Mme Sabrina Sebaihi . Pour certains, ce ne sont que des chiffres ; pour d'autres, ce sont des familles entières rayées de la carte. Dans ce chaos, les otages israéliens que Tel-Aviv prétend vouloir sauver risquent eux aussi d'être tués par les frappes de Tsahal. Dror Mishani, un écrivain israélien, a déclaré : « Le traumatisme du 7 Octobre a fait de notre pays une société obsédée la vengeance. » C'est bien ce qu'incarne le gouvernement Netanyahou : non pas la sécurité, mais une vengeance aveugle, qui s'étend désormais au Liban, frappé une nouvelle fois au mépris du cessez-le-feu. La fuite en avant menace d'embraser toute la région. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et LFI-NFP ainsi que sur quelques bancs du groupe SOC.) Ce même gouvernement est désavoué par son propre peuple. Des foules immenses manifestent chaque jour au côté des familles des otages, suppliant le gouvernement de signer un cessez-le-feu. Ce premier ministre corrompu, qui limoge procureure générale et patron du renseignement, a accueilli la semaine dernière tout ce que l'Europe compte de néonazis et de fascistes – certains siègent sur ces bancs –, à l'occasion d'une conférence contre l'antisémitisme. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS. – M. Olivier Faure applaudit également.) M. Emeric Salmon . Mais ce n'est pas possible ça ! Elle nous traite de nazis ! M. Thomas Ménagé . Quelle honte ! Un député du groupe RN . Et les propos de Mélenchon ? Mme Sabrina Sebaihi . Mais l'histoire, implacable, le rattrapera. En temps voulu, elle le jugera au même titre que les chefs d'État condamnés pour crime contre l'humanité par la Cour pénale internationale. (Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN.) Pendant ce temps, la France appelle à la retenue, publie des communiqués de presse et distribue des éléments de langage comme on colle des pansements sur un cadavre. Monsieur le ministre des affaires étrangères, vous avez condamné, vous vous êtes dit préoccupé, alarmé, ému ; mais vous n'avez jamais sanctionné, alors que c'est sur ce point que la France est attendue. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS, LFI-NFP et SOC.) Si un autre pays s'était rendu coupable de tels crimes, il n'aurait pas bénéficié d'autant de lâcheté. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) M. Théo Bernhardt . Vous êtes antisémites ! Mme Sabrina Sebaihi . Les otages du 7 Octobre doivent-ils se résoudre à être abandonnés par leur gouvernement ? Les Palestiniens doivent-ils… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. - Les députés des groupes EcoS, LFI-NFP et SOC applaudissent cette dernière.) M. Emeric Salmon . Nous avons été traités de nazis et il ne se passe rien ? Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères. M. Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères . La rupture du cessez-le-feu et la reprise des frappes israéliennes à Gaza constituent un retour en arrière dramatique pour la population civile de l'enclave, pour les otages et leur famille ainsi que pour la stabilité dans la région. Le bilan humain de ces frappes est considérable – plus de 1 000 personnes ont perdu la vie. Mme Nathalie Oziol . Tuées par l'armée israélienne ! M. Jean-Noël Barrot, ministre . Le 9 mars, un bâtiment des Nations unies a été frappé : un employé a perdu la vie et deux de nos compatriotes ont été grièvement blessés. Des tirs israéliens sur des ambulances ont tué quinze secouristes, parmi lesquels des membres du Croissant-Rouge, de la protection civile palestinienne et des employés des Nations unies. C'est tout simplement inacceptable : les travailleurs humanitaires ne devraient jamais être pris pour cible. Demain, cela fera un mois que le gouvernement israélien aura fermé l'accès de l'enclave à l'aide humanitaire – il l'avait rouvert précédemment. Jeudi, je rencontrerai mon homologue israélien et j'appellerai son attention sur trois points. Comme le Hamas, Israël doit respecter les engagements pris le 19 janvier, date du début du cessez-le-feu. Les priorités sont la libération des otages et la cessation des hostilités. Plus généralement, il faut soutenir le plan des pays arabes pour la reconstruction, la gouvernance et la sécurité à Gaza. Ce plan prévoit que le Hamas ne pourra participer à la gouvernance de l'enclave et devra cesser de constituer une menace pour Israël. Enfin, au-delà de la question de Gaza, la solution à deux États est la seule à même de garantir la sécurité et la paix pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. Elle sera l'objet de la conférence des Nations unies que la France présidera avec l'Arabie saoudite cet été. Nous n'hésitons pas à prendre des sanctions. Nous l'avons déjà fait en réaction à un sujet qui nous préoccupe particulièrement – la colonisation extrémiste et violente en Cisjordanie. S'il le faut, nous en prendrons de nouvelles. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe GDR. – M. Paul Molac applaudit également.) Mme Nathalie Oziol . Quelles sanctions avez-vous prises ?
Février 2025 (1)
18 février 2025 — Sabrina Sebaihi
🌍InternationalM. Netanyahu a survolé l'espace aérien français malgré un mandat d'arrêt (CPI)
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
Mme Sabrina Sebaihi attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le survol de l'espace aérien français par M. Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le dimanche 2 février. Dans le cadre de son voyage vers Washington, M. Netanyahu a survolé l'espace aérien de la Grèce, de l'Italie et de la France. D'après l'article 1er de la Convention de Chicago de 1944, la France à la souveraineté totale sur son espace aérien, qui constitue en droit international une partie de son territoire. Selon l'article 86 du Statut de Rome auquel la France est partie, cette dernière a l'obligation de coopérer avec la Cour dans les enquêtes et poursuites qu'elle mène et a donc l'obligation d'arrêter quelconque personne visée par un mandat de la CPI présente sur son territoire. La seconde chambre préliminaire de la CPI a clarifié le 24 octobre 2024 que, selon l'article 27 du statut de Rome, les chefs et d'État et de gouvernement - dont ceux qui ne proviennent pas d'État partie - n'ont aucune immunité face aux mandats d'arrêt. Dans ce contexte, elle lui demande de préciser la position du Gouvernement sur le survol du territoire national par une personne visée par un mandat d'arrêt de la CPI et d'indiquer si la France a expressément permis à M. Netanyahou d'emprunter l'espace aérien français.
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Le vol transportant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a été autorisé à emprunter, le 2 février 2025, l'espace aérien français dans le cadre de son voyage officiel à Washington et ce, dans le plein respect des droits et obligations de la France en vertu du droit international. En effet, le statut de Rome ne pose pas d'obligation s'agissant du survol de son territoire par un aéronef d'Etat ayant parmi ses passagers une personne visée par un mandat d'arrêt. Concernant les mandats d'arrêt délivrés par la Cour pénale internationale le 21 novembre 2024, la France respectera ses obligations internationales, fidèle à son engagement de longue date en soutien à la justice internationale. La France rappelle son attachement au travail indépendant de la Cour pénale internationale, conformément au Statut de Rome.
Octobre 2024 (1)
3 octobre 2024 — Sabrina Sebaihi
🌍InternationalConflit au Proche-Orient
Ministère délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
CONFLIT AU PROCHE-ORIENT Mme la présidente . La parole est à Mme Sabrina Sebaihi. Mme Sabrina Sebaihi . Monsieur le ministre des affaires étrangères, vous voilà jeté dès votre prise de fonction dans le conflit du Proche-Orient, qui plonge la région et le monde dans une guerre dont personne ne peut sous-estimer l’extrême gravité. Face à cette situation, nulle polémique. En tant qu’écologistes, nous saluons l’appel de la France à la tenue d’une réunion du conseil de sécurité de l’ONU. En effet, toutes les limites ont été franchies ; aucune loi ne semble plus exister, ni les lois de la guerre, ni les conventions internationales, ni même aucune morale. Après la bande de Gaza, voilà que Netanyahou ressort son argumentaire ignoble prétendant que tous les Libanais seraient des terroristes, que des roquettes et des bombes du Hezbollah seraient cachées dans chaque foyer. Deux de nos compatriotes sont toujours retenus en otage aux mains du Hamas. Depuis le 23 septembre, plus de 1 000 personnes ont été tuées au Liban, dont 104 enfants et plus de 1 million de personnes ont été déplacées. Hier, une attaque terroriste a causé la mort de sept Israéliens à Jaffa alors que l'Iran envoyait des missiles sur Israël. Plus de 40 000 personnes ont été tuées à Gaza dans ce qui constitue l’un des plus grands massacres de notre siècle. Ces vies ont des visages, des noms, une histoire, mais elles ne sont ici que des chiffres froids, énumérés au fil de bandeaux d’informations. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS, LFI-NFP et SOC.) Les civils de tous bords payent le prix de notre inaction, de notre impuissance à agir pour faire de la solution à deux États une réalité. Ce ne sont pas les milliers de civils tués – considérés comme de simples « dommages collatéraux » – ou les livraisons d'armes qui garantiront la sécurité d'Israël. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) La seule manière de garantir la paix en Israël comme en Palestine consiste à mettre en œuvre la solution à deux États, y compris en sanctionnant Israël pour l'y contraindre. Quand la France prendra-t-elle ses responsabilités face au boucher de Tel Aviv, qui tue, bombarde, assassine sans scrupules et menace de précipiter le monde au bord d’une guerre totale ? Jusqu’à quand allez-vous qualifier d’ami de la France un homme qui sert une extrême droite messianique, enivrée par les chimères mortifères d’un Grand Israël, un homme condamné par l’ensemble des instances internationales ? Quand direz-vous à M. Netanyahou que si rien ne peut justifier les crimes terroristes du 7 octobre, les crimes du 7 octobre ne peuvent justifier l’innommable ? Mme la présidente . Merci, ma chère collègue. ( Mme la présidente coupe le micro de l'oratrice, dont le temps de parole est écoulé. – Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et LFI-NFP, dont de nombreux députés se lèvent, ainsi que sur plusieurs bancs des groupes SOC et GDR.) La parole est à M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants. M. Jean-Louis Thiériot, ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants. Pour rétablir la paix, la première chose est de ne pas jeter d'huile sur le feu et d'essayer de faire en sorte que chacun se parle. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Vous ne verrez pas ici de ma part des effets de manche. Vous entendrez simplement quelques rappels des constantes de la diplomatie française. M. Antoine Léaument . Nous n'entendrons rien ! Mme Aurélie Trouvé . Où est le ministre des affaires étrangères ? M. Jean-Louis Thiériot, ministre délégué . Notre pays condamne avec la même fermeté les frappes israéliennes au Liban, qui ont provoqué un nombre inacceptable de victimes civiles, dont des dizaines de femmes et d'enfants… Mme Aurélie Trouvé . Où est le ministre des affaires étrangères ? M. Jean-Louis Thiériot, ministre délégué . …et les attaques du Hezbollah contre le territoire israélien qui ont entraîné le Liban dans une guerre dont les Libanais ne veulent pas et dont ils sont les premières victimes. La France exprime avec la même fermeté son opposition aux opérations terrestres israéliennes au Liban. M. Jean-Paul Lecoq. Mensonge ! M. Jean-Louis Thiériot, ministre délégué . Je rappelle cette constante de notre diplomatie : les populations civiles ne doivent jamais être des cibles. M. Jean-Paul Lecoq. Certains sont plus civils que d'autres ! M. Jean-Louis Thiériot, ministre délégué . Il est temps que toutes les parties se saisissent des propositions de dialogue faites conjointement avec les États-Unis. La France se tient concrètement aux côtés du Liban. Le ministre des affaires étrangères – qui vous prie d'excuser son absence – a annoncé à l'occasion de sa dernière visite une aide de 10 millions d'euros et l'envoi de douze tonnes de médicaments, transportés par nos armées qui se préparent à toutes les éventualités. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)