Questions

Antoine Valentin
Union des droites pour la République — Circonscription 7403
Antoine Valentin
Questions posées
346.1/10
27 écrites, 7 au gouvernement
Plus élevé que 61% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.
35% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.
Juillet 2026 (1)
14 juillet 2026 — Antoine Valentin
🌍InternationalSahel : évolution de la menace djihadiste après les retraits occidentaux
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
ÉcriteRépondueLa question
M. Antoine Valentin attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la dégradation accélérée de la situation sécuritaire au Sahel et ses implications pour les intérêts français. Depuis le retrait des forces françaises du Mali en 2022, du Burkina Faso puis du Niger en 2023 et l'évacuation américaine de la base de drones d'Agadez en 2024, la région connaît une nouvelle phase d'expansion djihadiste documentée par les principales organisations de suivi des conflits. Selon les données de l'ACLED compilées par International Crisis Group, le JNIM, branche sahélienne d'Al-Qaïda, a été impliqué dans 16 023 incidents violents depuis 2017, causant près de 40 000 morts au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Bénin et au Togo. La Province du Sahel de l'État islamique, a quant à elle franchi un nouveau seuil illustré par l'attaque de l'aéroport de Niamey en janvier 2026, puis par celle de l'aéroport militaire de Tahoua en mars 2026. Ces opérations combinent des compétences (surveillance préalable prolongée, appui-feu au mortier, drones commerciaux à vision thermique), témoignant d'un transfert de savoir-faire entre provinces de l'organisation. Cette dynamique soulève des questions directes pour les intérêts français. La France conserve des ressortissants, des entreprises et des partenaires dans les pays côtiers désormais exposés à l'expansion djihadiste : Côte d'Ivoire, Bénin, Togo, Sénégal. Le JNIM a revendiqué en novembre 2025 sa première action armée au Nigeria et conduit depuis 2019 des attaques dans les zones septentrionales de Côte d'Ivoire, du Bénin et du Togo. Par ailleurs, selon des informations rapportées par la revue Conflits citant des données ACLED, une délégation du régime nigérien aurait secrètement rencontré des cadres du JNIM en mars 2026, suggérant une recomposition des alliances politiques qui affecterait directement l'environnement sécuritaire régional. Enfin, la présence croissante de l'Africa Corps russe dans les trois pays de l'Alliance des États du Sahel, Mali, Burkina Faso, Niger, constitue un facteur supplémentaire de réduction de l'influence française et de complexification du paysage stratégique. Il lui demande de préciser quelle lecture le Gouvernement fait de l'évolution de la menace djihadiste au Sahel depuis les retraits français de 2022-2023, notamment au regard du renforcement capacitaire de la Province du Sahel de l'État islamique et de l'extension géographique du JNIM vers les pays côtiers et si cette lecture a donné lieu à une réévaluation formelle de la stratégie française dans la région. Il lui demande également quelles mesures concrètes le Gouvernement a prises ou entend prendre pour protéger les ressortissants français, les entreprises et les partenaires institutionnels dans les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest désormais exposés à cette menace, en précisant l'état du dialogue diplomatique avec ces pays et les dispositifs de coopération sécuritaire maintenus. Il lui demande enfin si la France dispose encore de capacités de renseignement suffisantes pour suivre en temps réel les dynamiques opérationnelles dans une région dont elle a été militairement expulsée et si un cadre multilatéral est envisagé pour pallier le vide stratégique laissé par les retraits occidentaux successifs.
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La France a joué tout son rôle pour faire reculer le terrorisme au Sahel, au côté des armées de la région et à la demande de leurs gouvernements. Elle en a lourdement payé le tribut et souhaite rendre hommage à ses 58 soldats tombés pendant la guerre au Sahel. La France est ensuite partie en respectant les décisions souveraines des Etats qui ne souhaitaient plus la présence de l'armée française. Le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, constitue une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales. La France condamne fermement toutes les attaques terroristes, ainsi que les exactions commises à l'encontre des civils dans les Etats du Sahel central, où les djihadistes dominent désormais une grande partie du territoire. A ce jour, la France maintient une coopération avec les Etats de la région qui en sont demandeurs, sur la base de l'expression claire de leurs besoins. Nos efforts, qui s'ancrent tant dans un cadre bilatéral qu'européen, à travers l'initiative de l'Union européenne en matière de sécurité et de défense dans le Golfe de Guinée, sont fléchés en priorité sur les pays côtiers du Golfe de Guinée, qui subissent de plein fouet les conséquences des politiques menées par les juntes voisines et l'expansion de la menace terroriste. Dans ces pays comme partout dans le monde, la sécurité de nos ressortissants demeure notre priorité absolue. C'est la raison pour laquelle le centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères suit attentivement l'évolution de la situation sécuritaire, dont nos ressortissants sont tenus informés, que ce soit via nos ambassades et nos consulats généraux ou en actualisant régulièrement les fiches « conseils aux voyageurs » sur le site France Diplomatie, qui comportent des cartes indiquant les différents niveaux de vigilance et des informations sur les situations locales. En tant que de besoin, le CDCS adresse des messages aux compatriotes de passage, inscrits sur l'application « fil d'Ariane ». La France soutient en outre l'action de l'Union africaine et des organisations régionales, dont la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), pour apporter des solutions pérennes aux défis du terrorisme. Elle suit avec attention les différentes initiatives de sécurité régionales qui sont proposées par les pays de la région, à l'instar de l'Initiative d'Accra ou de la force antiterroriste de la CEDEAO. La France continuera par ailleurs d'apporter un soutien vital aux populations victimes du terrorisme, quand elle le peut et dans le respect de la souveraineté des pays concernés.
Avril 2026 (1)
30 avril 2026 — Antoine Valentin
🌍InternationalSituation migratoire
Ministère de l'intérieur
QAGRépondue🔗 Voir la sourceRéponse
SITUATION MIGRATOIRE Mme la présidente. La parole est à M. Antoine Valentin. M. Antoine Valentin. Ma question s'adresse à M. le premier ministre. Le dernier numéro du magazine de gauche Marianne (Dénégations, exclamations et rires sur les bancs du groupe LFI-NFP)… M. Benjamin Lucas-Lundy. Farceur ! M. Antoine Valentin. …rapporte un constat budgétaire accablant : les recettes budgétaires apportées par les immigrés ne financent que 86 % des dépenses publiques qui leur sont affectées, soit un déficit de 14 points et un record européen. L'OCDE évalue le coût annuel de l'immigration à 41 milliards d'euros, vos services à 48 milliards. L'Insee nous indique que les immigrés rapporteraient à nos comptes publics 45 milliards d'euros par an si leur taux d'emploi était identique à celui des Français sans ascendance migratoire. Et pour cause ! Les chiffres sont accablants : près de 4 millions d'entrées et de titres de séjour délivrés depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir. Sur les nouveaux entrants, près de neuf sur dix ne viennent pas pour travailler. Vous cherchez des économies, monsieur le premier ministre ? Elles sont là ! M. Jean-François Coulomme. Ponctionnez Total, ça va bien se passer ! M. Antoine Valentin. Le montant de l'AME a doublé en dix ans, pour atteindre 1,3 milliard d'euros. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L'hébergement d'urgence engloutit 1 milliard par an, dont 60 % sont captés par des clandestins. Les subventions aux associations, elles, ont bondi de 52 % depuis 2019. En face, seuls 56 % des étrangers extra-européens occupent un emploi ; les prestations sociales dont ils bénéficient sont deux fois supérieures à celles des Français sans ascendance migratoire. M. Éric Coquerel. C'est n'importe quoi ! M. Louis Boyard. Ce n'est pas vrai ! Sale raciste ! Il n'y a que des Français en République ! M. Antoine Valentin. Faibles contributions, fortes sollicitations : déficits assurés. Ma question est simple : dans un pays qui emprunte quasiment chaque euro qu'il dépense, la France a-t-elle encore les moyens financiers de supporter votre inaction ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l'intérieur. M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. Votre question est très large. Je note que vous remettez purement et simplement en cause la politique d'immigration de notre pays. Je note aussi que le président de votre formation politique a appelé à la création d'une commission d'enquête sur le coût de l'immigration. Ce sera sans doute pour vous le moment de vérité – sans doute moins pour le ministre de l'intérieur que je suis ! Je vous renvoie aux documents budgétaires et aux programmes qui retracent l'ensemble des dépenses liées à l'immigration (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN) ,… M. Louis Boyard. C'est indécent ! M. Laurent Nuñez, ministre. …à l'asile, mais aussi à l'intégration. Lutter contre l'immigration illégale, cela s'appelle la fermeté ; accueillir les étrangers qui remplissent les conditions d'entrée et de séjour sur notre territoire, cela s'appelle l'humanité. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, Dem et LIOT.) Mais je ne suis pas certain que cette valeur soit partagée par votre formation politique… Vous avez souhaité créer une commission d'enquête. Nous aurons donc l'occasion de débattre du coût de l'immigration (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) ,… Mme Ségolène Amiot. Ça rapporte, en fait ! M. Jean-François Coulomme. C'est du bénéfice ! M. Laurent Nuñez, ministre. …à la fois en dépenses et en recettes, car l'immigration a beaucoup apporté au développement de notre pays. N'oubliez jamais cela : la fermeté, les reconduites, les retraits de titres de séjour pour ceux qui ne respectent pas les règles de la République, mais aussi l'intégration pour ceux qui veulent s'intégrer dans notre pays, dans des conditions légales et réglementaires, ce que vous semblez souvent oublier. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, Dem et LIOT.) Mme la présidente. La parole est à M. Antoine Valentin. M. Antoine Valentin. Merci pour cette leçon de morale larmoyante ! Elle a beaucoup plu à nos collègues d'extrême gauche (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) , à qui vous devez d'ailleurs votre présence aux bancs des ministres, tant ils servent votre coalition ! M. Louis Boyard. Non, on ne l'aime pas, on va le censurer ! M. Antoine Valentin. Il est facile de tenir ce discours là où vous êtes, mais il est dur à entendre pour les millions de nos concitoyens qui vivent dans la pauvreté. Voilà pourquoi nous voulons connaître le coût réel, pour chaque Français, de votre politique migratoire. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Mme Marie Mesmeur. Raciste !