Fiche député·e

Questions

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Sandrine Runel

Sandrine Runel

Socialistes et apparentés — Circonscription 6904

Sandrine Runel

Questions posées

295.4/10

26 écrites, 3 au gouvernement

Plus élevé que 54% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

59% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Février 2026 (1)
  • 18 février 2026 — Sandrine Runel

    👮Sécurité

    Mort de Quentin Deranque

    Ministère de la justice

    QAGRépondue

    Réponse

    MORT DE QUENTIN DERANQUE Mme la présidente. La parole est à Mme Sandrine Runel. Mme Sandrine Runel. Jeudi 12 février, Quentin Deranque, étudiant lyonnais de 23 ans, a été victime d'un lynchage d'une extrême violence. Il en est mort ce samedi. Je veux à nouveau adresser à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances. Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur ce crime épouvantable. En revanche, il est de notre responsabilité, nous, élus et formations politiques, de s'opposer à la violence politique et d'être les garants de la dignité du débat démocratique. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC ainsi que sur quelques bancs des groupes EPR, Dem, HOR et LIOT.) Cette violence, qu’elle s’exprime verbalement, jusque dans cet hémicycle ou sur les réseaux sociaux, ou qu’elle soit physique, dans les rues, est le symptôme d'un mal qui progresse, d'une brutalité qui s'installe, d'un débat démocratique qui s'abîme. Rien ne justifie jamais la menace, la violence, le meurtre. La démocratie est un combat d'idées, pas un combat de rue. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.) Partout où la violence surgit, chacun doit avoir le courage de la condamner sans détour, sans calcul et sans lâcheté car la République ne tolère ni la violence ni les silences complices. Ce sang versé par la violence est celui d'une blessure infligée à toute la nation qui nous rappelle Clément Méric et Federico Martín Aramburú. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC ainsi que sur quelques bancs des groupes EcoS et GDR.) Nous n'accepterons jamais les meurtres ni la violence politique, quelle qu'en soit la forme. Je veux le dire avec netteté et être entendue sur tous les bancs : nous n'exonérerons jamais personne, aucune organisation de ses complicités ou de ses complaisances à l'égard des groupuscules violents. Chacun doit en tirer les conclusions dès maintenant. Nous ne tolérerons jamais que l’on meure pour ses idées dans une démocratie. Monsieur le premier ministre, chers collègues, un tel drame est notre affaire à tous et nul ne peut se défausser. Nous opposerons aux marchands de haine et aux semeurs de division ce qu'ils ne pourront jamais briser : la force de l'État de droit, la dignité que nous devons aux victimes et le respect indéfectible de la démocratie. Au-delà des hommages et des minutes de silence, quelle garantie concrète le gouvernement compte-t-il apporter pour qu’aucun citoyen, militant ou élu … (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. – Les députés du groupe SOC applaudissent cette dernière.) Mme la présidente. La parole est à M. le garde des sceaux, ministre de la justice. M. Gérald Darmanin, garde des sceaux, ministre de la justice. Après M. le premier ministre, je m’associe à vous pour condamner toutes les formes de violence physique, surtout celles qui entraînent la mort et endeuillent tout un pays, endeuillent la démocratie – en même temps qu'une famille, celle de Quentin. Avec le président Wauquiez, qui nous a appelés à dénoncer ces violences, vous dites qu'il faut le faire avec clarté, qu'elles s'expriment physiquement ou verbalement, dans cet hémicycle, à la télévision ou sur les réseaux sociaux. J'ai une pensée pour ces journalistes de l'AFP que le leader de La France insoumise a pris à partie nominativement, quelques heures après le décès de Quentin, les montrant quasiment du doigt. Les fatwas numériques, je l'ai vu dans bien des affaires quand j'étais ministre de l’intérieur, tuent parfois autant que les fatwas physiques – que chacun s'en souvienne ici. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR, sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem ainsi que sur quelques bancs du groupe LIOT. – M. Jean Moulliere applaudit également.) Je pense à M. Haziza, une nouvelle fois vilipendé par les dirigeants de La France insoumise après son interview du président de la République – il avait simplement fait son métier de journaliste. Je pense aussi à tous ceux qui arment moralement les tueurs. D’autres que vous et nous ont dénoncé la violence. Je pense à M. Glucksmann, qui a été très courageux, à M. Guedj, à M. Corbière et à Mme Autain, qui ont dénoncé le fonctionnement interne du parti dont ils étaient adhérents,… M. Alexis Corbière. Ne me rendez pas cet hommage ! M. Gérald Darmanin, garde des sceaux. …à Mme Delga, à M. Delafosse et à Mme Trautmann, qui ont dénoncé la violence de La France insoumise. La France insoumise, la Jeune Garde : il y a une violence incontestable. M. Mélenchon disait, le 30 avril 2025, que celle-ci « est une organisation alliée, liée au mouvement insoumis. […] Ont-ils fait une seule fois fait l'apologie de la violence ? Jamais. » Lors du meeting de Champigny, le 5 juillet 2024, il disait : « J’en parle avec passion, car ce sont mes jeunes camarades. » Le 11 février, la veille de la mort de Quentin, on pouvait lire dans un communiqué de presse du groupe LFI à l’Assemblée nationale : « Nous le disons fièrement, la Jeune Garde est essentielle. » Mme la présidente. Veuillez conclure, monsieur le ministre. M. Gérald Darmanin, garde des sceaux. La Jeune Garde tue et la France insoumise devrait être condamnée ! (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et HOR ainsi que sur quelques bancs des groupes EPR, Dem et LIOT.)

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Avril 2025 (1)
  • 2 avril 2025 — Sandrine Runel

    👮Sécurité

    Condamnation de Mme Marine Le Pen

    Ministère de la justice

    QAGRépondue

    Réponse

    CONDAMNATION DE MME MARINE LE PEN Mme la présidente . La parole est à Mme Sandrine Runel. Mme Sandrine Runel . « Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende » (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur plusieurs bancs du groupe EcoS. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) Mme Marine Le Pen . N'en jetez plus ! M. Pierrick Courbon . C'est la loi ! Mme Sandrine Runel . Cet article du code pénal semble avoir échappé à certains – mais après tout, ils ne sont plus à ça près. Car, depuis hier, nombre de réactions se sont fait entendre, en premier lieu celles de l'extrême droite mondiale qui dénonce une décision de justice qualifiée de politique. MM. Poutine, Musk et Orban sont d'ailleurs les premiers à crier au scandale démocratique. S'en est suivi un déferlement de réactions dangereuses et populistes de la part de tout l'état-major du Rassemblement national. (« Oh ! » sur les bancs du groupe RN.) Au milieu du bruit et de la fureur, le gouvernement est resté bien silencieux, pire : « troublé ». Monsieur le garde des sceaux, alors que le pouvoir judiciaire n'aura jamais été autant attaqué, il est inquiétant de ne pas vous entendre le défendre. M. Kévin Pfeffer . Marchande de sommeil, c'est un métier ? Mme Sandrine Runel . Alors redisons-le avec force : en France, il n'y a pas de dictature judiciaire. Il n'y a pas de justice politique ni de tyrannie des juges. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur plusieurs bancs du groupe EcoS.) M. Emeric Salmon . Ils dorment bien, tes locataires ? Mme Sandrine Runel . Car dans un État de droit, la loi s'applique sans privilège. Aucun sondage, aucune intention ne saurait vous donner un totem d'impunité. (Mêmes mouvements. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) M. Laurent Jacobelli . Rendez les APL ! Mme Sandrine Runel . Allez-vous prendre la mesure de la rupture qui s'opère dans notre pays, la même qui, outre-Atlantique, a conduit à l'assaut du Capitole ? (« Oh ! » sur quelques bancs du groupe RN.) Entendez-vous protéger les magistrats des attaques incessantes de l'extrême droite (Exclamations sur les bancs du groupe RN), protéger nos institutions et finalement les fondements de notre République, protéger les juges, qualifiés de mollahs du droit, qui incarnent l'indépendance de la justice ? Vous avez annoncé des « délais raisonnables ». S'agirait-il d'une justice d'exception ? M. Kévin Pfeffer . C'est bon, ça suffit ! Mme Sandrine Runel . Levez les troubles sur la position du gouvernement – un seul tweet ne suffira pas. (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l'oratrice. – Les députés du groupe SOC se lèvent et applaudissent cette dernière. – Les députés du groupe EcoS et plusieurs députés du groupe LFI-NFP applaudissent également. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) M. Alexandre Dufosset . Allez faire vos travaux ! Mme la présidente . Un peu de silence, s'il vous plaît ! La parole est à M. le ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice. (Des députés des groupes SOC et RN s'interpellent de banc à banc.) Un député du groupe RN . Je t'emmerde ! (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.) Mme Sandrine Rousseau . Pardon ? M. Gérald Darmanin, ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice . Je souhaitais rappeler ce que j'ai dit tout à l'heure au groupe Rassemblement national : les décisions de justice doivent être rendues dans un climat apaisé. Sachez que, dès hier, en fin de journée, j'ai défendu l'autorité judiciaire. Cela vous a peut-être échappé mais j'ai apporté publiquement, sur tous les réseaux sociaux, mon soutien à tous les magistrats, singulièrement à la présidente du tribunal (M. Philippe Vigier applaudit) , laquelle a été contactée ce matin par la direction des services judiciaires de mon ministère pour se voir proposer non seulement la protection fonctionnelle mais aussi, si elle le souhaite, et en lien avec le ministère de l'intérieur, une protection policière. M. Jérôme Guedj . Quelle tristesse ! M. Gérald Darmanin, ministre d'État . La protection des magistrats est bien sûr consubstantielle au travail que doit mener le garde des sceaux avec l'ensemble de ses services. J'ai en effet parlé de « délais raisonnables » – ce qui me semble du bon français – pour expliquer que les personnes devaient attendre raisonnablement avant d'être jugées, en appel comme en première instance, dans notre pays. Mme Ayda Hadizadeh . Tous les Français ! M. Gérald Darmanin, ministre d'État . C'est le cas de tous les Français. Par ailleurs, en raison du brouhaha qui a entouré ma réponse, vous ne m'avez peut-être pas entendu expliquer qu'il appartenait souverainement à la cour d'appel de Paris de fixer la date car elle détermine ses audiences de façon parfaitement indépendante. Je me permets d'ajouter que, si l'on veut que la justice soit respectée, que les magistrats ne soient pas attaqués et que la justice ne soit pas politisée par un bord ou par un autre, il serait bon d'éviter les questions polémiques dans lesquelles on mélange à peu près tout. Les Français qui nous écoutent ne comprennent à peu près rien à des échanges de ce type. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.)

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