Questions

Sophie-Laurence Roy
Rassemblement National — Circonscription 8902
Sophie-Laurence Roy
Questions posées
254.9/10
23 écrites, 2 au gouvernement
Plus élevé que 49% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
76% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Septembre 2025 (1)
2 septembre 2025 — Sophie-Laurence Roy
🏥SantéMaintien des professionnels en psychiatrie et des structures de soins
Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins
ÉcriteRépondueLa question
Mme Sophie-Laurence Roy alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur le maintien des professionnels en psychiatrie et sur la consolidation des structures de soins psychiatriques dans l'Yonne. Le centre hospitalier spécialisé de l'Yonne (CHSY) pourrait perdre deux à trois médecins psychiatres d'ici octobre 2025, fragilisant l'organisation des soins dans le département. Par ailleurs, subsiste une inquiétude grandissante des usagers, des familles et des syndicats face à la perspective d'une fermeture ou d'un affaiblissement du centre médico-psychologique (CMP) de Saint-Florentin, point d'entrée essentiel pour des soins ambulatoires de proximité. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes le ministère compte activer pour garantir le maintien des praticiens psychiatres au CHSY et permettre à cet établissement de continuer à assurer une offre de soins suffisante. Elle lui demande également quelles actions le ministère peut envisager pour sécuriser le fonctionnement du CMP de Saint-Florentin, en veillant à ce que l'accès aux soins pour la population locale ne soit pas entravé.
🔗 Voir la sourceRéponse
Le Centre hospitalier spécialisé de l'Yonne (CHSY) connait quelques difficultés sur le plan des ressources humaines. Afin de faire face à cet épisode de tension accrue, l'établissement a engagé une réorganisation de son offre hospitalière et ambulatoire en réduisant la capacité d'hospitalisation sur le site d'Auxerre. Parallèlement, la communauté médicale du CHSY a validé un projet d'organisation visant à garantir, autant que possible, une offre complète de soins (hospitalisation, temps partiel, ambulatoire) avec comme principales mesures d'adaptation le développement de la pré-hospitalisation, la réorganisation interne permettant de concentrer le temps médical sur les secteurs prioritaires et de renforcer le rôle des paramédicaux. L'établissement affiche une volonté forte de poursuivre sa recherche active de psychiatres. En ce sens, des contacts ont d'ores et déjà été pris avec des psychiatres d'une clinique psychiatrique du département en voie d'une éventuelle coopération et d'autres leviers sont également travaillés en lien avec l'Agence régionale de santé (ARS) et les partenaires. L'attractivité pour les médecins psychiatres et professionnels paramédicaux fait l'objet d'une grande attention. L'ARS mène une politique de soutien à la formation des infirmiers de pratique avancée en santé mentale, à la diversification des compétences au sein des équipes de soins (psychologues notamment) et à la mobilisation d'outils type télésanté pour développer l'appui aux médecins de premier recours. S'agissant d'un dispositif de suivi pour les patients du centre médico-psychologique de Saint-Florentin, l'ARS veille à ce que le CHSY s'assure de leur réorientation sur des sites voisins (dont Auxerre, Joigny et Tonnerre), de l'accès au transport pris en charge dans le cadre des affections de longue durée, en lien avec la CPAM de l'Yonne, et d'une communication adaptée auprès des partenaires locaux.
Juillet 2025 (1)
29 juillet 2025 — Sophie-Laurence Roy
🏥SantéMenaces sur le réseau officinal : réduction des remises sur les génériques
Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
ÉcriteSans réponse à ce jour🔗 Voir la sourceLa question
Mme Sophie-Laurence Roy appelle l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet gouvernemental visant à ramener de 40 % à 20 % le plafond des remises commerciales sur les médicaments génériques. Cette mesure, présentée comme un levier d'économies et un alignement sur certains voisins européens, ferait peser un risque immédiat sur le réseau officinal. Impact socio-économique : la profession estime la perte de marge à près de 800 millions d'euros, susceptibles d'entraîner jusqu'à 8 000 fermetures d'officines et 50 000 suppressions d'emplois, avec un effet particulièrement sévère dans les zones rurales qui sont toujours les premières atteintes. Atteinte à vingt ans de politique du générique : en fragilisant l'équilibre financier des pharmacies, on risque un basculement vers des médicaments princeps plus coûteux pour l'assurance-maladie. L'Yonne est particulièrement concernée. Selon les dernières données publiées par l'Ordre national des pharmaciens le département compte actuellement 96 officines, avec une densité pour 100 000 habitants inférieure à la moyenne nationale. Ce chiffre, en diminution constante depuis plusieurs années (l'Yonne comptait 103 officines en 2021), traduit une fragilité particulièrement préoccupante du réseau officinal icaunais, où chaque nouvelle perte d'officine aggraverait considérablement les difficultés d'accès aux soins et à la prévention pour la population locale, notamment âgée. Alors que d'autres pistes d'économies moins pénalisantes existent (lutte contre la fraude à la carte vitale, réforme de l'AME, développement de l'ambulatoire, etc.), elle lui demande si elle entend renoncer à ce projet et ouvrir sans délai une concertation globale avec les représentants de la profession afin de préserver l'accès aux soins et le maillage officinal sur l'ensemble du territoire.