Fiche député·e

Questions

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Pascal Lecamp

Pascal Lecamp

Les Démocrates — Circonscription 8603

Pascal Lecamp

Questions posées

204.0/10

15 écrites, 5 au gouvernement

Plus élevé que 40% des 577 député·es de la législature pour le nombre de questions posées.

70% de réponses obtenues — dépend surtout du gouvernement (ministère interrogé, majorité ou opposition), pas noté ici pour cette raison.

Avril 2026 (1)
  • 16 avril 2026 — Pascal Lecamp

    🌍International

    Hongrie

    Ministère délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité

    QAGRépondue

    Réponse

    HONGRIE Mme la présidente. La parole est à M. Pascal Lecamp. M. Pascal Lecamp. Ma question s'adresse à M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Dimanche, le peuple hongrois a quitté un long hiver. J’ai eu l'honneur d’observer ce moment de l’histoire dans le cadre de la mission de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, aux côtés de plusieurs collègues de cet hémicycle. Dans une mobilisation massive, le peuple hongrois a choisi, à travers Péter Magyar et le Tisza, l'Europe. Il a scandé longuement son nom sur les bords du Danube, face au Parlement, à l'issue du résultat. Cela faisait chaud au cœur. Les députés Démocrates, pour leur part, ne peuvent que saluer ce choix pro-européen avec la même clarté qu'il a été exprimé – tout comme la première décision ce matin de lever le veto au prêt européen de 90 milliards à l'Ukraine. En infligeant une défaite cinglante aux forces nationalistes qui avaient fait de Victor Orbán leur modèle et leur horizon, les Hongrois envoient un message d'une portée qui dépasse largement leurs frontières. Ce signal arrive à un moment crucial. Après la grande montée des populismes aux quatre coins du monde, jusqu'aux portes de notre propre pays, et à l'aube d'échéances électorales déterminantes en 2027, ce vote est un rappel salutaire : la démocratie illibérale est une arnaque, une impasse, un ensemble de fausses promesses au service de la conquête du pouvoir. Les Hongrois l’ont débusquée, non sans difficulté, après de nombreuses attaques contre les universités et les libertés fondamentales. La parenthèse refermée, la Hongrie doit maintenant reprendre toute sa place dans le concert européen. Monsieur le ministre, ma question est simple : comment votre gouvernement entend-il saisir ce tournant historique pour renouveler et approfondir la relation bilatérale entre la France et la Hongrie ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – M. Vincent Caure applaudit également.) Mme la présidente. La parole est à M. le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. M. Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Eu égard à votre expertise sur les questions internationales, notamment européennes, vous avez raison de me poser cette question qui souligne le tournant historique que marque l'élection en Hongrie. La France saisira évidemment cette occasion. Elle a déjà commencé à le faire en saluant avec force la victoire de Péter Magyar et du parti Tisza ce dimanche en Hongrie, à une très large majorité – près des deux tiers des sièges – et avec une très forte participation, d'où une grande légitimité. Le président de la République a d'ailleurs appelé dès dimanche soir Péter Magyar pour le féliciter et lui proposer de construire rapidement cette coopération, dans l'intérêt notamment de l'Europe. Vous l'avez dit, ce scrutin marque un tournant historique à plusieurs titres. D'abord, le peuple hongrois a décidé de tourner la page d'un pouvoir qui s'est fourvoyé dans le démantèlement de l'État de droit et des libertés fondamentales, dans la désinformation, contre l'Union européenne et contre l'Ukraine, et dans la collusion avec la Russie, au mépris de la souveraineté européenne. Ensuite, cette élection est une occasion d'œuvrer ensemble à une Europe plus souveraine, plus démocratique et plus compétitive. C'est dans cet esprit que nous sommes déjà au travail avec l'équipe de Péter Magyar. Cela vaut en particulier pour le soutien à l'Ukraine. Vous, qui étiez à mes côtés lors d'un déplacement dans ce pays il y a deux mois, avez vu combien il était important de débloquer rapidement le prêt à l'Ukraine. Ce prêt de 90 milliards d'euros est absolument nécessaire à son bon fonctionnement et à sa défense. Victor Orbán avait décidé de le bloquer au mépris du principe de coopération loyale. M. Emeric Salmon. On va rigoler dans six mois ! M. Nicolas Forissier, ministre délégué. Enfin, c'est une leçon magistrale, un message de liberté, de souveraineté et d'indépendance adressé au… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de M. le ministre. – Quelques députés du groupe Dem applaudissent ce dernier.) Mme la présidente. La parole est à M. Pascal Lecamp. M. Pascal Lecamp. Je vous remercie pour ces propos très rassurants. Je pense que la France doit être très forte aux côtés de l'Ukraine, car elle ne cessera pas d'entendre de nombreuses sirènes russes autour d'elle dans le conflit ukrainien, juste à ses portes et à sa frontière.

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Janvier 2026 (1)
  • 21 janvier 2026 — Pascal Lecamp

    🌍International

    Situation internationale

    Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

    QAGRépondue

    Réponse

    SITUATION INTERNATIONALE Mme la présidente . La parole est à M. Pascal Lecamp. M. Pascal Lecamp . En 1945, l’Europe se reconstruisait et contribuait à l’établissement d’un nouvel ordre mondial, fondé sur le droit international et l’idéal d’une paix tant attendue. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Abîmé par son immobilisme, parfois son impuissance, le système multilatéral s’essouffle – en particulier quand son architecte américain lui porte des coups, assimilables à des déclarations de guerre, qui pourraient lui être fatals. Les États-Unis menacent aujourd’hui directement la souveraineté territoriale de l’Europe et exercent un chantage aux droits de douane. Dans ce contexte, plus question de ratifier l’accord avec les États-Unis négocié par la Commission européenne cet été. En effet, quel crédit y apporter quand le président Trump en change les termes au détour d’un tweet ? En même temps, le Conseil de la paix que le président Trump veut mettre sur pied, au mépris de l'Otan, s’apparente à un système multilatéral parallèle privatisé, reposant sur la seule puissance financière. Nous ne pouvons légitimer cette farce par notre participation. La présidence à vie des États-Unis ne ferait que coaliser un pôle américano-centré régnant par la force contre le droit. Cette nouvelle donne bouleverse les choses car, depuis 1945, nous, Européens, n'envisageons pas la paix sans les États-Unis. Notre logiciel est issu de la guerre froide : à l’Est, l’ennemi ; à l’Ouest, l’allié, le protecteur, le rempart, l’hyperpuissance sous l’aile de laquelle nous nous sommes parfois réfugiés avec complaisance. La France a souvent été lucide. Du général de Gaulle au président Macron en passant par Jacques Chirac, nous avons défendu une moindre dépendance atlantiste. Mais nous n’avons jamais réussi à convaincre pleinement et à emmener nos partenaires européens. Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, quelle méthode, quels outils la France compte-t-elle activer pour garantir l’unité européenne face aux provocations incessantes du président Trump ? Sa dernière menace tarifaire, hier, cible seulement six pays de l'Union ; comment persuader nos partenaires européens d’actionner, le cas échéant, par solidarité, l’instrument anticoercition ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.) Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères. M. Sébastien Delogu. Bon courage pour ce soir… (Sourires.) M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères . La France ne se soumet, ni se soumettra jamais, à aucun chantage. Elle conçoit la souveraineté comme indivisible, pour elle-même et pour les autres nations du monde. Elle se souvient avec gratitude du sang versé par les soldats américains sur les plages de Normandie pour sa libération et entend cultiver sa relation historique avec les États-Unis, deux cent cinquante ans après leur indépendance à laquelle elle avait apporté une contribution décisive. Elle souhaite également œuvrer avec les États-Unis au service de la paix et de la sécurité du monde, comme elle le fait aujourd'hui au Liban ou en Syrie. Mais lorsque les États-Unis formulent une proposition inacceptable, elle assume pleinement de leur dire non. Non à la remise en question de l'intégrité d'un territoire européen placé sous la protection de l'Otan. Non à la contestation de règles que les peuples européens se sont données librement et démocratiquement pour protéger leur débat public. Non aux sanctions qui ont récemment visé des personnalités européennes, notamment un ancien ministre et vice-président de la Commission européenne français. Oui à la mise en œuvre du plan de paix présenté par le président des États-Unis, que nous soutenons sans réserve, mais non à la création d'une organisation qui, telle qu'elle se présente, viendrait se substituer aux Nations unies. Non à la menace de droits de douane, brandie comme un chantage pour obtenir des concessions injustifiables. Dans ce contexte, la France soutient la suspension de l'accord commercial avec les États-Unis voulu par le Parlement européen. Si la coercition devait se matérialiser, alors l'Europe en tirerait toutes les conséquences. La Commission s'y prépare et dispose pour cela d'instruments puissants. La France ne cédera devant aucun chantage, aucune coercition, d'où qu'elle vienne et quelle qu'elle soit. Ceux qui en doutent peuvent se plonger dans notre histoire pour s'en convaincre. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)

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